
Trump « vire » un membre actuel du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, faisant ainsi un pas de plus vers son projet de « contrôler la Réserve fédérale »
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Trump « vire » un membre actuel du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, faisant ainsi un pas de plus vers son projet de « contrôler la Réserve fédérale »
Première fois dans l'histoire !
Rédaction : Zhu Xueying, Wall Street Journal
Trump vient de faire un geste majeur ! Sur les réseaux sociaux, il a annoncé publiquement la révocation immédiate de Lisa Cook, membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale.

Cette mesure sans précédent a secoué les marchés financiers et suscité de nombreuses critiques. Les contrats à terme sur indices américains ont chuté ; le contrat sur l'indice Nasdaq 100 a reculé de 0,2 %. L'aversion au risque a fait grimper le yen face au dollar, tandis que l'or a regagné ses pertes antérieures.
Si cette manœuvre réussit à Trump, cela le rapprochera davantage du contrôle total de la Réserve fédérale. Le départ de Cook permettrait à Trump d’obtenir quatre sièges au sein du Conseil des sept membres, lui donnant ainsi une majorité. Pendant son premier mandat, Trump a déjà nommé deux des membres actuels du Conseil, et il a récemment proposé Stephen Miran, président de son Conseil économique, pour occuper le troisième siège laissé vacant prématurément par Adriana Kugler, nommée par Biden.
Nick Timiraos, journaliste du Wall Street Journal surnommé « le nouveau corbeau de la Fed », analyse dans un récent article que Trump a déjà nommé deux membres du Conseil des gouverneurs. S’il obtenait deux autres nominations, il détiendrait la majorité et pourrait ainsi transformer fondamentalement tout le système de la Réserve fédérale.
De plus, selon l’analyse de Timiraos, si Trump obtient la majorité au Conseil avant mars prochain, ceux-ci pourraient refuser de renommer les présidents des banques régionales de la Fed, prenant ainsi le contrôle des réunions du FOMC.
Révocation « sans précédent » : secousse à Wall Street
Dans sa lettre, Trump accuse Cook d’avoir commis des « actes frauduleux et potentiellement criminels » dans des affaires financières, affirmant que ces comportements ont sapé sa crédibilité en tant que régulateur.
La lettre invoque l'article II de la Constitution américaine ainsi que des dispositions pertinentes de la loi de 1913 sur la Réserve fédérale, affirmant qu'il existe des motifs suffisants pour révoquer Cook. Elle mentionne un document transmis le 15 août par le Bureau du financement du logement fédéral (FHFA) aux autorités pénales, accusant Cook d’avoir fait de fausses déclarations dans des documents hypothécaires. Par exemple, elle aurait déclaré sur un document du Michigan que la propriété était sa résidence principale, puis aurait fait la même déclaration sur un autre document en Géorgie. Trump qualifie ce comportement d’« inimaginable », remettant en cause son intégrité et sa capacité à exercer des fonctions de régulation financière.
La menace de révocation de Cook marque une escalade majeure de la pression exercée par la Maison Blanche sur la Réserve fédérale. Si Trump parvenait à destituer Cook, ce serait un précédent historique aux États-Unis — aucun membre en poste du Conseil des gouverneurs n’a jamais été révoqué par un président. Cette situation inquiète les marchés, qui craignent une crise constitutionnelle et une instabilité accrue.
Même lors des conflits politiques passés — comme l’affrontement intense entre le président Johnson et le président de la Fed William McChesney Martin, ou la pression exercée par Nixon sur Arthur Burns — aucune révocation effective n’avait eu lieu.
Claudia Sahm, économiste en chef chez New Century Advisors et ancienne économiste de la Réserve fédérale, a déclaré :
« C’est une nouvelle méthode utilisée par ce gouvernement pour tenter de contrôler la Réserve fédérale. Ils utilisent tous les moyens possibles pour y parvenir. »
Le président peut-il révoquer un membre de la Fed ? Oui, mais sous conditions
Les experts juridiques insistent sur le fait que la loi sur la Réserve fédérale stipule clairement qu’un gouverneur « peut être révoqué par le président pour motif valable ». Toutefois, cela exige des preuves solides de mauvaise conduite, telles que négligence, faute grave ou incapacité à exercer ses fonctions, et non des motivations politiques.
Bien que Bill Pulte, directeur du FHFA, ait précédemment accusé Cook d’avoir menti dans une demande de prêt afin d’obtenir des conditions plus avantageuses, soupçonnée de fraude hypothécaire, les accusations contre Cook n’ont pas encore été confirmées devant un tribunal, et le ministère de la Justice a seulement indiqué qu’il enquêtait sur ces allégations.
Précédemment, Trump avait publié sur son réseau social Truth Social une photo de Cook marquée d’une croix rouge, l’accusant d’être une « escroc ». Cook est la première femme noire membre du Conseil des gouverneurs de la Fed, nommée en 2022. La sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren a condamné sur les réseaux sociaux l’action de Trump, la qualifiant d’« illégale et motivée politiquement ».

La « méthode en trois étapes » de Trump pour contrôler la Fed, progressivement mise en œuvre
Certains analystes estiment que si Cook quitte ses fonctions, Trump aura l’opportunité de nommer un quatrième membre au Conseil de la Réserve fédérale, obtenant ainsi la majorité parmi les sept membres. Durant son premier mandat, Trump a déjà nommé deux des membres actuels, et il a récemment proposé Stephen Miran, président de son Conseil économique, pour remplacer Adriana Kugler dont le siège a été libéré prématurément.
Le 24 août, Nick Timiraos, journaliste du Wall Street Journal surnommé « le nouveau corbeau de la Fed », a analysé dans un nouvel article que Trump a déjà nommé deux membres du Conseil des sept gouverneurs. En obtenant deux nouvelles nominations, il acquerrait la majorité, pouvant alors transformer fondamentalement tout le système de la Réserve fédérale.
En outre, Timiraos souligne que si Trump obtient la majorité au Conseil avant mars prochain, ils pourraient refuser de renommer les présidents des banques régionales de la Fed. Renvoyer des présidents compétents briserait un précédent en vigueur depuis des décennies et franchirait une ligne critique établie dès la création de la Fed en 1913 pour protéger son indépendance.
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