
Du point de vue des régimes fiscaux et de la réglementation : pourquoi le Kenya est-il un pionnier africain des actifs cryptographiques ?
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Du point de vue des régimes fiscaux et de la réglementation : pourquoi le Kenya est-il un pionnier africain des actifs cryptographiques ?
Le gouvernement kényan adopte une posture à la fois prudente et ouverte dans le domaine des actifs cryptographiques.
Rédaction : TaxDAO
1. Introduction
Le Kenya est considéré comme un pionnier africain en matière de cryptomonnaies. Un rapport des Nations Unies publié en 2022 indique que le Kenya détient la plus forte proportion de population utilisant des actifs cryptographiques sur le continent africain. Bien que ces actifs offrent davantage d'opportunités aux citoyens kényans, ils présentent également des risques significatifs pour la stabilité financière et la sécurité fiscale. Afin d'atténuer ces risques et garantir la stabilité financière, le gouvernement kényan améliore son cadre législatif afin de créer un environnement sécurisé pour les actifs cryptographiques. Par ailleurs, la Banque centrale du Kenya (CBK) explore activement la possibilité d'émettre une monnaie numérique de banque centrale (CBDC). Ces ajustements reflètent la forte capacité d'adaptation du Kenya face aux nouvelles technologies financières émergentes.
2. Système fiscal général du Kenya
Le système fiscal kényan est relativement complexe, combinant principalement un régime territorial et un régime personnel, avec une dominance du premier. L’impôt sur le revenu suit quant à lui un régime personnel. Le système fiscal kényan comprend divers types d'impositions ainsi que des exonérations, des taux nuls, des avantages fiscaux et des remboursements. Les principales taxes au Kenya incluent l'impôt sur le revenu, la taxe sur la valeur ajoutée (VAT), les droits de douane et la taxe de consommation. Toutes les taxes portant sur les revenus sont perçues par le gouvernement central, ce qui signifie que les comtés kényans ne peuvent pas imposer les revenus. Toutefois, les autorités locales ont le droit de prélever localement des impôts fonciers et des taxes sur les loisirs.
2.1 Impôt sur le revenu (Income Tax)
Au Kenya, l'impôt sur le revenu constitue le principal prélèvement fiscal. Il s'applique aux personnes physiques et morales (résidentes ou non résidentes) sur tous leurs revenus générés ou provenant du territoire kényan. Les revenus selon leur origine sont soumis à des règles fiscales différentes.
2.1.1 Impôt sur les sociétés
L'impôt sur les sociétés kényan est un impôt sur le revenu appliqué à tous les revenus réalisés par des entités juridiques sur le territoire kényan ou y ayant leur source. Une société constituée au Kenya est considérée comme un résident fiscal kényan. Une société enregistrée à l’étranger sera également considérée comme un résident fiscal kényan si, au cours d’une année d’imposition donnée, sa gestion et son contrôle effectifs sont exercés depuis le territoire kényan.
En matière de taux, les sociétés résidentes kényanes (y compris les filiales de sociétés mères étrangères au Kenya) sont soumises à un taux d’impôt sur les sociétés de 30 %. Les succursales ou établissements stables de sociétés étrangères implantées au Kenya paient un taux de 37,5 % sur leurs revenus commerciaux. Sous certaines conditions, les entreprises résidentes et non résidentes peuvent bénéficier de taux réduits spécifiques, dont les dispositions sont complexes et ne seront pas toutes détaillées ici.
Le revenu imposable des entreprises kényanes comprend tous types de revenus : recettes totales provenant de la vente de biens, de travaux ou de prestations de services, ainsi que les dividendes, primes, intérêts, redevances, loyers et revenus extérieurs. Sont toutefois notables les exonérations suivantes : les dividendes distribués par une entreprise à une autre entreprise résidente détenant au moins 12,5 % de ses actions sont exonérés ; les dividendes versés par des sociétés de capital-risque enregistrées sont exonérés ; les revenus générés par des courtiers agréés en valeurs mobilières à partir de titres détenus moins de 24 mois sur la Bourse des valeurs du Kenya sont exonérés ; les revenus d’un fonds commun de placement ou d’un plan collectif d’investissement mis en place par un employeur sont exonérés d’impôt sur le revenu.
Les entreprises non résidentes ne sont imposables qu’en ce qui concerne leurs revenus réalisés ou provenant du Kenya. Les dividendes, intérêts, redevances et loyers perçus par une entreprise non résidente via un établissement stable doivent être déclarés et imposés au Kenya. Les gains en capital tirés par une entreprise non résidente à partir d’actifs situés au Kenya sont passibles de l’impôt sur les gains en capital.
2.1.2 Prélèvement à la source (Withholding Tax)
Le Kenya applique un impôt retenu à la source aux entreprises résidentes et non résidentes, avec des taux variant entre 3 % et 30 %. La loi financière de 2017 accorde notamment des avantages fiscaux aux entreprises, développeurs et opérateurs situés dans des zones économiques spéciales : (1) les dividendes versés aux non-résidents sont exonérés ; (2) les frais de gestion, honoraires techniques, frais de formation et redevances versés aux non-résidents sont soumis à un taux de retenue de 5 % ; (3) les intérêts versés aux non-résidents sont soumis à un taux de retenue de 5 %. La loi financière de 2018 et celle de 2019 réglementent le prélèvement à la source sur les primes d’assurance, fixé à 5 %, avec exonération pour les assurances d’aéronefs. Les primes de réassurance, y compris celles versées à des entreprises de réassurance non résidentes, sont également assujetties à un prélèvement de 5 %.
Le Kenya a signé des conventions de non-double imposition avec plus d'une dizaine de pays, notamment le Canada, le Danemark, la France, l'Allemagne, l'Inde, l'Iran, la Norvège, le Qatar, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud, la Chine et la Suède. Selon ces accords, les taux de retenue à la source varient de 0 % à 20 %.
2.1.3 Impôt sur le revenu des personnes physiques
Selon la loi kényane sur l'impôt sur le revenu, les résidents kényans doivent payer l'impôt sur leurs revenus d'emploi mondiaux ainsi que sur tout autre revenu provenant du Kenya ou perçu sur son territoire. Les non-résidents ne sont imposables que sur les revenus provenant du Kenya. Les revenus des différentes sources doivent être calculés séparément, seules les dépenses liées directement à chaque source pouvant être déduites. Les revenus imposables comprennent les revenus d'emploi, d'activité, fonciers, dividendes, intérêts, licences ou contrats, agricoles, gains en capital, pensions et revenus tirés des marchés numériques. L'impôt sur le revenu des personnes physiques suit un barème progressif allant de 10 % à 30 %.
La définition du résident fiscal pour les personnes physiques au Kenya est particulière : outre la possession d’un domicile permanent ou la présence de 183 jours au cours d’un exercice fiscal, une personne sans domicile permanent au Kenya peut être considérée comme résidente fiscale si elle y a séjourné durant un exercice donné et que, sur les deux exercices précédents, sa durée moyenne annuelle de séjour excède 122 jours.
2.2 Taxe sur la valeur ajoutée (Value Added Tax, VAT)
La TVA s'applique à la fourniture de biens ou services imposables sur le territoire kényan, ainsi qu'à l'importation de biens ou services imposables. Les entreprises et sociétés peuvent s'inscrire volontairement au régime de la TVA, mais celles dont le chiffre d'affaires annuel dépasse 5 000 000 de shillings kényans doivent obligatoirement s'y inscrire. Le taux standard de TVA est de 16 %, applicable à la majorité des biens et services. Certains biens et services exportés bénéficient d'un taux zéro, tandis que certains produits de base alimentaires et médicaments sont exemptés. À noter que la loi financière de 2019 a explicitement introduit la TVA sur les marchés numériques, bien que les mécanismes d'application soient annoncés ultérieurement.
Pour favoriser la conformité, l’Administration des impôts du Kenya (KRA) a mis en place un système de retenue de TVA, nommant certains agents chargés de retenir et verser la TVA. Ces agents retiennent la taxe lors du paiement des factures et la déclarent/paient à la KRA. Pour assurer la sécurité, les contribuables peuvent vérifier l’identité d’un agent via l’outil « Agent Checker » disponible sur le système iTax de la KRA.
2.3 Taxe de consommation (Consumption Tax)
La taxe de consommation est un impôt perçu par le gouvernement kényan sur la production et l’importation de biens et services spécifiques. Les entreprises et particuliers produisant, fournissant ou important des biens ou services imposables sont redevables de cette taxe. Elle s'applique à des biens spécifiques (alcool, tabac, carburants) et à certains services (télécommunications), avec des taux variables selon la nature du bien ou service.
Il convient également de noter que la loi financière de 2018 prévoit un ajustement annuel des taux de taxe de consommation en fonction de l'inflation au début de chaque exercice budgétaire. Les frais liés aux services financiers sont exonérés, notamment les intérêts sur prêts, primes d'assurance et commissions découlant de prêts ou de partage de profits. De plus, les commissions d’assurance inférieures au plafond fixé par la loi sur l’assurance sont exonérées ; celles excédant ce montant sont imposables.
2.4 Taxe sur les services numériques (Digital Service Tax, DST)
La loi financière kényane de 2020 a introduit la taxe sur les services numériques. Entrée en vigueur le 1er janvier 2021, elle s'applique aux personnes ou entreprises fournissant ou facilitant la fourniture de services numériques aux utilisateurs basés au Kenya, et est perçue à hauteur de 1,5 % du chiffre d'affaires (hors TVA). Pour les résidents kényans et les entreprises établies durablement au Kenya, la DST est déductible de l’impôt sur le revenu annuel dû. Pour les non-résidents et les entreprises sans établissement stable au Kenya, la DST constitue un impôt final. Les services imposables incluent les contenus numériques téléchargeables (livres électroniques, films, applications mobiles, abonnements médias comme les journaux, services de streaming, musique, jeux), billets électroniques pour concerts ou restaurants, services de transport à la demande (ride-hailing), ainsi que tout autre service numérisé. En cas de non-conformité, le gouvernement peut restreindre l’accès de l’entreprise au marché kényan.
3. Aperçu de la taxation et de la réglementation des crypto-actifs au Kenya
3.1 Aperçu de la politique fiscale sur les crypto-actifs
Avant l'adoption de la loi financière de 2023, le Kenya imposait l'impôt sur le revenu aux particuliers effectuant des transactions fréquentes sur actifs cryptographiques, tandis que les détenteurs à long terme étaient soumis à l'impôt sur les gains en capital. Toutefois, afin de mieux encadrer le marché des crypto-actifs, la Commission des finances et de la planification nationale de l'Assemblée nationale kényane a approuvé la loi de 2023 relative aux marchés des capitaux (révision), selon laquelle tous les crypto-actifs et la technologie blockchain relèvent désormais de la compétence de l'Autorité des marchés des capitaux du Kenya (CMA). Cette loi vise à instaurer un cadre réglementaire et fiscal pour le secteur numérique, marquant une étape importante dans l’intégration de ce secteur dans le dispositif réglementaire et fiscal national.
Conformément à cette loi, le gouvernement impose un prélèvement forfaitaire de 3 % sur toutes les transactions portant sur des actifs non physiques (y compris les crypto-actifs, les jetons numériques, les actifs conservés sous forme numérique, ou générés par des procédés cryptographiques ou autres), qu’il s’agisse d’achats, de ventes ou d’échanges, calculé sur le volume de transaction (et non sur le gain réalisé).
Les activités imposables relevant de cette politique incluent : la réception de jetons par airdrop, l’échange de jetons contre des stablecoins (ex. BTC contre USDT), l’échange entre différents types de jetons (ex. BTC contre ETH), et l’achat/vente de jetons non fongibles (NFT).
En outre, les citoyens kényans détenant ou échangeant des crypto-actifs doivent déclarer à l’Administration des impôts du Kenya (KRA) l’intégralité de leurs avoirs. Les particuliers et entreprises impliqués dans des transactions de crypto-actifs doivent fournir des informations fiscales à l’Autorité des marchés des capitaux (CMA), les particuliers devant solliciter une licence auprès de la CMA, conduisant finalement à la création d’un registre électronique centralisé des transactions sur crypto-actifs.
3.2 Aperçu du cadre réglementaire des crypto-actifs
Au-delà de la fiscalité, le Kenya construit activement un cadre réglementaire pour ses crypto-actifs afin de répondre à un marché intérieur évalué à plusieurs milliards de dollars. Afin de normaliser l'utilisation et les échanges de crypto-actifs, protéger les consommateurs et stimuler le développement de l'économie numérique, le Kenya adopte une série de mesures innovantes.
L'Association kényane de la blockchain (BAK), sous la supervision de la commission des finances et de la planification nationale de l'Assemblée nationale, a entamé la rédaction d'un projet de loi sur les fournisseurs de services d'actifs virtuels. Ce travail législatif constitue une étape clé dans l'engagement du Kenya envers l'économie numérique et son ambition de conserver une position de leader en Afrique dans le domaine des crypto-actifs. Le projet de loi couvrira notamment la définition des actifs virtuels, la régulation des monnaies créées par minage cryptographique, ainsi que les responsabilités des individus et entreprises intervenant sur ces marchés, y compris en matière fiscale, de propriété et de promotion de l'innovation.
En particulier, en ce qui concerne la régulation des crypto-actifs obtenus par minage, le projet de loi établit plusieurs dispositions. Le cadre réglementaire kényan vise à légitimer les activités de minage et à leur offrir une orientation juridique claire.
D'après le projet, premièrement, les entreprises minières pourraient devoir respecter des normes internationales, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d'argent (AML) et le financement du terrorisme (CFT). Deuxièmement, le Kenya pourrait mettre en œuvre une politique fiscale obligeant les mineurs à déclarer et payer des impôts sur leurs revenus issus du minage, afin que l'État puisse percevoir des recettes de cette activité. Troisièmement, l'impact environnemental constitue un facteur clé dans la régulation du minage. Compte tenu des effets potentiels du minage sur l'environnement, le Kenya pourrait exiger que les mineurs utilisent des énergies renouvelables ou garantissent une efficacité énergétique élevée. Quatrièmement, les normes techniques et les mesures de sécurité seront essentielles : le Kenya pourrait établir des règles pour protéger les activités de minage contre les cyberattaques et les vols, assurant ainsi la sécurité et la fiabilité du processus. Enfin, la protection des consommateurs reste un pilier central du cadre réglementaire, visant à prévenir les fraudes et les pratiques commerciales injustes liées au minage. Cela inclut la mise en place de divulgations claires des risques et de mécanismes de règlement des litiges.
Par ailleurs, le cadre réglementaire kényan maintiendra une certaine flexibilité afin de s’adapter à l’évolution rapide des technologies de minage et aux changements de marché, en encourageant l’innovation technique et les meilleures pratiques sectorielles grâce à des incitations, un soutien à la R&D et des opportunités de collaboration.
Dans la mise en œuvre de son cadre réglementaire, le Kenya fait face à des défis importants, notamment concernant le projet controversé d’identité numérique « Worldcoin (WLD) ». Ce projet prévoit la distribution de monnaie à des utilisateurs mondiaux en échange d’un scan de la rétine pour créer une identité numérique, suscitant de graves inquiétudes du gouvernement kényan sur la vie privée et la sécurité des données. En réponse, le Kenya a pris une position ferme en fermant les activités de « Worldcoin » sur son territoire, illustrant ainsi son approche prudente en matière de régulation des nouvelles technologies et son engagement à protéger la vie privée et la sécurité des citoyens. De plus, le gouvernement souligne l'importance de l'éducation du public afin d'accroître la sensibilisation aux risques liés aux crypto-actifs, cherchant à équilibrer innovation technologique et conformité réglementaire. Le cadre réglementaire kényan se distingue par son adaptabilité, capable de réagir rapidement aux évolutions technologiques et aux changements de marché, en phase avec les préoccupations croissantes mondiales sur la confidentialité des données (comme le RGPD de l’Union européenne) et la sécurité. Cette position pourrait servir d'exemple à d'autres pays confrontés à des projets similaires, incitant les régulateurs mondiaux à mieux intégrer la protection de la vie privée et des données dans leurs politiques d'innovation.
Par ailleurs, la Banque centrale du Kenya (CBK) explore activement la possibilité d'une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), afin de répondre à l'émergence des crypto-actifs privés tout en évaluant les opportunités et risques associés. Cette démarche reflète l'ouverture de la CBK aux nouvelles technologies de paiement, tout en soulignant son rôle actif dans la préservation de la stabilité financière et la prévention des activités illégales.
En 2024, avec le développement de l'intelligence artificielle, le gouvernement kényan prévoit de développer un système fiscal en temps réel intégrant les plateformes et marchés d’échange de crypto-actifs, afin de surveiller et enregistrer les détails des transactions, assurer une régulation efficace, améliorer l’efficacité fiscale et éviter toute omission des revenus liés aux crypto-actifs. À compter du 25 décembre 2024, le gouvernement kényan envisage d’utiliser les Paybills M-PESA (plateforme de paiement mobile largement utilisée au Kenya) et les codes d’identification des transactions (Till Numbers) comme registre électronique virtuel des contribuables (ETRs). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme fiscale kényane, visant à renforcer la transparence des transactions sur crypto-actifs, élargir la base d’imposition et lutter contre l’évasion fiscale par des moyens numériques.
4. Conclusion et perspectives
Le gouvernement kényan adopte une posture à la fois prudente et ouverte dans le domaine des crypto-actifs. En matière de politique fiscale et réglementaire, les ajustements réalisés reflètent un équilibre subtil entre la promotion de la croissance économique, la garantie de l’équité sociale et la réponse aux pressions internationales. Grâce à ces adaptations, le gouvernement kényan montre une grande sensibilité et adaptabilité aux évolutions économiques nationales et internationales, tout en jouant un rôle actif dans la modernisation du pays.
À l’avenir, le Kenya devrait coopérer avec d’autres pays et organisations internationales pour relever ensemble les défis et saisir les opportunités offerts par les crypto-actifs, renforçant continuellement la gestion fiscale, optimisant sa structure fiscale et promouvant un développement sain de la technologie financière dans un cadre réglementaire clair. On s’attend à ce que le Kenya clarifie le statut juridique des crypto-actifs, élabore des règles réglementaires plus détaillées, et impose une surveillance accrue aux plateformes et activités d’échange. En s'inspirant des expériences de l’Afrique du Sud et du Nigeria, le Kenya pourrait devenir un leader africain dans l’établissement d’un cadre réglementaire pour les crypto-actifs. De plus, le Kenya pourrait poursuivre la réforme de sa politique fiscale afin d’améliorer la conformité des contribuables dans les transactions sur crypto-actifs. Ces mesures aideront le Kenya à trouver un équilibre entre innovation financière, sécurité financière et développement économique, posant ainsi les bases solides d’un secteur des crypto-actifs durable.
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