
Four Pillars 深度报告:剖析再质押的前世今生,全面洞察当前生态与创新
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Four Pillars 深度报告:剖析再质押的前世今生,全面洞察当前生态与创新
Le restaking redéfinit la sécurité de la blockchain.
Auteur : Ingeun
Traduction : TechFlow
Points clés
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Le restaking est un mécanisme permettant aux utilisateurs de réutiliser des actifs déjà mis en gage sur plusieurs réseaux ou applications blockchain afin d’assurer une sécurité supplémentaire. Cette approche permet de tirer parti des actifs engagés existants pour améliorer l’évolutivité et la liquidité du système, tout en générant des récompenses additionnelles.
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La pile de restaking est un cadre conceptuel qui divise systématiquement les composants principaux de l'écosystème de restaking, notamment le réseau blockchain de base, l'infrastructure de mise en gage, les plateformes de staking, l'infrastructure de restaking, les plateformes de restaking et les applications de restaking.
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L’infrastructure de restaking fournit la base technique permettant de mettre à nouveau en jeu des actifs déjà engagés pour protéger d’autres protocoles ou réseaux. Parmi les projets notables dans ce domaine figurent EigenLayer (pour Ethereum), Babylon (pour Bitcoin) et Solayer (pour Solana). Ces projets se concentrent sur l’amélioration de la liquidité, du niveau de sécurité et de l’évolutivité du réseau.
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Le restaking redéfinit la sécurité blockchain et s’est rapidement développé en un écosystème à part entière. Son attrait provient de sa capacité à renforcer évolutivité et liquidité via la sécurité économique, bien que des préoccupations subsistent quant aux risques et à la rentabilité du modèle de restaking.
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La prochaine partie de cette série explorera les plateformes et applications de restaking, essentielles pour une adoption massive de l’écosystème.

À compter du 28 septembre 2024, la valeur totale verrouillée (TVL) de l’écosystème de restaking, mené par EigenLayer, atteint environ 15,3 milliards de dollars. Ce montant dépasse celui de la plateforme de prêt crypto Aave (13 milliards USD) et représente plus de la moitié du TVL de Lido, la principale plateforme de staking liquide d’Ethereum (26,48 milliards de dollars). Cela illustre nettement la croissance significative du secteur.
Face à ces chiffres, on peut se demander ce qu’est exactement le restaking, pourquoi il attire autant l’attention des détenteurs de cryptomonnaies et quelles dynamiques sous-tendent cette expansion. Pour répondre à ces questions, cette série en deux parties expliquera le concept de restaking, proposera une perspective structurée sur son écosystème en pleine expansion et présentera certains projets marquants.
Nous commencerons par une vue d’ensemble du restaking, définirons la notion de « pile de restaking » centrée autour d’une infrastructure robuste, puis explorerons les projets classés comme infrastructures de restaking ainsi que leurs caractéristiques distinctives.
1. Introduction au restaking
1.1 Avant le restaking

Après la mise à jour tant attendue de la fusion ("The Merge") d’Ethereum, passant du proof-of-work (PoW) au proof-of-stake (PoS), de nombreux détenteurs d’ETH ont commencé à staker leurs jetons afin de contribuer à la stabilité du réseau et percevoir des récompenses. Ce mouvement a donné naissance à divers services et plateformes de staking.
La première nécessité identifiée fut celle des pools de staking. Le seuil minimal requis de 32 ETH constituait un obstacle important pour les petits détenteurs. Pour y remédier, des pools de staking ont été créés, permettant aux utilisateurs possédant moins de 32 ETH de participer au staking d’Ethereum.
Un deuxième défi s’est ensuite posé : la liquidité. En effet, lorsqu’un utilisateur met ses ETH en gage, ceux-ci sont bloqués dans des contrats intelligents, réduisant fortement leur liquidité. Au début de la transition PoS, les ETH mis en jeu ne pouvaient même pas être retirés, rendant leur utilisation quasi impossible. Pour résoudre cela, des services tels que Lido et Rocket Pool ont émis des jetons de staking liquides (LSTs). La valeur de ces LSTs reflète fidèlement celle des ETH mis en jeu, permettant aux utilisateurs de les utiliser comme substituts dans d'autres services DeFi. En pratique, les LSTs permettent de retrouver une partie de la liquidité perdue.
Avec la liquidité assurée par les LSTs, de nouvelles opportunités d'utilisation sont apparues. Toutefois, les LSTs restaient largement confinés à l’écosystème DeFi d’Ethereum, sans être utilisés pour sécuriser des réseaux étendus construits au-dessus d’Ethereum, comme les solutions Layer 2 (L2). Cela a soulevé de nouveaux défis pour le modèle de sécurité d’Ethereum, notamment :
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Problèmes d’évolutivité : la capacité limitée d’Ethereum à traiter les transactions signifie qu’en période de forte demande, le réseau peut devenir congestionné, entraînant une hausse drastique des frais. Cela complique l’utilisation des dApps et des plateformes DeFi face à un afflux massif d’utilisateurs. Les solutions L2 ont été conçues pour pallier ce problème, mais elles doivent disposer de leurs propres mécanismes de sécurité et de validation.
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Besoins de sécurité supplémentaires : la sécurité fondamentale d’Ethereum fonctionne au niveau du protocole et repose sur la mise en gage d’ETH par les participants. Cependant, ces mesures intégrées ne suffisent pas toujours aux besoins spécifiques des différentes L2 et applications, qui requièrent donc des couches de sécurité additionnelles.
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Limitations de liquidité : bien qu’Ethereum ait activé le staking grâce au PoS, un problème majeur persiste : les actifs engagés servent uniquement à garantir la sécurité du réseau. Par exemple, les ETH mis en jeu ne peuvent pas être utilisés à d’autres fins productives ou dans d’autres applications. Cela limite la liquidité et empêche les participants du réseau d’explorer de nouvelles sources de revenus.
Ces défis soulignent le besoin d’un nouveau mécanisme de sécurité adapté à l’état actuel d’Ethereum et des blockchains PoS.
1.2 L’émergence du restaking
Le besoin d’une nouvelle approche en matière de sécurité a finalement conduit à la conception du restaking.
« Le restaking est la dernière réponse apportée dans le domaine crypto à une question centrale : comment utiliser des jeux économiques pour protéger les systèmes informatiques décentralisés ? » — Sam Kessler, CoinDesk
Comme indiqué ci-dessus, le restaking utilise les principes de l’ingénierie financière pour renforcer la sécurité blockchain via la sécurité économique.
Avant d’approfondir le sujet, il est important de comprendre comment les blockchains PoS assurent leur sécurité. De nombreuses blockchains, dont Ethereum, adoptent le PoS, où une attaque courante consiste pour un adversaire à accumuler suffisamment d’actifs mis en jeu pour influencer le réseau. Le coût de compromission d’une blockchain est généralement proportionnel à la valeur totale mise en jeu, ce qui dissuade les attaquants.
Le restaking pousse davantage ce principe, en cherchant à généraliser l’application de la sécurité économique. Sur des protocoles majeurs comme Ethereum, de vastes capitaux sont déjà engagés. Le restaking réutilise ces fonds pour offrir une sécurité et des fonctionnalités accrues au niveau des L2 ou des applications. Grâce à cette augmentation de sécurité, les participants au restaking peuvent obtenir des rendements supérieurs au staking traditionnel. Ainsi, le restaking devient une solution aux problèmes mentionnés :
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Évolutivité : le restaking permet aux solutions L2 et autres applications d’utiliser les ressources de mise en gage du réseau principal. Cela leur permet de bénéficier du capital mis en jeu du réseau principal pour maintenir un haut niveau de sécurité, sans avoir à construire un mécanisme indépendant.
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Sécurité renforcée : le restaking permet aux ressources de staking du réseau principal d’être utilisées non seulement pour protéger le réseau lui-même, mais aussi pour valider et sécuriser des fonctions au niveau des applications. Cela crée un cadre de sécurité plus solide et complet.
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Amélioration de la liquidité : le restaking vise à rendre les actifs mis en jeu sur le réseau principal réutilisables à d’autres fins. Par exemple, ces actifs peuvent être employés dans des tâches de validation sur d'autres réseaux ou applications, augmentant ainsi la liquidité globale et l'utilité de l'écosystème, tout en offrant des récompenses supplémentaires aux participants.
En résumé, le restaking apparaît comme une réponse aux limitations des grands réseaux PoS comme Ethereum, visant à permettre à ces réseaux de supporter davantage de participants tout en offrant une meilleure sécurité et liquidité.
Une implémentation précoce notable du concept de restaking est la Sécurité Interchaîne (Interchain Security, ICS). Cosmos exploite un écosystème où plusieurs blockchains indépendantes interagissent selon un modèle interchaîne. Toutefois, chaque chaîne doit maintenir sa propre sécurité, ce qui constitue un fardeau. L’ICS résout ce problème en permettant aux blockchains du réseau Cosmos de partager leurs ressources de sécurité.
Les validateurs du Cosmos Hub sont chargés de protéger le réseau, tandis que les chaînes nouvelles ou plus petites peuvent tirer parti de cette sécurité sans avoir à créer leur propre réseau de validateurs. Cette approche réduit les coûts liés à la sécurité et facilite le lancement de nouveaux projets blockchain au sein de l’écosystème Cosmos. Néanmoins, des obstacles tels que des coûts d’infrastructure élevés, une faible utilité du jeton natif et la pression sur les chaînes consommatrices pour générer de forts profits ont limité le succès de l’ICS.
Malgré tout, ces efforts ont ouvert la voie à EigenLayer dans l’écosystème Ethereum, devenu aujourd’hui leader du secteur du restaking. Pour comprendre en profondeur le restaking, il convient donc d’étudier EigenLayer, qui incarne désormais le standard du domaine. Plongeons-nous dans EigenLayer et son écosystème.
1.3 Exemple avec EigenLayer
1.3.1 D'une sécurité fragmentée à une sécurité restructurée
Comment le restaking fonctionne-t-il fondamentalement pour offrir plus de sécurité et de liquidité ?
« Si j’ai vu plus loin, c’est en me tenant sur les épaules de géants. » — Isaac Newton
Cette célèbre citation de Newton reconnaît la contribution des scientifiques antérieurs à ses propres découvertes. Plus largement, elle signifie que l’utilisation de ressources existantes est souvent une stratégie judicieuse.
De nombreux services blockchain actuels reposent sur de grands réseaux L1, exploitant leurs écosystèmes, leur confiance et leurs ressources sécuritaires. Toutefois, choisir un réseau moins mature ou tenter de devenir un acteur majeur indépendamment comporte des risques, car ces projets peuvent échouer avant d’atteindre leur plein potentiel.
Pour illustrer cela à travers EigenLayer, considérons le scénario représenté dans l’image ci-dessous.

Dans cette image, deux écosystèmes disposent chacun de 13 milliards de dollars en capital mis en jeu. À gauche, Ethereum et un service AVS (Active Validation Service, un service intermédiaire) ne sont pas connectés ; à droite, ils le sont via EigenLayer.
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Écosystème de gauche : ici, Ethereum et le service AVS ne sont pas directement reliés. Bien que la valeur puisse être transférée entre réseaux via des ponts, cela n’a aucun lien avec le partage de sécurité. Ainsi, Ethereum et le service AVS ne peuvent pas partager leur sécurité économique, ce qui fragmente la sécurité. Un attaquant pourrait cibler le réseau avec le moins de capital engagé. Le coût de corruption (CoC) correspond alors au montant minimal requis, créant un environnement concurrentiel plutôt que coopératif entre services, ce qui peut affaiblir la sécurité économique d’Ethereum.
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Écosystème de droite : que se passe-t-il si Ethereum et le service AVS étaient interconnectés ? EigenLayer intègre les deux via le concept de restaking, transformant une sécurité fragmentée en une sécurité restructurée. Cette intégration offre deux avantages : les services AVS peuvent partager le capital d’Ethereum au lieu de rivaliser avec lui, et tous les services AVS peuvent pleinement bénéficier de la sécurité économique partagée. Cela crée un environnement où ces « géants » combinent leurs forces, leur permettant ensemble de voir plus loin.
1.3.2 Les piliers du restaking (exemplifié par EigenLayer)
Grâce à cette explication, nous comprenons que les services AVS peuvent hériter de la sécurité économique d’Ethereum, leur permettant d’accéder à une sécurité importante à moindre coût. Toutefois, cet écosystème financier complexe repose sur différents rôles clés. Analysons-les en détail :
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Services de validation active (AVS) : les AVS sont des services nécessitant un système de validation décentralisé, comme les couches DA, les sidechains ou les oracles. Ils dépendent d’opérateurs de nœuds qui assurent la sécurité du réseau en exécutant fidèlement leurs nœuds. Les AVS utilisent deux mécanismes : la slashing (punition par confiscation partielle ou totale des fonds mis en jeu en cas de mauvaise performance) et la récompense pour bon comportement. En utilisant des ETH en restaking, les AVS peuvent tirer parti de la sécurité d’Ethereum sans devoir construire un réseau de confiance séparé.
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Restakers : les restakers sont des individus ou institutions qui réengagent leurs ETH natifs ou leurs LST sur la Beacon Chain d’Ethereum. S’ils hésitent à choisir un AVS spécifique ou souhaitent maximiser leurs récompenses, ils peuvent déléguer leur capital à un opérateur de nœuds. Dans ce cas, leurs fonds sont gérés par les nœuds de l’opérateur, et ils perçoivent des récompenses de restaking.
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Opérateurs de nœuds : les opérateurs de nœuds reçoivent les fonds délégués par les restakers et exécutent des nœuds pour accomplir les tâches de validation requises par les AVS. Ils utilisent le capital en restaking pour configurer des nœuds plus sécurisés. Jouant un rôle central dans la fiabilité et la sécurité des AVS, ils perçoivent des récompenses de restaking et d’exploitation de nœuds.
1.3.3 Intégration en un tout cohérent
EigenLayer rassemble ces rôles dans une structure de marché ouverte, permettant à chacun d’opérer librement selon des principes économiques.

Dans ce dispositif, les restakers délèguent leurs actifs (ETH, LST ou LPT) à des opérateurs de nœuds, qui protègent les services AVS via leurs nœuds et perçoivent des récompenses. Simultanément, les AVS rémunèrent les opérateurs de nœuds pour leur contribution à la sécurité, garantissant ainsi la confiance et la stabilité du réseau.
1.3.4 Renforcement de l’écosystème de restaking
EigenLayer constitue un exemple emblématique de restaking, offrant une vision complète du concept. La plupart des nouveaux services de restaking s’alignent strictement sur ses principes fondamentaux, faisant d’EigenLayer une référence incontournable pour comprendre ce modèle.
Avec EigenLayer en tête de file, l’écosystème de restaking s’étend. Cette croissance ne concerne pas seulement l’échelle, mais aussi la complexité : de nouveaux rôles et catégories émergent, rendant nécessaire une compréhension plus fine de l’écosystème en expansion. C’est précisément ce que nous explorerons au chapitre suivant, à travers la pile de restaking et les projets associés.
2. La pile de restaking
Étant donné que l’écosystème du restaking est encore en développement actif, il peut être difficile de tracer des frontières nettes entre chaque catégorie. Toutefois, à mesure que l’écosystème mûrit et que les positions se stabilisent, cela favorisera l’émergence de projets plus avancés. À partir des données disponibles et de mon analyse, je propose un cadre de classification de l’écosystème du restaking : la pile de restaking.

2.1 Réseaux blockchain de base

La couche des réseaux blockchain de base constitue le socle du staking ou du restaking, dotée de son propre jeton natif et de mécanismes de sécurité. Des blockchains PoS (proof-of-stake) comme Ethereum et Solana, grâce à leur TVL élevé, offrent un environnement stable et efficace pour le staking et le restaking. Bien que Bitcoin ne soit pas une blockchain PoS, son poids dominant dans le capital blockchain pousse à intégrer sa sécurité économique dans le restaking.
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Ethereum : Ethereum est le réseau blockchain principal du restaking, jouant un rôle central dans l’écosystème. Grâce à son système PoS et à ses contrats intelligents, il permet aux utilisateurs de participer à diverses activités de restaking via des plateformes telles qu’EigenLayer.
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Bitcoin : Bitcoin, en raison de son mécanisme PoW, ne dispose pas naturellement de la capacité de staking inhérente aux blockchains PoS. Cependant, des projets comme Babylon cherchent à intégrer le vaste capital de Bitcoin dans l’écosystème de restaking, exploitant sa sécurité économique pour soutenir d’autres blockchains. Babylon permet d’utiliser le capital de Bitcoin sans recourir à des jetons emballés ou à des ponts inter-chaînes, autorisant un staking direct sur sa propre blockchain.
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Solana : Solana, reconnu pour ses hautes performances et ses faibles frais de transaction, offre un environnement idéal pour le staking, la DeFi, les NFT et le restaking. Alors que son infrastructure de staking évolue, des plateformes comme Solayer émergent, visant à tirer pleinement parti des atouts de Solana grâce à un modèle de restaking unique, et à asseoir solidement Solana dans l’écosystème du restaking.
2.2 Infrastructure de staking

La couche d’infrastructure de staking regroupe les systèmes permettant aux participants de mettre en jeu leurs jetons natifs, renforçant ainsi la sécurité et l’efficacité du réseau blockchain. Ces infrastructures sont au cœur du consensus PoS, soutenant le processus décentralisé de validation et de création de blocs. En mettant en jeu leurs actifs, les participants deviennent validateurs, contribuent à la stabilité du réseau et obtiennent des récompenses. En outre, l’infrastructure surveille le comportement des validateurs et sanctionne les comportements fautifs par slashing, renforçant ainsi la sécurité.
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Beacon Chain : la Beacon Chain joue un rôle crucial dans le réseau Ethereum PoS, améliorant l’évolutivité, la sécurité et l’efficacité énergétique. Contrairement à l’ancien Ethereum PoW, la Beacon Chain fonctionne autour de validateurs qui mettent en jeu des ETH natifs. Elle sélectionne les validateurs et gère le processus de proposition et de validation des blocs. Ce passage réduit la consommation énergétique élevée du minage PoW, tout en maintenant la décentralisation et en augmentant l’efficacité. La Beacon Chain supervise également les utilisateurs participants, verrouille leurs ETH mis en jeu et surveille leur bonne conduite. En cas de comportement fautif, les validateurs encourent des sanctions par slashing, impliquant la confiscation de leurs ETH engagés.
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Pools de staking : les pools de staking sur Solana renforcent la sécurité du réseau et simplifient la participation au staking. Ils agrègent de petites quantités de SOL mises en jeu, permettant aux utilisateurs de soutenir collectivement un validateur unique. Les utilisateurs qui délèguent leurs SOL perçoivent des récompenses lorsque les validateurs créent des blocs ou valident des transactions. Les pools améliorent aussi la stabilité du réseau en attribuant les SOL engagés à des validateurs fiables.
2.3 Plateformes de staking

La couche des plateformes de staking regroupe des services permettant aux utilisateurs de contribuer à la sécurité et au fonctionnement d’un réseau blockchain tout en conservant la liquidité de leurs actifs. Ces plateformes jouent un rôle clé dans les blockchains PoS, offrant des services simples pour miser des jetons natifs et obtenir des récompenses. Elles ne se contentent pas de verrouiller les actifs, mais proposent aussi du staking liquide, tokenisant les actifs mis en jeu pour qu’ils puissent être utilisés dans d’autres services DeFi. Cette structure permet aux utilisateurs de maintenir leur liquidité tout en participant au fonctionnement du réseau et en maximisant leurs gains. Grâce à ces fonctionnalités, les plateformes simplifient l’expérience utilisateur, facilitant l’accès au staking pour un plus grand nombre.
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Lido : Lido est l’une des plateformes de staking liquide les plus populaires dans l’écosystème Ethereum. Elle permet aux utilisateurs de staker leurs ETH natifs et reçoivent en retour du stETH. Ce jeton liquide reflète la valeur des ETH mis en jeu, permettant aux utilisateurs de générer des récompenses supplémentaires via d’autres services DeFi. L’offre de Lido s’est depuis étendue à d’autres réseaux PoS comme Polygon.
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Rocket Pool : Rocket Pool est une plateforme de staking décentralisée et communautaire, compatible avec le staking d’ETH natif sur Ethereum. Initialement imaginée en 2016 et lancée en 2021, elle vise à aider les utilisateurs qui n’ont ni les compétences techniques ni les moyens financiers (32 ETH) pour exécuter un nœud. Rocket Pool cherche à construire une plateforme liquide et fiable, permettant d’utiliser les actifs mis en jeu dans divers services.
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Jito : Jito est une plateforme de staking liquide pour les utilisateurs Solana, offrant des récompenses MEV (Maximum Extractable Value). Les utilisateurs stakent leurs SOL natifs via les pools de Jito et reçoivent des jetons JitoSOL, qui accumulent à la fois des récompenses de staking et de MEV tout en restant liquides. Jito optimise le rendement pour les détenteurs de JitoSOL et enrichit l’écosystème DeFi de Solana.
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Sanctum : Sanctum tire parti de la rapidité et des faibles frais de Solana pour proposer une plateforme de staking axée sur la sécurité, grâce à un cadre open source et multisignature. Il permet aux utilisateurs d’utiliser leurs SOL mis en jeu dans la DeFi. En consolidant la liquidité de divers pools de LST, il résout le problème de fragmentation. Notamment, via Infinity Pool, les utilisateurs peuvent déposer des LST ou du SOL, recevoir des jetons INF, et simplifier à la fois le staking et la fourniture de liquidité. Sanctum anime aussi un programme de récompenses nommé Wonderland, encourageant la participation active via des points et des primes.
2.4 Infrastructure de restaking

La couche d’infrastructure de restaking est cruciale pour renforcer la sécurité économique des réseaux blockchain, tout en offrant évolutivité et flexibilité. Elle permet aux utilisateurs de réutiliser leurs actifs déjà engagés pour protéger plusieurs réseaux ou applications, offrant ainsi aux restakers des opportunités variées et maximisant leurs récompenses. Les applications construites sur cette infrastructure peuvent s’appuyer sur des actifs en restaking pour assurer une sécurité plus solide et étendre leurs fonctionnalités. Cette infrastructure soutient également les plateformes et applications de restaking, leur permettant de créer des modèles personnalisés de staking et de sécurité. Elle améliore ainsi l’évolutivité et l’interopérabilité de l’écosystème blockchain, faisant du restaking une technologie clé pour les réseaux décentralisés. Voici quelques exemples ; davantage de détails seront donnés au chapitre 3.
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EigenLayer : EigenLayer est une infrastructure de restaking bâtie sur Ethereum, permettant aux utilisateurs de réengager leurs ETH natifs ou leurs LST pour protéger des applications supplémentaires et obtenir des récompenses additionnelles. En réutilisant les ETH mis en jeu à travers divers services, EigenLayer abaisse les exigences en capital tout en renforçant considérablement la crédibilité des services.
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Symbiotic : Symbiotic est une infrastructure de restaking proposant un modèle de sécurité partagée ouvert et accessible aux réseaux décentralisés. Elle permet aux développeurs de créer des systèmes personnalisés de staking et restaking, avec extensibilité modulaire et mécanismes de récompense/sanction pour les opérateurs décentralisés, offrant ainsi une stabilité économique accrue.
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Babylon : Babylon relie la puissante sécurité économique de Bitcoin à d’autres blockchains comme Cosmos, renforçant la sécurité et favorisant l’interopérabilité inter-chaînes. L’intégration via Babylon permet aux réseaux concernés d’utiliser la sécurité éprouvée de Bitcoin pour des transactions plus sûres. Il exploite la puissance de calcul de Bitcoin pour améliorer la finalité et propose un ensemble de protocoles pour partager en toute sécurité la sécurité de Bitcoin avec d’autres réseaux.
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Solayer : Solayer étend les chaines applicatives via la sécurité économique, s’appuyant sur le réseau Solana pour offrir aux développeurs des espaces de blocs personnalisés et un alignement efficace des transactions. Il utilise des SOL et des LST en restaking pour sécuriser le réseau tout en améliorant certaines fonctionnalités, visant à soutenir un développement d’applications évolutif.
2.5 Plateformes de restaking

La couche des plateformes de restaking regroupe les plateformes qui offrent une liquidité accrue ou combinent les actifs en restaking avec d’autres services DeFi, permettant aux utilisateurs de maximiser leurs récompenses. Ces plateformes émettent souvent des jetons de restaking liquides (LRTs) pour améliorer davantage la liquidité des actifs. Elles encouragent aussi la participation via des modèles de gestion flexibles et des systèmes de récompenses, contribuant ainsi à la stabilité et à la décentralisation de l’écosystème de restaking.
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Ether.fi : Ether.fi est une plateforme de restaking décentralisée permettant aux utilisateurs de contrôler directement leurs clés de restaking. Elle propose un marché de services où opérateurs de nœuds et restakers interagissent. La plateforme émet eETH comme jeton de staking liquide et réalise la décentralisation du réseau Ethereum via un processus de restaking en plusieurs étapes et l’offre de services de nœuds.
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Puffer.fi : Puffer.fi est une plateforme de restaking native et liquide, décentralisée, basée sur EigenLayer. Elle permet à toute personne possédant moins de 32 ETH de staker ses jetons natifs Ethereum, maximisant les récompenses grâce à son intégration avec EigenLayer. Puffer.fi offre une haute efficacité du capital, distribue liquidité et récompenses PoS via son jeton pufETH, et assure des rendements stables sans stratégies DeFi complexes, tout en garantissant la sécurité des actifs.
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Bedrock : Bedrock prend en charge plusieurs types d’actifs sur sa plateforme de restaking liquide, développée en collaboration avec RockX. Il propose des récompenses supplémentaires en restakant des actifs comme wBTC, ETH et IOTX. Par exemple, uniBTC restake du BTC sur Ethereum pour renforcer la sécurité, tandis que uniETH restake de l’ETH via EigenLayer pour maximiser les gains. Bedrock adopte une économie de jetons plafonnée, empêchant la croissance illimitée de l’offre, visant à accroître la valeur du jeton avec le temps.
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Fragmetric : Fragmetric est une plateforme de restaking liquide dans l’écosystème Solana, qui utilise la capacité d’extension des jetons de Solana pour résoudre les problèmes de distribution des récompenses et de taux de slashing. Son jeton fragSOL établit une nouvelle norme pour le restaking sur Solana, offrant une structure de plateforme améliorant à la fois sécurité et rentabilité.
2.6 Applications de restaking

La couche des applications de restaking inclut les services et applications décentralisés qui utilisent les actifs en restaking pour renforcer la sécurité et les fonctionnalités des infrastructures blockchain existantes. Ces applications assurent leur sécurité économique via le restaking, tout en se concentrant sur des fonctions spécifiques : stockage de disponibilité des données, oracles, validation d’infrastructures physiques et interopérabilité inter-chaînes.
En permettant aux validateurs d’Ethereum et d’autres blockchains de réengager leurs actifs sur plusieurs services, ces applications réduisent les coûts en capital tout en améliorant sécurité et évolutivité. Elles garantissent aussi l’intégrité et la sécurité des données par des processus décentralisés, et utilisent des incitations et sanctions économiques pour assurer la fiabilité. Elles renforcent ainsi l’évolutivité et l’efficacité des systèmes blockchain, et favorisent l’interopérabilité entre services.
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EigenDA : EigenDA est une solution de stockage hautement évolutive pour la disponibilité des données (DA) destinée aux rollups Ethereum, intégrée à EigenLayer. EigenLayer exige que les opérateurs déposent une caution pour participer et sanctionne ceux qui ne stockent ou ne valident pas correctement les données. Cela incite à un stockage décentralisé et sécurisé, renforçant l’évolutivité et la sécurité d’EigenDA via le mécanisme de restaking.
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Eoracle : Eoracle est un service d’oracle dans l’écosystème EigenLayer, utilisant des ETH en restaking et les validateurs d’Ethereum pour la validation des données. Il vise à créer un marché décentralisé et concurrentiel entre fournisseurs et utilisateurs de données, automatisant la vérification et permettant aux contrats intelligents d’intégrer des sources externes.
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Witness Chain : Witness Chain soutient le développement de nouveaux produits et services pour diverses applications et réseaux d’infrastructures physiques décentralisées (DePIN). Il utilise un module de couche de coordination DePIN (DCL) pour transformer des propriétés physiques en preuves numériques vérifiables. Dans l’écosystème EigenLayer, les opérateurs exécutent un client de défi DePIN, assurant un environnement fiable pour le processus de validation.
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Lagrange : Lagrange est le premier AVS zero-knowledge (ZK) sur EigenLayer. Son comité d’état est un réseau décentralisé de nœuds utilisant la technologie ZK pour sécuriser l’interopérabilité inter-chaînes. Sa solution ZK MapReduce permet des opérations inter-chaînes efficaces tout en assurant sécurité et évolutivité. En tirant parti de la sécurité économique d’EigenLayer, Lagrange améliore les performances, renforce la transmission de messages inter-chaînes et l’intégration des rollups.
Grâce à cette vue d’ensemble de la pile de restaking et des projets exemplaires, on constate que, à mesure que l’écosystème mûrit, sa structure devient plus claire et mieux définie. Souhaitez-vous approfondir ces nouvelles catégories ? Dans cette série, nous nous concentrerons d’abord sur l’infrastructure de restaking, les autres composants étant abordés dans les prochaines parties.
3. L’écosystème de l’infrastructure de restaking

L’infrastructure de restaking constitue un cadre fondamental permettant de réutiliser des actifs mis en jeu sur différents réseaux et protocoles, renforçant ainsi la sécurité du réseau et maximisant l’utilité. Avec la popularité croissante du concept, des réseaux majeurs comme Ethereum, Bitcoin et Solana ont développé des infrastructures adaptées à leurs spécificités. Dans cette section, nous examinerons les raisons de l’émergence et de l’évolution de ces infrastructures, leurs avantages et défis, ainsi que l’impact des différents projets sur ce domaine.
3.1 Ethereum

Pendant la mise à jour de la « fusion », Ethereum est passé du PoW au PoS, posant ainsi les bases du développement de l’infrastructure de restaking. Le modèle PoS d’Ethereum repose sur des actifs mis en jeu pour assurer la sécurité, mais la possibilité de réutiliser ces actifs sur d’autres protocoles a fortement accru l’intérêt pour le restaking.
Depuis longtemps, Ethereum se concentre sur l’évolutivité, notamment via des solutions L2. Toutefois, comme l’a souligné le fondateur d’Ethereum Vitalik Buterin, cette approche conduit à une fragmentation de la sécurité, affaiblissant finalement le modèle de sécurité d’Ethereum. EigenLayer apparaît comme la première solution, utilisant la sécurité économique pour résoudre ce problème, en permettant aux actifs ETH mis en jeu d’être réutilisés sur d’autres protocoles afin d’améliorer sécurité et évolutivité.
EigenLayer permet de restaker des actifs Ethereum sur différents protocoles tout en conservant la sécurité de base, et s’appuie sur un vaste réseau d’opérateurs pour une sécurité économique stable. Il prend en charge le restaking d’ETH natif et prévoit d’étendre cela aux LSTs et aux jetons ERC-20, proposant ainsi une solution potentielle aux défis d’évolutivité d’Ethereum.
Le concept de restaking se répand dans l’écosystème Ethereum, et d’autres projets tentent de pallier les limites d’Ethereum. Par exemple, Symbiotic améliore la sécurité d’Ethereum en s’intégrant à d’autres services DeFi. Symbiotic prend en charge le restaking de multiples actifs, y compris des LST comme wstETH, et des actifs issus de partenariats comme sUSDe et ENA avec Ethena Labs. Cela permet aux utilisateurs de fournir des ressources de sécurité supplémentaires et de renforcer la sécurité PoS d’Ethereum. De plus, Symbiotic émet des jetons ERC-20 comme LRT, offrant une structure de récompenses flexible et permettant une utilisation efficace des actifs en restaking dans divers protocoles.
Un autre projet, Karak, vise à corriger les inefficacités structurelles d’Ethereum qui posent problème au restaking. Karak propose un support multi-chaînes, permettant aux utilisateurs de déposer des actifs sur Arbitrum, Mantle ou Binance Smart Chain. Il prend en charge le restaking de jetons ERC-20, de stablecoins et de LSTs dans un environnement multi-chaînes. Karak utilise sa propre chaîne L2 pour stocker les actifs, assurant sécurité et évolutivité maximales.
3.2 Bitcoin

Bitcoin, en tant que réseau PoW, diffère des blockchains PoS où la sécurité est directement liée aux actifs mis en jeu. Pourtant, sa domination sur le marché pousse à développer des concepts de restaking exploitant sa sécurité économique pour générer des revenus supplémentaires sur d’autres blockchains. Des projets comme Babylon, Pell Network et Photon intègrent la sécurité de Bitcoin à leurs écosystèmes par divers moyens, renforçant ainsi leur évolutivité.
Le système PoW de Bitcoin est l’un des plus sûrs au monde, ce qui en fait un actif précieux pour l’infrastructure de restaking. Babylon utilise la capacité de staking et de restaking de Bitcoin pour renforcer la sécurité d’autres blockchains PoS. Il convertit la valeur économique de Bitcoin en sécurité économique pour protéger d’autres blockchains. Il exploite le SDK Cosmos pour opérer sa propre chaîne PoS, permettant un staking et un restaking non détenus directement depuis la blockchain Bitcoin, sans tiers de confiance.
Bitcoin fait aussi face à des défis de liquidité et de revenus complémentaires. Pell Network a été créé pour offrir liquidité et revenus aux détenteurs de Bitcoin, en utilisant des technologies inter-chaînes pour intégrer Bitcoin à la DeFi et générer des gains supplémentaires.
La principale limitation de Bitcoin est l’absence de support natif de contrats intelligents. Bien que le PoW assure une grande sécurité, sa conception rend difficile la programmation interne via des contrats intelligents. Photon étend les capacités de Bitcoin pour exécuter des contrats intelligents sans modifier sa structure de base, permettant ainsi un staking et un restaking directs sur le réseau principal. Tous les processus liés au staking et au restaking sont validés sur le réseau principal Bitcoin, tout en offrant des options de staking flexibles.
3.3 Solana

Solana, connu pour son débit de transactions élevé et ses frais bas, constitue un environnement idéal pour le développement de l’infrastructure de restaking. Plusieurs projets dans l’écosystème Solana ont adopté le modèle de restaking pour tirer pleinement parti de ces avantages.
La croissance rapide de Solana bénéficie directement aux validateurs, mais la répartition équitable des bénéfices économiques dans l’ensemble de l’écosystème reste un défi. Solayer répond à ce problème en proposant une infrastructure de restaking axée sur la sécurité économique et l’exécution, étendant les réseaux de chaines applicatives. Il fournit un cadre pour mettre en jeu des SOL natifs et des LSTs afin de soutenir des réseaux d’applications spécifiques, et permet aux utilisateurs de réutiliser leurs actifs engagés sur d’autres protocoles pour maximiser leurs gains.
Solayer s’inspire des infrastructures de restaking d’Ethereum comme EigenLayer, adoptant une approche similaire en termes de facilité d’utilisation, tout en adaptant son modèle aux spécificités de Solana. Cela vise à impulser l’évolution de l’écosystème Solana.
Jito, déjà reconnu pour son rôle dans l’infrastructure de staking Solana, étend son influence dans le domaine du restaking. En s’appuyant sur son infrastructure Solana établie, son service de restaking suscite un grand intérêt en raison de son potentiel d’évolutivité et de fiabilité. La vision de Jito est d’utiliser des actifs SPL pour optimiser le processus de création de blocs via des solutions de restaking MEV, augmentant ainsi la sécurité et les opportunités de profit pour les restakers.
Picasso soutient l’évolutivité de Solana en construisant un cadre d’extension inter-chaînes et un mécanisme de restaking. Picasso développe une couche de restaking pour Solana et l’écosystème Cosmos, introduisant un concept d’extension permettant aux utilisateurs de restaker leurs actifs sur plusieurs réseaux PoS. Il ambitionne d’étendre l’écosystème de restaking, jusque-là centré sur Ethereum, vers Solana et l’écosystème IBC, en proposant des services de restaking sur mesure.
3.4 Une infrastructure de restaking de plus en plus complexe

Un des principaux risques du restaking réside dans sa nature d’actif dérivé, non fondamental. Certains y voient une opportunité d’investissement prometteuse et une avancée en matière de sécurité crypto, tandis que d’autres le jugent comme un modèle de refinancement risqué aux rendements trop généreux. De plus, l’infrastructure de restaking n’a pas encore subi d’épreuves extrêmes comme un « hiver crypto », ce qui soulève des doutes sur sa stabilité potentielle.
Si cette stabilité n’est pas prouvée, le restaking pourrait être critiqué pour les risques inhérents à son modèle de refinancement. En outre, l’écosystème n’a pas encore atteint l’échelle nécessaire pour bâtir des modèles économiques durables, ce qui demeure un défi.
Néanmoins, la croissance rapide du secteur, particulièrement au niveau de l’infrastructure de restaking, est indéniable. La structure de plus en plus sophistiquée de l’écosystème soutient cette dynamique. À mesure que l’écosystème grandit, les préoccupations sur la rentabilité pourraient s’atténuer, et l’infrastructure de restaking pourrait devenir un pilier clé de la sécurité crypto et blockchain.
La catégorisation et la définition de l’écosystème montrent qu’il est prêt pour une nouvelle phase de développement. L’émergence de la pile de restaking reflète les progrès significatifs des projets dans leurs narratifs et produits.
Aujourd’hui, avec la maturation progressive de l’infrastructure de restaking, l’attention se tourne vers les plateformes et applications de restaking, qui détermineront si l’écosystème peut connaître une adoption généralisée. La prochaine partie de cette série explorera donc en profondeur les plateformes et applications de restaking, examinant leur potentiel à impulser une adoption massive.
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