
La malédiction exclusive des nouveaux listings : analyse des rendements des investissements dans les nouvelles cryptomonnaies sur Binance
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La malédiction exclusive des nouveaux listings : analyse des rendements des investissements dans les nouvelles cryptomonnaies sur Binance
Les effets de surinvestissement liés au listing, le retard dans les délais de lancement (en raison d'une nécessité de plus grande prudence) et l'avantage en liquidités qui devient une destination de dumping sont tous uniques à Binance.
Rédaction : Loki
Selon les annonces de cotation de Binance, entre le 29 avril 2022 et le 4 juin 2023, soit une période de 13 mois, Binance a lancé la négociation au comptant de 20 nouveaux jetons. Parmi ceux-ci figurent 6 nouveaux jetons (OP, APT, ID, ARB, EDU, SUI) qui avaient été cotés sur d'autres plateformes depuis moins de 3 mois, ainsi que 14 jetons plus anciens (cotés sur au moins une autre plateforme depuis plus de 3 mois).

À partir de ces données, nous pouvons calculer trois rendements :
1) Rendement depuis la cotation (prix de clôture) jusqu'à aujourd'hui
2) Rendement entre le jour de cotation (prix de clôture) et le 7e jour suivant (prix de clôture)
3) Rendement du 7e jour après cotation (prix de clôture) jusqu'à aujourd'hui
Comparaison des rendements après cotation sur Binance
Le rendement moyen à ce jour pour les 20 projets est de -22,3 %, contre +7,9 % pour BTC sur la même période. Leur performance est donc nettement inférieure à celle du BTC. Seuls trois projets (ID, RPL, LDO) ont surpassé BTC durant cette période. Les 17 autres ont sous-performé, dont RPL avec un meilleur écart (+26 % par rapport à BTC), tandis qu'OSMO accuse le retard le plus important (-96,6 % par rapport à BTC).

En tenant compte de l'effet « listing », le jour de cotation pouvant correspondre à un pic de prix local, nous prenons comme date de référence T+7. Sur cette base, le rendement moyen des 20 projets s'établit à -11,3 %. Le nombre de projets surpassant BTC passe alors à 6, soit une amélioration notable, mais reste tout de même inférieur au rendement moyen de BTC (+9,4 %).

Ces données montrent que l’« effet listing » pèse effectivement sur le rendement global des nouveaux jetons listés sur Binance. Toutefois, même en achetant à J+7, les utilisateurs restent confrontés à une forte probabilité de pertes.
Considérons maintenant un spéculateur à court terme : acheter au prix de clôture le jour du listing sur Binance et vendre sept jours plus tard. Malheureusement, le rendement atteint est encore de -11,8 %, bien inférieur aux -1,6 % de BTC. Sur 20 opérations, seules 5 auraient été rentables, et 6 seulement auraient surpassé BTC. La majorité des tentatives entraîneraient donc des pertes et une sous-performance face à BTC.

Une chose est sûre : les 14 anciens jetons listés sur Binance sont des actifs fondamentalement solides, déjà validés par le marché, couvrant des secteurs tendance comme les L2 ou la mise à jour Shanghai. Objectivement, il s'agit bien de « jetons de qualité ». Si ni la qualité intrinsèque des projets ni les critères de sélection de Binance ne sont en cause, trois raisons principales peuvent expliquer ces résultats médiocres :
(1) Un timing de cotation trop tardif
Ce phénomène est particulièrement visible sur les thèmes porteurs (MEME, concept ETHMerge). Binance a listé Floki et Pepe en mai 2023, alors que ces deux jetons étaient déjà présents sur presque toutes les plateformes. De même, LQTY, OSMO et RPL ont été listés légèrement en retard. Ce décalage révèle une certaine difficulté de Binance à capter rapidement les tendances émergentes, surtout celles issues de mouvements bottom-up.
(2) L'avantage en liquidité de Binance devient une destination de dumping
Selon les statistiques de Tokeninsight, Binance représentait 58,98 % du volume total des échanges au comptant en 2022, soit 6,44 fois plus que OKX, classée deuxième. Avec le plus grand nombre d'utilisateurs et le volume d'échanges le plus élevé, être listé sur Binance attire immédiatement l'attention des investisseurs. Mais cet avantage en liquidité en fait aussi une cible privilégiée pour les opérations de vente massive, tant en volume qu'en prix.
(3) L’« effet listing » épuise prématurément le potentiel de croissance.
Comme mentionné précédemment, les sept premiers jours suivant la cotation voient une baisse moyenne de -11,3 % pour les 20 jetons, ce qui pénalise fortement le rendement des investisseurs. En excluant les 6 nouveaux jetons, le rendement moyen des 14 autres chute à -18,1 %, ce qui accentue encore davantage la tendance.
Allons encore plus loin : l’« effet listing » n’affecte pas seulement la période post-cotation, car une grande partie de la hausse s’est déjà réalisée avant la cotation. Nous avons analysé les 14 anciens jetons, en calculant leur rendement entre le jour du listing sur Binance et 7 jours avant celui-ci (nous avons exclu 2 MEME et les 6 nouveaux jetons, dont la hausse antérieure était extrêmement élevée et fausserait les données ; de plus, la décision de coter les MEME repose davantage sur la popularité que sur les fondamentaux) :

On constate que l’« effet listing » est très marqué : à l'exception de LDO, les 13 autres anciens jetons ont tous connu une hausse significative, avec une moyenne de +35,8 %. (Durant la période de listing de LDO, le prix du BTC est passé de 39 000 à 29 000 dollars.) Même après soustraction du rendement post-listing (-22,3 %), un gain résiduel de 13,5 % reste réalisable.
L’effet listing : la malédiction exclusive du numéro 1
D’après notre analyse, l’essentielle raison derrière la mauvaise performance des nouveaux jetons listés sur Binance est l’épuisement prématuré de leur potentiel de croissance causé par l’« effet listing ». Cela explique aussi la divergence de perception entre Binance et ses utilisateurs :
Du point de vue de Binance, les jetons sélectionnés suivent un processus rigoureux et présentent de solides fondamentaux. Si la décision de cotation intervient avant l'annonce officielle, ou si l'on achète le jeton dès que Binance décide de le coter, on peut réaliser, même sur le long terme, un rendement supérieur à la moyenne du marché.
Du point de vue de l'utilisateur, j'achète un nouveau jeton sur Binance et je finis par perdre de l'argent. Cette situation découle directement de l’« effet listing » : une hausse initiale de 35 % érode largement le potentiel de croissance futur du jeton, ce qui reflète un comportement irrationnel ou une surinvestissement. Le problème devient alors évident : si la ligne de départ est déjà perdue de 35 %, comment espérer un rendement supérieur sur les nouveaux jetons de Binance ?

En réalité, l'excès d'investissement lié à l’« effet listing », le retard dans le timing de cotation (dû à une approche plus prudente), et la transformation de l'avantage en liquidité en zone de dumping sont des phénomènes propres à Binance. Par ailleurs, d'autres sujets comme les IEO, les licenciements (ou « optimisation des effectifs »), ou les investissements via Binance Labs suscitent également de vives controverses. Pourtant, personne ne s'intéresse à savoir si le dirigeant d'une plateforme classée 10ᵉ a une amie proche, ni si celle classée 50ᵉ vient de licencier du personnel. Ces critiques ne visent que le leader incontesté du secteur — une malédiction réservée au numéro 1.
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