
Analyse approfondie : l'état actuel et les ambitions du marché Web3 au Japon
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Analyse approfondie : l'état actuel et les ambitions du marché Web3 au Japon
Une réglementation de plus en plus assouplie, l'orientation mondiale des fondateurs de projets Web3 et des droits de propriété intellectuelle (IP) solides stimuleront le développement du marché Web3 au Japon.
Auteurs : Jay Jo & Yoon Lee, Tiger Research
Traduction : Felix, PANews
I. Introduction
Le Japon est récemment devenu l'un des marchés Web3 les plus dynamiques au monde, connaissant une transformation rapide grâce au soutien actif du gouvernement. Reconnaissant l'importance stratégique du secteur Web3, le gouvernement japonais prend activement des mesures pour revitaliser cette industrie. Depuis l'attaque du exchange Mt. Gox en 2014, le Japon avait adopté une attitude prudente à l’égard du Web3, imposant des réglementations strictes. Toutefois, cette situation évolue rapidement. À partir de 2023, avec un assouplissement progressif de la politique sur les cryptomonnaies, le potentiel de développement du marché ne cesse de croître.
Bien que cet assouplissement réglementaire accroisse effectivement le potentiel du marché Web3 japonais et renforce les attentes, la véritable revitalisation du marché va bien au-delà d’un simple ajustement réglementaire. Elle repose sur plusieurs facteurs clés :
- L’application concrète de la technologie
- L’augmentation du nombre d’utilisateurs utilisant cette technologie
- L’intégration dans divers secteurs industriels
Même si les politiques ont un impact significatif sur le marché, la condition préalable à une réelle vitalité du marché dépasse largement les seules considérations réglementaires.
Ce rapport vise à analyser de manière exhaustive l’état actuel de l’industrie Web3 au Japon, y compris les détails des politiques nationales de revitalisation du Web3, leur impact sur les acteurs de l’écosystème local, ainsi qu’à identifier les changements concrets qui en découlent. En outre, il examinera les opportunités commerciales du marché Web3 japonais, en évaluant à la fois les gains à court terme et les perspectives de croissance à long terme.
II. La transformation du marché commence par la revitalisation industrielle
Les politiques assouplies promues par le cabinet de Fumio Kishida et le Parti libéral-démocrate (PLD) pourraient profondément transformer le marché Web3 japonais. Avec une réduction de l’incertitude réglementaire et l’établissement de règles claires, des changements majeurs sont attendus. Cette section examine l’impact de trois grandes politiques lancées par le gouvernement Kishida sur l’industrie Web3.
2.1. L’entrée des entreprises japonaises dans le Web3

Source : Tiger Research
Comme indiqué dans un précédent rapport, la participation des grandes entreprises japonaises dans le domaine du Web3 est particulièrement remarquable. Lors de ce sommet, des entreprises majeures telles que SBI, NTT, KDDI et Hakuhodo ont assisté aux discussions, exprimant leurs attentes et visions pour l’avenir du secteur Web3.
La forte implication des grandes entreprises japonaises joue un rôle crucial dans le développement de l’écosystème, car elles apportent le capital important et les capacités de recherche et développement nécessaires à la progression des technologies Web3.
Par exemple, NTT Digital, filiale de l’opérateur télécom NTT DoCoMo, a fortement investi dans le développement d’un portefeuille Web3. Ce projet s’est réalisé en collaboration avec Accenture Japan, un grand cabinet de conseil. Selon certaines analyses, l’effet de ruissellement généré par cette coopération a pu motiver d’autres grandes entreprises à entrer sur le marché Web3. (Note : L’effet de ruissellement désigne un phénomène économique où les groupes ou régions ayant bénéficié d’un développement prioritaire stimulent indirectement la croissance des groupes ou zones défavorisées via la consommation ou l’emploi.)
On s’attend à ce que la participation des grandes entreprises japonaises accélère considérablement le développement du marché Web3. Bien que le marché en soit encore à ses débuts, ces investissements actifs et efforts de R&D sont essentiels pour poser des bases solides, non seulement pour renforcer le marché actuel, mais aussi pour favoriser l’émergence et la croissance de nouvelles entreprises natives du Web3.
2.2. Feu vert pour l’émission de stablecoins

Source : Autorité japonaise des services financiers (JFSA)
- Juin 2022 : Publication de lignes directrices sur l’émission et le courtage de stablecoins
- Juin 2023 : La loi sur le règlement monétaire est modifiée pour permettre aux institutions de transfert de fonds, banques et sociétés fiduciaires d’émettre des stablecoins
La permission accordée par le gouvernement japonais à l’émission de stablecoins constitue une étape importante pour le développement du secteur Web3. Ce changement politique suscite un intérêt accru pour les activités liées aux stablecoins, incitant de nombreuses entreprises à pénétrer ce domaine dans un cadre réglementaire de plus en plus clair.
Par exemple, la plateforme d’actifs numériques Progmat explore activement les opportunités liées aux stablecoins. Binance Japon a annoncé son intention de collaborer avec la banque Mitsubishi UFJ pour lancer un nouveau stablecoin. Par ailleurs, Circle, émetteur de USDC, cherche à s’associer avec SBI Holdings afin d’étendre la distribution du USDC au Japon. Compte tenu du potentiel énorme du marché japonais des paiements B2B (d’une valeur annuelle d’environ 7,2 billions de dollars), l’intégration des stablecoins dans ce segment pourrait considérablement multiplier les opportunités commerciales.
2.3. Autorisation des investissements VC en cryptomonnaies

Source : JCBA, TigerResearch
- Février 2024 : Les sociétés en commandite (LPS) et les fonds d’investissement peuvent désormais investir directement en cryptomonnaies ; les entités juridiques peuvent lever des fonds auprès de fonds VC contre des jetons non-actions.
Le ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (Note : Un organisme gouvernemental japonais chargé principalement de relancer la vitalité économique privée, de promouvoir harmonieusement les relations économiques extérieures, de développer l’économie et l’industrie nationales, et d’assurer un approvisionnement stable et efficace en ressources minérales et énergétiques) a récemment voté en faveur de l’autorisation des investissements directs des fonds spéculatifs en actifs cryptographiques. Cette mesure vise à stimuler les investissements dans les startups Web3 locales et à garantir que les projets les plus prometteurs prospèrent au Japon plutôt que de migrer à l’étranger. Cette résolution sera soumise au Parlement en juin.
- Juin 2023 : Décision de ne pas taxer la revalorisation des jetons détenus par les entreprises à la fin de l’année fiscale.
- Avril 2024 : Décision de ne pas taxer les plus-values lorsque des limitations techniques empêchent le traitement des jetons émis par un tiers.
Le Japon a fait des progrès significatifs dans l’assouplissement de la taxation des actifs virtuels détenus par les entreprises. Auparavant, le taux d’imposition élevé sur les cryptomonnaies détenues par les entreprises Web3 japonaises poussait de nombreuses sociétés à déménager leur siège vers des pays offrant des régimes fiscaux plus avantageux, comme Singapour ou Dubaï.
La question fiscale au Japon a été largement critiquée car elle contraint les entreprises Web3 japonaises à s’expatrier. En réponse, le gouvernement a progressivement assoupli les règles fiscales concernant la détention d’actifs virtuels par les entreprises. Ces ajustements politiques devraient encourager les flux de capitaux vers le marché national, favoriser la croissance des entreprises locales Web3 et dynamiser le marché.
III. Le Japon est-il vraiment revenu ?
Il est encore trop tôt pour conclure.
3.1. Imposition excessive des investisseurs en cryptomonnaies

Volume des transactions sur CEX en mars 2024, source : Coingecko, TigerResearch
Le Japon assouplit progressivement les restrictions sur l’investissement et la détention de cryptomonnaies par les entreprises. Toutefois, le régime fiscal applicable aux investisseurs individuels reste strict. Les rendements des investisseurs particuliers sur les cryptomonnaies sont soumis à un taux progressif allant jusqu’à 55 %, l’un des plus élevés en Asie. Cette imposition lourde freine sévèrement l’investissement et le trading actif des particuliers.
Cette politique fiscale dissuasive explique en partie le faible enthousiasme des particuliers, ce qui se reflète clairement dans la comparaison des volumes de transaction : par exemple, en mars dernier, le volume de transactions en cryptomonnaies au Japon était inférieur de 18 fois à celui de la Corée du Sud.

Nombre annuel de résidents permanents quittant le Japon, source : Ministère des Affaires étrangères du Japon, Tiger Research
Pour que le marché japonais des cryptomonnaies puisse véritablement prospérer, les efforts d’assouplissement doivent s’étendre au-delà des entreprises, pour inclure les investisseurs particuliers. L’équilibre entre offre et demande est essentiel pour un marché florissant. Pourtant, aucune indication ne laisse penser que le Japon envisage d’alléger les restrictions pesant sur les investisseurs individuels. L’absence de souplesse réglementaire pousse de nombreuses startups et développeurs Web3 japonais à s’installer dans des environnements plus favorables, comme Dubaï, où les opportunités commerciales et la liquidité sont plus importantes.
Les données du ministère japonais des Affaires étrangères illustrent nettement cette tendance : le nombre de citoyens japonais s’expatriant augmente. Plus précisément, le taux d’immigration vers Dubaï a augmenté d’environ 4 % par rapport à l’année précédente. Ce phénomène souligne l’impact plus large du cadre réglementaire rigide du Japon sur les talents et l’écosystème entrepreneurial. Si la politique ne change pas, cela pourrait entraîner une fuite des cerveaux dans ce secteur.
3.2. Un environnement de marché isolé
Le marché Web3 japonais présente un environnement dit « à la Galápagos », une expression désignant un écosystème commercial fortement localisé. Cet écosystème est en quelque sorte isolé, avec une faible capacité d’extension au marché mondial. Cette particularité découle d’un cadre réglementaire conservateur élaboré suite au piratage de Mt. Gox en 2014, qui a profondément influencé l’approche japonaise en matière de régulation des cryptomonnaies.
Un exemple caractéristique de cette approche locale est le processus de cotation des actifs virtuels au Japon. L’Association japonaise des échanges de monnaies virtuelles (JVCEA), organisation autorégulée approuvée par le gouvernement, gère la cotation des cryptomonnaies via un système de listes blanches/vertes.
L’écosystème Web3 japonais est principalement orienté vers la satisfaction des besoins locaux. Les entreprises traditionnelles, les collectivités locales et les banques exploitent principalement la technologie blockchain au profit des consommateurs nationaux, et des entités comme Astar Network concentrent également leurs efforts sur le marché intérieur plutôt que sur le marché global. Cette orientation interne crée d’importants obstacles pour les entreprises internationales Web3 souhaitant pénétrer le marché japonais, limitant la diversité du secteur et étouffant la croissance dynamique et l’innovation.
Par conséquent, pour que l’industrie Web3 japonaise connaisse une croissance significative et devienne un acteur majeur sur la scène mondiale, elle doit sortir de cet environnement de marché « type Galápagos ». Adopter une vision plus ouverte et tournée vers le monde entier bénéficiera non seulement à l’entrée des multinationales, mais encouragera aussi une plus grande diversité d'idées et de pratiques.
3.3. Pénurie de talents technologiques

Nombre prévu de professionnels IT manquants, source : Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie
Un obstacle majeur à la croissance du marché Web3 japonais est la grave pénurie de talents informatiques. Ce problème s’aggrave : en 2020, le Japon faisait face à un déficit d’environ 370 000 professionnels IT, qui devrait doubler d’ici 2030, atteignant environ 790 000.
Même les grandes entreprises japonaises de télécommunications, pourtant à la pointe de la technologie, se trouvent encore à un stade précoce de développement dans le secteur Web3, sans progrès majeurs à ce jour. L’industrie Web3 étant intrinsèquement technologique, elle requiert une main-d’œuvre qualifiée et spécialisée pour innover et progresser efficacement. Actuellement, le Japon souffre d’un nombre manifestement insuffisant de créateurs Web3, et les projets consacrés au développement d’infrastructures Web3 sont rares. Cette pénurie freine non seulement l’innovation dans le secteur, mais constitue également un facteur limitant clé pour le développement du marché Web3 japonais.
IV. Quelles perspectives pour le futur marché Web3 japonais ?
4.1. Capacité à s’ouvrir au monde
Récemment, la capacité globale des fondateurs de projets Web3 japonais est devenue un sujet central, marquant un changement majeur dans leur approche commerciale. Dès le départ, ces entrepreneurs intègrent une vision internationale dans leur stratégie, recherchant activement une expansion à l’étranger. Un aspect clé de cet effort mondial est l’amélioration des compétences en anglais. Cette évolution a été visible lors du sommet TEAMZ 2024, où de nombreux dirigeants japonais ont pris la parole avec assurance, en anglais courant.
La vitalité actuelle du secteur Web3 japonais résulte de la combinaison entre la vision des jeunes générations et l’orientation intrinsèquement globale du Web3. De nombreux projets japonais Web3 sont dès leur conception destinés au marché mondial. Cela marque un changement culturel significatif, la première fois depuis la restauration de Meiji il y a plus d’un siècle que les entrepreneurs japonais cherchent activement des opportunités à l’étranger.
4.2. Investissements institutionnels par les entreprises
Comme mentionné précédemment, la décision du Japon d’assouplir la réglementation sur la détention et l’investissement en actifs cryptographiques par les entreprises stimulera le développement du marché Web3 japonais. Des investissements massifs ont déjà été réalisés, notamment par NTT DoCoMo et SBI Holdings, qui ont levé respectivement 600 milliards de yens (environ 3,8 milliards de dollars) et 100 milliards de yens (environ 630 millions de dollars) pour des fonds Web3. L’assouplissement réglementaire devrait donc accélérer les entrées de capitaux.
En outre, le plus grand fonds de pension au monde, le Government Pension Investment Fund (GPIF) du Japon, a récemment annoncé son intention d’investir dans le bitcoin. Bien que les effets des nouvelles réglementations mettent du temps à se manifester, cette initiative du GPIF constitue un signe positif pour le marché Web3 japonais.
4.3. Accumulation d’applications concrètes

Source : JPYC
Dans le contexte plus large du secteur Web3 mondial, les applications pratiques de la technologie blockchain et les réalisations concrètes restent souvent rares. Cependant, le marché japonais commence à présenter des cas d’usage significatifs. Notamment, le stablecoin indexé sur le yen japonais, JPYC, est intégré au système de « taxe de retour au pays natal », un mécanisme unique de financement local. Par ailleurs, certaines collectivités locales japonaises explorent l’utilisation des technologies DAO et NFT pour revitaliser les régions sous-développées.

Source : Autorité japonaise des services financiers (JFSA)
En outre, le Japon partage activement ses savoir-faire et innovations technologiques à l’international. En formant les autres et en exportant l’innovation, le Japon s’affirme comme un acteur clé dans la formation de l’avenir de l’industrie.
Sur la base de ces éléments, les perspectives d’avenir de l’industrie Web3 japonaise sont prometteuses. Bien que de nombreux fondateurs Web3 japonais déménagent actuellement à Dubaï à la recherche d’opportunités commerciales et d’un cadre réglementaire plus favorable, la confiance à long terme dans le potentiel du marché japonais reste forte. Beaucoup expriment le désir de participer aux activités Web3 au Japon dans les dix prochaines années, témoignant d’une foi durable dans la croissance future du pays.
V. Secteurs du marché de l’industrie Web3 japonaise
5.1. Perspectives à court terme : Recherche, conseil et investissement

Source : Progmat
L’évolution rapide du cadre réglementaire du Web3 japonais contraste fortement avec la prudence inhérente aux entreprises japonaises dans leurs processus décisionnels. Cette prudence conduit souvent à des avancées lentes, car les entreprises consacrent beaucoup de temps à des études de marché approfondies et à la validation des projets avant de s’engager. Par conséquent, à court terme, la demande sur le marché Web3 pour les services de recherche et de conseil devrait augmenter. L’arrivée de Messari, société d’analyse et de recherche, sur le marché japonais en est un exemple. Des institutions japonaises comme Hash Hub et Next Finance Tech deviennent également de plus en plus actives.
Avec l’assouplissement des règles d’investissement et la possibilité pour les fonds VC de détenir des actifs cryptographiques, les perspectives d’investissement sur le marché Web3 japonais devraient se redresser. Dans ce domaine émergent, Hyperithm se distingue par ses investissements stratégiques variés, notamment dans l’émetteur de stablecoin JPYC et la société de streaming basée sur le Web3, Palmu. Ces investissements reflètent les tendances et le potentiel de développement de la technologie Web3.
5.2. Perspectives à long terme : Stablecoins et jeux Web3

Source : Progmat
À long terme, les stablecoins et les jeux Web3 représentent les domaines les plus prometteurs de l’industrie Web3 japonaise. Le marché des stablecoins, en particulier, devrait connaître une croissance importante. Avec la consolidation du cadre institutionnel et la réduction de l’incertitude réglementaire, les attentes autour de ce secteur montent en flèche. Le JPYC, stablecoin indexé sur le yen, est à l’avant-garde de cette expansion potentielle.
Actuellement, au Japon, les stablecoins ne peuvent être utilisés que comme moyen de recharge, mais pas de retrait. Cela limite fortement leur utilisation dans l’écosystème financier. Toutefois, l’émetteur JPYC cherche à obtenir une licence EPISP (fournisseur de services d’instruments de paiement électroniques), qui lui permettra de lancer une version prenant en charge les retraits. Cette nouvelle version est prévue pour être publiée cet été.
On s’attend à ce que la fonctionnalité de retrait du JPYC améliore considérablement l’utilité des stablecoins au Japon, les rendant plus polyvalents et mieux intégrés aux transactions financières quotidiennes. À long terme, les stablecoins pourraient devenir une alternative viable à toutes les transactions actuellement tributaires de l’argent liquide ou des comptes bancaires.
Bien que les stablecoins ne soient pas encore cotés sur les exchanges japonais, plusieurs plateformes prennent des mesures pour obtenir les licences nécessaires. Ce développement indique un avenir prometteur en termes d’accessibilité et d’utilité des stablecoins au Japon.

Projet OSHI3, source : gumi
Le Japon, troisième plus grand marché du jeu vidéo au monde, attire également l’attention par son engagement dans les jeux Web3. Des entreprises majeures comme Square Enix, SEGA et Gumi participent activement à des projets Web3.
Toutefois, la base d’utilisateurs des jeux Web3 japonais reste relativement petite, avec une liquidité limitée sur le marché. L’imposition élevée sur les investisseurs en actifs virtuels risque de freiner la participation et l’investissement dans ce secteur émergent. Une croissance importante à court terme pourrait donc s’avérer difficile. Cependant, le Japon dispose d’avantages évidents pour impulser la croissance à long terme du marché des jeux Web3. Sa puissante industrie du jeu et sa riche capacité de création de contenu fournissent une base solide pour le développement des jeux Web3.
Conclusion
Lors de ma participation au TEAMZ Summit 2024 au Japon, j’ai pu observer la vitalité croissante du marché Web3 japonais. Il est clair que ce marché en est encore à ses débuts, mais qu’il possède un potentiel de croissance immense. Ce potentiel est alimenté par plusieurs facteurs clés : les efforts actifs des autorités japonaises pour revitaliser le secteur, l’orientation internationale des fondateurs de projets Web3 japonais, ainsi que la force des droits de propriété intellectuelle (IP) et du contenu. Ces éléments devraient continuer à propulser le développement du marché.
Bien que des défis persistent, comme l’imposition élevée des investisseurs particuliers, les perspectives à long terme du marché Web3 japonais restent brillantes. Il sera intéressant d’observer si les efforts conjoints du gouvernement, des entreprises et des investisseurs permettront au Japon de devenir un leader mondial du Web3. L’évolution de ce secteur mérite assurément une attention soutenue.
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