
L’IA d’Anthropic est capable de détecter automatiquement les vulnérabilités, et Coinbase s’empresse de l’acquérir pour se protéger.
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L’IA d’Anthropic est capable de détecter automatiquement les vulnérabilités, et Coinbase s’empresse de l’acquérir pour se protéger.
En 2025, le secteur de la cryptographie a déjà perdu 3,4 milliards de dollars à cause de pirates informatiques, tandis que l’IA est capable de détecter en quelques secondes des vulnérabilités totalement ignorées par les audits traditionnels.
Auteur : DLNews
Traduction et adaptation : TechFlow
Introduction de TechFlow : Le nouveau modèle d’intelligence artificielle (IA) d’Anthropic, Claude Mythos, est capable de découvrir et d’exploiter de manière autonome des vulnérabilités zéro-day. Jugé trop dangereux pour être commercialisé publiquement, ce modèle n’est accessible qu’à un petit nombre de grands partenaires technologiques. Coinbase et Binance se battent actuellement pour l’acquérir afin de renforcer leurs défenses, mais cela signifie que le reste du secteur restera entièrement exposé aux attaques menées par l’IA. En 2025, l’industrie de la cryptomonnaie a déjà subi 3,4 milliards de dollars de pertes dues à des pirates informatiques, tandis que l’IA peut identifier en quelques secondes des failles totalement ignorées par les audits traditionnels.
Les principales bourses de cryptomonnaies se précipitent pour obtenir l’accès à Claude Mythos, un nouveau modèle d’IA d’Anthropic, dont les capacités présumées de piratage ont conduit l’entreprise à limiter son accès à un cercle restreint de grands partenaires technologiques.
Le 14 avril, selon The Information, Coinbase et Binance seraient en concurrence pour acquérir ce nouveau modèle afin de renforcer leurs systèmes de défense.
L’urgence provient du fait que Claude Mythos serait capable de découvrir et d’exploiter de manière autonome des vulnérabilités zéro-day — des failles de sécurité qu’un attaquant peut exploiter avant même que les développeurs ne soient informés de leur existence — sur les principaux systèmes d’exploitation et navigateurs web. Pire encore, selon Anthropic, ce modèle est jugé si dangereux qu’aucune date de lancement public n’a encore été fixée.
Mais tandis que les plus grandes bourses s’efforcent de se doter de défenses pilotées par l’IA, le reste de l’écosystème cryptographique en est exclu — et donc particulièrement vulnérable.
Pour Deddy Lavid, PDG de la société de cybersécurité Cyvers Alert, ce scénario relève du cauchemar.
« Si l’IA est capable d’identifier à grande échelle des vulnérabilités au cœur des infrastructures internet, le secteur des cryptomonnaies sera l’un des premiers à en ressentir les effets », déclare Lavid à DL News.
« Notre écosystème repose sur les navigateurs, les portefeuilles, les API, les bibliothèques open source et les outils de développement — dans bien des cas, ces éléments sont directement connectés aux transferts de valeur. » Et l’ampleur des dommages potentiels est vertigineuse.
« Des centaines de millions à plusieurs milliards de dollars », affirme-t-il.
Selon la société de surveillance blockchain Chainalysis, l’industrie des cryptomonnaies a déjà subi, en 2025, des pertes de 3,4 milliards de dollars dues à des pirates informatiques et autres acteurs malveillants.
En effet, pour un secteur fondé sur des transactions irréversibles et doté d’équipes de sécurité souvent réduites, le risque est existentiel. Car l’IA ne se contente pas de lire le code plus rapidement qu’un humain : elle explore massivement d’immenses volumes de code afin de déceler des vulnérabilités émergentes totalement passées inaperçues lors des audits traditionnels.
L’association de cette capacité avec la nature immédiate et fragmentée de l’infrastructure cryptographique réduit l’intervalle entre la découverte d’une vulnérabilité et une perte catastrophique de plusieurs semaines à quelques secondes seulement.
Aucune couche n’est à l’abri
Les données fournies par Cyvers montrent que des pertes massives historiques ont frappé chaque niveau de la pile technologique des échanges cryptographiques.
Les bourses centralisées ont perdu près de 2 milliards de dollars, les réseaux décentralisés ont été attaqués pour plus de 500 millions de dollars, les ponts interchaînes ont été compromis pour près de 1 milliard de dollars, et les portefeuilles utilisateurs sont devenus des cibles privilégiées, selon Lavid.
La menace posée par l’IA pourrait frapper le secteur cryptographique de trois manières principales : via des petites équipes, des bases de code longtemps non mises à jour ou des projets abandonnés.
« Nous observons fréquemment des protocoles gérant des millions de dollars de valeur qui sont maintenus par des équipes réduites, des bases de code obsolètes ou des projets partiellement abandonnés », explique Lavid. « Dans un environnement menacé par des attaques pilotées par l’IA, cet écart devient un amplificateur majeur de risque. »
Et qu’en est-il du Bitcoin, le protocole dominant du secteur cryptographique ?
« Le protocole central du Bitcoin est relativement simple et éprouvé, et il est bien moins exposé que d’autres écosystèmes à des erreurs logiques complexes », indique Lavid à DL News. « Il est peu probable que l’IA réussisse soudainement à ‘craquer’ le Bitcoin lui-même. »
Cependant, les infrastructures qui entourent cette première cryptomonnaie — portefeuilles, bourses, couches 2 — demeurent vulnérables.
« L’IA peut détecter des vulnérabilités à ces niveaux, et comme c’est précisément là que la plupart des utilisateurs interagissent avec le Bitcoin, les pertes concrètes surviendront — non pas au niveau du protocole, mais aux marges », conclut Lavid.
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