
Forbes 30 Under 30 encore en difficulté : un PDG du secteur de la technologie financière accusé de fraude
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Forbes 30 Under 30 encore en difficulté : un PDG du secteur de la technologie financière accusé de fraude
Ce n’est pas la première fois que ce classement « échoue » : SBF et Charlie Javice figuraient tous deux précédemment sur la liste.
Auteur : Lucas Ropek
Traduction : TechFlow
Introduction de TechFlow : Le palmarès Forbes « 30 Under 30 » s’ajoute une nouvelle « page sombre » à son historique. Gökçe Güven, fondatrice turque âgée de 26 ans et PDG de la startup fintech Kalder, est accusée par le ministère américain de la Justice de fraude aux valeurs mobilières, de fraude par télécommunications, de fraude en matière de visas et de vol d’identité aggravé. Selon l’accusation, lors du tour de financement amorçage de 7 millions de dollars réalisé en avril 2024, elle aurait présenté aux investisseurs un business plan truffé de fausses informations — notamment l’affirmation selon laquelle 26 marques utilisaient Kalder, alors que bon nombre de ces entreprises n’avaient conclu aucun accord avec Kalder.
Ce n’est pas la première fois que ce classement fait l’objet d’un scandale : Sam Bankman-Fried (SBF), Charlie Javice et d’autres y figuraient déjà.
Texte intégral :
Aujourd’hui, le palmarès Forbes « 30 Under 30 » est devenu notoire pour le nombre élevé de ses lauréats ultérieurement inculpés pour fraude. Parmi les « anciens élèves » célèbres figurent Sam Bankman-Fried, fondateur de FTX ; Charlie Javice, PDG de Frank ; Joanna Smith-Griffin, fondatrice de la startup éducative basée sur l’intelligence artificielle AllHere Education ; ou encore Martin Shkreli, surnommé le « vilain de l’industrie pharmaceutique ». À présent, un nouveau membre de ce palmarès est poursuivi par le gouvernement fédéral.
Gökçe Güven, entrepreneuse turque âgée de 26 ans, fondatrice et PDG de la startup fintech Kalder, a été inculpée la semaine dernière pour fraude aux valeurs mobilières, fraude par télécommunications, fraude en matière de visas et vol d’identité aggravé.
Cette startup fintech, basée à New York, utilise le slogan « Transformez vos récompenses en moteur de revenus » et affirme aider les entreprises à concevoir et monétiser des programmes de récompenses personnalisés. Fondée en 2022, Kalder propose aux entreprises participantes la possibilité de générer des flux de revenus récurrents grâce à des ventes réalisées au sein d’un réseau de partenaires, selon un rapport antérieur d’Axios.
Güven figurait dans le palmarès « 30 Under 30 » de l’année dernière publié par Forbes. Dans sa notice biographique, le magazine indiquait que ses clients comprenaient notamment le grand fabricant de chocolat Godiva ainsi que l’Association internationale du transport aérien (IATA), organisation professionnelle représentant la plupart des compagnies aériennes mondiales. Kalder affirmait également bénéficier du soutien de plusieurs sociétés de capital-risque renommées.
Le ministère américain de la Justice accuse Güven d’avoir levé 7 millions de dollars auprès d’une dizaine d’investisseurs lors du tour de financement amorçage de Kalder, en avril 2024, en leur présentant un business plan truffé de fausses informations.
Selon les allégations gouvernementales, ce business plan prétendait que 26 marques « utilisaient Kalder », tandis que 53 autres se trouvaient dans une « phase freemium ». Or, les autorités précisent qu’en réalité, Kalder n’avait souvent offert à ces entreprises que des projets pilotes à tarifs fortement réduits. D’autres marques « n’avaient conclu aucun accord avec Kalder — pas même pour bénéficier d’un service gratuit », indique le communiqué officiel annonçant les poursuites. Le business plan aurait également « frauduleusement indiqué que les revenus récurrents de Kalder avaient augmenté de façon régulière chaque mois depuis février 2023, atteignant un revenu annuel récurrent de 1,2 million de dollars en mars 2024 ».
Le gouvernement accuse également Güven d’avoir tenu deux jeux de comptes financiers distincts : l’un contenant des « chiffres faux et gonflés », présenté aux investisseurs ou aux potentiels investisseurs afin de dissimuler « la véritable situation financière de l’entreprise », selon les allégations du ministère. Ce dernier accuse aussi Güven d’avoir obtenu, grâce à des mensonges concernant Kalder et à des documents falsifiés, un type de visa réservé aux personnes dotées de « capacités exceptionnelles », lui permettant ainsi de vivre et de travailler aux États-Unis.
TechCrunch a contacté Güven via son site personnel. La PDG a déclaré qu’elle publierait une déclaration relative à ces accusations mardi.
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