TechFlow rapporte que, le 20 mars, selon The Block, l’Assemblée générale du Kentucky a ajouté, en fin de procédure d’examen, un amendement — l’article 33 — au projet de loi HB380. Cet amendement exige que les fournisseurs de portefeuilles matériels mettent à la disposition des utilisateurs un mécanisme permettant de réinitialiser leur mot de passe, leur code PIN ou leur phrase mnémonique. À ce sujet, l’Institut de politique bitcoin (Bitcoin Policy Institute) critique cette exigence comme étant « techniquement impossible » pour les portefeuilles non détenus (non-custodiaux), car la conception même de ces portefeuilles garantit que les fabricants ne peuvent ni accéder ni récupérer les clés privées des utilisateurs. L’imposition d’une porte dérobée compromettrait ainsi la sécurité fondamentale du bitcoin et pourrait inciter les utilisateurs à recourir à des prestataires centralisés de services de garde.
Cet article entre par ailleurs en contradiction avec le projet de loi HB701, adopté par le Kentucky en mars 2025, qui protège expressément le droit des utilisateurs à exercer un contrôle indépendant sur leurs portefeuilles auto-détenus (self-custodied) et leurs clés privées. Le projet de loi HB380 a désormais été transmis au Sénat pour examen ; les sénateurs disposent encore de la possibilité de modifier ou de supprimer cet article avant le vote final.




