
L'effondrement de GPS et SHELL : la chaîne complète de fonctionnement d'une « machine à récolter » dans l'univers des cryptomonnaies
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L'effondrement de GPS et SHELL : la chaîne complète de fonctionnement d'une « machine à récolter » dans l'univers des cryptomonnaies
Une chaîne d'intérêts cachée commence peu à peu à émerger, révélant un complot bien plus stupéfiant que ce qu'on imaginait.
Rédaction : Fairy, ChainCatcher
La liquidité est la ligne de vie qui maintient la stabilité des prix, et les market makers en sont les gardiens. Mais que se passe-t-il lorsque ces gardiens deviennent des « pillards » ? Quel chaos s'ensuit sur le marché ?
GPS a chuté sous son prix d'ouverture 20 minutes seulement après son lancement sur un exchange, passant d'un sommet de 0,15 dollar à une baisse de 74 %. SHELL est tombé de 0,7 dollar à 0,26 dollar. Les deux jetons GPS et SHELL affichent des courbes de prix quasi identiques, comme contrôlées par une même main invisible.
Avec l'enquête de Binance et les révélations continues des utilisateurs de la communauté, cet incident a rapidement dominé toutes les conversations du week-end. Une chaîne d'intérêts occulte a progressivement émergé au grand jour, mettant sous pression Web3Port, Whisper et May Liu. Le scénario caché derrière ce krach s'avère bien plus choquant qu'imaginé...

Graphiques des cours de GPS et SHELL
Une vente unilatérale du market maker provoque l'effondrement des prix
Un communiqué de Binance indique que la volatilité récente du prix de GPS est directement imputable à un market maker. Ce dernier n'a effectué que des opérations de vente pendant 21 heures, sans remplir aucune obligation d'achat, écoulant massivement 70 millions de jetons GPS et réalisant ainsi un profit d’environ 5 millions de dollars. Cette action de vente a entraîné un effondrement brutal du prix et presque complètement asséché la liquidité du marché.
Par la suite, Binance a découvert que les deux projets cryptographiques avaient tous deux confié la gestion de leur liquidité à ce même market maker.
Binance a alors retiré ce market maker de sa plateforme, interdisant toute activité de market making. En outre, les bénéfices obtenus illégalement par ce market maker ont été saisis, et Binance prévoit d’utiliser ces fonds pour compenser les utilisateurs touchés par les projets GPS et SHELL. Le détail du plan de compensation sera annoncé ultérieurement par les équipes des projets concernés.
L'émergence du cerveau derrière les manipulations : la chaîne complète de manipulation du marché
Tandis que l'affaire s'amplifie, la communauté a rapidement mené ses propres investigations, révélant l’identité du véritable instigateur. Cet événement expose non seulement un market maker manipulateur, mais également une chaîne d’arbitrage longtemps active dans l’écosystème crypto.
Le KOL crypto @_FORAB a révélé que GSR était le market maker passif de GPS et SHELL, tandis que Web3Port, une équipe basée à Shanghai, agissait comme market maker actif.
Des enquêtes approfondies ont montré que Web3Port avait alloué des jetons à Whisper, un market maker lié, qui, disposant d’une autorisation interne via le compte Binance de Web3Port, a exécuté des ventes continues, causant finalement l’effondrement du marché. Plusieurs professionnels du secteur confirment que Web3Port et Whisper appartiennent à la même équipe, formant ainsi une chaîne intégrée allant de l’acquisition aux réalisation de profits.

May Liu et la « chaîne de production d’arbitrage »
Le modèle commercial de longue date de May Liu, associée de Web3Port, émerge désormais clairement — de Spark Digital Capital à Web3Port, puis à Whisper, elle a construit une chaîne spécialisée dans l’arbitrage aux dépens des projets et des exchanges.
L’ère Spark Digital Capital (le masque du VC) :
May Liu était active dans l’écosystème crypto sous le nom d’un fonds VC, mais en réalité, elle se concentrait principalement sur des services externes de marketing et de conseil financier (FA). Elle valorisait des projets, obtenait des jetons gratuits, puis incitait d'autres véritables VC à investir via Spark Digital Capital, transformant ainsi ces derniers en « pigeons », tandis qu’elle-même réalisait des profits sans mise initiale.
L’incubateur Web3Port (des services contre des jetons gratuits) :
À partir de 2021-2022, avec l’intensification de la concurrence entre VC, les projets ont de plus en plus refusé d’offrir des jetons gratuitement, rendant ce modèle d’arbitrage difficile. May Liu a donc créé l’incubateur Web3Port, spécialisé dans l’accompagnement des jeunes projets via packaging, mentorat et accès aux réseaux VC, en échange de 1 % à 3 % de jetons gratuits.
Le market maker Whisper (canal de sortie monnayable) :
Obtenir des jetons gratuits ne suffisant pas à finaliser l’arbitrage, Web3Port a également mis en place Whisper, présenté officiellement comme fournisseur de liquidité pour les projets, mais servant en réalité de canal de monétisation pour les « jetons gratuits ». Grâce à des autorisations internes, Whisper pouvait vendre massivement ces jetons sur des exchanges comme Binance, s’échapper avec les bénéfices, tandis que les petits investisseurs devenaient de simples « distributeurs automatiques » à long terme.
@_FORAB commente : « Cette idée de "passer Binance en un an", elles l’ont effectivement réalisée, et depuis longtemps déjà. »
Polemiques : qui doit être tenu responsable de ce « marché pourri » ?
Jeter la faute sur les market makers ne tient pas debout
@yuyue_chris souligne : « Les équipes projet sont comme des "imprimeries de monnaie", tandis que les market makers servent à convertir ces jetons en espèces, en partageant les revenus selon un accord prédéfini. Dans une relation aussi étroitement liée par les intérêts, il est quasi impossible qu’un market maker vende massivement contre la volonté du projet. »
@silverfang88 ajoute : « La décision de vendre a très probablement été prise conjointement par le projet et le market maker. Face à un marché morose, le market maker peut conseiller au projet de vendre tôt, sans "rêver", car "les nouveaux jetons sur Binance finissent toujours en cascade". Si le projet accepte cette logique, alors les deux parties s’accordent pour provoquer une série de ventes à la baisse. »
D’un autre côté, les équipes projet n’ont pas réussi à attirer suffisamment d’acheteurs, la profondeur du marché est insuffisante, incapable de supporter les pressions vendeuses ou d’étendre le carnet d’ordres. Les ordres de vente dominent constamment, entraînant une baisse continue des prix.
Comme mentionné dans *The Great Game*, les market makers de la Bourse de New York exploitaient autrefois la transparence totale des informations boursières pour manipuler le marché grâce à des écarts d’information. »
@0xJamesXXX relève un autre point souvent ignoré : « Selon la tokenomie publique du projet, les jetons des investisseurs et incubateurs sont encore loin de leur date de déblocage. Alors pourquoi cette institution possède-t-elle autant de jetons déjà débloqués à vendre ? Le projet ment-il aux investisseurs ? Ou bien ces jetons ont-ils été distribués sous d’autres formes, comme des airdrops ? »
Tous les acteurs poursuivent leurs intérêts, toute la chaîne d’intérêts doit être remise en question
@forgivenever explique : « Le marché se retrouve dans cette situation parce que toute la chaîne industrielle est gangrenée par des comportements malveillants, chacun faisant semblant de ne rien voir.
Accuser quelques boucs émissaires ne résoudra rien. Ce qu’il faut vraiment interroger, c’est la manière dont les exchanges, VC, projets, KOLs et market makers, ensemble, perpétuent l’exploitation systématique des petits investisseurs. »
Concernant la manière dont Binance a géré cet incident, plusieurs avis divergents émergent :
@armonio_liang précise : « Si Binance cherche à redéfinir les règles du secteur et à renforcer les mécanismes de régulation des exchanges, je soutiens cette démarche. En repensant à l’histoire de Wall Street, de nombreuses régulations sont nées de l’autorégulation de l’industrie, afin de créer un environnement plus sain.
Mais si cette action n’est qu’un nettoyage ponctuel destiné à redistribuer les intérêts entre institutions et petits investisseurs, alors exclure des market makers de cette façon paraît encore plus arbitraire que dans les marchés financiers traditionnels, et peine à convaincre. »
Camp favorable : Binance purifie l’environnement du marché
« Bravo à Binance. Si faire le mal ne coûte rien, même ce qui est neutre finira par pencher vers le mal. »
« Protéger les utilisateurs, sanctionner les comportements illégaux : Binance fait bien les choses ici. J’espère que d’autres exchanges suivront, pour préserver ensemble l’ordre du marché. »
« Binance montre son attachement à la communauté et sa quête d’équité sectorielle. »
Camp critique : ingérence dans la libre concurrence du marché
« Même si l’intention semble juste, c’est tout sauf décentralisé. »
« Cette intervention musclée de Binance vise-t-elle vraiment à protéger les petits investisseurs, ou plutôt à renforcer davantage son contrôle sur le marché ? Après tout, les relations complexes entre exchanges et market makers sont connues de tous, et Binance lui-même n’est peut-être pas totalement étranger à ce système. »
Cette affaire, déclenchée par les incidents GoPlus et MyShell, a révélé des conflits d’intérêts profonds et un manque criant de régulation dans l’industrie crypto. Accuser uniquement quelques market makers de troubles du marché revient à simplifier excessivement la réalité, en ignorant les rôles joués par les exchanges, VC, équipes projet et KOLs au sein de la chaîne d’intérêts.
Alors, qui doit être tenu responsable de ce « marché pourri » ?
L’avenir ne sera peut-être qu’un jeu infini de « grande confrontation »...
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