
Entretien avec le fondateur de Project Galaxy : le marché des certificats de données Web3 pourrait atteindre cent milliards de dollars
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Entretien avec le fondateur de Project Galaxy : le marché des certificats de données Web3 pourrait atteindre cent milliards de dollars
Quand les actions que vous effectuez sur la blockchain sont enregistrées pour toujours, pourquoi ne pas croire que les CV sur chaîne puissent vraiment devenir une réalité ?
Source : TechFlow
Nous avons tous déjà entendu cette histoire : un diplômé se rend à un entretien dans une société d'investissement crypto, sans CV, mais en présentant simplement les adresses d'applications comme Cyberconnect ou Mirror, plein de confiance.
C’est précisément ce qui rend le Web3 si fascinant : il change nos habitudes et redéfinit le coût de la confiance. Lorsque vos actions sur la blockchain sont enregistrées indéfiniment, pourquoi ne pas croire qu’un CV sur chaîne pourrait devenir réalité ?
Project Galaxy propose un réseau de données visant à enrichir le CV Web3 de chaque individu. En termes simples, Project Galaxy fournit une infrastructure permettant aux projets d’émettre des certificats numériques (« credentials ») à toute adresse ayant accompli une action spécifique, créant ainsi des preuves de données vérifiables.
TechFlow a discuté avec Charles, fondateur de Project Galaxy, des applications Web3, et Charles a partagé sa vision du secteur, de ses concurrents et de l’avenir.
Les débuts du réseau de données de certificats Web3
TechFlow : Les projets centrés sur la collecte de certificats semblent rares. Pourquoi parier sur ce segment ?
Charles : Au début de l'année 2021, nous avons eu une idée : comment aider chaque projet à disposer de sa propre infrastructure afin d'utiliser les NFT pour mieux construire sa communauté et développer ses produits. C’était la première version de Galaxy. À l’époque, Project Galaxy proposait une plateforme de services basée sur les NFT, permettant aux projets d’inciter la croissance de leurs utilisateurs via la distribution de NFT.
Mais nous avons réalisé que l’essentiel résidait dans l’action précédant la récompense : c’est parce qu’un utilisateur avait fait quelque chose qu’il recevait un NFT correspondant. Ces NFT sont donc devenus indirectement la preuve qu’un utilisateur avait participé à tel ou tel projet.
À travers ce processus, nous avons compris que les données issues des projets auxquels les utilisateurs avaient participé, et des actions qu’ils avaient menées, allaient à l’avenir avoir une demande et une valeur énormes. Nous avons donc rapidement recentré notre attention sur le développement d’un réseau de données de certificats.
TechFlow : Galaxy vient de lever 10 millions de dollars. Comment comptez-vous étendre davantage ce domaine de la collecte de certificats ?
Charles : Aujourd’hui, Galaxy concentre ses efforts sur la construction d’un réseau de données de certificats sur chaîne. L’infrastructure NFT vise à servir les développeurs et les utilisateurs, en facilitant l’utilisation et la manipulation de ces données de certificats.
Nous disposons actuellement de plus de 500 types différents de certificats, couvrant plus de 3 millions d’adresses blockchain issues de divers projets, formant ainsi un vaste réseau de données de certificats sur chaîne. Notre infrastructure NFT aide les projets à exploiter ces données pour renforcer leur communauté, améliorer la fidélisation des utilisateurs et stimuler leur croissance.
Nous allons désormais nous concentrer sur plusieurs axes : d’abord, rendre le réseau de données plus ouvert, afin que n’importe qui puisse créer librement des bases de données de certificats sans autorisation préalable. Ensuite, agir comme une Oracle et une API, permettant aux développeurs d’intégrer facilement ces données dans leurs propres produits. Comme je l’ai dit, les NFT ne sont qu’un module parmi d’autres offerts par Galaxy. À l’avenir, nous développerons d'autres modules. Les projets pourront non seulement utiliser Galaxy pour gérer leur communauté, mais aussi constituer leur propre système d’étiquetage des utilisateurs, distribuer des airdrops, lancer des projets, organiser des AMA, des votes, des événements physiques ou encore stimuler leur croissance grâce à nos outils.
TechFlow : Autrement dit, Galaxy devient davantage orienté B2B ?
Charles : Project Galaxy est fondamentalement une plateforme B2B. De nombreux investisseurs nous ont fait savoir qu’ils trouvaient notre solution très utile, et que tous les projets dans lesquels ils ont investi pouvaient bénéficier de Galaxy pour améliorer leur communauté et leurs produits. C’est un retour que nous avons reçu de certains de nos investisseurs.
Les concurrents de Galaxy
TechFlow : Si vous deviez définir Galaxy en quelques mots, lesquels choisiriez-vous ?
Charles : Cela dépend des angles d’analyse. D’abord, en termes de rôle, c’est clairement une « infrastructure ». Que ce soit dans les identités décentralisées (DID), les NFT ou les données de certificats, ce terme résume bien notre position.
Deuxièmement, « données de certificats ». Tout ce que nous faisons tourne autour de cela, car nous pensons que la demande pour ce type de données sera énorme dans le monde Web3. Dans le Web2, les données sont fragmentées et détenues exclusivement par de grandes entreprises. Prenons l’exemple souvent discuté aujourd’hui du score de crédit sur chaîne : dans le monde traditionnel, ce score est déterminé par quelques agences spécialisées. Mais dans le Web3, de nombreuses données sont publiques sur la blockchain, bien qu’encore désordonnées. Peu d’infrastructures comme la nôtre les structurent correctement. Il est possible que dans le Web3, chaque projet développe son propre système de notation de crédit, en s’appuyant simplement sur un modèle de risque adapté à son produit et en intégrant une source de données comme Project Galaxy.
Enfin, « autonomisation » ou « épanouissement » (nous parlons de « Thrive »). Grâce à Galaxy, les projets peuvent améliorer leurs produits et communautés. Une partie de leurs données peut être transformée en certificats exploitables ailleurs. Quant aux utilisateurs, leurs données sur Galaxy améliorent leur expérience sur d’autres plateformes.
TechFlow : Quelle est votre opinion sur les badges de certification comme POAP ?
Charles : Je pense que notre infrastructure NFT est bien plus puissante que celle de POAP. Elle supporte des fonctionnalités comme les boîtes mystères NFT, la synthèse, la distribution payante, l'utilisation des NFT pour les votes communautaires, l'échange de goodies, le déblocage de contenus, etc. En outre, nous offrons une meilleure expérience utilisateur tant pour les projets que pour les participants. Récemment, Galaxy a lancé un module NFT allégé appelé OAT (On-chain Achievement Token), développé conjointement avec Polygon et Filecoin via NFT Storage. Il est désormais déployé sur Polygon et BSC. Les utilisateurs peuvent le recevoir sans frais de gaz, via plusieurs méthodes, notamment le scan de QR code, ce qui convient parfaitement aux événements physiques et virtuels. Lors de l’événement ETH Denver, 14 organisateurs d’événements en personne ont utilisé OAT.
TechFlow : Outre POAP, avez-vous d’autres concurrents ? Quels sont les avantages de Galaxy ?
Charles : Si l’on considère l’ensemble des fonctionnalités couvertes par Galaxy, nous n’avons pas encore vu de grand concurrent direct. Mais si on décompose les composants, par exemple POAP excelle particulièrement dans les événements physiques, là où OAT entre en concurrence.
Concernant les projets récents axés sur le « Learn to Earn », certains acteurs spécialisés existent, mais leurs approches diffèrent trop pour être considérés comme de vrais concurrents. Sur le plan des données, je n’ai pas connaissance d’une autre plateforme Web3 ayant atteint l’échelle de données et d’utilisateurs de Galaxy. Chaque jour, de nouveaux projets ajoutent des données de certificats à notre réseau. Actuellement, chacun des modules de Galaxy, pris isolément, peut rivaliser avec ses homologues sur le marché en termes de performance des données.
TechFlow : Galaxy ID se décrit comme un LinkedIn sur chaîne. Partagez-vous toujours cette vision ?
Charles : Galaxy ID, tout comme l’infrastructure NFT, vise à faciliter l’utilisation de notre réseau de données par les projets. Les entreprises utilisatrices nous font régulièrement remonter de nouvelles demandes. Nous continuerons donc à développer de nouveaux modules applicatifs, tandis que le réseau de données sous-jacent deviendra de plus en plus ouvert.
Dire que Galaxy ID est un « LinkedIn du Web3 » aide à comprendre sa fonction, mais nous ne cherchons pas à copier LinkedIn du Web2. Le nombre total d’adresses de portefeuilles inscrites à Galaxy ID a dépassé le million ce mois-ci, couvrant de nombreux portefeuilles EVM et Solana, ainsi que les comptes Twitter associés. Chaque Galaxy ID contient un historique des actions passées, des réalisations et même des participations à des événements en personne.
TechFlow : Quelle taille estimez-vous pour ce marché à l’avenir ?
Charles : Si le Web3 devient effectivement une réalité, et qu’une certaine proportion de la population mondiale possède un portefeuille, alors chaque portefeuille générera des données sur chaîne. Avec un tel taux de croissance, la croissance du marché des réseaux de données de certificats Web3 est inévitable, voire exponentielle.
Je pense qu’en 3 à 5 ans, ce marché pourrait atteindre une capitalisation combinée de 1 000 à 3 000 milliards de dollars, en cumulant la valorisation des jetons de ce secteur. C’est tout à fait envisageable.
TechFlow : Y a-t-il des fondateurs de projet ou d’entreprise que vous admirez particulièrement ?
Charles : J’admire beaucoup les fondateurs de nos concurrents, tous ceux qui construisent des solutions comparables à Galaxy. Même s’ils sont concurrents, nous avons tous le même objectif : accélérer l’adoption du Web3. La concurrence nous pousse à nous dépasser.
Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News













