
Quelles sont les dernières tendances étudiées par les fonds de capital-risque spécialisés dans la cryptographie ?
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Quelles sont les dernières tendances étudiées par les fonds de capital-risque spécialisés dans la cryptographie ?
Quelles sont les opinions exprimées récemment par a16z, IOSG, Coinbase et Paradigm dans leurs articles ?
Auteur : Beichen
Les dernières actualités du marché Crypto peuvent bien sûr être capturées sur les réseaux sociaux, mais le coût de filtrage de l'information est extrêmement élevé. Ces plateformes regorgent de bruit, nous rendant périodiquement sourds ou désorientés, et nous poussent à confondre des biais personnels avec un consensus. Une bonne manière d'y remédier consiste à identifier des sources fiables et à leur accorder un niveau de confiance plus élevé, afin de s'en servir comme référence.
Toute opinion, perspective ou expérience utile résulte d’un investissement de temps. Lire ces contenus revient donc à bénéficier d’un effet de levier temporel.
Le Chain Tea House prévoit de suivre régulièrement les analyses approfondies des principaux fonds d’investissement et analystes indépendants du secteur Crypto, en proposant une synthèse systématique hebdomadaire, dans l’espoir de fournir aux lecteurs une référence pour observer les courants souterrains de l’industrie.
Voici une première tentative encore imparfaite. Nous continuerons d’améliorer notre base de sources fiables ainsi que notre modèle de restitution. N’hésitez pas à nous recommander des sources que vous jugez particulièrement dignes de confiance.
a16z « Défendre les stablecoins » — Miles Jennings
Cet article répond aux attaques extérieures contre les stablecoins.
Il explique que l’effondrement des stablecoins algorithmiques n’est pas dû à un défaut au niveau de l’algorithme lui-même, mais à un problème financier : un manque de collatéral.
Plus précisément, la valeur des stablecoins algorithmiques repose sur un collatéral « endogène », c’est-à-dire le jeton de gouvernance du projet. Quand ce jeton baisse, cela déclenche une spirale mortelle de liquidation du collatéral pour racheter les actifs, similaire à une ruée bancaire classique.
En revanche, des stablecoins décentralisés comme DAI, entièrement sur-collatéralisés par des cryptomonnaies, sont capables de résister aux conditions extrêmes. Quant à l’USDT de Terra, il ne devrait pas être considéré comme un stablecoin (bien que l'article n’en donne pas la raison).
Conclusion : la régulation est nécessaire, mais elle ne devrait pas interdire les stablecoins, surtout pas les stablecoins décentralisés qui offrent davantage de résilience. En outre, les stablecoins algorithmiques ouvrent une voie permettant à divers actifs d’être productifs et de stimuler le commerce numérique mondial, à condition de mettre en place des « garde-fous » autour de leur collatéral.
a16z « Pourquoi les créateurs de NFT devraient adopter le cc0 » — Flashrekt, Scott Duke Kominers
La stratégie IP traditionnelle repose sur l’exclusivité. Toutefois, en adoptant un esprit open source, en autorisant explicitement le public à construire, dériver ou copier à partir des œuvres existantes, on peut augmenter la valeur de l’IP. Ainsi, les communautés NFT prospèrent davantage lorsqu’elles adoptent cet esprit collaboratif.
Le cc0 (Creative Commons Zero) est une licence non lucrative de Creative Commons, par laquelle les créateurs choisissent délibérément de « renoncer à tous droits ». Tout le monde peut alors créer des œuvres dérivées et en tirer profit.
De nombreux projets NFT rejoignent désormais le cc0, tout comme des artistes cryptographiques qui y ajoutent leurs œuvres, dans le but de favoriser l’expansion du projet initial et de construire une communauté plus dynamique et impliquée. Le cas typique est celui de la série Loot, dont l’adhésion au cc0 vise à réduire les frictions liées aux licences.
Mais le cc0 convient surtout aux nouveaux projets. Les marques établies (comme Disney), qui lancent des NFT, préfèrent généralement des licences plus restrictives.
Conclusion : le domaine des NFT a besoin de communautés open source, et le cc0 cherche à devenir une infrastructure fondamentale à cet égard.
IOSG « Décortiquer la couche de disponibilité des données : la pièce Lego négligée du futur modulaire » — Jiawei
L'idée centrale de l'article est que la blockchain modulaire deviendra le récit clé du prochain cycle (dans les 3 à 5 ans à venir), chaque couche étant faiblement couplée.
À ce titre, la couche d’exécution, dominée par les Rollups, est déjà largement consolidée, divisée entre quelques géants, laissant peu de place aux nouveaux entrants.
La couche de consensus (c’est-à-dire chaque Layer1) n’a pas encore vu son paysage stabilisé : des nouveaux venus comme Aptos et Sui commencent à émerger, mais leur narration ressemble trop à de l’« ancien vin dans de nouvelles bouteilles », rendant difficile l’identification d’opportunités d’investissement pertinentes.
La couche de disponibilité des données, en revanche, reste sous-estimée. Par exemple, l’intégration de blockchains comme entité de confiance pour garantir la disponibilité des données hors chaîne présente un fort potentiel.
Coinbase « Le réseau Lightning du Bitcoin est-il réel ? » — Connor Dempsey & Sam Newman
Le Bitcoin ne traite que 7 transactions par seconde, avec des frais élevés, ce qui le rend inadapté aux paiements de consommation. Cependant, sa couche 2 permettrait des millions de transactions instantanées par seconde, à un coût de seulement quelques centimes. Cela inciterait les utilisateurs à déposer du BTC sur le réseau Lightning pour effectuer des transactions, et pourrait même impacter le marché mondial des virements internationaux.
Le protocole Lightning s’appuie sur Bitcoin ; au-dessus de ce protocole se trouvent des infrastructures fondamentales, puis de plus en plus de services DApp dédiés aux paiements, à la finance et à la consommation.
Au cours des six derniers mois, l’utilisation et l’écosystème du réseau Lightning ont connu une croissance régulière, notamment avec 5 % des transactions au Salvador réalisées en BTC.
Conclusion : si un nouveau marché haussier arrive et fait grimper les frais de gaz, l’activité sur le réseau Lightning explosera.
Paradigm « Cosmos sans Tendermint » — Joachim Neu, Andrew Kirillov, Georgios Konstantopoulos
La boîte à outils de l'algorithme de consensus BFT haute performance de Cosmos permet aux développeurs de lancer facilement des blockchains directement sur Tendermint. Or, Tendermint date d’il y a plusieurs années et pourrait être remplacé par de meilleures alternatives.
Paradigm propose donc une nouvelle idée : remplacer Tendermint par Narwhal & Bullshark (N/B), tout en visant la compatibilité avec la pile Cosmos SDK.
Pour cela, ils ont construit un prototype d’application Cosmos/ABCI utilisant Narwhal/Bullshark comme algorithme de consensus (au lieu de Tendermint). Le résultat des tests montre que : bien que ABCI vise à être plus générique, il est en réalité fortement calibré pour Tendermint, et mal adapté aux nouveaux protocoles de consensus.
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