
De « licences à un chiffre » à « 50 autorisations », le modèle de régulation des stablecoins à Hong Kong face aux approches européennes et américaines
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De « licences à un chiffre » à « 50 autorisations », le modèle de régulation des stablecoins à Hong Kong face aux approches européennes et américaines
Le paysage mondial de la régulation des stablecoins entre dans un accélérateur de confrontation.
Rédaction : Cobo
Cette semaine, la régulation mondiale des stablecoins progresse continuellement. Le règlement MiCA de l'UE est désormais effectif, avec plus de 50 institutions déjà agréées ; à Hong Kong, les premières licences seront délivrées en nombre réduit, privilégiant seuils élevés et expérimentation prudente ; aux États-Unis, l'avancement du projet de loi GENIUS Act attire une attention particulière, tandis que les stablecoins intègrent progressivement le système financier fédéral.
L'élévation des exigences réglementaires accélère la concentration des émetteurs, transformant les stablecoins en actifs stratégiques réservés aux seules institutions disposant de licences bancaires et de réseaux de compensation. Ce mouvement pousse également les infrastructures vers une stratification des services. Des fournisseurs comme Agora ou Cobo encapsulent désormais des capacités telles que le règlement, la garde, la gestion des risques ou les entrées/sorties fiduciaires sous forme d'interfaces standardisées, offrant aux entreprises des fonctionnalités modulables pour l'émission et la circulation des stablecoins, construisant ainsi une nouvelle couche exécutive pour la finance transfrontalière.
Au niveau du capital, l'intérêt pour les infrastructures revient en force. Circle est devenu en juin l'action américaine la plus prisée par les investisseurs sud-coréens, tandis que le financement global dans la cryptosphère rebondit à 28 milliards USD. Les projets financiers attirent le plus de capitaux, faisant des stablecoins un nouveau point d'ancrage de valeur sur les marchés.
L’évolution mondiale des stablecoins passe désormais d’une course aux licences à une compétition autour de l’exécution et des capacités de connexion.
Aperçu du marché et points clés de croissance
La capitalisation totale des stablecoins atteint 257,012 Md USD (environ 2570 Md USD), en hausse de 2,107 Md USD (environ 21,2 Md USD) sur la semaine. En termes de structure du marché, USDT conserve sa position dominante avec 62,25 % ; USDC arrive en deuxième place avec une capitalisation de 62,554 Md USD (environ 626 Md USD), représentant 24,34 %.
Répartition par réseau blockchain
Les trois réseaux principaux par capitalisation stablecoin :
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Ethereum : 127,002 Md USD (1270 Md USD)
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Tron : 81,395 Md USD (814 Md USD)
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Solana : 11,149 Md USD (111 Md USD)
Les trois réseaux à plus forte croissance hebdomadaire :
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Noble : +45,57 % (USDC représente 68,18 %)
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Movement : +28,75 % (USDT représente 25,52 %)
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Hedera : +20,07 % (USDC représente 99,84 %)
Données provenant de DefiLlama
🎯 Du « chiffre unique » à la circulation dans 30 pays : comparaison des avantages réglementaires mondiaux des stablecoins
Les stablecoins évoluent rapidement vers une infrastructure financière numérique mondiale, tandis que les cadres réglementaires nationaux s'accélèrent. Dans ce contexte, l’« identité conforme » est passée d’un objectif défensif à un actif stratégique, offrant aux institutions accès au marché, crédibilité et avantages institutionnels.
L'Europe est en première ligne. Après l'entrée en vigueur de MiCA, le mécanisme de « passeport » – une licence valable dans toute l'Union – commence à prendre forme. Selon Patrick Hansen, directeur des politiques publiques de Circle pour l'UE, 14 émetteurs de stablecoins et 39 prestataires de services crypto ont déjà été agréés, incluant des acteurs natifs comme Coinbase, Kraken ou OKX, mais aussi des institutions traditionnelles comme BBVA ou Clearstream, ainsi que N26 ou eToro. Un cadre homogène et fortement appliqué façonne progressivement un marché européen crypto cohérent et interopérable.
Hong Kong adopte une approche plus prudente. L'autorité monétaire prévoit de mettre en œuvre sa réglementation sur les stablecoins dès août, avec seulement quelques licences attribuées initialement, exigeant des réserves intégrales en actifs de haute qualité et une séparation stricte des risques, interdisant toute gestion active des réserves. Bien que cela renforce la stabilité du système, cela pèse sur les modèles économiques des émetteurs. La rentabilité reposant principalement sur les intérêts des réserves et les frais, le rendement annuel pourrait n'être que de 1–3 % en conditions normales, insuffisant pour couvrir les coûts fixes liés à la technologie, à la conformité et à la sécurité. Toutefois, l’autorité hongkongaise positionne les stablecoins comme la « couche monétaire de compensation » de la finance chaîne, encourageant leur intégration dans des écosystèmes plus larges tels que paiements, gestion d'actifs ou crédit. Ce modèle, qui sacrifie la rentabilité immédiate pour la conformité, vise à construire durablement un espace de marché fondé sur la sécurité institutionnelle. Le mécanisme de sandbox réglementaire laisse également place à l'expérimentation innovante dans un cadre contrôlé. « Project Ensemble », lancé par l'autorité monétaire de Hong Kong, illustre cette démarche en explorant des applications concrètes pour des actifs du monde réel (RWA) tokenisés : obligations, fonds, crédits carbone, financements de chaîne logistique.
Pour les stablecoins en yuan chinois, des institutions telles que le Laboratoire national de développement financier proposent un modèle de « double voie coordonnée » : Hong Kong jouerait le rôle de centre d’émission offshore du stablecoin en RMB (CNHC), via des coopérations entre entités locales et internationales, ou grâce à des filiales de banques domestiques basées à Hong Kong ; tandis qu’en Chine continentale, la zone franche de Shanghai servirait de pilote pour un stablecoin en RMB offshore (CNYC). Cette double architecture « onshore + offshore » renforcerait la disponibilité internationale et la compétitivité des actifs libellés en RMB dans des scénarios comme la finance chaîne, les règlements transfrontaliers ou les RWA. Sur le plan réglementaire, cette voie recommande une conception globale pilotée par les autorités financières centrales, accompagnée d'une coordination étroite avec Hong Kong, et l'utilisation de sandboxes réglementaires et de technologies de « clôture électronique » pour permettre des tests contrôlés.
Les États-Unis ne disposent pas encore d'un système fédéral unifié de licences, mais l’avancement du GENIUS Act pousse à intégrer les stablecoins dans les systèmes nationaux de paiement et de compensation. Des entreprises leaders comme Circle ou Ripple cherchent activement à obtenir une licence de banque fiduciaire fédérale afin d’accéder directement au réseau de compensation de la Réserve fédérale, visant à occuper un rôle central dans le futur « dollar numérique ». Cette tendance transforme progressivement la conformité des stablecoins en composante essentielle de l'infrastructure numérique du dollar.
Le paysage réglementaire mondial des stablecoins se différencie rapidement : l’UE mise sur l’intégration du marché, Hong Kong sur le contrôle des risques, les États-Unis sur la domination du système de compensation mondial. Dans un contexte où la réglementation devient moteur industriel, les émetteurs doivent définir une stratégie claire en lien avec leurs atouts propres et les spécificités locales, afin de trouver des modèles durables.
🎯 Nouveau paradigme de la finance numérique : transformation de l’écosystème stablecoin face aux hautes barrières réglementaires et montée des infrastructures
Grâce à leurs avantages techniques, les stablecoins évoluent d’un simple jeton numérique vers un pilier de la future infrastructure financière.
Toutefois, avec la montée en rigueur de réglementations comme le GENIUS Act aux États-Unis, l’émission de stablecoins impose désormais des standards bancaires stricts : réserves pleines, licences fortes, capacité de raccordement aux systèmes de compensation. Ce mur de conformité dissuade la majorité des entreprises, tout en poussant des géants comme Circle ou Ripple à demander des licences de banque fiduciaire fédérale pour asseoir leur leadership dans l’infrastructure du « dollar numérique ». Cette évolution confirme que l’émission directe de stablecoins n’est désormais accessible qu’aux grandes institutions dotées de ressources conséquentes et de statuts réglementaires solides.
Le système d’exploitation stablecoin développé par Agora cherche justement à désagréger cette complexité. Grâce à une solution « marque blanche », Agora propose un ensemble modulaire comprenant cadre réglementaire, services de garde, gestion des réserves, AML chaîne, passerelles fiduciaires et connexions aux exchanges, permettant aux entreprises de lancer rapidement un stablecoin personnalisé sans repartir de zéro, et de se concentrer sur leur cœur de métier.
Ce phénomène d’abstraction des fonctions symbolise l’évolution des services stablecoin, passant de « médiateurs titulaires de licence » à « plateformes de services de base ». Contrairement au modèle initial de Paxos, qui externalisait ses services depuis sa propre licence, Agora va plus loin en standardisant et en réseauisant ces capacités, les rendant accessibles à un large spectre d’institutions. Ce changement abaisse les barrières d’entrée, ouvrant la voie à des stablecoins intégrés dans des plateformes ou dédiés à des cas d’usage verticaux.
La solution stablecoin de Cobo incarne également cette transformation des fonctions financières en infrastructure intégrée : règlement, garde, gestion des risques, entrées/sorties sont encapsulés en modules normalisés, accessibles via API. Les entreprises peuvent ainsi composer librement selon leurs besoins. Dans cette architecture, la confiance se déplace de l'institution vers l'interface elle-même, comme dans le passage du local au cloud. Les portefeuilles chaîne, MPC et la garde centralisée assurent sécurité et conformité, tandis que les multiples canaux bancaires et réseaux de paiement permettent une circulation efficace des stablecoins dans les transferts transfrontaliers. Les modules de contrôle et de surveillance chaîne introduisent quant à eux des comportements compatibles avec les attentes réglementaires. Cette structuration par interface redéfinit la logique du marché des stablecoins : l’émetteur n’a plus besoin de maîtriser l’ensemble du processus, mais peut construire son service sur une couche d’exécution fiable, transformant le stablecoin en un primitif financier composable, gouvernable et adaptable à l’échelle mondiale.
🎯 MCP de WeChat Pay et l’avenir de la « monnaie des machines »
Le 3 juillet, la plateforme Yuanqi de Tencent a annoncé l’intégration du MCP (Merchant Capability Platform) de WeChat Pay, ouvrant des fonctionnalités comme la commande, les dons ou la gestion des commandes. Désormais, les agents IA acquièrent la capacité de « percevoir des paiements », passant de simples fournisseurs d’information à des acteurs économiques autonomes. Grâce à des appels API simples ou à des flux de travail prédéfinis, les développeurs peuvent désormais créer des boucles commerciales complètes où l’agent génère, livre et perçoit le paiement directement dans la conversation utilisateur. Cela marque l’entrée du modèle économique IA dans une ère d’automatisation, ouvrant de nouvelles opportunités commerciales.
Cette avancée fait écho aux expérimentations mondiales sur la monétisation de l’IA. Précédemment, Anthropic avait fait tester à Claude 3 LLM la gestion autonome d’un distributeur automatique. Bien que l’expérience ait finalement perdu de l’argent, l’IA s’est montrée robuste dans le réapprovisionnement, la négociation ou le contrôle des risques. L’analyse post-mortem a révélé que l’échec venait non pas de l’algorithme, mais d’un manque structurel : objectifs mal alignés (ex. « être utile » plutôt que « maximiser le profit »), absence de politique tarifaire, pas de support CRM ni de gestion des commandes. Cette expérience montre que les agents IA possèdent déjà les capacités techniques ; la principale lacune réside dans l’infrastructure externe et les autorisations structurelles.
Le système de paiement constitue le prochain goulot d’étranglement pour la commercialisation de l’IA. Les circuits traditionnels, pensés pour les humains, souffrent de frais élevés, de délais de règlement longs et d’autorisations peu flexibles, inadaptés aux besoins des agents : fonctionnement 24/7, micro-paiements, automatisation poussée. Le stablecoin, en tant que « monnaie native des machines », correspond naturellement à cette logique : des coûts quasi nuls permettent une tarification dynamique fine ; les adresses de portefeuille et les traces chaîne peuvent s’intégrer à un CRM pour profilage client et incitations automatiques ; le règlement instantané synchronise paiement et statut de commande, créant un processus de livraison bout-en-bout sans intervention humaine.
Cependant, doter les agents IA de capacités de perception expose aussi à une amplification automatisée des risques : paiements induits, vente de contenus frauduleux, voire modèles de type « IA arnaquant une autre IA » pourraient s’exécuter en boucle fermée, sans supervision humaine. Les plateformes devront donc renforcer simultanément les contrôles d’autorisation et les systèmes de risque, en imposant des règles strictes sur l’accès des développeurs, les déclencheurs de paiement et la détection des comportements anormaux. L’identité économique des agents IA est désormais activée ; la sécurité et la gouvernance de l’infrastructure de paiement détermineront si ce nouveau paradigme peut s’exprimer sainement.
Adoption du marché
🌱 Circle et OKX nouent un partenariat stratégique sur USDC, élargissant liquidité et couverture mondiales
Points clés
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Circle et l’exchange mondial OKX annoncent un partenariat permettant aux 60 millions d’utilisateurs OKX d’échanger USD et USDC à parité 1:1 ;
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Les deux parties simplifieront les canaux d’entrée/sortie via des partenaires bancaires communs, facilitant l’utilisation de USDC pour les transactions et paiements ;
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Dans le cadre du partenariat, Circle et OKX mèneront des programmes éducatifs et communautaires pour aider les utilisateurs à comprendre les avantages des monnaies numériques comme USDC.
Pourquoi c’est important
Ce partenariat élargit significativement l’accessibilité et la liquidité de USDC à l’échelle mondiale, montrant que Circle renforce activement son influence en tant que principal émetteur de stablecoins. En s’intégrant profondément à un exchange disposant d’une large base d’utilisateurs, Circle renforce son modèle économique et améliore l’utilité pratique de USDC dans les paiements et transactions internationaux.
🌱 Ant International prévoit d’intégrer les stablecoins de Circle sur sa plateforme blockchain
Points clés
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Selon des sources proches du dossier, Ant International, filiale du groupe Ant, prévoit d’intégrer le stablecoin USDC de Circle sur sa plateforme blockchain après clarification de la réglementation américaine sur les stablecoins ;
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Ant Group a traité plus de 1 000 Md USD de transactions mondiales l’an dernier, dont un tiers via son système blockchain, illustrant son ampleur dans les paiements numériques ;
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Ant International demande actuellement des licences stablecoin à Hong Kong, Singapour et Luxembourg, confirmant sa volonté de développer une offre globale, et sa collaboration avec Circle, société cotée, constitue une étape clé.
Pourquoi c’est important :
La coopération transfrontalière entre un géant technologique chinois et un émetteur américain de stablecoins reflète la reconnaissance grandissante des stablecoins dans les paiements mondiaux. Elle montre aussi qu’Ant Group étend progressivement ses activités internationales via des canaux conformes, ouvrant potentiellement un nouveau modèle pour les entreprises chinoises dans la compétition financière numérique mondiale.
🌱 Meow s’associe à Bridge pour bâtir un écosystème de paiement USDC, offrant une expérience aussi fluide que l’argent liquide
Points clés
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La fintech américaine Meow, en intégrant l’API Orchestration de Bridge, devient la première entreprise aux États-Unis à permettre aux sociétés d’envoyer et recevoir des USDC directement depuis leurs plateformes bancaires traditionnelles ;
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Cette solution résout plusieurs goulots d’étranglement : elle simplifie l’ouverture d’un compte sur exchange, comble le fossé entre USDC et les systèmes comptables classiques, offre un contrôle professionnel des fonds et réduit les coûts de transaction ;
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Après déploiement, les résultats sont marquants : volume de transactions multiplié par des milliards, nombre de comptes clients triplé, rentabilité atteinte en 2024, et traitement comptable réduit de plusieurs heures à quelques minutes.
Pourquoi c’est important
Ce cas illustre une percée concrète des stablecoins dans l’application commerciale. En intégrant USDC aux services bancaires traditionnels, il abaisse considérablement la barrière d’adoption pour les entreprises. La collaboration Meow-Bridge fournit un modèle pour les fintechs souhaitant exploiter les stablecoins afin de créer un avantage concurrentiel, tout en prouvant la faisabilité des stablecoins comme outil de paiement quotidien.
🌱 La licorne australienne Airwallex recrute pour former une équipe dédiée à sa plateforme stablecoin
Points clés
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Airwallex (Airwallex), géant australien des paiements transfrontaliers, annonce officiellement la création d’une équipe stablecoin et lance un recrutement d’ingénieurs ;
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L’entreprise prévoit de construire une infrastructure permettant à ses clients et à ses systèmes internes d’acheter, détenir, envoyer et régler des tokens à l’échelle mondiale ;
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Cette plateforme vise à offrir des paiements mondiaux quasi instantanés, combinant liquidité chaîne et conversion fluide entre fiat et stablecoins, pour des services financiers transfrontaliers plus efficaces.
Pourquoi c’est important
En tant que géant des paiements valorisé à plus de 3 Md USD, l’entrée d’Airwallex dans le domaine des stablecoins symbolise une fusion majeure entre paiement traditionnel et technologie blockchain. Cela lui offrira des canaux de règlement plus efficaces pour son réseau mondial, tout en proposant aux institutions des services stablecoin plus accessibles, pouvant accélérer l’adoption des stablecoins dans les paiements transfrontaliers en Asie-Pacifique.
🌱 Visa et Bridge lancent une carte de paiement en stablecoin en Amérique latine
Points clés
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Visa annonce un partenariat avec le fournisseur de stablecoins Bridge, lançant déjà des cartes de paiement en stablecoin en Argentine, Colombie et Mexique ;
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Ce service offre aux acheteurs et vendeurs une méthode plus flexible pour les transactions en stablecoins, et permet aux fintechs et entreprises d’intégrer facilement cette fonction via une seule API ;
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L’Amérique latine, première région ciblée à grande échelle, illustre la valeur pratique des stablecoins dans les pays à forte inflation et instabilité monétaire. Visa continue ainsi d’étendre son réseau de paiement crypto.
Pourquoi c’est important
L’expansion de Visa dans les stablecoins, notamment en ciblant les zones à forte inflation, montre que les stablecoins passent progressivement du statut d’outil spéculatif à celui d’outil de paiement utilitaire, et obtiennent une reconnaissance stratégique de la part des grands acteurs du paiement traditionnel.
Tendances macroéconomiques
🔮 La dette publique américaine franchit un nouveau record historique, dépassant pour la première fois son pic de février
Points clés
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Le montant total de la dette publique américaine bat un nouveau record, dépassant celui établi en février, alors que le gouvernement doit émettre massivement des obligations dans un contexte de taux élevés pour combler les déficits et refinancer les dettes arrivant à échéance ;
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Cela entraîne une augmentation significative des charges d’intérêts, aggravant davantage la pression budgétaire, affectant directement la liquidité du marché, la trajectoire des taux longs et la confiance des investisseurs ;
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Faisant face à cette crise de la dette, le gouvernement pourrait explorer des canaux de financement non traditionnels, notamment encourager les émetteurs conformes de stablecoins à augmenter leurs détentions d’obligations américaines, créant ainsi un mécanisme de « quantitative easing invisible » soutenant indirectement la demande de dette américaine.
Pourquoi c’est important
La dette américaine en constante hausse menace non seulement la stabilité à long terme du dollar, mais pourrait aussi transformer l’environnement réglementaire des stablecoins. Le gouvernement aurait un intérêt à orienter les réserves des stablecoins vers le marché obligataire, élargissant ainsi les canaux d’absorption de la dette américaine, ce qui aurait un impact profond sur les stratégies de réserve et la conformité réglementaire des stablecoins comme USDC.
🔮 Mizuho abaisse sa recommandation sur Circle : perspectives de croissance de USDC surestimées à moyen terme
Points clés
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BofA Securities (Mizuho) attribue à l’action Circle (CRCL) une notation « Underperform », avec un objectif de cours à 85 USD, bien en dessous du prix actuel, jugeant que la valorisation du marché est trop optimiste ;
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Les analystes soulignent trois risques majeurs : le cycle de baisse des taux à venir, la stagnation relative du volume de USDC (stable autour de 62 Md USD depuis avril), et des coûts de distribution structurellement élevés (marge bénéficiaire passant de 61 % en 2023 à 39 % début 2025) ;
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BofA Securities estime que les prévisions de Circle pour un chiffre d’affaires de 4,5 Md USD en 2027 pourraient être surestimées de 25 à 30 %, sauf si l’adoption de USDC augmente fortement ou si les taux restent élevés – deux scénarios peu probables.
Pourquoi c’est important
Bien que Circle ait réussi son introduction en bourse à 31 USD en juin et soit devenu populaire auprès des investisseurs particuliers, certains fonds institutionnels remettent désormais en question sa valorisation. Avec l’avancée du GENIUS Act, qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux concurrents, et des partenaires comme Coinbase qui attirent davantage de détenteurs de USDC en offrant des rendements (la part de Coinbase est passée de 8 % à 22 % en un an), Circle pourrait faire face à une pression accrue sur ses marges et sa part de marché.
🔮 Frénésie d’enregistrement de stablecoins en Corée, les entreprises locales se positionnent sur le marché des paiements numériques
Points clés
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Malgré l’absence actuelle de cadre réglementaire clair sur les stablecoins en Corée, une vague d’enregistrements de marques a émergé, avec presque une demande tous les deux jours de la part de banques ou d’entreprises ;
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Dès qu’une société cotée dépose une marque liée aux stablecoins, son action grimpe généralement de 15 à 30 % en une journée, devenant une réaction habituelle du marché ;
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De grands groupes financiers coréens entrent dans la course : Toss Bank, Shinhan Financial Group, KakaoPay, KB Kookmin Bank, KakaoBank, K Bank, Shinhan Card, Mirae Asset, etc., plus d’une dizaine d’entreprises ont déjà déposé des marques.
Pourquoi c’est important
L’enthousiasme des investisseurs coréens pour les stablecoins est palpable : en juin, l’action Circle est devenue l’action étrangère la plus populaire en Corée, avec un afflux net de 410 M USD en un mois. Cette frénésie nationale montre que la Corée devient rapidement un marché clé de la compétition asiatique sur les stablecoins. Les investisseurs recherchent activement le « prochain Circle », ce qui pourrait conduire à l’émergence de projets coréens ayant un impact mondial.
Réglementation et conformité
🏛️ Circle n’a pas gelé les fonds volés : un pirate convertit 1,3 M USDT0 en USDC en 23 secondes
Points clés
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Un attaquant a réussi à convertir l’intégralité de ses 1,3 million d’USDT0 en USDC 23 secondes avant que l’équipe d’USDT0 ne puisse bloquer les fonds ;
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L’équipe USDT0 a réagi rapidement en gelant les actifs, mais en raison du délai de confirmation de la transaction blockchain, l’attaquant avait déjà terminé le transfert ;
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Une heure après l’incident, Circle, l’émetteur de USDC, n’avait toujours pas répondu ni pris de mesure de blocage, suscitant des interrogations sur son mécanisme de réponse aux incidents de sécurité.
Pourquoi c’est important
La manière dont Circle gère les fonds volés deviendra un cas d’école crucial pour la sécurité collaborative des stablecoins. Sa rapidité de réponse affecte non seulement les chances de récupération des fonds, mais teste aussi l’efficacité de coordination entre émetteurs centralisés et la confiance du marché.
🏛️ Tether détient 8 Md USD d’or dans un coffre-fort secret en Suisse
Points clés
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Le plus grand émetteur de stablecoins, Tether, possède son propre coffre en Suisse, y stockant environ 80 tonnes d’or, d’une valeur d’environ 8 Md USD, représentant près de 5 % de ses réserves ;
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Le PDG de Tether, Paolo Ardoino, qualifie ce coffre de « plus sécurisé au monde », mais refuse pour des raisons de sécurité d’en révéler l’emplacement exact. Sa taille serait comparable aux avoirs en métaux précieux déclarés par UBS ;
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La société émet aussi le token XAUT adossé à l’or, chaque unité étant garantie par une once d’or physique. À ce jour, l’équivalent de 7,7 tonnes d’or (environ 819 M USD) a été émis, et les détenteurs peuvent retirer l’or physique en Suisse.
Pourquoi c’est important
L’accumulation massive d’or par Tether illustre la tendance des émetteurs à diversifier leurs actifs de soutien, ainsi que leur défi au système financier traditionnel. Toutefois, les réglementations européennes récentes et les projets de loi américains n’autorisent que les actifs fiduciaires et assimilés (comme les obligations à court terme) comme garantie des stablecoins fiduciaires, ce qui pourrait obliger Tether à vendre ses réserves d’or pour obtenir des agréments dans ces juridictions.
🏛️ Circle et l’exchange ByBit concluent un accord de partage des revenus sur USDC
Points clés
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Selon des sources, l’émetteur Circle a conclu en secret un accord de partage des revenus générés par les réserves de USDC avec ByBit, le deuxième plus grand exchange crypto mondial ;
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Circle avait précédemment signé un accord similaire avec Coinbase, partageant 50 % des revenus, et avait déclaré dans ses documents pré-IPO une coopération analogue avec Binance ;
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Une source affirme : « Toute bourse détenant une grande quantité de USDC a probablement un accord avec Circle », suggérant que ce modèle est devenu une pratique standard pour étendre la part de marché de USDC.
Pourquoi c’est important
Ce cas révèle comment les émetteurs de stablecoins incitent les exchanges à promouvoir leur jeton via le partage des revenus. Ce modèle aide Circle à étendre rapidement l’écosystème USDC, mais pourrait aussi attirer l’attention des régulateurs sur la transparence de la distribution des revenus et la nature réelle du business model des stablecoins.
🏛️ La réglementation des stablecoins à Hong Kong entre en vigueur en août, les marchés actions chinois scrutent les opportunités
Points clés
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Le « Règlement sur les stablecoins » de Hong Kong entrera en vigueur le 1er août, devenant le premier cadre réglementaire complet au monde pour les stablecoins fiduciaires. L’autorité monétaire publiera bientôt les lignes directrices d’application, et le nombre initial de licences devrait être inférieur à dix ;
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De nombreuses sociétés cotées à Shanghai et Shenzhen ont récemment été interrogées par leurs investisseurs sur leurs projets dans les stablecoins, alimentées par l’ouverture réglementaire, l’amélioration de l’efficacité des transactions et des stratégies de positionnement anticipé ;
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Le cycle de règlement des obligations vertes tokenisées à Hong Kong est passé de T+5 à T+1, prouvant que la blockchain peut réduire efficacement les coûts de friction, et Hong Kong souhaite connecter les actifs numériques à l’économie réelle.
Pourquoi c’est important
L’entrée en vigueur du cadre réglementaire de Hong Kong établit une référence majeure pour le marché asiatique des actifs numériques. Il offre un chemin clair vers la conformité, pourrait stimuler le développement des stablecoins en yuan chinois, attirer davantage d’institutions financières et de tech companies, et servir de référence pour les futures politiques chinoises.
🏛️ Rapport de six mois sur MiCA en UE : 14 émetteurs de stablecoins agréés, 39 CASP titulaires
Points clés
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Selon Patrick Hansen, directeur des politiques publiques de Circle pour l’UE, six mois après l’entrée en vigueur de MiCA, 14 émetteurs de « tokens monétaires électroniques » sont agréés dans 7 pays de l’UE, dont 3 en France, Malte et Pays-Bas. Parmi les 20 stablecoins émis, 12 sont indexés sur l’euro, 7 sur le dollar, 1 sur la couronne tchèque ;
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39 prestataires de services d’actifs cryptos (CASP) ont obtenu une licence MiCA, répartis dans 9 pays de l’EEE, Allemagne (12) et Pays-Bas (11) en tête. Les types d’institutions incluent des banques traditionnelles (BBVA, Clearstream), des fintechs (N26, Trade Republic) et des acteurs natifs (Coinbase, Kraken) ;
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