
Les 1,09 million de bitcoins de Satoshi Nakamoto deviendront-ils le prix à payer pour la foi ?
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Les 1,09 million de bitcoins de Satoshi Nakamoto deviendront-ils le prix à payer pour la foi ?
La véritable foi n'a jamais été fragile, elle a simplement besoin de crises successives pour prouver qu'elle mérite d'être protégée.
Rédaction : Daii
Ce n'est pas une question rhétorique, mais un enjeu réel de plus en plus imminent.
Dans le monde du bitcoin, les 1 096 000 bitcoins de Satoshi Nakamoto n'ont jamais bougé, comme un « ancrage de foi » originel de ce système — symbolisant la pureté de la décentralisation, ainsi que le retrait et la non-intervention du créateur.
Mais aujourd'hui, une variable technique place ces « reliques » au cœur de la tempête.
Non pas parce qu'elles seront utilisées ou non, mais parce qu'elles sont presque « destinées » à être craquées — sauf que ce ne seront pas des hackers, mais les ordinateurs quantiques qui s'en chargeront.
Depuis ma publication sur Zhihu intitulée « La plus grande menace pour Bitcoin n’a pas encore explosé — mais c’est peut-être aussi votre plus grande opportunité », il y a désormais un consensus général :
Cette bombe n’est plus une question de « si elle explosera », mais de « quand elle explosera ».

Une question plus sensible et controversée émerge alors sous les projecteurs :
Faut-il ou non intervenir sur les bitcoins de Satoshi face à la menace quantique ?
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Intervenir pourrait éviter une catastrophe ;
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Ne pas intervenir pourrait préserver la foi.
Ce débat ne concerne pas seulement le code, mais entrouvre la plaie philosophique la plus profonde du monde décentralisé :
Quand protéger la foi met en danger ses fondations réelles — comment devons-nous choisir ?
Avant d’aborder une question aussi profonde, revenons d’abord sur un point essentiel : comment la décentralisation est-elle devenue une foi ?

1. La décentralisation, une foi ?
« Décentralisation » n’est pas un terme nouveau, mais dans le contexte du bitcoin, il a dépassé la simple architecture technique pour devenir progressivement une foi incontestable.
Pour comprendre la puissance de cette foi, il faut d’abord comprendre son « opposé » — la structure profonde du monde centralisé.
Dans les systèmes financiers traditionnels, banques, chambres de compensation et banques centrales détiennent le pouvoir exclusif d’interpréter le grand livre. Savoir si un compte est gelé, si une transaction est valide, ou si une personne est « digne de confiance », n’est jamais décidé par vous-même, mais par la « structure de pouvoir » derrière le système.
Cette structure semble être l’ordre, mais en réalité accorde les droits de propriété sous conditions : ce que vous possédez n’est pas un « droit », mais une « autorisation » temporaire accordée par autrui.
La naissance du bitcoin fut précisément une tentative radicale de démanteler ce système à la source.
Dans le bitcoin :
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Vous n’avez besoin ni de demander, ni d’autorisation, ni d’identité ;
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Tout le monde peut initier une transaction, chaque nœud peut en vérifier la légitimité ;
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Le grand livre fonctionne via la preuve de travail, une fois inscrit, l’historique est immuable ;
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Aucun « administrateur », aucune « porte dérobée », aucune « exception ».
Ici, la décentralisation ne signifie pas simplement « maintenu par beaucoup », mais qu’aucune personne n’a le privilège de contrôle.
Cette structure a donné naissance aux trois principes fondamentaux du bitcoin :

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L’immuabilité (Immutability) : une fois inscrit dans le grand livre, rien ne change ;
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La résistance à la censure (Censorship Resistance) : personne ne peut vous empêcher de faire une transaction ;
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L’absence de permission (Permissionless) : chacun possède naturellement le droit d’utilisation, sans approbation.
Ces trois principes ne sont pas de simples déclarations morales écrites dans un livre blanc, mais sont encodés dans le protocole, validés par l’exécution, adoptés comme consensus, et finalement élevés au rang de phare spirituel contre toute intervention du pouvoir.
Pour de nombreux fidèles du bitcoin, la décentralisation n’est donc plus une simple mécanique technique, mais une conviction valant la volatilité, la renonciation au confort pour la liberté, voire un risque de survie.
Ils croient que :
Un grand livre contrôlé par personne inspire davantage confiance qu’un monde basé sur des compromis arbitraires.
Mais justement là réside le problème.
Car dès lors que vous admettez des « exceptions », comme geler une adresse à haut risque, modifier un historique ou répondre à une exigence réglementaire, l’invulnérabilité sacrée du bitcoin passe d’une « règle absolue » à un « consensus négocié ».
Autrement dit, la décentralisation cesse d’être une foi pour devenir une simple « stratégie ».
L’arrivée de l’ordinateur quantique constitue ainsi le premier test réel de ce système de foi.
Il ne remet pas seulement en cause la technologie, mais l’esprit humain : lorsque le système sera réellement menacé, choisirez-vous encore de ne pas intervenir ?
Il ne s’agit plus de savoir comment synchroniser les nœuds, mais de savoir si l’humanité peut rester fidèle à la ligne rouge du « ne pas toucher » même en pleine crise.

2. L’ordinateur quantique, source d’une crise de foi ?
La foi du bitcoin ne repose pas uniquement sur le mot « consensus ». Sa sécurité s’enracine dans l’un des piliers les plus solides du monde réel : la cryptographie.
Le bitcoin utilise l’algorithme de cryptographie à courbe elliptique (ECDSA). Ce dernier repose sur le « problème du logarithme discret sur courbe elliptique » : à partir d’une clé publique, retrouver la clé privée est pratiquement impossible — du moins avec les ordinateurs classiques.
Cependant, l’informatique quantique change complètement la donne.
En 1994, le mathématicien Peter Shor a proposé un algorithme quantique (algorithme de Shor) capable de résoudre efficacement la factorisation et les logarithmes discrets sur un ordinateur quantique. Cela signifie que, dès que le nombre et la stabilité des qubits atteindront un seuil critique, le mécanisme ECDSA actuel sera totalement compromis.
Selon des recherches conjointes du MIT et de Google, casser une adresse bitcoin de 256 bits nécessiterait théoriquement environ 2330 qubits logiques stables et des millions d’opérations portes [source : Google AI Quantum + Nature, https://www.nature.com/articles/s41586-019-1666-5].
Des clés privées que les ordinateurs classiques mettraient des centaines de millions d’années à trouver pourraient être craquées en quelques heures, voire minutes, par un ordinateur quantique.
Il ne s’agit pas d’alarmisme. Dès 2019, Google a annoncé avoir atteint la « suprématie quantique » — un ordinateur quantique de 53 qubits ayant accompli une tâche que les supercalculateurs mettraient des dizaines de milliers d’années à terminer. IBM, Intel, Alibaba courent tous sur cette piste quantique. Selon des prévisions prudentes, des ordinateurs quantiques dotés de plusieurs milliers de qubits existeront avant 2040.
À ce moment-là, tous les systèmes reposant sur la cryptographie asymétrique — y compris Bitcoin, Ethereum, voire le protocole HTTPS d’internet — feront face à un risque massif de défaillance.
Il ne s’agit plus d’une simple « mise à jour technique », mais d’un défi à tout un ordre établi.
Fin 2024 :
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IBM annonce que sa dernière puce quantique Condor atteint 1121 qubits, bien que non encore tolérante aux fautes, elle approche déjà le seuil du millier [source : Feuille de route IBM Quantum, https://www.ibm.com/quantum/roadmap].
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Le NIST (Institut national des normes et de la technologie des États-Unis) accélère son programme de sélection d’algorithmes de « cryptographie post-quantique », affirmant clairement que l’ECDSA fera face à un « risque prévisible » au cours des dix prochaines années [source : Projet PQC du NIST, https://csrc.nist.gov/Projects/post-quantum-cryptography].
Dans ce contexte, le risque auquel fait face le bitcoin passe d’une « menace théorique lointaine » à une « phase de défense stratégique ».
Et la partie la plus vulnérable, la plus sensible du système, est justement ce lot de bitcoins anciens jamais déplacés — les adresses appartenant aux blocs Patoshi, bien connus.

Les « blocs Patoshi » désignent une série de blocs minés très tôt dans l’histoire du bitcoin, identifiés par des experts grâce à des motifs comportementaux spécifiques, et soupçonnés d’avoir été extraits par Satoshi Nakamoto lui-même.
Leurs caractéristiques incluent : intervalles temporels fixes, distribution très cohérente du Nonce, et une règle unique de croissance de l’« ExtraNonce ». D’après ces traces sur la chaîne, les chercheurs pensent que le mineur contrôlant ces blocs est très probablement Satoshi Nakamoto.
Les blocs Patoshi ont extrait environ 1 096 000 BTC, jamais déplacés depuis leur création, sans aucun mouvement, devenant les « actifs silencieux » les plus mystérieux et sensibles du monde bitcoin. Leur niveau de sécurité touche directement au symbole de la foi bitcoinienne et à une vulnérabilité potentielle du système.
Comparé aux mises à jour de code anti-quantique par fork doux ou dur, ces 1 096 000 bitcoins de Satoshi constituent le véritable détonateur susceptible de diviser la communauté.

3. Traiter les bitcoins de Satoshi provoquera-t-il un conflit de valeurs ?
Pourquoi ces bitcoins de Satoshi sont-ils si dangereux ?
Parce qu’ils utilisent un format de script très ancien appelé Pay-to-PubKey (P2PK), dont la clé publique est déjà exposée en clair sur la chaîne. Cela signifie :
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Un attaquant peut obtenir la clé privée à partir de la clé publique, puis transférer directement les fonds.
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Ce type d’attaque correspond exactement aux forces de l’informatique quantique.
D’après les données de suivi sur la chaîne, ces adresses détiennent environ 1 096 000 BTC. Si ces actifs étaient piratés et vendus massivement, cela provoquerait un choc de plus de 120 milliards de dollars, aux conséquences inimaginables.

La discussion sur la nécessité d’un « traitement préventif » de ces bitcoins de Satoshi quitte progressivement les marges pour devenir un enjeu incontournable. Un débat croissant anime la communauté autour de la question : doit-on ou non intervenir sur les « bitcoins de Satoshi » ? Trois positions principales se dessinent :
3.1 Première position : « Ne touchez pas » — le grand livre du bitcoin ne doit jamais être modifié
C’est la voix la plus ancienne, la plus orthodoxe de la communauté bitcoin. Elle affirme que même si ces bitcoins étaient volés, revendus ou entraînaient une perte de confiance, il ne faut en aucun cas créer un précédent d’« intervention humaine sur le grand livre ».
Pourquoi ? Parce que si on intervient une fois, on interviendra une deuxième, puis une troisième. Ce n’est plus un incident isolé, mais l’ouverture d’un « droit de contrôle » — qui décidera alors de ce qu’est une « intervention raisonnable » ? Les développeurs Core ? Les mineurs ? Un pays ou un tribunal ?

Comme Matt Corallo, développeur de Bitcoin Core, l’a souvent déclaré publiquement :
Dès que vous modifiez une fois le grand livre, ce n’est plus du bitcoin.
Ils considèrent que la décentralisation signifie précisément ceci : même si le système explose, personne ne doit pouvoir appuyer sur pause.
C’est un engagement où la foi prime sur le risque. Mais le problème est là : si ce n’est pas un auto-indoctrinement idéologique, cela suppose d’accepter mentalement de voir le bitcoin pillé par des pirates.
Cette faction n’intervient pas à la légère, mais ne considère pas non plus l’inaction comme sacrée. Elle adopte une posture réaliste :
« Si nous pouvons, par consensus, éviter une vente massive imminente, pourquoi ne pas le faire ? »
Les solutions proposées comprennent généralement ces éléments :
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Mettre en œuvre un mécanisme de verrouillage via un soft fork, par exemple limiter la dépensabilité de certaines adresses P2PK spécifiques ;
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Le gel n’est pas permanent, mais différé : par exemple, une période de refroidissement de 10 ans, pendant laquelle le détenteur pourrait récupérer les fonds via une signature post-quantique ;
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Mécanisme de vote par consensus communautaire : pas une décision prise par une seule équipe, mais par les mineurs, nœuds, développeurs et utilisateurs ensemble.
Cette approche semble plus rationnelle, et a des précédents.

Par exemple, BIP-119 (OP_CHECKTEMPLATEVERIFY) est une proposition pouvant permettre des scripts complexes de verrouillage. Bien qu’à l’origine conçu pour les paiements groupés et l’optimisation des frais, certains développeurs suggèrent de l’utiliser pour restreindre la dépense de certains UTXO, « gelant » ainsi certaines adresses [source : Newsletter Bitcoin Optech, https://bitcoinops.org/en/topics/op_checktemplateverify/].
Ils insistent sur le fait que ce n’est pas une « intervention centralisée », mais un « mécanisme d’autodéfense du système » soutenu par un large consensus technique.
Mais le problème demeure : même avec un fort consensus, si le grand livre peut être modifié, la confiance n’est plus « automatique », mais « négociée ».
3.3 Troisième position : « Ne gèle pas, ne modifie pas, ne négocie pas — laisse-le mourir naturellement »
Une autre faction affirme : « Nous n’avons rien à faire. »
Il ne s’agit pas d’abandon, mais d’un calme techniciste. Ils pensent qu’au lieu de créer des dilemmes éthiques, il vaut mieux mettre à niveau le protocole pour inciter les utilisateurs à migrer vers des adresses sécurisées contre la menace quantique, rendant ainsi obsolètes ces anciennes adresses à risque.
Comment ?
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Encourager les utilisateurs à transférer leurs fonds depuis les anciennes adresses vers des adresses P2TR (Taproot) ou futures XMSS/LMS supportant les signatures post-quantiques ;
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Utiliser des incitations économiques (comme des réductions de frais) pour pousser à la « mise à niveau de sécurité » ;
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Ne geler aucune adresse au niveau système, mais ne pas non plus reconnaître les signatures non post-quantiques pour certains chemins critiques.
L’avantage est de préserver le consensus, ne pas toucher au grand livre, éviter les polémiques. Mais le coût est lent, et inefficace pour les « bitcoins nus » de Satoshi — car personne ne peut transférer ces fonds.
Autrement dit, cette solution prépare l’avenir, mais reste impuissante face à « cette bombe ».
3.4 Conclusion
Aucune solution aujourd’hui ne peut éviter complètement la controverse. Chaque voie implique un classement des valeurs : préférez-vous des règles immuables ou la sécurité réelle ?
On dit que le bitcoin est un temple, et qu’on ne doit pas en sortir les statues par peur du danger ; d’autres disent que c’est un navire, et que s’il y a une bombe à fond de cale, il faut l’évacuer.
Mais cette fois, le code seul ne peut pas résoudre le problème. C’est un test de la volonté collective, un vote ultime sur « pouvoir et principe ».
Et la vraie question est :
Sommes-nous prêts à accepter un futur où le bitcoin n’est pas « intouchable », mais « touchable, mais choisi comme tel » ?
Manifestement, c’est encore un conflit de valeurs.

4. Les valeurs, hors de question ?
Chaque crise traversée par le bitcoin semble, en surface, porter sur des divergences techniques — code, paramètres ou adresses — mais en réalité, touche toujours au même problème profond :
Notre définition commune de « ce qu’est le bitcoin » peut-elle encore tenir ?
Cette fois ne fait pas exception.
Vous pensez que le débat porte sur le gel des bitcoins de Satoshi ou sur l’intervention pour éviter un vol, mais en vérité, ce que les gens disputent, c’est quelque chose de bien plus difficile à unifier — la hiérarchie des valeurs.
Et ce n’est pas la première fois que le bitcoin connaît une telle « fracture de foi ».
Retour en 2017, le bitcoin a connu une guerre civile à propos du « dimensionnement ».
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Un camp défendait la limite de 1 Mo par bloc, priorisant la décentralisation et la capacité des nœuds à fonctionner ;
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L’autre souhaitait agrandir les blocs pour augmenter le TPS, faisant du bitcoin un « réseau de paiement global ».
Ce conflit s’est terminé par un hard fork, donnant naissance à Bitcoin Cash (BCH). Et l’histoire est claire : BTC a conservé sa ligne de « grand livre simple », restant l’actif cryptographique le plus valorisé ; BCH, bien qu’encore existant, reste marginal.

Que montre cela ?
Le code du bitcoin peut évoluer, les orientations peuvent être débattues, mais le consensus ne doit pas être facilement brisé. Une fois fissuré, le coût n’est pas juste « changer de chaîne », mais la reconstruction complète du système de foi.
Et comparé au « conflit des blocs » de 2017, la divergence actuelle sur « faut-il intervenir sur l’adresse de Satoshi » sera bien plus violente.
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Alors qu’on débattait de « l’efficacité des transactions », on discute maintenant de « réécriture du grand livre » ;
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Alors que le désaccord portait sur « l’usage », on débat maintenant de « la limite de gouvernance décentralisée » ;
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Alors qu’on cherchait à « améliorer le bitcoin », on questionne maintenant « ce qui peut encore s’appeler bitcoin ».
Certains partisans d’une intervention active pensent qu’il est temps, comme Ethereum, que le bitcoin acquière une certaine « flexibilité de gouvernance », et ne reste plus un « système spectateur ». Mais les opposants rétorquent avec force :
« Si nous commençons aussi à modifier l’historique, geler des adresses, filtrer des transactions, quelle différence fondamentale avec Ethereum ? »
Ce n’est pas une accusation émotionnelle, mais un signal d’alerte.
Dès que vous ouvrez une brèche pour des « cas particuliers », la digue logique commence à céder :
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Vous pouvez geler les bitcoins de Satoshi ;
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vous pourriez geler des adresses sanctionnées par les États-Unis (ex. Tornado Cash) ;
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puis instaurer un mécanisme de « liste blanche » pour les transactions, etc.
C’est exactement la voie que le bitcoin a refusée pendant quatorze ans.
Et si ce désaccord sur « faut-il agir » ne parvient pas à un consensus écrasant, le résultat final pourrait être… un autre hard fork.
Ne vous y trompez pas : bien que robuste, le protocole bitcoin n’est pas « indivisible ».
N’importe qui, organisation ou pool de minage peut, en forquant le code source, modifiant les règles et lançant une nouvelle blockchain, créer un « autre bitcoin ».
Au cours des dix dernières années, de telles tentatives ont été nombreuses — de Bitcoin XT à Bitcoin Gold, en passant par Bitcoin SV — la plupart se sont noyées dans l’oubli.
Mais si cette division porte non sur des paramètres techniques, mais sur la compréhension de « la limite du pouvoir de gouvernance », alors cette chaîne forkée pourrait ne pas être une simple « chaîne test », mais le départ d’un « nouveau consensus ».
À ce moment-là, BTC restera peut-être BTC, mais ne sera plus ce « or numérique » sur lequel tout le monde pouvait s’accorder.
Il pourrait devenir deux bitcoins :
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L’un gardant un « grand livre pur », refusant d’utiliser ses pouvoirs même sous attaque ;
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L’autre défendant une « intervention rationnelle », prêt à modifier l’histoire de façon limitée pour la sécurité du système.
Et vous, en tant que membre de ce système, devrez tôt ou tard choisir :
Croyez-vous en la « primauté des règles » ou en la « survie flexible » ?

Conclusion
La menace quantique place les 1 096 000 bitcoins de Satoshi sous les feux de la rampe, mais cela ne signifie pas un « compte à rebours apocalyptique ». Même s’ils étaient craqués, les conséquences directes seraient surtout un choc d’offre soudain — le prix pourrait fortement fluctuer, mais cela ne suffirait pas à détruire tout le système.
Le bitcoin a déjà traversé le krach de Mt.Gox, la liquidation de 3AC, le désastre FTX. Chaque instant de « chute libre » a finalement été absorbé par le marché, formant un plancher, puis atteignant de nouveaux sommets. Les nouvelles unités tombent entre les mains d’investisseurs de long terme, les frais et la puissance de calcul se revalorisent malgré les secousses.
La tempête quantique pourrait soulever des vagues géantes, mais ce qui dirige vraiment le navire, c’est la résilience et la direction du consensus.
Le choc quantique n’est pas une fin, mais une loupe.
Elle amplifie la panique, mais aussi la confiance ; la vulnérabilité technique, mais aussi la sagesse collective.
En fin de compte, le bitcoin montrera au monde, par la pratique :
La foi n’est pas fragile, elle a simplement besoin de crises successives pour prouver qu’elle mérite d’être protégée.
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