
La sécurité du Web2 n'est plus garantie : comment les professionnels de la technologie peuvent-ils entrer dans la nouvelle ère de l'IA + Web3 ?
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La sécurité du Web2 n'est plus garantie : comment les professionnels de la technologie peuvent-ils entrer dans la nouvelle ère de l'IA + Web3 ?
Nous partons de l'insécurité et finissons par nous trouver dans une structure de certitude.
Rédaction : Keegan Xiaogang
1. Situation actuelle : L'anxiété et la crise des professionnels techniques de Web2
J'ai remarqué que de plus en plus de personnes me sollicitent pour savoir comment passer à Web3.
Il s'agit de jeunes diplômés, d'ingénieurs ayant trois à cinq ans d'expérience, ou encore de techniciens d'âge mûr comme moi, qui après une quinzaine d'années dans le secteur commencent à douter de leur avenir professionnel.
Leurs questions sont presque toujours les mêmes :
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« Y a-t-il encore des opportunités dans Web3 ? »
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« Est-ce encore possible d'apprendre maintenant ? »
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« Concrètement parlant — comment un nouveau venu peut-il trouver un emploi dans Web3 ? »
Cette anxiété n'est pas fortuite. Pendant dix ans, Web2 a construit un « monde de certitude » pour les professionnels techniques — postes stables, parcours de promotion prévisibles et bénéfices liés aux plateformes. Mais depuis 2024, cette certitude s'effondre rapidement. Le tournant structurel du secteur internet est arrivé, et la vague de l'IA rend ce changement particulièrement irréversible.
1. La fin du dividende technologique
La croissance de l'industrie mondiale de l'internet ralentit. Au premier semestre 2025, les entreprises technologiques mondiales ont annoncé près de 94 000 licenciements cumulés, un record depuis trois ans (Observer, 2025.07). Il ne s'agit plus d’un simple ajustement cyclique, mais d’un changement fondamental dans la logique industrielle.
Les actions de Microsoft sont particulièrement révélatrices :
En juillet 2025, Microsoft a annoncé environ 9 000 licenciements, soit environ 4 % de ses effectifs mondiaux ; or, en mai, elle venait déjà de procéder à un autre tour de suppressions dépassant 6 000 postes. Parallèlement, l’entreprise exige désormais explicitement que ses employés « utilisent obligatoirement des outils d’IA », intégrant cet usage au système d’évaluation de performance.
Cela signifie que même les géants technologiques les plus stables et les mieux dotés en ressources optimisent activement leurs effectifs via l’IA. La « sécurité des postes techniques » acquise dans le modèle Web2 est systématiquement érodée.
2. L'effet de substitution par l'IA
L'émergence de l'IA ne se limite pas à une mise à jour des outils d'efficacité : elle redéfinit le travail technique lui-même. Selon l’enquête mondiale 2025 de Stack Overflow auprès des développeurs, 52 % des programmeurs utilisent déjà quotidiennement des outils d’IA (comme Copilot, ChatGPT, Claude, etc.), dont 18 % affirment que l’IA a profondément modifié leurs fonctions.
Autrement dit, l'IA fait désormais partie intégrante du processus de développement, elle n'est plus optionnelle.
Un produit qui nécessitait auparavant la collaboration de 10 personnes peut aujourd’hui être livré par seulement 3 personnes assistées par l’IA.
Le centre de gravité de la concurrence sur les postes bascule désormais de « qui code le mieux » vers « qui collabore le plus efficacement avec l’IA ». Pour les professionnels techniques classiques de Web2, c’est un effondrement silencieux du niveau intermédiaire : les ingénieurs natifs de l’IA émergent, tandis que les postes purement exécutifs sont progressivement marginalisés.
3. Le double tranchant de la dépendance aux plateformes
La prospérité de Web2 repose sur les « écosystèmes de plateforme ». Les techniciens sont tributaires d’Apple App Store, Google, WeChat, TikTok, etc., mais cette dépendance implique aussi que leurs productions personnelles manquent d’autonomie et de caractère patrimonial. Les données de SensorTower montrent qu’en décembre 2024, le changement de politique d’Apple App Store a entraîné une chute brutale des revenus de 12 % des développeurs indépendants mondiaux, privant soudainement de nombreux petits et moyens groupes de leur principale source de revenus.
Ce risque est courant dans le système Web2 :
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Les modifications des règles de plateforme peuvent directement affecter le gagne-pain individuel ;
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Les données et œuvres des créateurs appartiennent à la plateforme ;
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La suspension d’un compte ou d’un service peut entraîner un retour à zéro.
Dans cette structure, aucun effort personnel ne permet véritablement de constituer un patrimoine transférable et accumulable.
4. Restructuration des compétences et des revenus
Le rapport de LinkedIn « Future of Skills 2025 » indique que l’IA, la blockchain et l’analyse de données sont les compétences connaissant la croissance la plus rapide, alors que le taux de croissance des compétences traditionnelles en développement web frontend est tombé à 0,3 %. Parallèlement, selon les données de Levels.fyi fin 2024, la rémunération moyenne des ingénieurs FAANG a baissé d’environ 8 %, tandis que les postes liés à l’IA / aux grands modèles linguistiques (LLM) ont augmenté contre-courant de plus de 20 %.
Cela signifie que le dividende technologique migre des « développements de plateforme » vers de nouveaux domaines : « systèmes intelligents + technologies décentralisées ». La migration des compétences n’est plus un bonus, mais une condition de survie.
5. Ébranlement des fondements de la sécurité
La combinaison de ces données révèle une réalité :
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La stabilité organisationnelle de Web2 n’existe plus ;
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Les frontières des compétences sont brouillées par l’IA ;
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Les trajectoires de revenus et de progression sortent de la logique des plateformes.
De plus en plus d’ingénieurs, designers et chefs de produit se posent les mêmes questions :
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« Mes compétences restent-elles une valeur à long terme ? »
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« Si je ne dépendais plus d’une plateforme, mes réalisations continueraient-elles d’exister ? »
La source de sécurité passe désormais de « l’entreprise et la plateforme » à « la capacité d’évolution autonome de l’individu ».
🧩 Voilà la logique centrale de « l’insécurité de Web2 » :
La certitude s’est déplacée des organisations externes vers la structure individuelle.
Les techniciens de la prochaine génération doivent reconstruire leur propre certitude à l’intersection de l’IA et de Web3.
2. Tournant : La convergence des ères de l’IA et de Web3
Si la précédente vague internet (Web2) a permis aux gens de « se connecter entre eux », la vague actuelle (IA + Web3) transforme justement le sujet de la connexion — passant du « centre de plateforme » à l’« agent intelligent et à l’individu ».
1. Le point de convergence des cycles technologiques
L’apparition de l’IA et de Web3 n’est pas un événement isolé, mais l’intersection de deux courbes exponentielles.
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Courbe IA : L’intelligence générative incarnée par les grands modèles linguistiques (LLM) réalise désormais une « automatisation cognitive ».
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Courbe Web3 : L’infrastructure décentralisée représentée par la blockchain réalise une « automatisation de la valeur ».
Lorsque ces deux courbes se croisent, elles forment une nouvelle interface époque :
Un agent intelligent peut disposer sur la chaîne d’une identité, d’actifs et de capacité d’action.
McKinsey estime dans son rapport « The Economic Potential of Generative AI » (2025) que l’IA pourrait contribuer chaque année entre 4 000 et 7 000 milliards de dollars à l’économie mondiale ; selon le rapport annuel 2025 des développeurs d’Electric Capital, Web3 compte encore plus de 23 000 développeurs actifs mensuels qui continuent à construire. Cela indique que, bien que rythmés différemment, les deux écosystèmes entrent tous deux dans une phase d’utilisation pratique et de convergence.
2. L’IA : d’outil à sujet autonome
Les années 2023–2025 constituent une étape clé de « personnalisation » de l’IA. Des premiers ChatGPT, Claude jusqu’aux outils actuels axés sur le codage et les agents comme Cursor, Claude Code ou Codex, nous avons assisté à l’évolution de l’IA d’un simple « assistant » à un « agent intelligent autonome ».
L’IA n’est plus seulement un assistant qui vous aide à coder, mais un collaborateur capable de décider et d’exécuter des tâches de manière autonome :
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Elle peut automatiquement rédiger et déployer des contrats ;
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Interagir avec les protocoles sur la chaîne, exécuter des transactions et gérer des actifs ;
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Même apprendre et s’optimiser elle-même selon des modèles de rentabilité.
Cette évolution donne naissance à un nouveau concept — le Builder natif de l’IA (AI-native Builder) :
L’individu étend sa productivité grâce à l’IA, et fixe ses réalisations via les protocoles sur chaîne.
Cela signifie que le « développeur » du futur ne sera plus un ingénieur seul, mais un hybride « humain + agent intelligent ».
3. Web3 : d’un récit spéculatif à une infrastructure structurelle
Parallèlement à l’IA, Web3 traverse une transformation, passant d’un récit spéculatif à une infrastructure structurelle. Autrefois, on discutait surtout des « cours des cryptomonnaies », mais désormais l’attention se porte sur les « capacités au niveau protocole » — les infrastructures fondamentales capables de soutenir durablement l’économie numérique.
Aujourd'hui, les véritables priorités du secteur se concentrent sur plusieurs axes :

Collectivement, ces tendances montrent que :
Web3 n’est plus seulement une scène d’innovation financière, mais devient progressivement la couche d’exécution fiable (Trust Layer) du prochain internet — une base permettant à l’IA, aux individus et à l’économie réelle de collaborer librement sous un mécanisme de confiance.
4. Que se passe-t-il quand IA et Web3 fusionnent ?
Nous assistons à l’émergence d’une nouvelle forme de système : production par IA + règlement par Web3 + propriété individuelle. Cette structure induit une avancée sur trois niveaux :

En résumé, l’IA rend la « production » plus efficace, Web3 rend les « résultats » plus durables. Ensemble, ils impulsent une tendance — l’émergence de l’économie individuelle.
L’IA permet à une personne d’avoir une productivité centuplée ; Web3 permet à cette productivité d’être titularisée, monétisée et réutilisée. C’est précisément là la logique sous-jacente à l’essor des modèles « laboratoire individuel » voire « entreprise individuelle ».
5. Opportunité structurelle : du dividende de plateforme au dividende de protocole
Dans l’histoire, chaque transition de cycle technologique accompagne une refonte des rapports de production. Du PC à Internet, de mobile à l’économie de plateforme, le centre du dividende a constamment migré. Cette fois, le dividende passe du « dividende de plateforme » au « dividende de protocole » :
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Dividende de plateforme : Dépendre des géants, tirer profit du trafic ;
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Dividende de protocole : Construire des systèmes ouverts, participer à la distribution de valeur.
Dans ce processus, les individus sachant utiliser l’IA pour créer des produits et Web3 pour titulariser leurs réalisations deviendront les prochains « nœuds de production microscopiques ». Qu’ils soient développeurs, designers ou créateurs indépendants, chacun peut y trouver une nouvelle certitude.
6. La question de la nouvelle ère
Quand nous disons « IA + Web3 marque un tournant », il ne s’agit pas d’un slogan abstrait, mais d’une tendance structurelle réelle :
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Les outils de production ont fondamentalement changé (IA) ;
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Le système de valeur a fondamentalement changé (Web3) ;
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Et le rôle du technicien passe de « l’exécution passive » à « la création active ».
Il ne s’agit pas d’une simple mise à niveau des compétences, mais d’un changement de paradigme.
🧭 Voilà ce que représente le tournant de la « fusion IA + Web3 » :
L’IA redéfinit la productivité, Web3 redéfinit la propriété.
Quand productivité et propriété se superposent au niveau individuel, une nouvelle ère pour les techniciens commence.
3. Perspectives : du poste technique au nœud individuel
Quand le dividende technologique recule et que la certitude de la plateforme s’effondre, une nouvelle question surgit naturellement :
« Comment puis-je me reconvertir ? »
Dans l’ère de la convergence IA et Web3, la sortie pour les techniciens ne consiste pas à « changer de poste », mais à reconstruire leur propre structure de production — passer d’une participation passive à une plateforme à devenir activement un « nœud individuel ».
1. Passer de la pensée de poste à la pensée de système
À l’ère Web2, la valeur du technicien reposait principalement sur le « poste » : écrire du code, concevoir des architectures, mener des projets. Mais l’arrivée de l’IA automatise les tâches, et l’émergence de Web3 rend la distribution de valeur plus ouverte.
La nouvelle logique concurrentielle n’est plus : combien de tâches pouvez-vous accomplir, mais combien de systèmes pouvez-vous construire.
Un système peut être :
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Une chaîne de développement automatisée (IA + DevOps)
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Un protocole de contrat intelligent (couche applicative Web3)
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Un produit de savoir ou d’outils (modèles Notion, Agents, services API)
Ces systèmes ne dépendent pas d'une plateforme, mais sont des entités autonomes pilotées par l'individu, assistées par l'IA et soutenues par des protocoles.
C’est précisément ce qui a motivé ma création, dans « Soluno Lab », de BlockETF et BlockLever : faire de chaque projet une unité systémique pouvant fonctionner indépendamment, accumuler des actifs et être réutilisée.
Le technicien doit passer de « faire des tâches » à « construire des machines », afin que le système travaille pour lui.
2. Première étape : mise à niveau de la productivité IA
Dans tout parcours de reconversion, la première étape consiste toujours à maîtriser la pile d'outils IA. Cela détermine si vous disposez ou non de la base d’une « productivité centuplée ».
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Niveau texte et cognition : ChatGPT, Claude, Perplexity — pour la réflexion, l’analyse, la prise de décision et l’écriture ;
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Niveau codage et R&D : Cursor, Claude Code, Codex — pour la génération de code, le débogage, la documentation et les tests ;
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Niveau créativité et expression : Midjourney, Runway, Figma AI, ElevenLabs — pour la création visuelle et multimodale.
Mon propre travail est presque un condensé de ce système. En développant BlockETF et BlockLever, j’utilise quotidiennement Claude Code pour analyser et générer une logique complexe de contrats. Pour mes écrits habituels, je fais appel à ChatGPT pour peaufiner mes textes. L’IA ne m’a pas remplacé, elle m’a plutôt permis de concentrer davantage d’énergie sur l’architecture et la création.
Maîtriser ces outils ne vise pas à impressionner, mais à intégrer l’IA à votre flux de travail personnel : rédiger les besoins → générer le code → tester automatiquement → produire la documentation → publier le contenu. Une fois cela accompli, vous n’êtes plus un « exécutant », mais un « orchestrateur d’IA ».
3. Deuxième étape : esprit technologique Web3 et pensée d’actif
Une fois capable de produire efficacement avec l’IA, la deuxième étape consiste à assurer à vos productions appropriation, revenus et pérennité. C’est précisément ce que la pensée Web3 permet de résoudre.
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Niveau apprentissage : Maîtriser les contrats intelligents (Solidity), la logique EVM, l’interaction avec portefeuille, le déploiement sur chaîne ;
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Niveau produit : Comprendre les modèles de jetons, les mécanismes de protocole, les oracles et les systèmes de gouvernance ;
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Niveau mentalité : Prendre conscience que « votre code, vos modèles, votre contenu » peuvent devenir des unités d’actifs (Asset Unit).
Le technicien n’est plus seulement un développeur, mais aussi un émetteur d’actifs, un concepteur de protocole, un opérateur de nœud. L’IA vous permet de créer efficacement, Web3 vous permet de posséder et de monétiser. Leur combinaison forme les prémices d’un « système personnel durable ».
4. Troisième étape : individualisation et marquage du produit
Quand vous êtes capable de produire, d’approprier et de boucler le cycle, vous entrez dans la troisième étape : la productivisation individuelle. Cela signifie que vous ne dépendez plus d’un poste, mais que vous construisez votre propre « micro-écosystème ».
Les chemins typiques incluent :
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Produits de marque personnelle : blog technique, cours, consultation, outils SaaS ;
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Projets orientés produit sur chaîne : micro-protocoles, séries NFT, AI Agent-as-a-Service ;
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Expériences économiques communautaires : DAO entreprise individuelle, membres tokenisés, modèles de partage de revenus.
La compétitivité ici ne dépend plus du nombre de technologies maîtrisées, mais :
De votre capacité à transformer vos connaissances, algorithmes et expériences en une « structure réutilisable ».
L’individu est un nœud, le nœud est une marque. Dès que vous avez votre propre protocole, bibliothèque de code, matrice de produits et réseau d’utilisateurs, vous n’avez plus besoin d’une « entreprise » pour définir votre valeur.
5. Rétablir intérieurement une nouvelle « certitude »
À l’ère Web2, la certitude venait de l’organisation ; à l’ère IA + Web3, elle vient d’un système individuel cohérent.
L’IA vous donne un « levier de productivité », Web3 vous donne un « levier de distribution de valeur ». Leur combinaison vous confère la capacité de survivre, créer et accumuler dans tout environnement.
Tel est le sens véritable du passage du « poste » au « nœud » :
Vous n’êtes plus une partie du système, vous en êtes le créateur.
🧩 Conclusion
La vague IA + Web3 n’éliminera pas tout le monde, mais ceux qui manquent de capacité d’auto-amélioration systématique. Pour les techniciens prêts à apprendre, pratiquer et construire, cette ère est au contraire la meilleure qui soit.
« Vous n’avez pas besoin de rejoindre une grande entreprise pour changer le monde. Vous pouvez, grâce à IA + Web3, devenir vous-même une petite entreprise. »
4. Cheminement : Feuille de route de la transition de 0 à 1
Comprendre la tendance est une chose, accomplir la transition en est une autre. Passer d’un poste technique Web2 à l’ère IA + Web3 ne signifie pas tout recommencer à zéro, mais reconstruire progressivement ses compétences et sa pensée par itérations successives.
Un chemin réaliste et praticable suit trois étapes : Outilisation → Protocollisation → Productivisation.
1. Étape 1 : Outilisation — Reconfiguration de la productivité pilotée par l’IA
Objectif : Intégrer l’IA à votre flux de travail.
Actions clés :
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Utiliser ChatGPT / Claude / Perplexity comme « assistant cognitif », l’intégrant aux phases de réflexion, conception de structure et écriture ;
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Intégrer Cursor / Claude Code / Codex à votre environnement de développement, reconfigurant ainsi votre processus (besoins → code → tests → documentation) ;
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Je fais presque quotidiennement participer l’IA à mon flux de travail, depuis la génération automatique de scripts de test, la mise à jour de documentation, jusqu’à l’aide au refactoring et au déploiement du code. Pour moi, l’IA n’est plus seulement un outil, mais une composante de mon système de R&D.
Critère d’évaluation :
Quand vous pouvez accomplir avec des outils IA 80 % du travail qui nécessitait auparavant une collaboration humaine, vous avez les traits d’un « individu natif IA ».
2. Étape 2 : Protocollisation — Apprendre la structure Web3 et la logique de valeur
Objectif : Comprendre et pouvoir construire des systèmes appropriables, réglables et composites.
Actions clés :
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Apprendre des langages de contrats intelligents comme Solidity / Rust / Move ;
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Connaître les composants sur chaîne : portefeuilles (standards EVM / EIP), protocoles de liquidité (Uniswap / PancakeSwap), oracles (Chainlink / Pyth), services d’indexation (The Graph / SubQuery) ;
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Réaliser des expérimentations sur chaîne sous forme de MVP (produit minimum viable), comme j’ai construit BlockETF (protocole d’indices sur chaîne) ou BlockLever (protocole de prêt avec effet de levier) dans Soluno Lab, en partant des fonctionnalités principales pour valider d’abord la logique du contrat et le modèle économique ;
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Apprendre à interagir avec un sous-graphe (Subgraph), une API et une interface front-end pour compléter le processus DApp.
Critère d’évaluation :
Quand vous êtes capable de mener seul un projet sur chaîne et d’en comprendre la structure d’incitation économique, vous avez acquis les bases d’un « Builder natif Web3 ».
3. Étape 3 : Productivisation — Construire votre « système individuel »
Objectif : Transformer vos compétences personnelles en produits réutilisables, échangeables et durables.
Actions clés :
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Intégrer vos expérimentations IA + Web3 en modules réutilisables : bibliothèques open source, modèles de contrats intelligents, contenus pédagogiques, outils automatisés ;
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Diffuser et valider via GitHub / Mirror / X (Twitter) et des canaux locaux ;
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Construire une « structure d’actifs personnels » : documentation de projet, dépôts de code, enregistrements de déploiement de protocole, système de contenu ;
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Essayer de créer une boucle de revenus : cours, consultation, abonnement à des outils, partage de revenus sur chaîne.
Critère d’évaluation :
Quand votre système crée de la valeur de façon continue même en votre absence, vous avez achevé la transition du « poste » au « nœud ».
4. Mentalité clé : Évolution progressive, pas un saut unique
La transition n’est pas un événement ponctuel, mais un processus continu d’évolution. Le vrai risque n’est pas « ne pas savoir apprendre », mais de « rester coincé dans l’ancien paradigme ».
Vous n’avez pas besoin de maîtriser toutes les nouvelles technologies d’un coup, mais vous devez rester sur une trajectoire d’itération permanente.
Considérez chaque apprentissage, expérience et production comme une pièce de construction de votre « système individuel ». À mesure que les outils évoluent, votre structure s’améliorera automatiquement.
5. De l’arbre des compétences à la carte écosystémique
L’arbre traditionnel des compétences est vertical : débutant → intermédiaire → avancé ; alors que la cartographie des compétences en IA + Web3 est en réseau : cognition, outils, protocoles, contenus, communauté sont interconnectés.
Cela signifie que votre apprentissage doit suivre une approche multidimensionnelle et parallèle :

🧭 Conclusion
La transition de Web2 à IA + Web3 n’est pas fuir l’ancien monde, mais reconstruire sa propre structure dans le nouveau monde. L’IA vous donne un « levier d’efficacité », Web3 un « levier de propriété », la productivisation un « levier de rendement composé ».
La vraie issue n’est pas de trouver un nouveau poste, mais de construire un système personnel capable d’évolution autonome.
5. Conclusion : De l’« insécurité » à la « nouvelle certitude »
En regardant les dernières années, nous avons été témoins d’un bouleversement majeur du monde technologique. L’IA a permis un bond d’efficacité, Web3 a redéfini la distribution de la valeur, tandis que l’ordre de Web2 — postes, plateformes, entreprises — perd sa certitude.
Cette insécurité est presque universellement ressentie par les techniciens. Vous vous demandez peut-être :
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« Suis-je encore en phase avec mon temps ? »
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« Ce que je fais sera-t-il encore utile ? »
Mais la réalité est que la véritable certitude n’a jamais existé dans le monde extérieur. Elle réside toujours dans votre capacité à créer de façon autonome et à vous auto-évoluer.
1. La certitude vient de la structure, pas du poste
À l’ère IA + Web3, la structure d’un individu détermine désormais sa certitude. L’IA vous permet de faire seul ce qui nécessitait auparavant une équipe entière ; Web3 vous permet d’approprier, de partager les bénéfices et d’accumuler des actifs durables. Quand ces deux capacités convergent chez une seule personne, vous ne dépendez plus d’une plateforme, vous devenez un nœud individuel doté d’un cycle économique complet.
Ce n’est pas de l’idéalisme, c’est une tendance réelle. De plus en plus de personnes construisent leurs micro-systèmes avec les outils IA et sur chaîne : certains font des produits, d’autres du contenu, d’autres des protocoles. Leur point commun est :
Ils ne cherchent plus la certitude à l’extérieur, mais se rendent certains grâce à leur système.
2. L’opportunité la plus grande pour le technicien est de se redéfinir
De Web2 à IA + Web3, le cœur de cette transition n’est pas de « changer de domaine », mais de « se reconstruire soi-même » :
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Passer du rôle de poste à celui de constructeur de système ;
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Passer de l’exécution de tâches à la création de mécanismes ;
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Passer de la dépendance à une organisation à celle de nœud indépendant.
Ce changement est précisément le chemin que je mène depuis « Soluno Lab ». BlockETF et BlockLever ne sont pas la fin d’un produit, mais des itérations successives d’un individu systématisé. Ils me montrent qu’une seule personne peut construire des systèmes complexes, lancer des projets, créer un écosystème à rendement composé. Voilà notre « nouvelle certitude ».
3. L’avenir appartient à ceux qui ont une structure
L’avenir n’appartiendra plus aux plus travailleurs, mais à ceux capables de construire des systèmes. L’IA amplifiera continuellement votre levier, Web3 solidifiera continuellement vos résultats, et votre mission est de constamment améliorer ce « système personnel » : qu’il soit plus automatique, plus ouvert, plus durable.
Alors que d’autres s’inquiètent encore de la « sécurité de leur poste », vous créez déjà votre propre sécurité à travers votre système.
La sécurité ne vient plus de l’employeur, du marché ou de la plateforme, mais de votre capacité à vous auto-évoluer.
IA + Web3 n’est pas un déluge, c’est un outil. La véritable certitude vient de votre courage à les utiliser pour construire votre propre monde.
🧭 Postface
Écrire ces lignes ne vise pas à dépeindre une vision future, mais à documenter une réalité en train de se produire. L’IA est déjà entrée dans notre quotidien, et les infrastructures de Web3 s’améliorent progressivement.
Quand les frontières de l’époque sont redéfinies, la meilleure réponse du technicien n’est pas la peur, mais la création.
Nous partons de l’insécurité, et trouvons finalement en nous-mêmes une structure de certitude.
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