
Stablecoins en plein essor : analyse approfondie de la course aux politiques réglementaires dans 12 pays
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Stablecoins en plein essor : analyse approfondie de la course aux politiques réglementaires dans 12 pays
Recense systématiquement les dernières évolutions réglementaires des différents pays en matière de monnaies stables.
Rédaction : Fairy, ChainCatcher
Édition : TB, ChainCatcher
L'effet de rupture des stablecoins continue de s'amplifier.
Des sujets liés fréquemment en tête des tendances sur Douyin, aux créateurs de contenu financiers traditionnels changeant collectivement d'orientation, jusqu'aux proches et voisins qui posent spontanément des questions, les stablecoins semblent être devenus un mot-clé social intégré au quotidien.
Dans le même temps, la réglementation mondiale connaît un tournant crucial. Au cours de l'année dernière, plusieurs pays ont changé leur position face aux stablecoins, passant d'une attitude prudente à une acceptation active : le Règlement hongkongais sur les stablecoins est sur le point d'être mis en œuvre, le règlement MiCA de l'Union européenne est entré en vigueur, et les États-Unis ont adopté le Genius Act. Les stablecoins sont en train de bouleverser silencieusement les fondations du système monétaire mondial.
Cet article présente de manière systématique les dernières évolutions réglementaires des stablecoins dans différents pays, et analyse la logique sous-jacente et la portée stratégique de cette transformation financière.
Un tableau pour comprendre la situation mondiale de la réglementation des stablecoins

Analyse de l'évolution des politiques sur les stablecoins dans douze marchés clés mondiaux
États-Unis : double gouvernance fédérale-étatique, course stratégique
Vitesse des avancées réglementaires : ★★★★
Le développement des stablecoins aux États-Unis suit une dynamique « fédérale + étatique ». D’un côté, le gouvernement fédéral accélère l’établissement d’un cadre réglementaire unifié ; de l’autre, les États prennent les devants avec des initiatives locales.
Au niveau étatique, plusieurs régions ont déjà mis en place des cadres réglementaires concrets :
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Le Wyoming a adopté en 2023 la Loi sur les stablecoins du Wyoming, créé un « Comité des stablecoins du Wyoming » et prévoit de lancer son stablecoin soutenu par l’État, le WYST, le 20 août 2025.
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Le Département des services financiers de New York exige depuis 2018 que les émetteurs de stablecoins obtiennent une licence BitLicense ou une autorisation bancaire fiduciaire, et respectent des règles strictes.
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La Californie a adopté en 2023 la Digital Financial Assets Law (DFAL), instaurant un régime général de licences couvrant notamment les émetteurs de stablecoins. La DFAL entrera pleinement en vigueur en juillet 2026.
La législation fédérale progresse également rapidement :
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Le Genius Act a été signé et entré en vigueur le 19 juillet 2025 par Trump.
Ce texte interdit l’émission de stablecoins rémunérés, impose une divulgation mensuelle des réserves auditée, et rend responsables les PDG et directeurs financiers de l’exactitude des données. Les émetteurs peuvent choisir d’être régulés au niveau fédéral ou étatique, tandis que les petits émetteurs (moins de 10 milliards USD) peuvent opter pour une régulation uniquement étatique.
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Le Stable Act, proposé en mars 2025, a été adopté par la Chambre des représentants et attend le vote du Sénat. Son contenu reprend largement celui du Genius Act.
Chine : politique proactive à Hong Kong, observation prudente en Chine continentale
Vitesse des avancées réglementaires : Hong Kong ★★★★|Continent ★
La Chine continentale et Hong Kong forment un tandem « avant-poste + marché local » dans la régulation des stablecoins : Hong Kong construit un cadre mature pour attirer les entreprises, tandis que le continent maintient une posture prudente.
À Hong Kong, le Règlement sur les stablecoins entrera en vigueur le 1er août 2025.
Actuellement, entre 50 et 60 entreprises ont exprimé leur intention de candidater, dont la moitié sont des institutions de paiement et l’autre moitié de grandes plateformes internet, majoritairement à capitaux chinois. JD, Standard Chartered, Ant Group ont déjà entamé leurs préparatifs. On s’attend à ce que seules 3 à 4 licences soient délivrées initialement, avec des seuils d’accès élevés.
Il semblerait que les premières licences soient attribuées sur invitation plutôt qu’ouvertes à tous, et que les premiers stablecoins soient principalement indexés sur le dollar HKD et le dollar américain.
En Chine continentale, la politique a longtemps été restrictive, mais récemment plusieurs provinces et villes ont envoyé des signaux d’intérêt et d’étude sur les stablecoins.
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Le 7 juillet, lors d’une réunion du comité municipal de réforme de Wuxi, il a été question d’explorer « l’usage des stablecoins pour stimuler le commerce extérieur », afin d’élargir les espaces du commerce numérique ;
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Le 9 juillet, le site officiel du bureau d’études du gouvernement municipal de Jinan a publié un article spécial sur les stablecoins rédigé par Xinhua ;
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Le 10 juillet, le comité du Parti de la Commission des actifs publics de Shanghai a organisé une session d’étude sur les tendances du développement des cryptomonnaies et des stablecoins ainsi que les stratégies associées ;
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Le 18 juillet, l’Académie chinoise de l’Internet industriel a organisé un « Séminaire sur les stablecoins et les actifs numériques industriels ».
Corée du Sud : changement d’attitude, alliance bancaire en accélération
Vitesse des avancées réglementaires : ★★★
La Corée du Sud traverse une transition marquée, passant de l’observation à l’engagement actif. Dans le contexte où le nouveau président Lee Jae-myung s’est engagé à soutenir le développement d’un stablecoin en won coréen, le parti au pouvoir a officiellement présenté le 10 juin une proposition de loi-cadre sur les actifs numériques, permettant aux entreprises locales disposant d’un capital supérieur à 368 000 dollars américains d’émettre des stablecoins, marquant ainsi un assouplissement politique.
Actuellement, les huit principales banques sud-coréennes sont en train de créer une société commune pour lancer conjointement un stablecoin en won coréen. Les institutions participantes incluent KB Kookmin Bank, Shinhan Bank, Woori Bank, NH Bank, Korea Development Bank, Suhyup Bank, ainsi que les filiales sud-coréennes de Citibank et Standard Chartered. Ce projet est mené conjointement par les huit banques, l’Association pour les blocs blockchain ouverts et les identités décentralisées, et l’Autorité de surveillance financière. S’il obtient l’approbation réglementaire, il devrait être lancé d’ici fin 2025 ou début 2026.
Toutefois, la réglementation reste incertaine. Selon l’analyse du responsable de recherche chez Four Pillars, 100y.eth, la Corée traverse actuellement une bulle spéculative autour des stablecoins, sans orientation réglementaire claire. La presse financière rapporte presque quotidiennement des banques ou entreprises déposant des marques liées aux stablecoins, entraînant généralement une hausse de 15 % à 30 % des actions des sociétés cotées concernées.
Thaïlande : ouverture progressive, expérimentation prudente
Vitesse des avancées réglementaires : ★★★
La politique thaïlandaise en matière de stablecoins est passée progressivement de la vigilance initiale à des essais contrôlés. Dès 2021, la Banque de Thaïlande avait lancé une exploration réglementaire et publié des lignes directrices préliminaires. Les stablecoins indexés sur le baht thaïlandais sont considérés comme des « monnaies électroniques » soumis à la loi sur les systèmes de paiement, et les institutions doivent consulter la banque centrale avant toute émission. Quant aux stablecoins indexés sur des devises étrangères (comme USDT ou USDC), ils ne sont pas interdits mais font l’objet d’une supervision accrue.
Le véritable tournant est survenu en 2024. En août, la Thaïlande a mis en place un « bac à sable réglementaire », permettant à certains fournisseurs de service d’expérimenter les cryptomonnaies.
En 2025, l’essai s’étend rapidement :
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En janvier, le ministre des Finances thaïlandais a déclaré lors d’une réunion de la Commission des valeurs mobilières envisager l’émission d’un stablecoin adossé à 10 milliards de bahts via des obligations d’État.
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En mars, la Commission thaïlandaise des valeurs mobilières (SEC) a autorisé l’USDT et l’USDC à figurer comme actifs négociables sur les bourses réglementées du pays.
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En juillet, la SEC et la Banque de Thaïlande (BOT) ont lancé conjointement un « bac à sable national pour cryptomonnaies », permettant aux touristes étrangers d’échanger des actifs numériques (comme USDT, USDC) contre des bahts via des plateformes agréées, pour des dépenses touristiques.
Union européenne : réglementation unifiée, soutien prudent
Vitesse des avancées réglementaires : ★★★★★
L’attitude de l’UE vis-à-vis des stablecoins peut se résumer par un « soutien prudent » : reconnaissance du potentiel tout en restant très vigilant face aux risques de stabilité financière, d’arbitrage réglementaire et de blanchiment.
En juin 2023, l’UE a officiellement publié le Règlement sur les marchés d’actifs cryptos (MiCA), dont l’objectif principal est de réguler complètement le marché des actifs numériques. Certaines dispositions sont entrées en vigueur le 30 juin 2024, et celles relatives aux stablecoins ont été pleinement appliquées le 30 décembre 2024. Ce texte s’applique aux 27 États membres de l’UE ainsi qu’aux trois pays de l’Espace économique européen (EEE) : Norvège, Islande et Liechtenstein.
MiCA fixe des exigences élevées pour l’émission et l’exploitation des stablecoins : les émetteurs doivent obtenir une autorisation d’un organisme de régulation national (comme BaFin en Allemagne ou AMF en France) et avoir une entité juridique établie dans l’UE. Pour les stablecoins qualifiés de « significatifs » (ex. volume élevé de transactions), la supervision sera exercée directement par l’Autorité bancaire européenne (ABE).
MiCA prévoit aussi que les stablecoins libellés en devises non-euro ne peuvent excéder 1 million de transactions par jour ou 200 millions d’euros dans une zone monétaire donnée. En cas de dépassement, l’émetteur doit suspendre l’émission et présenter un plan correctif dans les 40 jours ouvrables.
À ce jour, l’UE a délivré 53 licences MiCA à des entreprises de cryptomonnaies, dont 14 émetteurs de stablecoins et 39 prestataires de services d’actifs cryptos.
Singapour : pionnier avec des normes élevées
Vitesse des avancées réglementaires : ★★★★★
Singapour est en première ligne en matière de régulation des stablecoins. Dès décembre 2019, il a adopté la Payment Services Act, définissant clairement les prestataires de services de paiement.
Par la suite, l’Autorité monétaire de Singapour (MAS) a publié en décembre 2022 un projet de cadre réglementaire sur les stablecoins et lancé une consultation publique, avant d’adopter la version finale le 15 août 2023. Ce cadre s’applique spécifiquement aux stablecoins monodévise (SCS) émis à Singapour et indexés sur le dollar singapourien (SGD) ou sur une devise G10, et complète le système réglementaire de la Payment Services Act.
Le MAS impose des critères d’entrée exigeants : les émetteurs doivent notamment :
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Disposer d’un capital propre d’au moins 50 % des frais annuels d’exploitation ou 1 million de dollars singapouriens ;
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Ne pas exercer d’autres activités telles que le trading, la gestion d’actifs, le prêt ou le staking, ni détenir directement des parts dans d’autres entités juridiques ;
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Garantir que les actifs liquides couvrent les retraits normaux ou dépassent 50 % des frais annuels d’exploitation ;
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Constituer leurs réserves exclusivement avec des actifs à très faible risque et haute liquidité : trésorerie, équivalents de trésorerie, obligations dont l’échéance résiduelle est inférieure à trois mois.
Actuellement, plusieurs institutions ont demandé à la MAS l’autorisation d’émettre des stablecoins. StraitsX (émetteur du XSGD) et Paxos sont considérés comme des exemples emblématiques de conformité réussie.
Émirats arabes unis : promotion active, double voie
Vitesse des avancées réglementaires : ★★★★★
Les Émirats arabes unis affichent une attitude favorable et ouverte envers les stablecoins. En juin 2024, la Banque centrale des ÉAU a publié le Règlement sur les services de jetons de paiement, définissant clairement le terme « jeton de paiement » (stablecoin) et son cadre réglementaire.
En tant que fédération composée de sept émirats, le système réglementaire des ÉAU présente une caractéristique nette de « double voie » : la banque centrale supervise au niveau fédéral, tandis que le Centre financier international de Dubaï (DIFC) et le Marché mondial d’Abou Dhabi (ADGM), zones financières libres, disposent de systèmes juridiques et pouvoirs réglementaires indépendants.
Comparé au MiCA européen ou au Règlement hongkongais sur les stablecoins, la nouvelle réglementation des ÉAU adopte une définition relativement large des stablecoins, tout en fixant certaines limites :
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Interdiction d’émettre des stablecoins algorithmiques ou des jetons de confidentialité ;
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Interdiction de verser aux utilisateurs des intérêts ou autres récompenses liés à la détention prolongée.
Sur le plan pratique, le marché des stablecoins aux ÉAU commence déjà à porter ses fruits. En décembre 2024, AE Coin a été approuvé par la CBUAE, devenant le premier stablecoin en dirham émirati entièrement réglementé.
En avril 2025, le fonds souverain d’Abou Dhabi (ADQ), le groupe industriel IHC et First Abu Dhabi Bank, la plus grande banque des ÉAU, ont annoncé conjointement le lancement d’un nouveau stablecoin indexé sur le dirham.
Japon : régulation précoce, développement encore à venir
Vitesse des avancées réglementaires : ★★★★
Le Japon est en pointe mondiale en matière de régulation des stablecoins, ayant achevé une structure législative de base. Son approche réglementaire repose principalement sur la révision de la Payment Services Act (PSA).
En juin 2022, le Parlement japonais a adopté une version révisée de la PSA, entrée en vigueur en juin 2023. Cette loi redéfinit précisément les stablecoins, identifie les entités émettrices et établit les licences nécessaires pour leurs échanges. Elle limite les émetteurs à trois catégories : banques, sociétés fiduciaires et prestataires de services de transfert de fonds.
En mars 2025, l’Autorité japonaise des services financiers a promu un projet de loi modifiant la PSA, optimisant le mécanisme d’émission des stablecoins : les stablecoins de type fiduciaire peuvent désormais allouer jusqu’à 50 % de leurs réserves à des instruments à faible risque spécifiques, comme des obligations d’État à court terme ou des dépôts à terme. La loi introduit également une catégorie d’enregistrement spécifique pour les intermédiaires cryptos, abaissant ainsi le seuil d’entrée pour les opérations hors bourse.
Russie : approche expérimentale, usage externe toujours limité
Vitesse des avancées réglementaires : ★★
L’attitude de la Russie envers les stablecoins a connu une évolution notable ces dernières années, passant d’une prudence voire d’une opposition initiale à un soutien limité, principalement motivé par des besoins stratégiques de règlement transfrontalier et de système financier autonome face aux pressions géopolitiques.
En 2022, la Banque de Russie avait proposé d’interdire totalement les cryptomonnaies. Toutefois, en juillet 2024, une inflexion majeure a eu lieu : le Parlement russe a adopté deux lois légalisant officiellement le minage de cryptomonnaies et autorisant les entreprises approuvées par la banque centrale à utiliser des actifs cryptos, y compris des stablecoins, pour des règlements internationaux avec des partenaires étrangers. Toutefois, l’utilisation des cryptomonnaies comme moyen de paiement reste interdite sur le territoire national.
En mars 2025, la Banque de Russie a publié une proposition visant à autoriser, pendant une période pilote de trois ans, des particuliers fortunés « particulièrement qualifiés » et certaines entreprises à investir dans des actifs cryptos, afin d’explorer un environnement de marché plus transparent et contrôlé.
Hors du cadre politique, Ivan Chebeskov, chef du département des actifs financiers numériques au ministère des Finances, a déclaré publiquement que la Russie devrait envisager de lancer son propre stablecoin souverain pour s’adapter à l’évolution des systèmes de paiement mondiaux.
Royaume-Uni : réglementation en cours d’élaboration
Vitesse des avancées réglementaires : ★★
La politique britannique se trouve à un stade clé de transition, entre conception du cadre et mise en œuvre législative. Le système réglementaire s’appuie sur le Financial Services and Markets Act 2023, complété par des règlements secondaires et des directives émises par l’Autorité de conduite financière (FCA) et la Banque d’Angleterre (BoE). Ce texte a reçu l’approbation royale le 29 juin 2023 et a inclus pour la première fois les « actifs de règlement numérique » (y compris les stablecoins) dans le champ des activités financières réglementées.
En novembre 2023, la FCA a publié les exigences réglementaires applicables aux entreprises émettant ou conservant des stablecoins adossés à des monnaies fiduciaires. Le cadre proposé vise à étendre aux activités de stablecoins plusieurs normes réglementaires existantes déjà applicables à de nombreux entités autorisées par la FCA.
En avril 2025, le gouvernement britannique a publié un document de consultation sur un projet de loi pour le secteur des cryptomonnaies, prévoyant d’ajouter des activités réglementées, notamment l’exploitation de plateformes d’échange d’actifs cryptos et l’émission de stablecoins.
Malgré ces avancées réglementaires, le gouverneur de la Banque d’Angleterre adopte une position plus conservatrice. Andrew Bailey a répété à plusieurs reprises publiquement que l’utilisation massive des stablecoins pourrait affaiblir la confiance du public dans la monnaie nationale et représenter un risque systémique pour le système financier.
Canada : cadre juridique flou, réglementation en formation
Vitesse des avancées réglementaires : ★★
Comparé aux marchés américains ou européens, la politique canadienne est plus conservatrice, et le marché local des stablecoins se développe lentement.
En décembre 2022, l’effondrement de FTX a provoqué une crise mondiale des cryptomonnaies, amenant les autorités canadiennes des valeurs mobilières (CSA) à durcir leur position et à classer les stablecoins comme des « titres et/ou produits dérivés ».
Depuis 2023, la CSA a publié deux documents clés, SN 21332 et SN 21333, établissant un cadre réglementaire pour les stablecoins indexés sur des monnaies fiduciaires. Selon ces règles, les émetteurs doivent s’enregistrer comme émetteurs de titres, déposer un prospectus ou signer une lettre d’engagement reconnue par la CSA.
Le mois dernier, les autorités bancaires canadiennes ont déclaré être prêtes à réguler les stablecoins, et un cadre réglementaire est en cours d’élaboration.
Brésil : orientation vers un contrôle strict
Vitesse des avancées réglementaires : ★
D’après la Banque centrale brésilienne, plus de 90 % des transactions en cryptomonnaies au Brésil impliquent des stablecoins, principalement utilisés pour les paiements transfrontaliers. Mais cette tendance soulève des inquiétudes en matière de conformité.
Le gouverneur de la Banque centrale brésilienne, Gabriel Galipolo, a déclaré que celle-ci pensait initialement que la popularité des stablecoins venait du fait qu’ils offraient un moyen facile de détenir des dollars. Mais après analyse, elle a constaté que de nombreuses transactions étaient liées aux achats internationaux, avec des méthodes opaques pouvant servir à échapper à la fiscalité ou au blanchiment.
Pour cette raison, la Banque centrale brésilienne a proposé en décembre 2024 un projet de règlement visant à intégrer les stablecoins dans le système de régulation des changes, et interdisant les transferts vers des portefeuilles contrôlés par des entités non brésiliennes.
De manière générale, la direction réglementaire du Brésil est claire : priorité à un contrôle rigoureux, avec suppression des scénarios de transaction à haut risque.
Malgré une réglementation de plus en plus stricte, les banques traditionnelles commencent à explorer des voies conformes. Itaú Unibanco, la plus grande banque du Brésil (plus de 55 millions de clients), envisage de lancer un stablecoin indexé sur le real. Actuellement, Itaú étudie les expériences d’autres banques et attend la publication du cadre réglementaire brésilien sur les stablecoins.
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