
Interprétation approfondie de JPMorgan : quatre facteurs font performer l'Ethereum par rapport au Bitcoin
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Interprétation approfondie de JPMorgan : quatre facteurs font performer l'Ethereum par rapport au Bitcoin
Le bitcoin reste peut-être « l'or numérique », mais l'Ethereum devient rapidement le « cœur de l'économie numérique ».
Rédaction : BitpushNews
Au cours des dernières semaines, un phénomène remarquable s'est produit sur le marché cryptographique : l'Ethereum (ETH) a nettement surpassé le Bitcoin (BTC) en termes de performance.
Selon un récent rapport de JPMorgan, les analystes de Wall Street attribuent ce phénomène à quatre facteurs clés : l'optimisation de la structure des ETF, l'achat accru par les directions financières d'entreprises, l'assouplissement de la réglementation et la possible ouverture future de la fonctionnalité de mise en jeu (staking). Ces éléments expliquent non seulement la récente force de l'Ethereum, mais suggèrent également qu'il dispose d'un potentiel ascensionnel plus important à l'avenir.
1. Contexte du marché : une double impulsion provenant des politiques et des flux de capitaux
En juillet, le Congrès américain a adopté la loi sur les stablecoins GENIUS Act, offrant ainsi au marché cryptographique un avantage institutionnel sans précédent. Par la suite, les ETF physiques sur Ethereum ont attiré, en un seul mois de juillet, un flux record de 5,4 milliards de dollars, presque équivalent à celui des ETF sur Bitcoin.
Cependant, en août, les ETF sur Bitcoin ont connu une légère sortie de fonds, tandis que les ETF sur Ethereum ont maintenu une tendance à l'entrée nette de capitaux. Cette divergence dans les flux de capitaux est devenue le détonateur direct permettant à Ethereum de surperformer Bitcoin.
Parallèlement, le marché attend maintenant le vote prévu en septembre sur le « projet de loi sur la structure du marché cryptographique ». Les investisseurs s'attendent largement à ce que cela devienne un autre tournant majeur similaire à la législation sur les stablecoins. Sous l'effet combiné de ces politiques et des anticipations du marché, la position de l'Ethereum sur les marchés financiers monte rapidement en puissance.
2. Analyse des quatre facteurs : pourquoi Ethereum surpasse-t-il Bitcoin ?
Dans leur rapport, Nikolaos Panigirtzoglou, analyste chez JPMorgan, et son équipe identifient clairement quatre moteurs fondamentaux derrière la vigueur de l'Ethereum :
1. L'ouverture potentielle de la fonctionnalité de mise en jeu (staking)
Actuellement, l'un des traits distinctifs de l'écosystème Ethereum est son mécanisme de preuve d'enjeu (PoS). Pour exécuter un nœud de validation, un utilisateur doit détenir au moins 32 ETH, un seuil relativement élevé pour la plupart des investisseurs institutionnels et particuliers.
Si la SEC finit par autoriser les ETF physiques sur Ethereum à intégrer le staking, les gestionnaires de fonds pourraient alors générer des rendements supplémentaires pour les détenteurs, sans exiger que chaque investisseur exécute personnellement un nœud. Cela signifierait que les ETF physiques sur ETH ne seraient pas seulement des outils de suivi de prix, mais évolueraient vers des « produits d'investissement passifs générant des revenus ».
Cette caractéristique constitue une différence fondamentale par rapport aux ETF physiques sur Bitcoin : le Bitcoin lui-même ne dispose pas de mécanisme de rendement natif, alors que les ETF sur Ethereum pourraient à l'avenir intégrer un « intérêt », augmentant ainsi nettement leur attractivité sur le marché.
2. L'achat et l'utilisation croissants par les directions financières d'entreprises
JPMorgan souligne qu’environ 10 sociétés cotées ont déjà inclus l’Ethereum dans leurs bilans, représentant environ 2,3 % de l’offre en circulation.
Plus important encore, certaines entreprises ne se contentent pas d’acheter et de conserver, mais participent activement à l’écosystème :
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Exécution de nœuds validateurs : obtention directe de revenus via le staking.
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Adoption de stratégies de staking liquide ou DeFi : injection des ETH dans des protocoles dérivés pour générer des revenus supplémentaires.
Cela signifie que l’Ethereum évolue progressivement d’un « actif spéculatif » vers un « outil durable d’allocation d’actifs pour les entreprises ». Ce phénomène est précisément ce que le Bitcoin n’a pas encore pleinement réalisé.
L’intervention des directions financières d’entreprise représente l’arrivée de pools de capitaux plus stables et à long terme, renforçant ainsi l’ancre de valorisation du marché pour l’Ethereum.
3. Assouplissement de la position réglementaire concernant les jetons de staking liquide
Jusqu’alors, la SEC entretenait des incertitudes quant à la conformité des jetons de staking liquide (LSTs), comme ceux de Lido ou Rocket Pool, suscitant des craintes que ces actifs soient qualifiés de titres, ce qui freinerait la participation massive des institutions.
Récemment toutefois, des responsables de la SEC ont indiqué qu’il était « probable qu’ils ne soient pas considérés comme des titres ». Bien qu’aucune loi formelle n’ait été adoptée, cette clarification a fortement apaisé les inquiétudes des institutions.
Dans ce contexte, les capitaux institutionnels auparavant prudents en matière de conformité pourraient désormais entrer plus rapidement et à plus grande échelle sur les marchés du staking Ethereum et ses dérivés.
4. Optimisation du mécanisme de rachat des ETF : approbation du rachat en nature
Récemment, la SEC a approuvé le mécanisme de rachat en nature pour les ETF physiques sur Bitcoin et Ethereum. Cela signifie que les investisseurs institutionnels peuvent désormais retirer directement une quantité équivalente de Bitcoin ou d’Ethereum lors du rachat de parts d’ETF, sans passer par la procédure fastidieuse consistant à vendre d’abord les parts pour obtenir des liquidités.
Ce mécanisme offre trois avantages principaux :
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Gain d’efficacité : économie de temps et de coûts.
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Renforcement de la liquidité : liaison directe entre les ETF et le marché au comptant.
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Réduction de la pression vendeuse : évite les ventes massives déclenchées par des rachats importants.
Bien que ce dispositif bénéficie autant au Bitcoin qu’à l’Ethereum, la part relativement faible d’Ethereum détenue par les entreprises et institutions implique un espace de croissance futur plus vaste, avec un effet marginal plus marqué.
3. Perspectives futures : Le potentiel de l’Ethereum dépasse-t-il désormais celui du Bitcoin ?
JPMorgan souligne dans son rapport que, bien que le Bitcoin demeure le leader du stockage de valeur sur le marché cryptographique, l’Ethereum présente un potentiel de croissance bien plus étendu :
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Adoption des ETF : la taille des ETF ETH reste actuellement inférieure à celle des ETF BTC, mais avec l’ouverture du staking, on s’attend à attirer davantage de capitaux à long terme.
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Adoption par les entreprises : le Bitcoin est déjà largement détenu par les entreprises et institutions, tandis que l’adoption d’Ethereum en est encore à ses débuts, offrant un espace d’expansion futur considérable.
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Écosystème DeFi et applications : l’Ethereum n’est pas seulement un actif numérique, il supporte aussi des applications telles que la finance décentralisée (DeFi), les NFT, les stablecoins et le calcul blockchain couplé à l’IA, ce qui lui confère des cas d’utilisation bien plus riches.
Autrement dit, le Bitcoin ressemble davantage à de l’« or numérique », tandis que l’Ethereum évolue vers une « infrastructure de l’économie numérique ».
4. Conclusion
L’analyse de JPMorgan révèle une logique essentielle : la force de l’Ethereum ne provient pas d’une spéculation à court terme, mais repose sur l’effet cumulatif de quatre facteurs : faveur politique, optimisation structurelle, adoption institutionnelle et potentiel de rendement.
Avec l’amélioration continue des mécanismes d’ETF, l’achat soutenu par les directions financières d’entreprises et une éventuelle confirmation réglementaire future de la SEC, l’Ethereum pourrait progressivement réduire, voire dépasser, l’avantage actuel du Bitcoin dans le paysage du marché.
Pour les investisseurs, cette tendance n’est pas seulement un signal de flux de capitaux, mais pourrait bien marquer le point tournant où le marché cryptographique passe d’un modèle centré sur le « stockage unique de valeur » à un « écosystème d’applications multidimensionnel ».
Dans ce nouveau chapitre de l’histoire cryptographique, le Bitcoin restera peut-être l’« or numérique », mais l’Ethereum devient rapidement le « cœur de l’économie numérique ».
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