
La nouvelle narration à l’ère des 5 000 dollars : le « souverain ancien » reprend sa place — comment comprendre la logique de la tokenisation de l’or ?
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La nouvelle narration à l’ère des 5 000 dollars : le « souverain ancien » reprend sa place — comment comprendre la logique de la tokenisation de l’or ?
L’or papier ne garantit que les engagements de règlement au sein du système financier, tandis que l’or tokenisé restitue la liquidité à l’actif lui-même.
Rédaction : imToken
Il y a un an, si quelqu’un vous avait dit que le prix de l’or atteindrait rapidement 5 000 dollars l’once, votre première réaction aurait probablement été de juger cette prédiction totalement utopique.
Pourtant, c’est bien ce qui s’est produit. En seulement quinze jours, le marché de l’or s’est emballé comme un cheval fougueux, franchissant successivement les seuils historiques de 4 700, 4 800 et 4 900 dollars l’once, sans presque jamais reculer, pour atteindre finalement le niveau symbolique de 5 000 dollars l’once, objet d’une attention collective généralisée.

Source : companiesmarketcap.com
On peut dire qu’après avoir vu à maintes reprises la validité des incertitudes macroéconomiques mondiales confirmée, l’or est revenu à sa position la plus naturelle : celle d’un actif consensuel indépendant de toute promesse souveraine unique.
Mais parallèlement, une question plus concrète émerge désormais : si le consensus autour de l’or se renforce, les modes traditionnels de détention ne sont-ils plus adaptés aux exigences de l’ère numérique ?
I. Un retour inéluctable dans le cycle macroéconomique : « l’ancien roi » reprend son trône
Sur un horizon temporel plus long, cette hausse structurelle de l’or ne relève pas d’une simple spéculation à court terme, mais d’un retour fondamental dans un contexte marqué par l’incertitude macroéconomique croissante et le déclin relatif du dollar américain :
les risques géopolitiques, initialement concentrés sur le conflit russo-ukrainien, se sont étendus vers le Moyen-Orient et l’Amérique latine — régions clés en termes de ressources stratégiques et de voies maritimes ; le système mondial du commerce est régulièrement perturbé par des droits de douane, des sanctions et des jeux de pouvoir politiques ; le déficit budgétaire américain continue de s’aggraver, tandis que la stabilité à long terme du dollar fait l’objet de débats de plus en plus fréquents.Dans un tel environnement, les marchés cherchent inévitablement un ancrage de valeur qui ne repose sur aucune crédibilité nationale unique ni sur aucune garantie tierce.
Du point de vue de cette logique, l’or n’a pas besoin de prouver sa capacité à générer des rendements : il lui suffit de démontrer, encore et encore, qu’il demeure présent dans les périodes où la confiance dans les systèmes de crédit vacille.
Cela explique également, dans une certaine mesure, pourquoi le BTC — autrefois présenté comme l’« or numérique » — n’a pas pleinement assumé ce rôle de référence consensuelle durant ce cycle, du moins en tant qu’actif de couverture macroéconomique. Les flux de capitaux ont déjà tranché, et nous ne développerons pas davantage ce point ici (voir à ce sujet l’article complémentaire intitulé « Du BTC, dépourvu de confiance, à l’or tokenisé : lequel est véritablement l’« or numérique » ? »).
Toutefois, le retour du consensus autour de l’or ne signifie pas que tous les problèmes soient résolus. Pendant longtemps, les investisseurs n’ont eu guère le choix entre deux modes de détention imparfaits.
Le premier est l’or physique : extrêmement sûr, pleinement souverain, mais quasi dépourvu de liquidité. Une barre d’or enfermée dans un coffre-fort implique des coûts élevés de stockage, de sécurité et de transfert, et rend pratiquement impossible toute participation à des transactions en temps réel ou à une utilisation quotidienne.
La pénurie actuelle de casiers de sûreté dans de nombreuses banques illustre précisément l’ampleur croissante de cette contradiction : de plus en plus de personnes souhaitent détenir physiquement de l’or, mais les conditions matérielles ne suivent pas toujours.

Le second mode est celui de l’or papier ou des ETF sur l’or, qui atténuent partiellement les obstacles liés à la détention physique, comme les produits d’or papier proposés via des comptes bancaires ou des systèmes de courtage. Il s’agit, en réalité, d’un droit de créance sur une institution financière, offrant ainsi une promesse de règlement adossée à un système comptable.
Le problème, toutefois, réside dans le fait que cette liquidité n’est pas complète : l’or papier et les ETF sur l’or ne fournissent qu’une liquidité confinée à l’intérieur d’un système financier unique — ils peuvent être achetés et vendus au sein d’une banque donnée, d’une bourse spécifique ou selon un cadre de compensation défini, mais ils ne peuvent circuler librement hors de ce système.
Autrement dit, ils ne peuvent être fractionnés ni recomposés, ni collaborer avec d’autres actifs au-delà des frontières systémiques, encore moins être utilisés directement dans divers scénarios d’application. Il ne s’agit donc que d’une « liquidité intra-compte », et non d’une liquidité réelle au sens propre du terme.
Par exemple, le premier produit d’investissement en or que j’ai moi-même détenu, « Tencent Micro-Gold », fonctionnait exactement ainsi. Sous cet angle, l’or papier ne résout pas véritablement le problème de la liquidité de l’or, mais substitue simplement, de façon temporaire, la confiance accordée à un contrepartie à l’inconvénient lié à sa forme physique.
En somme, sécurité, liquidité et souveraineté restent depuis longtemps en tension, et dans une ère fortement numérisée et transfrontalière, ce compromis devient de plus en plus insatisfaisant.
C’est précisément dans ce contexte que l’or tokenisé commence à attirer l’attention d’un public de plus en plus large.
II. L’or tokenisé : redonner à l’actif lui-même une liquidité « totale »
L’or tokenisé, incarné notamment par XAUt (Tether Gold), lancé par Tether, vise à résoudre un enjeu bien plus profond que le simple fait de « faciliter la détention ou les échanges d’or » — objectif que l’or papier parvient déjà à remplir superficiellement. Il s’agit plutôt d’une question fondamentale :
Comment accorder à l’or, sans sacrifier son adossement physique réel, une liquidité totale et une composableité comparables à celles des actifs cryptographiques — c’est-à-dire une capacité à circuler librement au-delà des limites des systèmes traditionnels ?
Si l’on examine la conception de XAUt, on constate qu’elle n’est pas révolutionnaire, voire même très conservatrice : chaque unité de XAUt correspond à une once d’or physique stockée dans une cave londonienne, sous surveillance professionnelle, vérifiable et auditée, et les détenteurs de ces tokens disposent d’un droit de réclamation sur l’or sous-jacent.
Ce dispositif n’introduit aucun ingénierie financière complexe, ni aucune tentative d’élargissement artificiel des caractéristiques de l’or via des algorithmes ou des mécanismes de crédit. Au contraire, il exprime un respect explicite pour la logique traditionnelle de l’or — assurer d’abord la réalité physique de l’or, puis explorer les changements permis par la numérisation.
En définitive, des actifs tels que XAUt ou PAXG ne cherchent pas à « inventer un nouveau récit autour de l’or », mais à reformater, à l’aide de la technologie blockchain, la forme d’actif la plus ancienne qui soit. Dans cette optique, XAUt ressemble davantage à de « l’or physique numérique » qu’à un produit spéculatif dérivé issu du monde crypto.
Mais surtout, une transformation plus cruciale intervient au niveau même de la liquidité de l’or. Comme mentionné précédemment, dans les systèmes traditionnels, qu’il s’agisse de l’or papier ou des ETF sur l’or, la liquidité n’est qu’une « liquidité intra-compte » : elle existe uniquement au sein d’une banque donnée, d’un courtier particulier ou d’un système de compensation défini, et ne peut être exercée que dans les limites strictes de ce cadre.
En revanche, la liquidité de XAUt est intrinsèquement attachée à l’actif lui-même. Dès lors que l’or est représenté sous forme de jeton sur une chaîne de blocs, il acquiert naturellement les propriétés fondamentales des actifs cryptographiques : il peut être librement transféré, fractionné, recomposé, et circuler entre différents protocoles et applications, sans nécessiter l’autorisation préalable d’aucun organisme centralisé.
Cela signifie, pour la première fois, que l’or n’a plus besoin d’un « compte » pour prouver sa liquidité : il circule désormais, en tant qu’actif autonome, librement et en continu, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, à l’échelle mondiale (voir à ce sujet l’article complémentaire intitulé « Le « pape de l’or » face à CZ : qui est vraiment l’« or numérique » ? Un affrontement de confiance entre TradFi et Crypto »). Dans un environnement blockchain, XAUt et ses semblables ne sont donc plus simplement des « jetons d’or négociables », mais bien des unités d’actif fondamentales, reconnaissables, exploitables et combinables par d’autres protocoles :
- Ils peuvent être librement échangés contre des stablecoins ou d’autres actifs ;
- Ils peuvent être intégrés dans des stratégies de gestion d’actifs plus complexes et des portefeuilles diversifiés ;
- Ils peuvent même servir de support de valeur dans des scénarios de paiement ou de consommation.
Il s’agit précisément de cette dimension de « liquidité » que l’or papier n’a jamais pu offrir.
III. Du simple « passage sur chaîne » à l’« utilisation effective » : la véritable ligne de démarcation pour l’or physique numérique
C’est pourquoi, si l’or tokenisé ne fait que franchir la première étape — celle de son « passage sur chaîne » — il est loin d’avoir atteint son objectif final.
La véritable ligne de démarcation réside dans la capacité réelle des utilisateurs à détenir, gérer, échanger facilement cet « or physique numérique », voire à l’utiliser comme « monnaie » dans des paiements de consommation. Autrement dit, comme souligné plus haut, si l’or tokenisé reste cantonné à une simple chaîne de caractères sur une blockchain, puis finalement encapsulé dans une plateforme centralisée ou un point d’accès unique, il ne diffère guère de l’or papier.
Dans ce contexte, l’intérêt des solutions légères de custodie personnelle, telles qu’imToken Web, commence à se manifester clairement. À titre d’exemple, imToken Web permet aux utilisateurs d’y accéder directement depuis leur navigateur — aussi simplement que l’ouverture d’une page web — afin de gérer instantanément leurs actifs cryptographiques, y compris leur or tokenisé, depuis n’importe quel appareil.
Et dans un environnement de custodie personnelle, les clés privées restent entièrement sous le contrôle de l’utilisateur : votre or n’est stocké sur aucun serveur de prestataire de services, mais ancré de façon tangible sur une adresse blockchain.
Par ailleurs, grâce à l’interopérabilité inhérente aux infrastructures Web3, XAUt n’est plus un métal lourd enfoui dans un coffre-fort. Il peut être acquis en petites quantités avec une grande souplesse, et libérer immédiatement son pouvoir d’achat dans des scénarios de consommation mondiaux dès lors qu’il est utilisé via des outils de paiement tels qu’imToken Card.

Source : imToken Web
En résumé, dans l’environnement Web3, XAUt n’est pas seulement négociable : il peut aussi être combiné avec d’autres actifs, échangé, et connecté à des scénarios de paiement et de consommation.
Et lorsque l’or possède simultanément une certitude maximale en tant que réserve de valeur et un potentiel moderne d’utilisation pratique, il accomplit alors véritablement sa transition d’un « instrument traditionnel de couverture » à une « monnaie du futur ».
Après tout, l’or, dont le statut de référence consensuelle traverse les millénaires, n’est pas obsolète en soi — ce qui l’est, ce sont les méthodes de sa détention.
Ainsi, lorsque l’or entre sur la blockchain sous la forme de XAUt, puis revient sous le plein contrôle individuel grâce à des environnements de custodie personnelle tels qu’imToken Web, ce qu’il perpétue n’est pas un nouveau récit, mais bien une logique intemporelle :
Dans un monde incertain, la véritable valeur consiste à dépendre le moins possible des engagements d’autrui.
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