
Synthèse du marché du 18 mars : Attente des décisions de la Réserve fédérale, rebond modéré des marchés boursiers américains, le bitcoin approche les 76 000 dollars
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Synthèse du marché du 18 mars : Attente des décisions de la Réserve fédérale, rebond modéré des marchés boursiers américains, le bitcoin approche les 76 000 dollars
18 mars n’est pas une fin, mais un départ.
Auteur : TechFlow
Marchés américains : le dernier « achetez au creux » avant Powell
Le mardi, les marchés actions américains ont poursuivi leur rebond amorcé la veille. L’indice S&P 500 a progressé de 0,25 %, clôturant à 6 716,09 points ; le Nasdaq a gagné 0,47 %, atteignant 22 479,53 points ; tandis que l’indice Dow Jones Industrial Average s’est apprécié de 46,85 points (soit +0,1 %) pour s’établir à 46 993,26 points.
Il s’agit de la dernière opportunité pour le marché dans son ensemble de placer un pari avant la décision monétaire de la Réserve fédérale : selon les données CME FedWatch, la probabilité que la Fed maintienne son taux directeur dans la fourchette de 3,50 % à 3,75 % mercredi est supérieure à 92 %.
Cependant, le simple maintien des taux n’est jamais l’enjeu central. Le moment décisif surviendra à 14 h, heure de l’Est, le 18 mars (soit 2 h du matin, heure de Pékin, le 19 mars), lorsque la Fed publiera sa déclaration de politique monétaire, suivie, trente minutes plus tard, d’une conférence de presse de Jerome Powell. Le marché procédera alors à une réévaluation complète avant 15 h.
Les actions aéronautiques en tête : une opération « contre-courant » face au cauchemar pétrolier.
Le secteur des biens de consommation discrétionnaires de l’indice S&P 500 a grimpé de 1 %, porté notamment par Expedia Group et Booking Holdings. Les résultats solides annoncés par Delta Air Lines et American Airlines ont également soutenu les valeurs aéronautiques. Ce signal est hautement atypique : le prix du pétrole a repris sa hausse mardi, le Brent progressant de 3 % et se maintenant solidement au-dessus de la barre des 100 dollars.
Une envolée des cours du brut devrait normalement peser lourdement sur les compagnies aériennes. Or, Delta et American Airlines ont assuré lors de leurs conférences téléphoniques sur les résultats que la demande croissante — tant des entreprises que des voyageurs loisirs — compensait entièrement la hausse des coûts du carburant aviation.
S’agit-il d’un véritable renforcement du pouvoir de fixation des prix dans le secteur aéronautique, ou simplement d’un ultime « bluff » du marché avant la décision de la Fed ? La réponse viendra mercredi.
Rebond modéré des titres technologiques, mais des fissures commencent à apparaître.
Les valeurs semi-conducteurs ont contribué à la majeure partie de la hausse du secteur technologique ce jour-là, tandis que les sociétés logicielles subissent actuellement un effondrement systémique alimenté par la « théorie de la destruction par l’IA ». Trade Desk a chuté d’environ 7 % mardi, après qu’Publicis Groupe a annoncé qu’elle ne recommanderait plus la plateforme côté demande (DSP) de cette société spécialisée dans les technologies publicitaires à ses clients, en raison de « plusieurs violations du contrat de services principal » identifiées lors d’un audit.
La logique de l’effondrement des valeurs logicielles est simple : soit l’IA leur vole leurs clients, soit elle leur soustrait leur pouvoir de fixation des prix. Trade Desk n’est que la première pièce du domino.
Un fait historique : la probabilité que le bitcoin baisse après une réunion du FOMC est de 87,5 %.
En 2025, le bitcoin a baissé à 7 reprises sur les 8 réunions du FOMC. Même lors des réunions où la Fed a effectivement abaissé ses taux, le bitcoin a reculé. En janvier 2026, la Fed ayant maintenu les taux inchangés comme prévu, le bitcoin est tombé de 90 400 $ à 83 383 $ en 48 heures.
Le mécanisme est simple : dès l’annonce de la décision de la Fed, les traders ont déjà anticipé leurs positions. Une probabilité de 92 % signifie qu’aucune « surprise positive » n’est possible. L’annonce devient donc une fenêtre de réalisation des profits pour les acheteurs précoces, ainsi qu’un déclencheur de liquidations forcées pour les positions longues excessivement levées.
Pétrole : retour au « club des trois chiffres », guerre entrée dans sa 18ᵉ journée
Mardi, les cours du pétrole ont repris leur progression : le Brent, référence mondiale, a augmenté de 3 %, restant solidement au-dessus du seuil des 100 dollars. Le Brent a évolué entre 100,75 $ et 103,21 $ mardi.
La guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran entre désormais dans sa 17ᵉ journée, sans perspective de fin en vue. Le week-end, les États-Unis ont mené des frappes contre des installations militaires iraniennes sur l’île de Kharg — point de départ de la quasi-totalité des exportations pétrolières iraniennes. Parallèlement, l’Iran a lancé de nouvelles attaques dans le golfe Persique, perturbant les transports vers un hub pétrolier clé des Émirats arabes unis et entraînant l’annulation des vols à l’aéroport de Dubaï.
Le « faux rebond » de lundi : les pétroliers traversent le détroit d’Ormuz en toute sécurité, le marché exulte.
Lundi, les cours du brut ont fortement reculé, le WTI chutant de 5,21 $ (–5,28 %). Le marché misait alors sur une réouverture imminente du détroit d’Ormuz. Plusieurs pétroliers avaient en effet traversé le détroit en toute sécurité durant le week-end, ravivant l’espoir d’une réouverture prochaine de cette voie maritime stratégique. L’Inde tente actuellement de faire passer six autres navires, tandis que d’autres pays mènent des négociations discrètes avec l’Iran afin d’assurer la sécurité de leurs navires.
Toutefois, la remontée des cours mardi prouve que le marché ne croit plus à ce « conte de fées » d’une réouverture imminente du détroit d’Ormuz.
Cryptomonnaies : le « chat de Schrödinger » de Powell
Mardi 17 mars, la capitalisation boursière globale des cryptomonnaies a atteint 2,65 billions de dollars, en hausse de 3,6 % sur 24 heures, avec un volume total de transactions de 154 milliards de dollars. La part de marché du bitcoin s’élevait à 56,9 %, celle de l’Ethereum à 10,7 %.
Le prix du bitcoin s’est établi à 75 925 $, en hausse de 4,58 % sur 24 heures, avec un volume de transactions de 57,58 milliards de dollars et une capitalisation de 1,51 billion de dollars. Le prix de l’Ethereum s’est quant à lui fixé à 2 363,22 $, en progression de 8,45 %, avec un volume de transactions de 40,2 milliards de dollars.
Mais ces chiffres perdront toute signification après 14 h 30, heure de l’Est, le 18 mars.
Trois scénarios, trois destins.
Scénario haussier (le tableau des taux indique zéro baisse en 2026) : le bitcoin pourrait chuter de 8 à 12 % en une semaine, testant potentiellement à nouveau le support des 65 000 $. Les altcoins subiraient des baisses encore plus marquées.
Scénario neutre (le tableau des taux prévoit une seule baisse en 2026, assortie d’un langage prudent) : le bitcoin pourrait connaître une baisse typique « vendre la nouvelle » de 3 à 5 % dans les 48 heures suivant l’annonce, puis reprendre sa trajectoire ascendante.
Scénario accommodant (le tableau des taux prévoit deux baisses en 2026) : c’est le scénario rêvé des acheteurs, mais sa probabilité reste inférieure à celle du scénario de base.
La part de marché du bitcoin se situe actuellement aux alentours de 59 %. Historiquement, une part supérieure à 60 % indique une concentration des capitaux sur le bitcoin, signe que la rotation vers les altcoins n’a pas encore vraiment commencé. Un signal accommodant de la Fed pourrait constituer le catalyseur déclenchant cette rotation, entraînant une baisse de la part de marché du bitcoin et une hausse disproportionnée des prix des altcoins.
Indice de peur et de cupidité : 28 (peur). Le sentiment du marché s’est amélioré, passant d’une « peur extrême » (23) le 16 mars à une « peur » (28) le 17 mars, ce qui témoigne d’une réduction de la panique à court terme et d’une croissance progressive de la confiance des investisseurs.
La question demeure toutefois : cette confiance résistera-t-elle à la conférence de presse de Powell ?
Les ETF américains physiques sur bitcoin : les flux de fonds constituent le véritable « vote ».
Les données sur les flux de fonds des ETF fournies par Farside Investors, disponibles les 18 et 19 mars, offriront la lecture la plus claire de la réaction des institutions. Si un flux net sortant supérieur à 200 millions de dollars est enregistré dans les 24 heures suivant la conférence de presse de Powell, cela indiquera que les institutions réduisent leur exposition pour faire face à une incertitude macroéconomique accrue. À l’inverse, un afflux continu supérieur à 300 millions de dollars signifierait que l’interprétation accommodante l’emporte.
Résumé du jour : le 18 mars n’est pas une fin, mais un commencement
Le marché de mardi ressemblait à un accusé retenant son souffle en attendant son verdict. Marchés actions américains en légère hausse, pétrole revenu dans la zone des « trois chiffres », cryptomonnaies fortement rebondies — toutes ces évolutions ne sont que des « gestes rituels » précédant la conférence de presse de Powell.
À 14 h, heure de l’Est, le 18 mars, la Fed publiera sa décision monétaire. À 14 h 30, Powell tiendra sa conférence de presse. Pour le marché des cryptomonnaies, les enjeux vont bien au-delà d’une simple procédure bancaire centrale : la trajectoire future du dollar, des rendements obligataires et de l’appétit pour le risque sera définie en quelques minutes.
Techniquement, la décision sur les taux demeure l’élément central. En pratique, c’est toutefois surtout ce que Powell dira après l’annonce qui retiendra l’attention du marché. La Fed ne se contentera pas de publier ses choix monétaires : elle dévoilera également ses prévisions économiques. C’est précisément là que les investisseurs chercheront des signaux concernant l’inflation, la croissance et le calendrier potentiel des baisses de taux en 2026.
Leçon historique : le bitcoin a baissé à 7 reprises sur les 8 réunions du FOMC en 2025, y compris celles au cours desquelles la Fed a effectivement baissé ses taux.
Le 18 mars, le marché ne doit pas répondre à la question « Que fera la Fed ? » (cela est déjà acquis), mais plutôt à celle-ci : « Comment Powell définira-t-il ce qui suit ? »
Sera-ce une formulation prudente du type : « Nous avons besoin de davantage de données ; il est encore trop tôt pour évaluer l’impact du choc iranien » ?
Ou une formulation ambiguë : « Des risques inflationnistes et des incertitudes sur la croissance coexistent ; nous observons et attendons » ?
Ou encore un signal haussier ou accommodant inattendu, susceptible de bouleverser totalement les anticipations du marché concernant le second semestre 2026 ?
La réponse sera donnée à 2 h 30, heure de Pékin, le 19 mars. Jusque-là, chaque mouvement haussier ou baissier n’est qu’un « chat de Schrödinger » — à la fois vivant et mort — attendant que l’observateur ouvre la boîte.
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