
Le gouverneur de la Banque centrale tchèque : allouer 1 % à du bitcoin pourrait améliorer le rendement du portefeuille de réserves, évalué à 18 milliards de dollars américains.
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Le gouverneur de la Banque centrale tchèque : allouer 1 % à du bitcoin pourrait améliorer le rendement du portefeuille de réserves, évalué à 18 milliards de dollars américains.
Michl a déclaré sur scène : « La banque centrale et le bitcoin : la plupart des gens ne relient pas ces deux notions. Moi, si. »
Auteur : Naga Avan-Nomayo
Traduction et rédaction : TechFlow
Introduction de TechFlow : Aleš Michl, gouverneur de la Banque nationale tchèque, a prononcé un discours d’ouverture lors de la conférence Bitcoin 2026, s’appuyant sur des données issues de recherches internes à la banque centrale pour défendre directement l’intégration du bitcoin dans les réserves souveraines. Ancien banquier d’investissement, Michl avait pour la première fois évoqué l’idée d’une réserve en bitcoin en janvier 2025, puis avait obtenu l’autorisation du conseil d’administration pour mener une étude approfondie, aboutissant en novembre de la même année à l’acquisition test de la première classe d’actifs numériques par la Banque nationale tchèque, incluant du bitcoin. Ce discours constitue, à ce jour, le soutien le plus officiel et le plus direct jamais formulé en faveur d’une réserve en bitcoin par un gouverneur de banque centrale en exercice, plaçant ainsi la Banque nationale tchèque au rang d’observatoire mondial des allocations souveraines en actifs cryptographiques.
Aleš Michl, gouverneur de la Banque nationale tchèque, a prononcé un discours d’ouverture à la conférence Bitcoin 2026 à Las Vegas, défendant directement, sur la base d’analyses internes récentes, l’intégration du bitcoin dans les réserves des banques centrales.
Le titre de son intervention était « Diversifier les réserves des banques centrales avec du bitcoin ». Sur scène, Michl déclara : « Banques centrales et bitcoin — la plupart des gens ne relient pas ces deux notions. Moi, si. »
La voie du bitcoin pour la BNT
La Banque nationale tchèque est, parmi ses pairs, celle qui a le plus avancé sur ce chemin, et Michl est venu cette fois étayer davantage cette position avec des données concrètes.
Il expliqua que la Banque nationale tchèque gère actuellement environ 180 milliards de dollars de réserves de change. Selon ses recherches internes, allouer simplement 1 % de ces réserves au bitcoin permettrait d’accroître le rendement attendu du portefeuille, tandis que le risque global resterait globalement stable — cela s’expliquant notamment par la très faible corrélation à long terme entre le bitcoin et les actifs traditionnels détenus en réserve.
« Voilà l’avenir », affirma-t-il catégoriquement sur scène. Il n’a toutefois pas éludé la question de la volatilité, soulignant que les actifs traditionnels comportent eux aussi des risques de concentration.
The Block avait précédemment rapporté que Michl avait, dès janvier 2025, évoqué pour la première fois le bitcoin comme outil de diversification des réserves. Par la suite, il proposa d’y allouer jusqu’à 5 % des réserves, obtint l’autorisation du conseil d’administration pour mener une étude approfondie, et réalisa, en novembre 2025, via un portefeuille-test, l’acquisition initiale d’actifs numériques par la Banque nationale tchèque, incluant du bitcoin.
Le CFO de Trezor : la question a changé
Ce discours a permis de mieux cerner les contours du cas tchèque.
Début 2024, Standard Chartered avait estimé que davantage de fonds souverains, voire de banques centrales, finiraient probablement par considérer le bitcoin comme l’or — c’est-à-dire comme un instrument de diversification du portefeuille, et non plus comme un actif marginal. Michl donne désormais à cette hypothèse le visage d’un gouverneur de banque centrale.
Štěpán Uherík, directeur financier de Trezor, a immédiatement repris ce sujet sur place. « La Banque centrale européenne affirme depuis longtemps que le bitcoin manque de liquidité, n’est pas suffisamment sûr et ne convient pas à une détention en réserve. Le gouverneur Michl vient juste de présenter une étude dont les conclusions vont précisément à l’encontre de ces affirmations », déclara-t-il. Selon lui, la question centrale a déjà changé : il ne s’agit plus de savoir si le bitcoin est prêt, mais bien de déterminer si les autres banques centrales peuvent se permettre d’ignorer les conclusions de l’étude menée par la Banque nationale tchèque.
Uherík a également évoqué le contexte historique de Prague. Le premier pool minier bitcoin au monde et le premier portefeuille matériel ont tous deux vu le jour dans cette ville, créés par le même groupe de fondateurs. À ses yeux, la position adoptée par la Banque nationale tchèque reflète une culture bitcoin ancrée à Prague depuis longtemps, et non une impulsion politique ponctuelle.
Pour l’heure, Michl ne parle encore que de diversification, sans envisager une refonte radicale du cadre des réserves. Toutefois, le fait qu’une banque centrale ayant déjà acheté du bitcoin vienne défendre publiquement, sur la plus grande scène mondiale dédiée au bitcoin, la logique d’une augmentation de ses positions, constitue en soi un signal trop fort pour être ignoré.
Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News














