
Observation du marché du 27 janvier : folie de l’argent, pression sur les cryptomonnaies
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Observation du marché du 27 janvier : folie de l’argent, pression sur les cryptomonnaies
Le marché ne négocie plus les fondamentaux, mais la peur elle-même.
Rédaction : Ma Mengniu, TechFlow
Le lundi, les marchés actions américains ont clôturé en hausse, le Dow Jones ayant grimpé de près de 300 points. Toutefois, l’attention des investisseurs ne se porte plus sur les fluctuations de Wall Street : tous les regards sont désormais rivés sur le marché des métaux précieux.
La folie ultime de l’argent
L’argent a franchi le seuil de 111 dollars l’once. Ce n’est pas une erreur de frappe : c’est bien le chiffre réel. Depuis le début janvier, le cours de l’argent a bondi de plus de 52 %. Dans des pays comme la Chine, des files d’attente se sont formées devant les points de vente pour acheter des lingots d’argent — une scène rappelant étrangement la ruée vers les billets de train lors de la période du « Chunyun » (exode annuel du Nouvel An chinois). Certains attendaient depuis plus de six heures afin d’acquérir quelques barres d’argent ou d’or.
Cette frénésie ne repose plus uniquement sur une demande classique de valeur refuge.
L’aspect industriel de l’argent s’est pleinement réveillé au cours de cette hausse : la demande explose dans les secteurs photovoltaïque, automobile électrique et des centres de données IA. Parallèlement, les stocks mondiaux d’argent ont atteint leur plus bas niveau en dix ans. Plus crucial encore, la Chine — grand exportateur d’argent — vient d’introduire un système de quotas à l’exportation, creusant artificiellement le déficit entre offre et demande.
L’or, lui aussi, n’est pas resté inactif. Bien qu’éclipsé par l’argent, il s’est solidement ancré au-dessus de 5 000 dollars l’once et progresse vers l’objectif de 6 000 dollars fixé par Bank of America. Le ratio or/argent, qui avait atteint historiquement un pic de 80, est désormais tombé sous la barre des 50 : cela signifie que la sous-évaluation chronique de l’argent — persistante depuis plusieurs années — est aujourd’hui corrigée de façon brutale.
Morgan Stanley a toutefois lancé un avertissement : plusieurs signaux d’alerte convergent sur le marché de l’argent. Le cours s’éloigne fortement des fondamentaux, les ETF subissent des sorties nettes continues de capitaux, et la demande industrielle montre des signes de faiblesse. Ces indicateurs techniques pointent tous dans une même direction : le risque d’un effondrement brutal s’accumule. En guise de référence, en 2008, le prix de l’argent était passé de 21 à 8 dollars l’once, soit une chute supérieure à 50 %. Lorsque l’émotion collective pousse les cours à une ascension verticale, l’influence des fondamentaux diminue progressivement.
Que ce soit l’argent physique ou les actions liées à l’argent, les volatilités à venir seront considérables.
Les signaux contradictoires des marchés actions américains
Les marchés actions américains ont clôturé en hausse, mais avec une forte divergence interne. Le Dow Jones a grimpé de près de 300 points, porté essentiellement par les secteurs traditionnels. À l’inverse, les valeurs technologiques affichent une certaine lassitude, le marché digérant encore les hausses spectaculaires antérieures.
Donald Trump a annoncé lundi une augmentation des droits de douane appliqués à la Corée du Sud, portés à 25 % ; par ailleurs, un groupe de combat aéronaval américain est déployé au Moyen-Orient. Les risques géopolitiques s’intensifient, mais la réaction des marchés actions reste remarquablement modérée. Cette indifférence elle-même constitue un signal d’alarme : soit le marché s’est habitué aux menaces de Trump, soit il attend simplement l’impact véritable.
L’indice Russell 2000 (actions de petites capitalisations) a surperformé l’indice S&P 500 pendant 14 séances consécutives — une performance record depuis 1996. Historiquement, ce phénomène survient généralement en milieu ou en fin de cycle haussier, lorsque les grandes capitalisations peinent à progresser et que les liquidités cherchent des actifs offrant davantage de potentiel de rebond. La question demeure : cette rotation sectorielle prolonge-t-elle le cycle haussier, ou présage-t-elle un retournement ?
La lutte des cryptomonnaies
Le bitcoin oscille autour des 88 000 dollars, tandis que l’ether teste à plusieurs reprises le seuil des 2 900 dollars. Ces niveaux sont gênants : ils ne laissent ni de motivation claire à la poursuite de la baisse, ni de confiance suffisante pour franchir une résistance majeure.
Standard Chartered a revu à la baisse son objectif de cours pour le bitcoin en 2026, le ramenant de 300 000 à 150 000 dollars — un revirement complet de 180 degrés. Derrière ce changement radical se cache une réévaluation profonde, par Wall Street, du récit entourant les cryptomonnaies. Alors que l’argent, avec sa hausse de 52 %, prouve que « l’ancien est bon », le discours du bitcoin en tant que « nouvel or numérique » paraît soudain bien pâle.
Pourtant, certains actifs niche continuent de briller. Le jeton $RIVER poursuit sa fulgurante ascension, dépassant les 80 dollars, avec une capitalisation boursière en circulation dépassant 1,5 milliard de dollars, ce qui le place désormais dans le top 70 mondial. Le jeu décentralisé Axie Infinity connaît un renouveau inattendu : son jeton $AXS a grimpé de 60 % en une semaine.
Récemment, le marché raconte une histoire récurrente : face à un monde où l’incertitude devient la seule certitude, l’être humain revient instinctivement aux supports de valeur les plus anciens — l’or et l’argent.
Les menaces tarifaires de Trump, le déploiement militaire au Moyen-Orient : tous ces éléments renforcent une conviction partagée — les actifs physiques que l’on peut tenir dans sa main sont plus fiables que les lignes de code ou les promesses écrites.
Le cours de 111 dollars l’once pour l’argent n’est certes pas une limite définitive. Mais ce qu’il faut véritablement redouter, c’est le moment où les particuliers font la queue à l’aube pour acheter de l’argent, où les rues et les groupes WeChat ne parlent que de cours et de tendances : à ce stade, les « capitaux intelligents » ont probablement déjà commencé à se retirer discrètement. Historiquement, chaque accès de FOMO (peur de manquer une opportunité) des investisseurs particuliers a souvent précédé la formation d’un sommet.
Le marché ne traite plus les fondamentaux — il traite désormais la peur elle-même.
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