
Enquête auprès des investisseurs particuliers sud-coréens en actifs numériques : près de la moitié d’entre eux ont accru leurs positions en actions, et 95 % déclarent qu’ils reviendront dès que le marché se redressera.
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Enquête auprès des investisseurs particuliers sud-coréens en actifs numériques : près de la moitié d’entre eux ont accru leurs positions en actions, et 95 % déclarent qu’ils reviendront dès que le marché se redressera.
L’argent reste temporairement sur le marché boursier, sans en sortir.
Auteur : Tony Chung (chercheur chez Blockmedia)
Traduction et adaptation : TechFlow
Introduction de TechFlow : En mai, Blockmedia a mené une enquête auprès de 388 investisseurs coréens actifs dans les actifs numériques afin de répondre à une question largement débattue : les investisseurs particuliers coréens ont-ils réellement transféré leurs fonds des marchés cryptographiques vers les marchés boursiers ? La réponse est non. Bien que 45,3 % des répondants aient effectivement augmenté leur exposition aux actions — soit 4,6 fois plus que ceux qui l’ont réduite — 94,9 % d’entre eux affirment qu’ils réinvestiront dans les actifs numériques dès que le marché se redressera. Leur argent est temporairement placé sur les marchés boursiers, mais il n’a pas quitté définitivement le secteur crypto.
À propos de cette enquête
Ce rapport repose sur une enquête en ligne menée par Blockmedia du 18 au 24 mai 2026 auprès de ses abonnés actifs, pour laquelle 388 réponses valides ont été recueillies. Ce groupe ne constitue pas un échantillon représentatif de la population coréenne dans son ensemble, mais plutôt un ensemble d’investisseurs très actifs, détenant directement et négociant des actifs numériques.
La valeur de cet échantillon ne réside pas tant dans sa taille que dans le profil des personnes interrogées. Elles détiennent des actifs numériques, les échangent, déplacent activement leur liquidité entre différentes plateformes et utilisent personnellement les canaux d’entrée et de sortie en monnaie fiduciaire. Cette enquête permet donc de mieux comprendre comment circulent actuellement les fonds sur le marché coréen des actifs numériques.
Le rapport s’articule autour de trois questions principales : où les investisseurs coréens allouent-ils actuellement leurs capitaux ; quels produits et thèmes retiennent leur attention ; par quels canaux ils s’informent. L’objectif est de clarifier les flux actuels de capitaux, ainsi que les conditions sous lesquelles ces capitaux pourraient revenir vers les actifs numériques lors d’une reprise du marché.
I. Qui investit ? Les 30–40 ans représentent près de 60 % des répondants, et les plus âgés détiennent davantage d’actifs
Les investisseurs âgés de 30 à 39 ans constituent le groupe le plus important (34,5 %), suivi par ceux âgés de 40 à 49 ans (24,0 %). Les 20–29 ans représentent 18,6 %, les 50–59 ans 15,7 %. Les tranches extrêmes — mineurs ou moins (0,3 %) et 60 ans et plus (7,0 %) — sont très faibles.
Cela montre que les investisseurs coréens actifs dans les actifs numériques ne sont pas uniquement des jeunes. Plus de la moitié des répondants ont entre 30 et 49 ans — une tranche d’âge généralement dotée à la fois de revenus stables et d’une expérience d’investissement. Sur le plan du genre, l’échantillon est majoritairement masculin : 77,3 % d’hommes contre 22,7 % de femmes.

Légende : Répartition par âge et par sexe des répondants (n = 388). Les 30–39 ans représentent 34,5 %, le plus grand groupe ; les 40–49 ans, 24,0 % ; cumulativement, ces deux groupes atteignent 58,5 %. Les hommes représentent 77,3 %, les femmes 22,7 %.
Source : Blockmedia
Un deuxième constat est que la taille des portefeuilles augmente avec l’âge. Parmi l’ensemble des répondants, 18,3 % détiennent plus de 100 millions de won coréens (environ 66 700 USD) en actifs numériques ; ce chiffre grimpe à 51,9 % parmi les répondants âgés de 60 ans et plus.
Les investisseurs plus âgés ne sont pas seulement présents sur le marché : ils détiennent également une part substantielle des portefeuilles les plus importants. Cela ne signifie pas qu’il faille se concentrer sur une seule tranche d’âge, mais plutôt qu’un phénomène plus général apparaît sur le marché des actifs numériques : les personnes âgées accumulent davantage d’actifs et disposent donc de plus de capital à investir.

Légende : Taille des portefeuilles selon l’âge — plus on vieillit, plus les positions sont importantes. Chez les 60 ans et plus, 51,9 % détiennent plus de 66 700 USD, soit près de trois fois plus que la proportion moyenne (18,3 %).
Source : Blockmedia
II. Les portefeuilles sont concentrés dans la fourchette intermédiaire, tandis que les gains et pertes sont fortement polarisés
La taille des comptes est principalement située dans la fourchette intermédiaire. La classe la plus importante est celle comprise entre 6 667 et 33 333 USD (23,2 %), tandis que les autres tranches sont relativement uniformément réparties autour de celle-ci. Les petits comptes (moins de 1 000 USD) ne représentent que 9,4 %, tandis que 18,3 % des répondants détiennent plus de 66 700 USD.

Légende : Répartition de la taille des portefeuilles et des performances en 2026. La tranche la plus importante est 6 667–33 333 USD (23,2 %) ; en termes de rendement, 14,6 % des répondants subissent des pertes supérieures à 50 %, environ 44 % sont dans le rouge, et seuls 14,3 % réalisent des gains supérieurs à 50 %.
Source : Blockmedia
En revanche, les résultats sont nettement polarisés. Le groupe le plus important correspond à des gains compris entre 10 % et 50 %, mais environ 44 % des répondants sont actuellement en perte, dont 14,6 % ont perdu plus de la moitié de leur capital initial. À l’autre extrême, seuls 14,3 % réalisent des gains supérieurs à 50 %.
Pour autant, 94,9 % des répondants déclarent qu’ils réinvestiront dans les actifs numériques dès que le marché connaîtra une reprise. Dans ce contexte de gains et pertes actuels, une certaine prudence est compréhensible. Toutefois, la majorité préfère attendre une reprise plutôt que de sortir définitivement du marché.
La même attitude se retrouve dans la durée d’investissement et dans la répartition des actifs. Les investisseurs ayant plus de cinq ans d’expérience constituent le groupe le plus important (30,2 %) ; environ 29 % des répondants ont alloué plus de la moitié de leur patrimoine total aux actifs numériques. Cet échantillon représente donc plutôt des investisseurs expérimentés et profondément impliqués, et non de simples observateurs occasionnels.

Légende : Ancienneté d’investissement et part des actifs numériques dans le patrimoine total. Les répondants avec plus de cinq ans d’expérience représentent 30,2 %, le groupe le plus important ; environ 29 % des répondants détiennent plus de 50 % de leur patrimoine total en actifs numériques.
Source : Blockmedia
III. Pourquoi entrer sur le marché ? Par anticipation d’une hausse, mais les positions restent ancrées sur le BTC et les stablecoins
La raison principale d’entrée sur le marché des actifs numériques est l’anticipation d’une hausse des cours : 67,1 % des répondants citent ce motif, largement devant les autres options. Toutefois, la motivation ne se limite pas au prix. L’intérêt pour la décentralisation (29,6 %), pour la technologie blockchain (29,6 %) et la recherche de revenus complémentaires (29,6 %) montrent que, au-delà des perspectives de rendement, l’intérêt technique et les usages pratiques jouent également un rôle moteur.

Légende : Motivations d’entrée sur le marché et devise principale détenue. La première raison d’entrée est « l’anticipation d’une hausse des cours » (67,1 %) ; en matière de détention, le Bitcoin arrive en tête (36,1 %), suivi non pas par l’Ethereum mais par l’USDT (16,7 %), contre 13,7 % pour l’ETH.
Source : Blockmedia
En matière de détention, le Bitcoin domine avec 36,1 %. À noter que la deuxième devise la plus détenue n’est pas l’Ethereum, mais l’USDT (16,7 %). Le fait qu’un stablecoin occupe une telle place indique que les répondants ne détiennent pas uniquement des actifs numériques pour spéculer sur une hausse : ils utilisent aussi les stablecoins pour gérer la volatilité, garder leurs fonds en attente sur le marché, ou répondre à des besoins de conversion.
IV. Les stablecoins : principal canal pour les transactions transfrontalières et l’exposition au dollar
Pour ces investisseurs, les stablecoins sont désormais des outils familiers. 78,4 % des répondants en détiennent actuellement ; si l’on inclut ceux qui en ont déjà détenu par le passé, ce chiffre dépasse 91 %, et seuls 8,6 % n’en ont jamais possédé.

Légende : Détention de stablecoins et motivations d’achat. 78,4 % en détiennent actuellement ; la principale utilisation citée est « l’accès aux bourses étrangères » (50,1 %), suivie de la gestion de la volatilité (39,8 %) et de l’obtention d’une exposition au dollar (31,0 %).
Source : Blockmedia
Les usages précisent encore mieux le rôle des stablecoins. L’utilisation la plus courante est l’accès aux bourses étrangères (50,1 %). Pour les investisseurs coréens, les stablecoins constituent un passage clé vers la liquidité offshore et les actifs libellés en dollars.
Les autres usages principaux comprennent la mise à l’abri des fonds hors de la volatilité (39,8 %), l’obtention d’une exposition au dollar (31,0 %), et les paiements ou virements (30,7 %).
Enfin, 9,4 % des répondants déclarent utiliser les stablecoins pour exploiter la « prime kimchi », c’est-à-dire les écarts de prix entre le marché coréen et les marchés internationaux. Cela montre que, en Corée, les stablecoins ne servent pas uniquement de réserve de valeur, mais aussi à déplacer des capitaux entre marchés et à tirer profit des différences de prix.
V. Paysage des bourses : Upbit et Bithumb dominent, mais l’accès aux bourses étrangères est une pratique courante
L’activité de trading est concentrée sur les bourses locales. 98,1 % des répondants utilisent des bourses coréennes, et 66,8 % utilisent également des bourses étrangères. Plus de la moitié (55,3 %) utilisent à la fois des bourses locales et étrangères. En comparaison, le taux d’utilisation des bourses décentralisées (DEX) n’est que de 10,8 %, et aucun répondant n’utilise exclusivement des DEX.
Sur le marché local, Upbit (88,1 %) et Bithumb (75,5 %) sont les plus utilisées, suivies par Coinone (31,0 %), Korbit (15,9 %) et Gopax (15,6 %). Parmi les bourses étrangères, Binance domine (55,8 %), suivie de Bybit (27,8 %), OKX (27,5 %) et Bitget (22,1 %).

Légende : Taux d’utilisation des bourses locales et étrangères (choix multiples). Localement, Upbit (88,1 %) et Bithumb (75,5 %) forment un duopole ; à l’international, Binance (55,8 %) domine largement.
Source : Blockmedia
Ces données montrent que les investisseurs coréens ne sont pas confinés aux bourses locales. Bien que Upbit et Bithumb soient très utilisées, plus de la moitié des répondants utilisent également des plateformes comme Binance. L’inscription de nouveaux actifs sur les bourses locales reste essentielle, mais les bourses étrangères offrent une voie alternative d’accès aux actifs numériques.
Lors du choix d’une bourse, la facilité des opérations d’entrée et de sortie en monnaie fiduciaire est le critère le plus important (31,8 %), suivi par le volume des échanges (25,6 %). Autrement dit, les répondants accordent une priorité absolue à la fluidité des mouvements de fonds et à la disponibilité d’une liquidité suffisante pour négocier efficacement. La sécurité et l’historique d’attaques (8,1 %) ainsi que les frais de transaction (10,8 %) occupent des places secondaires.

Légende : Critères les plus importants dans le choix d’une bourse (choix unique). La facilité des opérations en monnaie fiduciaire arrive en tête (31,8 %), suivie du volume des échanges (25,6 %) ; la sécurité et les antécédents d’attaques ne représentent que 8,1 %.
Source : Blockmedia
Dans l’ensemble, les investisseurs coréens privilégient l’accessibilité et la liquidité plutôt que les coûts ou l’image de marque. La possibilité d’entrer et de sortir en won coréen, l’accès aux plateformes étrangères et le volume des échanges sont les facteurs décisifs qui déterminent leur choix de bourse.
VI. Maturité du marché : usage courant des contrats à terme et des airdrops, mais utilisation limitée des services en chaîne
Les répondants font preuve d’une bonne expérience dans les usages avancés. 62,5 % ont déjà négocié des contrats à terme, dont 44,7 % actuellement et 17,8 % par le passé. La participation aux airdrops est encore plus large : 77,7 % y ont participé, dont 60,4 % actuellement et 17,3 % par le passé.
Cela montre que ces personnes ne se contentent pas de détenir des actifs au comptant. Nombre d’entre elles ont déjà expérimenté le trading à effet de levier et les programmes incitatifs. Le taux élevé de participation aux airdrops indique également que la gestion de portefeuille, la réalisation de tâches et l’accumulation de points sont devenues des pratiques courantes pour une grande partie d’entre eux.

Légende : Participation aux contrats à terme et aux airdrops. 62,5 % ont déjà négocié des contrats à terme, 77,7 % ont déjà participé à des airdrops.
Source : Blockmedia
Toutefois, cette expérience ne s’est pas encore traduite par une utilisation quotidienne des DEX ou des protocoles DeFi. Le taux d’utilisation des DEX demeure à 10,8 %, et personne n’utilise exclusivement des services en chaîne. La majorité des transactions se font encore sur des bourses centralisées, qu’elles soient locales ou internationales. Les activités en chaîne sont surtout motivées par des objectifs spécifiques (par exemple, les airdrops), et non intégrées comme habitude quotidienne de trading.
Autre détail : 17,8 % des répondants ont utilisé des contrats à terme par le passé mais ne le font plus aujourd’hui ; 17,3 % ont participé à des airdrops auparavant sans le faire actuellement. Cela désigne un groupe d’utilisateurs ayant testé ces produits et usages, sans toutefois poursuivre leur utilisation de façon continue.
En résumé, l’expérience des bourses centralisées est très répandue, mais la participation continue aux services en chaîne — notamment les DEX et la DeFi — reste limitée.
VII. Rotation des capitaux : augmentation des positions en actions, mais pas de départ du marché crypto
45,3 % des répondants ont récemment accru leur exposition aux actions, soit environ 4,6 fois plus que ceux qui l’ont réduite (9,8 %). Toutefois, 35,3 % n’ont apporté aucune modification, ce qui indique qu’il ne s’agit pas d’un retrait massif du marché crypto, mais d’un rééquilibrage localisé réalisé par une partie des investisseurs. Les principales raisons de cette augmentation sont la forte performance du marché boursier coréen (53 %) et la faiblesse du marché crypto (50 %), suivies par l’anticipation de rendements plus élevés sur les actions (29 %) et la forte volatilité des actifs numériques (22 %).

Légende : Évolution de l’exposition aux actions et motifs du rééquilibrage. Les augmentations (45,3 %) sont 4,6 fois plus nombreuses que les réductions (9,8 %), mais 35,3 % n’ont pas modifié leur position ; les raisons principales sont la vigueur du marché boursier coréen (53 %) et la faiblesse du marché crypto (50 %).
Source : Blockmedia

Légende : 94,9 % des répondants déclarent qu’ils réinvestiront dans les actifs numériques dès que le marché se redressera. Les fonds transférés vers les actions ne sont donc pas nécessairement sortis définitivement du marché crypto, mais simplement mis en attente sur d’autres actifs, en attendant des conditions plus favorables.
Source : Blockmedia
Cependant, cette rotation ne doit pas être interprétée comme un retrait structurel. 94,9 % des répondants affirment qu’ils réinvestiront dans les actifs numériques dès que le marché connaîtra une reprise. Une partie des fonds est actuellement placée sur les marchés boursiers, mais pourrait revenir dès que les conditions s’amélioreront.
Ce constat est renforcé par la diversification plus large des portefeuilles des répondants. Environ 90 % sont des investisseurs multi-actifs, détenant des actifs autres que les actifs numériques. Les actifs les plus courants après les actifs numériques sont les actions (66,8 %), suivies des dépôts bancaires (41,2 %), des ETF (28,9 %), de l’immobilier (19,8 %), des obligations (7,0 %) et des matières premières (3,1 %). Seuls 10,6 % détiennent exclusivement des actifs numériques.
En ce qui concerne les actions, les titres locaux dominent (68 %), avec une préférence marquée pour les semi-conducteurs (65 %) et l’IA/logiciels (43 %). Cela recoupe le thème dominant également présent dans le domaine des actifs numériques. Les investisseurs ne s’éloignent pas des thématiques de croissance et technologiques, mais appliquent la même logique d’investissement aux marchés boursiers et crypto.

Légende : Secteurs d’actions détenus (choix multiples) — une narration technologique identique à celle du marché crypto. Semi-conducteurs (65 %), IA et logiciels (43 %) arrivent en tête.
Source : Blockmedia
VIII. Perspectives 2026 : optimisme prudent, attention focalisée sur l’IA et les RWA
En ce qui concerne les perspectives pour 2026, 52,6 % des répondants sont optimistes, 33,2 % neutres et 14,2 % pessimistes. Les réponses positives constituent la majorité, mais la proportion de réponses neutres (environ un tiers) ne doit pas être négligée. L’anticipation globale penche vers une reprise, bien que la prudence demeure présente.

Légende : Sentiment sur le marché en 2026 — 52,6 % d’optimistes, 33,2 % de neutres, 14,2 % de pessimistes.
Source : Blockmedia
L’attention se concentre sur l’IA, les RWA (Real World Assets) et les stablecoins. Les domaines les plus suivis actuellement sont l’IA (59 %), les RWA (45,9 %) et les stablecoins (42,5 %), tandis que les memecoins (6,2 %) et les NFT suscitent peu d’intérêt. Les secteurs jugés les plus prometteurs pour 2026 sont les mêmes : IA (54,4 %), RWA (52,3 %) et stablecoins (41,8 %). Intérêt actuel et anticipations pour 2026 sont donc globalement alignés.
La durée de détention reflète également une orientation à moyen-long terme plutôt qu’un trading spéculatif à court terme. 76 % des répondants déclarent privilégier une détention à moyen-long terme, 45 % détiennent leurs actifs depuis plus de six mois, et seulement 5 % effectuent plusieurs transactions par jour. Cela indique que les investisseurs préfèrent suivre des thèmes et actifs observables sur le long terme, plutôt que de poursuivre des narrations éphémères ou des variations rapides de prix.

Légende : Domaines d’intérêt pour les actifs numériques en 2026 (choix multiples). IA (59 %), RWA (46 %) et stablecoins (43 %) occupent les trois premières places, les memecoins ne représentant que 6 %.
Source : Blockmedia
Ces données montrent que l’attention des investisseurs coréens se tourne vers des domaines dont l’utilité est plus claire et dont la pertinence à long terme est plus forte. L’intérêt marqué pour l’IA et les RWA reflète une attente d’utilité concrète et de lien avec des actifs du monde réel ; l’intérêt pour les stablecoins souligne quant à lui la persistance d’une forte demande d’actifs libellés en dollars et de liquidité mondiale.
Il convient également de noter que les domaines liés à la finance traditionnelle (RWA, stablecoins) occupent des places de premier plan. Cela indique que les investisseurs dépassent les fluctuations à court terme pour explorer des opportunités plus facilement compréhensibles, plus durables et susceptibles de s’ancrer dans la participation institutionnelle ou dans des actifs du monde réel.
IX. Canaux d’information : communautés et actualités en tête, préférences sociales différenciées par âge
Les communautés en ligne constituent la source d’information la plus fréquemment citée (52,3 %), suivie des actualités (43,0 %) et des réseaux sociaux (36,1 %). Ensemble, communautés et médias constituent le principal canal d’information pour ce groupe d’investisseurs.
Parmi les réseaux sociaux, Telegram est le plus utilisé (76,5 %), suivi de X (50,3 %) et de YouTube (41,0 %). Les applications de messagerie instantanée généralistes comme KakaoTalk ne sont citées que par 9,5 %. Cela montre que les investisseurs privilégient des canaux adaptés au partage d’informations en temps réel et au suivi des marchés mondiaux, plutôt que des outils de communication quotidienne.

Légende : Sources d’information et médias spécialisés utilisés (choix multiples). Communautés (52,3 %) et actualités (43 %) arrivent en tête ; parmi les médias, Blockmedia (63,9 %) et CoinNess (59,8 %) sont les plus cités.
Source : Blockmedia
Les préférences varient selon l’âge. L’utilisation de Telegram est stable à travers toutes les tranches d’âge, ce qui en fait le canal d’information le plus proche d’un standard universel pour les investisseurs coréens en actifs numériques.
Les tendances pour X et YouTube sont plus marquées par l’âge. L’utilisation de X diminue avec l’âge, tandis que celle de YouTube augmente, les deux courbes se croisant autour de la cinquantaine. Chez les 60 ans et plus, le taux d’utilisation de YouTube atteint 67 %, bien supérieur aux 33 % pour X.

Légende : Utilisation des réseaux sociaux par tranche d’âge — YouTube dépasse X à partir de 50 ans. Telegram reste stable entre 71 % et 82 % ; X passe de 56 % chez les 20–29 ans à 33 % chez les 60 ans et plus, tandis que YouTube passe de 32 % à 67 %.
Source : Blockmedia
Les jeunes investisseurs privilégient davantage les canaux textuels et en temps réel, tandis que les plus âgés préfèrent les formats vidéo. Telegram constitue une base commune, mais les poids relatifs de X et YouTube varient nettement selon l’âge.
X. Recommandation : volonté de recommander, mais hésitation due à la volatilité
Ces investisseurs semblent tracer une ligne claire entre « investir soi-même » et « recommander à autrui ». 71,1 % d’entre eux ont au moins une fois recommandé les actifs numériques à des membres de leur famille ou à des proches, mais seulement 10,3 % se définissent comme « actifs dans leurs recommandations ». La plupart ne recommandent que ponctuellement (27,1 %) ou rarement (17,5 %).
Autrement dit, même les acteurs les plus actifs du marché font preuve d’une grande prudence lorsqu’il s’agit de recommander des actifs numériques à leur entourage.

Légende : Avez-vous recommandé les actifs numériques à votre famille, vos amis ou vos collègues ? Seuls 10,3 % se disent « activement recommandateurs », tandis que 28,9 % déclarent explicitement ne pas recommander.
Source : Blockmedia
Les raisons de recommandation et de non-recommandation convergent vers un même point. La raison la plus fréquemment citée pour recommander est la perspective de rendements élevés (36,6 %), tandis que la raison principale de non-recommandation est la forte volatilité des cours (36,6 %).
La volatilité est une arme à double tranchant : elle génère le potentiel de rendement qui attire les investisseurs existants, mais elle freine également leur volonté de recommander ces actifs à autrui.

Légende : Motifs de recommandation et de non-recommandation — potentiel de rendement contre crainte de volatilité. La raison principale de recommandation est « l’anticipation de rendements élevés » (36,6 %), celle de non-recommandation est « la forte volatilité des cours » (36,6 %).
Source : Blockmedia
Annexe : Méthodologie et clause de non-responsabilité
L’enquête a été menée sous forme de questionnaire en ligne, avec un échantillon de 388 réponses. Les répondants étaient des abonnés actifs de Blockmedia (investisseurs particuliers coréens en actifs numériques), et l’enquête s’est déroulée du 18 au 24 mai 2026, sous la responsabilité de Blockmedia.
Les répondants sont des abonnés actifs de Blockmedia. Les résultats ne doivent pas être interprétés comme une représentation de la population générale, mais comme une observation portant sur un groupe d’investisseurs fortement engagés, ayant maintenu un intérêt soutenu et une activité continue sur le marché coréen des actifs numériques. Comme ces personnes détiennent et échangent des actifs numériques, cet échantillon offre une perspective utile sur les besoins, les habitudes d’information et la répartition des actifs des investisseurs coréens actifs. Les chiffres présentés dans ce rapport doivent être compris comme les réponses d’investisseurs actifs, et non comme la moyenne de l’ensemble du public ou des investisseurs particuliers en général.
Ce rapport est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue en aucun cas une recommandation d’achat ou de vente d’actifs numériques, de titres ou de produits financiers spécifiques. Les données reposent sur les réponses auto-déclarées aux questionnaires et peuvent différer des données réelles du marché. L’échantillon ne représente pas la population générale. Toutes les décisions d’investissement, ainsi que les responsabilités qui en découlent, incombent entièrement à l’investisseur. Tous droits réservés à Blockmedia.
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