
Apprenez la chaîne Bear en période de marché baissier : tout comprendre sur le mécanisme POL de Bera et les raisons d’être haussier
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Apprenez la chaîne Bear en période de marché baissier : tout comprendre sur le mécanisme POL de Bera et les raisons d’être haussier
Analyse approfondie des détails techniques du mécanisme de liquidité propre (POL) du protocole Berachain.
Auteur : Francesco
Traduction : TechFlow

Après une année marquée par des promesses de nouveau marché haussier non tenues, la cryptomonnaie a trouvé un nouvel animal totem : Bera.
Dans l'environnement extrêmement concurrentiel des cryptomonnaies, un projet se distingue particulièrement des autres.
Cet article présente Berachain, au-delà de la spéculation, en analysant en détail technique son mécanisme de liquidité détenue par le protocole (POL), afin de mieux comprendre son écosystème.
Qu'est-ce que Berachain ?
Berachain est une nouvelle blockchain de couche 1 (L1).
Contrairement à l'idée répandue selon laquelle le développement des solutions L1 aurait atteint son apogée, Berachain et Monad visent à revitaliser et redéfinir le potentiel des L1.
Cette approche contraste nettement avec les tendances actuelles, où la majorité des projets se concentrent soit sur la construction de solutions de couche 2 (L2) sur Ethereum, soit sur le développement de chaînes d'applications autonomes ou de réseaux de couche 3 (L3).
Le choix d'innover au niveau L1 est étroitement lié à l'une des avancées les plus importantes de Berachain : son mécanisme novateur de consensus POL.
Différencier POL et PoL
Les lecteurs peuvent se souvenir du concept de « liquidité détenue par le protocole » (PoL) popularisé à l’époque d’Olympus DAO, qui suscite probablement des émotions mitigées.
Cependant, le POL introduit par Berachain représente un concept unique et innovant qu’il convient de distinguer clairement :
POL = Preuve de Liquidité (Proof of Liquidity)
PoL = Liquidité détenue par le protocole (Protocol Owned Liquidity)
L'évolution du consensus
Depuis l'avènement du Bitcoin, les réseaux blockchain s'efforcent de résoudre le dilemme triadique — c’est-à-dire l’équilibre entre sécurité, rapidité et décentralisation.
Divers mécanismes de consensus ont été conçus pour coordonner les incitations des participants dans un réseau décentralisé.
Initialement, Bitcoin a adopté le proof-of-work (POW), exigeant des mineurs qu'ils investissent dans du matériel informatique et supportent des coûts électriques élevés pour résoudre des énigmes cryptographiques et miner de nouveaux bitcoins.
Le POW agit comme une preuve cryptographique où une partie démontre à une autre avoir consacré un effort computationnel spécifique.

Le modèle POW a été initialement adopté par des blockchains telles qu'Ethereum, devenant ainsi la méthode la plus viable pour coordonner les incitations au sein des réseaux décentralisés.
Toutefois, face à la hausse des coûts matériels et de la consommation énergétique liés au POW, ainsi qu'aux préoccupations croissantes concernant la concentration du pouvoir minier et la durabilité à long terme, le secteur s’est progressivement tourné vers le proof-of-stake (POS) comme mécanisme de consensus privilégié.

Dans le modèle POW, les validateurs doivent acheter du matériel physique pour miner des bitcoins. En revanche, les réseaux POS (comme Ethereum) exigent que les validateurs participent à la création de blocs et à la validation des transactions en misant une quantité définie de jetons natifs du réseau (par exemple, 32 ETH sur Ethereum), obtenant ainsi une véritable « peau dans le jeu ».
Les incitations des validateurs sont alignées avec le bon fonctionnement du réseau : en cas de comportement malveillant, ils risquent de perdre (« slashing ») une partie de leur mise en ETH.
Passer du POS au POL
Bien que le modèle POS garantisse un intérêt des validateurs dans le système, il ne parvient pas à aligner leurs objectifs avec une coopération plus large autour d’un but commun pour le protocole.
Au moins au niveau du consensus, on observe une absence flagrante d’alignement ou d’engagement profond concernant :
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Les protocoles assurant le bon fonctionnement du réseau
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Les validateurs favorisant l’activité économique du réseau
Ce manque de collaboration inhérent au mécanisme de consensus soulève également des questions sur le rôle des utilisateurs.
C’est précisément là qu’intervient le mécanisme de consensus POL de Berachain.

S’appuyant sur le POS, le consensus POL intègre au niveau du consensus un système d’incitation conçu pour aligner stratégiquement les intérêts de tous les participants du réseau — validateurs, applications et utilisateurs.
Dans le domaine des cryptomonnaies, l’utilisation des incitations est largement éprouvée ; des exemples notables comme Curve, Convex et Redacted illustrent parfaitement le pouvoir des incitations à aligner les intérêts et à développer des produits.
Cependant, Berachain innove en intégrant directement un système de pots-de-vin (bribes) au cœur même de son modèle de consensus, garantissant ainsi que la coopération entre les participants soit profondément ancrée dans l’infrastructure du réseau.
L’impact concret du POL
Dans ce modèle, Berachain construit un réseau où liquidité et sécurité s’étendent proportionnellement à la croissance du réseau, favorisant dès le départ une cohésion communautaire.
Le système POL incite fortement tous les participants, en mettant particulièrement l’accent sur l’implication active des validateurs, essentielle au succès du réseau.
Pour comprendre l’équilibre des incitations permis par le POL, présentons le modèle de jetons de Berachain :
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BGT : Le jeton de gouvernance Bera (BGT) est un composant central du modèle POL. Il n’est pas transférable et ne peut être obtenu qu’en participant au POL. Le BGT n’est pas seulement un simple jeton de gouvernance utilisé pour voter ; il représente aussi la part la plus importante des récompenses POL : les utilisateurs délèguent leur BGT aux validateurs ; de nouveaux BGT sont distribués uniquement lorsque les validateurs proposent des blocs valides, puis redistribués par ces derniers aux applications selon les pots-de-vin reçus. Les utilisateurs ne peuvent obtenir du BGT qu’en ajoutant de la liquidité à un pool de liquidité (LP) éligible ; une fois acquis, ils peuvent choisir de l’utiliser ou de le brûler contre du BERA.
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BERA : Le jeton gaz de Berachain, transférable, que les participants doivent miser pour devenir validateurs actifs.
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HONEY : La monnaie stable native de Berachain indexée sur le dollar américain, frappée en déposant diverses collatéraux approuvés dans des coffres-forts.
L’effet vortex de Berachain

La « liquidité modulaire » de Berachain transforme l’écosystème d’un jeu à somme nulle en un environnement collaboratif, générant un effet vortex bénéficiant à l’ensemble de l’écosystème :
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Les validateurs interagissent directement avec les utilisateurs pour maximiser le nombre de BGT qui leur sont délégués. Plus les utilisateurs délèguent de BGT à un validateur, plus celui-ci reçoit de récompenses. Les validateurs perçoivent une commission sur ces récompenses.
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Les applications collaborent pour attirer davantage de récompenses BGT vers leurs pools de liquidité, encourageant ainsi les utilisateurs à fournir de la liquidité plutôt que de se concurrencer.
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Les utilisateurs disposent de plusieurs options après avoir déposé des fonds dans un pool de liquidité, options qui évoluent dans le temps. Leurs récompenses dépendront de leur part relative dans le pool ainsi que du volume de BGT attribué par les validateurs à ce compteur spécifique.
En fin de compte, ce sont les validateurs qui décident de la distribution du BGT entre les différents pools et protocoles, et leurs stratégies peuvent varier.
Les protocoles peuvent également attirer davantage de récompenses BGT en incitant les validateurs avec des jetons natifs — c’est-à-dire en offrant des pots-de-vin. Examinons un exemple concret :
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Un validateur dirige son BGT vers le pool de liquidité d’un protocole.
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Imaginons que vous soyez FrancescoProject, possédant FRAcoin, et que vous souhaitiez créer un solide pool de liquidité FRAcoin/Bera.
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Pour cela, vous décidez d’offrir X unités de FRAcoin en pot-de-vin aux validateurs, qui en retour dirigent leur BGT vers le pool de liquidité FRAcoin/Bera.
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Les utilisateurs désireux de gagner du BGT ajoutent alors de la liquidité à ce pool.
Ce modèle nécessite une coordination étroite entre validateurs, applications et utilisateurs afin d’inciter toutes les parties impliquées. Voici comment les participants de Berachain entrent dans cet effet vortex.

1. Validateurs : Les validateurs allouent les récompenses BGT selon leur poids de récompense, proportionnel à la quantité de BGT qui leur est déléguée. Leurs revenus incluent également les pots-de-vin provenant des applications de l’écosystème + les récompenses issues de la capture de valeur des blocs (par exemple, BERA issu des frais de gaz, HONEY issu des frais de transaction, etc.).
Outre la sécurisation du réseau, les validateurs doivent également :
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Maximiser le nombre de BGT qui leur sont délégués
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Incentiver activement les détenteurs de BGT
2. Utilisateurs : Les utilisateurs votent via leur portefeuille : ils déposent de la liquidité dans des pools approuvés et reçoivent des jetons LP. Ils peuvent ensuite staker ces jetons dans un compteur spécifique pour gagner du BGT, qu’ils délèguent ensuite à un validateur.

3. Projets de l’écosystème : Tout un chacun peut utiliser la distribution native de Berachain comme source de rendement. Les applications peuvent envoyer des pots-de-vin aux délégants, créant ainsi une boucle de rétroaction positive : elles encouragent la liquidité vers des compteurs spécifiques et reçoivent davantage de récompenses (par exemple, les utilisateurs remarquent cette dynamique et choisissent d’ajouter encore plus de liquidité à ce compteur, augmentant ainsi leurs gains en BGT et leurs récompenses relatives comparées aux autres compteurs).

Dans ce cadre POL, le rôle des validateurs devient de plus en plus central.
Ils peuvent nouer des partenariats directs avec les applications sur Berachain, utilisant les pots-de-vin pour diversifier leurs sources de revenus. Par exemple, un validateur pourrait collaborer avec un protocole pour renforcer les incitations aux utilisateurs, augmentant ainsi la participation des fournisseurs de liquidité (LP).
Par conséquent, le choix de délégation du BGT vers un validateur doit être mûrement réfléchi : en raison des interconnexions complexes avec les applications et les utilisateurs, leur rôle dans l’écosystème est crucial.
Alors que le modèle POS assure simplement que les validateurs ont un intérêt dans l’écosystème, le POL étend cet alignement en coordonnant au niveau du consensus les intérêts de tous les participants du réseau.
Alors que des protocoles comme Curve utilisent les incitations pour orienter les distributions vers un seul pool, l’écosystème Berachain fonctionne collectivement pour déterminer le meilleur flux de valeur, permettant ainsi un vortex écosystémique bien plus complet.

Résoudre les défis traditionnels des fournisseurs de liquidité
Le consensus POL répond aux défis traditionnels rencontrés par les fournisseurs de liquidité (LP) en offrant plusieurs sources de récompenses :
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Allocation de BGT par les validateurs
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Récompenses LP classiques
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Récompenses supplémentaires et incitations via les pots-de-vin
Au-delà de ces récompenses, les LP renforcent également leur participation à la gouvernance grâce au BGT, consolidant ainsi davantage leur rôle au sein du réseau.
Le POL facilite également la liquidité détenue par le protocole (PoL) en permettant aux applications Berachain d’utiliser la distribution native de la chaîne comme source de rendement, plutôt que de payer des frais pour louer de la liquidité.

Cette approche simplifie le processus de démarrage de la liquidité et des dépôts, en incitant les LP via un alignement avec les validateurs et des pots-de-vin plus élevés.
À son tour, cela peut stimuler le développement d’applications grand public, allant au-delà de la finance décentralisée (DeFi). Ces applications dépendraient moins du capital à court terme et pourraient tirer parti de la liquidité existante dans l’écosystème pour lancer leurs opérations.
Le modèle POL de Berachain repose sur l’idée que tant qu’il existe des incitations suffisantes pour déléguer du BGT et participer au réseau, la liquidité suivra naturellement.
Impacts plus larges et perspectives futures
Une excellente technologie ne peut vous mener qu’à un certain point.
Si l’innovation technique est cruciale, l’approche de Berachain se distingue en se concentrant sur des boucles de rétroaction positive au sein de son écosystème, garantissant ainsi une croissance et une collaboration durables.
Dans le monde des cryptomonnaies, la ressource la plus rare est l’utilisateur.
Face à la concurrence intense pour attirer les mêmes utilisateurs, le consensus POL assure que les utilisateurs de Berachain bénéficieront dès le départ de meilleures récompenses et d’une participation accrue dans l’écosystème. De nombreuses nouvelles L2 lancent avec des stratégies prédatrices, forçant les utilisateurs à bloquer leur liquidité pendant plusieurs mois sans aucune récompense ni droit décisionnel.
Berachain réécrit ce scénario, faisant des utilisateurs non pas de simples fournisseurs de liquidité passifs, mais des participants actifs et essentiels capables de décider de la direction que prendront la liquidité et la valeur dans l’écosystème.
Alors que les précédents programmes d’incitation et systèmes fermés ne profitaient qu’aux participants immédiats, le POL constitue le premier « système d’incitation extensible au niveau du protocole », conçu pour assurer la réussite et la durabilité à long terme du réseau.
Cela s’inscrit dans la théorie du « Fat Bera », selon laquelle « les applications construites avec PoL comme priorité captureront la majeure partie de la valeur dans l’écosystème Berachain ».

Actuellement, ce modèle repose fortement sur la relation entre les validateurs de Berachain et les délégants de BGT. Cette relation persistera-t-elle une fois le réseau lancé ?
Beaucoup soulignent également le rôle central des validateurs dans l’écosystème. Risquent-ils de devenir trop puissants ?
La dépendance des validateurs à la production de blocs pourrait aussi devenir un point de défaillance unique : que se passe-t-il si la demande pour la création de blocs diminue ?
Enfin, la question de la décentralisation reste cruciale.
Bien que Berachain affirme que « la preuve de liquidité est faite pour le peuple », la plupart des validateurs et pools de liquidité devant être approuvés au préalable, le système fonctionne-t-il vraiment comme prévu ? Ou s’agit-il simplement d’une autre manière de concentrer le pouvoir entre les mains d’une minorité ?
La plupart des hypothèses théoriques de ce modèle devront être validées par la pratique.
Le succès du modèle POL dépendra de sa mise en œuvre dans le monde réel, ainsi que des efforts continus visant à assurer décentralisation et durabilité.
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