
Ren Zeping sur les marchés boursier, immobilier et des métaux précieux (or et argent) : « Tout est cyclique ; le cycle est une fatalité. »
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Ren Zeping sur les marchés boursier, immobilier et des métaux précieux (or et argent) : « Tout est cyclique ; le cycle est une fatalité. »
L’IA n’est pas une tendance passagère, c’est un tsunami.
Auteur : Ren Zeping
Depuis 2024, les marchés boursiers connaissent une envolée spectaculaire et enthousiasmante, tandis que l’or et l’argent vivent une hausse historique sans précédent. Quelles en sont les causes profondes ? Jusqu’où pourraient-ils encore monter ?
Dès 2021, j’ai avancé la formule « Or en temps de chaos » ; en septembre 2024, j’ai introduit le concept de « marché haussier fondé sur la confiance » ; et en 2025, j’ai prédit l’« entrée dans le cycle de Kondratiev », marquant l’année inaugurale des matières premières — toutes ces prévisions se sont révélées exactes.
Ces analyses reposent sur un cadre d’étude des cycles macroéconomiques élaboré au cours de plus de vingt années de recherche. Contrairement aux analyses à court terme ou purement techniques, qui ne font que capter des signaux parasites, l’analyse des cycles macroéconomiques adopte une perspective plus élevée, orientée vers l’essentiel et le long terme, fondée sur le principe du long terme et sur l’esprit rationnel.
1. Analyse des marchés boursier et immobilier
Adoptez pleinement le cycle de Kondratiev — ne devenez pas un « vieux » déconnecté.
Un marché haussier progressif ? Ce sont les « vieux » qui assurent la lenteur, tandis que les « jeunes » assurent la progression.
Avec cette compréhension du cycle de Kondratiev, tous les phénomènes actuels prennent sens : révolution technologique, explosion de l’IA, année inaugurale des matières premières, tensions géopolitiques, assouplissement monétaire mondial.
Une reprise significative du marché immobilier exigera encore un certain temps : pour l’instant, l’objectif prioritaire est de stabiliser les prix après leur chute. L’accent doit être mis sur le développement des nouvelles infrastructures, des nouvelles forces productives qualifiées et la création de nouveaux moteurs de croissance.
Ne manquez pas ce cycle de Kondratiev : c’est là notre dividende collectif. Adoptez résolument le marché haussier fondé sur la confiance, celui de la technologie et celui des matières premières.
À long terme, le marché immobilier dépend de la démographie ; à moyen terme, il dépend de la politique foncière ; à court terme, il dépend de la politique monétaire. Il y a plus de dix ans, j’ai établi ce cadre analytique sectoriel. En 2015, j’ai anticipé une hausse de 100 % des prix immobiliers dans les grandes villes ; en 2020, j’ai prédit que le marché immobilier atteindrait un sommet historique. Certains étudiants, ayant suivi mes conseils, ont vendu leurs biens immobiliers ces dernières années pour investir dans l’or et les actions technologiques.
Mes analyses du marché immobilier visent constamment la rigueur professionnelle, la rationalité et la responsabilité.
2. Jusqu’où montera ce marché haussier ? Réflexions sur son issue finale
En tant que l’un des premiers observateurs à avoir signalé l’arrivée de ce marché haussier — et l’un de ses principaux porte-étendards — j’ai formulé, en septembre 2024, la notion de « marché haussier fondé sur la confiance », fondée sur la convergence d’un marché haussier porté par la politique, un marché haussier technologique et un marché haussier alimenté par la liquidité.
Depuis le début de l’année 2026, les marchés battent régulièrement des records, le consensus haussier s’intensifie, et l’on assiste même à des phases de « short squeeze » (pression à la hausse sur les positions vendeuses).
Jusqu’où ira ce marché haussier ? Selon mon cadre d’analyse, les écarts entre secteurs et les fluctuations vont s’accentuer : une orientation erronée ne générera aucun rendement. Les marchés boursiers renaissent toujours dans le désespoir, montent dans la controverse, et s’effondrent dans l’euphorie. Le fonds de marché repose sur la foi, tandis que le sommet exige la rationalité.
Mais aucune fête ne dure éternellement. Le raisonnement sous-jacent au marché haussier tient-il toujours ? Si ce fondement venait à se rompre, la fin du marché haussier serait brutale. Alors, quels signaux indiqueraient sa poursuite ou, au contraire, sa fin définitive ?
Il est essentiel de bien identifier la tendance : mieux vaut une vision floue mais juste qu’une analyse précise mais erronée. Gardez votre calme, concentrez-vous sur l’essentiel, simplifiez, pensez à long terme.
3. L’or et l’argent connaissent une hausse historique — jusqu’où iront-ils encore ?
L’or et l’argent traversent actuellement une hausse historique sans précédent, amplifiée dès le début de l’année par une forte pression à la hausse. En 2025, l’or a grimpé de plus de 60 %, tandis que l’argent a bondi de près de 150 %, établissant ainsi la meilleure performance annuelle jamais enregistrée. Depuis le début de 2026, l’or a augmenté de plus de 15 %, franchissant pour la première fois le seuil des 5 100 dollars l’once, tandis que l’argent a bondi de plus de 40 %, dépassant le seuil psychologique des 100 dollars l’once.
Trois facteurs moteurs expliquent cette dynamique :
Premièrement, les tensions géopolitiques mondiales et la fin d’un grand cycle renforcent massivement la demande de valeurs refuges. Le monde se trouve aujourd’hui à la fin d’un grand cycle : l’ancien ordre commence à se désintégrer, tandis qu’un nouvel ordre est en cours de construction. Nous entrons donc dans une ère de grands bouleversements, de profonds réajustements, de fortes turbulences et de transformations radicales. Des événements comme la crise au Venezuela, le conflit autour du Groenland ou la guerre tarifaire entre les États-Unis et l’Union européenne se multiplient, faisant ressortir de façon exceptionnelle la valeur stratégique de l’or et de l’argent comme actifs refuges.
Deuxièmement, la désintégration de la mondialisation et la dédollarisation redéfinissent la logique de valorisation de l’or et de l’argent. En déclenchant une guerre tarifaire, les États-Unis ont provoqué des frictions commerciales mondiales et favorisé la montée d’un courant anti-mondialisation. Parallèlement, la dédollarisation s’accélère : avec des déficits budgétaires américains persistants et une indépendance de la Réserve fédérale de plus en plus érodée, plusieurs banques centrales mondiales vendent des dollars pour accroître massivement leurs réserves d’or. La part du dollar dans les réserves de change mondiales est passée de 71,2 % à 56,9 %, soit une baisse de 14 points de pourcentage — dont 5 points seulement au cours des six dernières années.
Troisièmement, la politique de relance monétaire menée par la Réserve fédérale entraîne une surabondance continue de liquidités en dollars. Que ce soit face à la crise des subprimes en 2008 ou à la pandémie en 2020, la Fed a activé massivement sa planche à billets via des programmes de rachats d’actifs (QE), puis de rachats quantitatifs étendus (QQE) et illimités (unlimited QQE), voire par des distributions directes de monnaie (« hélicoptère monétaire »). La dette publique américaine dépasse désormais 38 000 milliards de dollars ; la Fed achète massivement des obligations du Trésor américain en créant de la monnaie, ce qui fait exploser son bilan et réduit drastiquement le pouvoir d’achat du dollar. La hausse historique de l’or n’est rien d’autre que la dépréciation externe du dollar.
L’année 2026 marque précisément le début d’un nouveau cycle d’assouplissement monétaire mené par la Fed. L’économie américaine affiche aujourd’hui une dualité extrême : d’un côté, une déclin structurel de l’économie traditionnelle, qui plonge certains secteurs dans une récession durable ; de l’autre, une prospérité structurelle impulsée par une nouvelle révolution technologique. Pour relancer l’économie traditionnelle, soutenir l’économie innovante et influencer les élections présidentielles de mi-mandat de Donald Trump, la Fed a engagé un cycle de relâchement monétaire et budgétaire — allant même jusqu’à compromettre son indépendance.
Par ailleurs, l’argent possède également des propriétés industrielles, ce qui lui confère un avantage supplémentaire tiré de la forte demande liée aux énergies nouvelles. L’argent est le métal offrant la meilleure conductivité électrique et thermique, et il est extrêmement difficile à remplacer. Il joue un rôle indispensable dans les panneaux photovoltaïques, les véhicules électriques et les équipements de télécommunications. Avec l’essor rapide des énergies renouvelables et de l’IA à l’échelle mondiale, l’installation massive de capacités photovoltaïques transforme l’argent d’un simple produit industriel et métal précieux en une ressource stratégique étroitement liée aux industries de pointe. En 2026, le déficit mondial d’argent devrait rester supérieur à 100 millions d’onces, combinant une forte demande industrielle et une forte composante financière, ce qui amplifie considérablement sa volatilité haussière.
4. L’économiste Ren Zeping met en garde : l’IA n’est pas une vague, c’est un tsunami
Je viens tout juste de rentrer des États-Unis, et je comprends maintenant ce que Elon Musk entendait par « tsunami supersonique ». Après avoir visité le CES et la Silicon Valley, je n’ai qu’un seul mot à dire : stupéfaction ! Une nouvelle ère est vraiment arrivée.
1) Le CES est devenu un salon dédié à l’IA, et les robots ont été radicalement transformés
Cette année, le CES avait un seul thème : l’IA. L’ensemble du salon était d’une intensité inimaginable. Les stands consacrés aux robots et à la conduite autonome étaient littéralement pris d’assaut.
Les progrès réalisés par les robots sont fulgurants. On les voit aujourd’hui effectuer aisément des roulades, boxer, servir des plateaux ou plier soigneusement du papier. L’an dernier, certains se moquaient encore de leur maladresse ; cette année, tous commencent à craindre d’être remplacés. Elon Musk a affirmé haut et fort que, dans trois ans, les robots Optimus surpasseront les meilleurs chirurgiens du monde.
Dans les rues de San Francisco circulent déjà partout des taxis sans conducteur Waymo, fonctionnant de manière fluide et stable. L’IA représente la plus grande opportunité de notre époque, probablement bien supérieure à celle offerte par l’informatique et l’internet il y a trente ans.
2) Mon essai de conduite avec le FSD m’a glacé le dos — Musk ne bluffe pas
J’ai testé le dernier système FSD (Full Self-Driving) de Tesla. Un seul mot me vient à l’esprit : fluidité. Aucune intervention humaine n’est requise pendant tout le trajet : reconnaissance des feux tricolores, virages à 180°, entrée et sortie des routes principales — le système gère tout cela avec plus de stabilité qu’un chauffeur expérimenté. Musk mise exclusivement sur la vision par caméra, appuyée sur des volumes colossaux de données et une puissance de calcul exceptionnelle.
J’ai partagé cette expérience avec des entrepreneurs chinois. Yu Chengdong estime que la complexité accrue du trafic chinois rend la solution à base de lidar plus sûre.
Cependant, un consensus émerge : le déploiement à grande échelle de la conduite autonome sera bien plus rapide que prévu. Musk, Yu Chengdong et He Xiaopeng estiment tous qu’il est possible de passer directement aux niveaux L4/L5. Duan Yongping a même déclaré qu’il s’était endormi deux fois en conduisant son Tesla sur le chemin du retour chez lui.
L’année 2026 pourrait bien marquer ce point de basculement décisif, bouleversant radicalement toute l’industrie automobile.
3) Derrière la puissance de calcul se cache l’énergie : le véritable « point faible » de la course sino-américaine
Jensen Huang, PDG de NVIDIA, affirme que la demande mondiale de puissance de calcul pour l’IA augmentera d’un facteur cent. Cela implique une demande astronomique en GPU, en électricité et en énergie globale. En réalité, la course à l’IA est avant tout une guerre énergétique.
Elon Musk déclare clairement que la pénurie de puces n’était qu’un problème de l’année dernière ; la crise de demain sera celle de l’électricité. Les infrastructures énergétiques chinoises sont impressionnantes : elles nous distancent déjà si largement que nous ne voyons même plus leurs feux arrière.
Dans la seconde moitié de la course à la puissance de calcul, l’électricité devient la monnaie.
Pendant ce séjour aux États-Unis, les publicités des entreprises chinoises TCL et Lenovo étaient omniprésentes à Las Vegas. En tant que Chinois, on ne peut qu’en éprouver une fierté légitime. La révolution IA va creuser les écarts entre pays — et les principaux protagonistes seront, sans aucun doute, la Chine et les États-Unis.
Musk prédit que l’avantage comparatif de la main-d’œuvre bon marché disparaîtra totalement, tandis que les robots et l’IA permettront une abondance matérielle sans précédent. À l’avenir, les écoles ne seront plus que des lieux de socialisation, l’hyper-compétition scolaire perdra tout sens, et les « experts en exercices » n’auront plus d’avenir.
Cela soulève une question plus profonde. Oppenheimer, l’un des pères de la bombe atomique, s’est interrogé, plus tard, sur le fait qu’il avait peut-être libéré un démon.
Aujourd’hui, l’IA dépasse déjà l’humain dans presque tous les domaines. Pendant mon vol de retour en Chine, je me suis longuement interrogé : avons-nous libéré un démon incontrôlable, ou créé un dieu que nous ne saurons jamais maîtriser ?
5. Les dix grandes tendances futures : les clés de la croissance de la richesse
Adoptez pleinement le cycle de Kondratiev — ne devenez pas un « vieux » déconnecté. Voici les dix grandes tendances à venir :
Première tendance : la conduite autonome deviendra la solution ultime aux problèmes de congestion urbaine, de pollution atmosphérique et de sécurité routière
La conduite autonome explosera au cours des 1 à 2 prochaines années. Les modèles de langage volumineux (LLM) permettront d’unifier les normes de conduite, portant des millions de véhicules à un niveau de compétence égal, voire supérieur, à celui des chauffeurs les plus expérimentés — garantissant ainsi une sécurité accrue et une résolution complète des embouteillages urbains. Il s’agit d’un marché de dix mille milliards de dollars.
Deuxième tendance : explosion des robots humanoïdes
Première phase : remplacement des tâches dangereuses et répétitives dans les usines (manutention, logistique, contrôle qualité) ; deuxième phase : intégration dans les foyers comme « compagnons familiaux », assumant à la fois les tâches ménagères et l’accompagnement émotionnel ; troisième phase : naissance d’une vie silicique, où un cerveau IA fusionne parfaitement avec un corps mécanique, comprenant profondément la société humaine et permettant une collaboration étroite entre humains et robots.
Troisième tendance : percées majeures en sciences de la vie
L’IA révolutionnera le développement de médicaments innovants, dépassant les experts médicaux humains. Dans les 5 à 10 prochaines années, le cancer, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et d’autres maladies mortelles seront vaincues, prolongeant l’espérance de vie jusqu’à 120 ans. À 60 ans, on sera un « jeune argenté ».
Quatrième tendance : explosion des applications IA « super »
Les assistants IA connaîtront une expansion massive au cours des 1 à 2 prochaines années, devenant des secrétaires personnels universels couvrant tous les aspects de la vie quotidienne (alimentation, loisirs, divertissement…). Plus de 90 % des applications existantes seront progressivement remplacées.
Cinquième tendance : montée en puissance globale de la force chinoise en IA
La Chine a déjà rattrapé puis devancé les autres pays dans des domaines tels que le photovoltaïque, les véhicules électriques et les batteries. Passer du stade « 1 » au stade « N » constitue une formidable opportunité pour la Chine. Grâce à une chaîne d’approvisionnement ultra-performante et à un marché intérieur de 1,4 milliard de personnes, la commercialisation rapide des grands modèles nationaux, des GPU et des applications « super » est assurée. L’autosuffisance technologique et le remplacement local offrent des perspectives exceptionnelles.
Sixième tendance : l’avènement d’un nouveau système énergétique fondé sur l’électricité verte et le stockage
La capacité installée de production d’électricité verte (photovoltaïque, éolien) en Chine dépasse désormais celle du charbon, stimulant une demande explosive pour les solutions de stockage. Les batteries à état solide, grâce à leur densité énergétique élevée, leur autonomie accrue et leur sécurité renforcée, deviennent la norme. La demande en minerais critiques pour les énergies nouvelles, notamment le cuivre et le lithium, connaît une flambée sans précédent.
Septième tendance : intensification de la rivalité entre grandes puissances et course aux armements mondiale
Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et de fin de cycle économique, la guerre moderne évolue vers les domaines spatial, informationnel et intelligent. L’industrie de défense se concentre sur l’aérospatial, les satellites de communication et les équipements de haute technologie. « Or en temps de chaos », « défense en temps de chaos ».
Huitième tendance : révolution industrielle de l’alimentation portée par les biotechnologies
À l’avenir, le bien-être matériel de l’humanité connaîtra une amélioration sans précédent : protéines, amidon, fruits et vitamines seront produits à grande échelle dans des usines, remplaçant progressivement l’agriculture traditionnelle. Cette transition réduira drastiquement l’occupation des terres agricoles et la pollution atmosphérique, contribuant activement à la neutralité carbone et à la restauration des écosystèmes.
Neuvième tendance : l’ère post-immobilier s’installe, et le marché se polarise selon la règle du 20/80
À long terme, le marché immobilier dépend de la démographie : les prix dans les zones centrales, qui attirent 20 % de la population, pourraient toucher le fond ou même rebondir à moyen terme ; tandis que dans les 80 % de régions perdant de la population, les prix connaîtront une baisse prolongée et progressive.
Dixième tendance : accélération du vieillissement de la population et de la baisse de la fécondité
La génération du « baby-boom » (1962–1976) entre rapidement dans l’âge avancé : l’économie « argentée » et la grande industrie de la santé constituent des secteurs prometteurs à long terme. La baisse de la fécondité stimule, quant à elle, l’économie des animaux de compagnie, l’économie des célibataires, l’économie émotionnelle et l’économie axée sur le rapport qualité-prix.
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