
Analyse des données sur l'effet des nouveaux jetons en CEX : engouement pour les introductions et différences entre plateformes
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Analyse des données sur l'effet des nouveaux jetons en CEX : engouement pour les introductions et différences entre plateformes
L'« effet de la nouvelle pièce » nourrit à la fois des mythes d'enrichissement rapide et recèle d'énormes risques.
Après une phase de reprise du marché marquée par l'arrivée massive de nouveaux acteurs, les nouvelles cryptomonnaies ont immédiatement bondi en flèche, devenant le centre d'attention des capitaux spéculatifs et des liquidités à court terme. Surtout ces derniers temps, avec la distribution d’un grand nombre d’airdrops lors des TGE de divers projets et leur cotation rapide sur les exchanges, un débat s’est intensifié autour des stratégies concernant les nouvelles cryptos : dans le contexte actuel, faut-il continuer d’appliquer la logique courte « vendre dès l’ouverture » ? Ou bien convient-il d’adopter une approche plus long terme axée sur la valeur réelle ?
Pour répondre à cette question, cet article se concentre sur la performance des nouvelles cryptomonnaies après leur cotation sur les CEX (exchanges centralisés), offrant aux traders du marché crypto des repères plus complets et réalistes. À travers une analyse comparative basée sur des données objectives, nous souhaitons proposer un cadre quantitatif significatif pour observer les nouveaux jetons.
Aperçu récent des introductions de nouvelles cryptos sur les principaux CEX
Nous avons sélectionné une fenêtre temporelle de près de six semaines, du 1er mai au 12 juin 2025, afin de comparer transversalement les jetons lancés sur cinq exchanges : Bybit, OKX, Bitget, Gate et LBank. En analysant notamment le nombre de lancements par plateforme, ainsi que la performance des prix et la profondeur des échanges à différents intervalles (5 minutes, 1 heure, 24 heures, 7 jours) après la cotation,
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Bybit, OKX — considérés traditionnellement comme des plateformes « tier 1 », appliquent des critères stricts de sélection des projets et adoptent un rythme mesuré pour les nouvelles cotations ;
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Bitget, Gate — avec une base d'utilisateurs croissante et une liquidité désormais parmi les plus élevées du secteur, peuvent être qualifiés d’échanges « new tier 1 » ;
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LBank — représentant emblématique des exchanges « tier 2 » ayant gagné en visibilité grâce à ses nombreux lancements fréquents.
Entre mai et juin 2025, le marché crypto a connu un regain d’activité intense autour des nouvelles cotations, avec des différences marquées dans les rythmes d’introduction entre les grands exchanges centralisés (CEX).

D’après nos analyses des annonces officielles de cotation, des publications sur X (anciennement Twitter) et des dynamiques communautaires, voici la situation des nouvelles cryptos sur ces cinq exchanges durant mai-juin 2025 :
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LBank ── 141 nouvelles cryptos, stratégie de lancement intensive rappelant une mitrailleuse, offrant de nombreuses opportunités mais aussi un mélange hétéroclite ; près de 90 % des projets connaissent une forte divergence dès les 7 premiers jours.
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Gate ── 69 nouvelles cryptos, maintient un rythme quasi quotidien, avec des fluctuations importantes et une profondeur variable ; offre un espace conséquent pour le trading à court terme, mais comporte aussi des risques de rupture de liquidité.
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Bitget ── 36 nouvelles cryptos, combinant spot et contrats, générant des confrontations haussières/baissières intenses dès le premier jour ; certains thèmes peuvent doubler malgré le marché, mais attention au retournement lié au levier.
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Bybit ── 18 nouvelles cryptos, contrôle rigoureux du volume de lancements, typique de la « tendance flash » ; rater la poussée initiale signifie très vite manquer la fenêtre de profit.
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OKX ── 6 nouvelles cryptos, préfère la qualité à la quantité, avec les standards les plus exigeants ; les écarts sont maîtrisés mais les gains concentrés, nécessitant une entrée parfaitement calibrée pour profiter pleinement.
En résumé, LBank et Gate créent de nombreuses opportunités via leurs fréquents lancements ; Bybit et OKX limitent les risques par une sélection rigoureuse ; Bitget occupe une position intermédiaire, utilisant les produits dérivés pour amplifier les jeux spéculatifs à court terme.
Sur le plan du rythme, les nouveaux lancements sur LBank et autres plateformes présentent un caractère fréquent et dispersé — en moyenne 2 à 3 nouveaux jetons par jour, alimentant constamment le marché en « sang neuf ». Cette stratégie intensive permet à LBank de dominer clairement en termes de richesse et de variété de projets. En parallèle, certaines plateformes optent pour des sorties groupées : plusieurs jetons lancés simultanément un même jour pour capter davantage l’attention du marché. Comparativement, les grandes places comme OKX ont vu très peu de nouveaux jetons cotés entre mai et juin, privilégiant une sélection minutieuse et un rythme lent. Bybit et Bitget, bien que moins prolifiques que LBank, maintiennent une fréquence régulière avec au moins un nouveau jeton par semaine, restant ainsi alignés sur les tendances du moment.
Bybit : ouverture en force, suivi d’un essoufflement progressif

Dans la période du 1er mai au 12 juin 2025, Bybit a lancé ou co-lancé mondialement 18 nouveaux jetons, soit environ un tous les 2 à 3 jours. La majorité concerne des Meme coins et des jetons d’écosystèmes de nouvelles blockchains, représentant près de 70 %. Dans cet échantillon, Bybit continue d’afficher la caractéristique de la « tendance flash » : RESOLV et HOME ont rebondi de près de 30 % en 24 heures par rapport à leur prix de clôture à 5 minutes, mais la hausse reste concentrée sur les premières bougies ; une fois l’acheteur désengagé, les prix redescendent rapidement. BDXN illustre parfaitement un scénario de montagne russe — 0,1404 $ à 5 minutes, seulement 0,0441 $ après 7 jours, soit un effondrement de 68,6 %. Hormis ASRR (+25,8 %) et AO (+2,2 %), tous les autres jetons affichent des performances négatives à J+7, ce qui indique que l’enthousiasme généré par les nouveaux jetons sur Bybit est surtout spéculatif à très court terme ; si les profits ne sont pas réalisés dans la première heure, la valeur du portefeuille suit généralement une trajectoire descendante progressive.
OKX : un rythme rare et sélectif ne garantit pas les profits

OKX n’a listé que 6 nouveaux jetons entre mai et juin, poursuivant sa démarche prudente. Toutefois, les rendements montrent que « mieux vaut manquer qu’inonder » ne veut pas dire « profit garanti ». RESOLV a réussi un rebond de 48,8 % en 24 heures grâce à la profondeur de la plateforme, constituant le seul point positif ; SOPH, KMNO et HUMA ont perdu pied dès J+1, reculant de 14 à 45 % à J+7, montrant que même des projets soigneusement sélectionnés peinent à résister au reflux de liquidité. JITOSOL, actif à prix élevé, a oscillé faiblement, ne gagnant que 1,4 % à J+7 par rapport au prix à 5 minutes. Globalement, les nouveaux jetons d’OKX affichent une volatilité moindre que ceux des autres plateformes, mais les opportunités lucratives sont extrêmement concentrées ; rater les actifs performants du premier jour limite fortement les chances subséquentes.
Gate : fréquence élevée de lancements, mais repli plus large

Gate a lancé 69 nouveaux jetons en deux mois, rejoignant le haut du classement des plateformes les plus actives, mais notre échantillon révèle des effets secondaires tout aussi marqués : TQ et SUIRWAPIN ont perdu respectivement 92 % et 82 % de leur valeur à J+7 comparé au prix de clôture à 5 minutes, BDXN et BOXCAT ont chuté de plus de 50 %, seul STB enregistre un léger gain (+3,7 %). Bien qu’il y ait occasionnellement des « petits bonus » à J+1 comme YBDBD (+29,8 %), la majorité des cours redescendent rapidement sous les niveaux clés après la poussée initiale. La profondeur du marché sur Gate étant relativement faible, les mouvements haussiers et baissiers sont souvent amplifiés par des flux ponctuels — la haute fréquence des lancements crée des pics spectaculaires à court terme, mais augmente aussi le risque de chute brutale liée à un vide de liquidité le lendemain.
Bitget : un contraste glacial et brûlant sous le prisme des dérivés

Dans l’ensemble, les 36 nouveaux jetons lancés par Bitget entre mai et juin montrent une distribution asymétrique vers la droite : seul LA maintient un gain d’environ 1,3x sur 7 jours, entrant de justesse dans le « club des doublés » ; quelques autres (environ 15 % de l’échantillon) affichent une légère hausse de 0 % à 30 % ; environ un quart des jetons perd entre 10 % et 30 %, ce qui peut être considéré comme modéré ; plus de la moitié des projets subissent un recul important entre –30 % et –70 % durant la première semaine, incluant des cas comme FLY, BDXN et RDAC. En estimant globalement, la baisse moyenne à J+7 sur Bitget est d’environ –28 %, la médiane autour de –31 %, et la probabilité de finir en vert à J+7 est inférieure à 25 %. Cela signifie que la rentabilité sur cette plateforme est concentrée sur très peu de titres populaires, tandis que la majorité des nouveaux jetons sombrent rapidement sous la double pression des positions courtes sur contrat et de la chute brutale de liquidité, accomplissant une « phase éliminatoire » dès la première semaine.
LBank : divergence extrême, coexistence de gains massifs et de replis profonds

LBank mène largement le peloton avec 141 lancements, dont certains comme LAMBO (+55,4 %) et MIXIE (+61,3 %) affichent une progression fulgurante dès J+1. Une fois le calme revenu, la plupart des jetons adoptent une répartition en « haltère » à J+7 — d’un côté B (+1 613,9 %), LABUBU (+107,8 %), KLED (+84,4 %), des dark horses multipliés par dizaines, de l’autre ELDE (–52,8 %), des pertes sévères en queue de distribution. En calculant l’ensemble, la baisse moyenne arithmétique à J+7 est d’environ –24 %, la médiane proche de –27 %, et le taux de « doublage » atteint seulement 3 %. Autrement dit, l’ouverture d’un robinet généreux augmente effectivement la probabilité de tomber sur un cheval noir exceptionnel, mais fait aussi que la majorité des jetons retombent rapidement dans l’oubli : sans stratégie rigoureuse de prise de bénéfices, les investisseurs risquent d’être progressivement rongés par des pertes continues dans un océan de choix, et seuls quelques rares positions chanceuses réaliseront des mythes centuplés.
Comparaison croisée
Les quatre plateformes affichent des courbes risque-rendement radicalement différentes : Bybit exige une rapidité extrême d’entrée et de sortie ; OKX obtient une faible volatilité via une sélection stricte, au détriment de la performance globale ; Gate amplifie les corrections à cause de son rythme soutenu ; LBank génère des dark horses grâce à son volume, mais avec un taux plus élevé de mauvais paris. Les investisseurs doivent choisir leur plateforme selon leur horizon de trading et leur tolérance au risque : ceux cherchant des profits rapides peuvent surveiller les fenêtres de forte volatilité sur Bybit et Gate ; les adeptes de la stabilité peuvent attendre les nouveaux jetons à faible bêta d’OKX ; ceux prêts à « prospecter de l’or » dans un océan peuvent miser sur le vaste bassin de LBank pour augmenter leurs chances, à condition de bien gérer leur taille de position et leur gestion des risques.
Performance à court, moyen et long terme après cotation
La cotation d’un nouveau jeton s’accompagne souvent de fortes volatilités, et les rendements varient considérablement selon la durée de détention. À partir des données récentes, nous analysons trois nouveaux jetons emblématiques — B (BUILDon), LABUBU et LAUNCHCOIN — afin de comparer les avantages respectifs du jeu court terme versus le holding à long terme.

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B (BUILDon) — le « vainqueur du long terme » : ce jeton a été lancé le 16 mai sur LBank. Son prix d’ouverture (prix de clôture à 5 minutes) était d’environ 0,019 $. Il a légèrement grimpé à 0,020 $ dans la première heure (+~4 %), puis atteint 0,0257 $ à J+1 (soit +34 % par rapport à l’ouverture). Ce qui est remarquable, c’est la suite : une semaine plus tard, il atteignait environ 0,330 $ (17 fois le prix d’ouverture), et atteint aujourd’hui environ 0,363 $, soit presque 18 fois le prix initial. En d’autres termes, même si le trading court terme a permis de réaliser des profits, ce sont surtout les détenteurs à long terme qui ont capté la majeure partie de la hausse. Notons que le pic intra-journalier avait atteint 53 fois le prix d’ouverture, montrant que les premiers participants auraient pu réaliser des gains stupéfiants s’ils avaient su vendre au bon moment. Toutefois, une telle explosion instantanée est difficile à capter pour la majorité, alors qu’une stratégie de patience sur plusieurs semaines a permis à beaucoup de partager durablement cette croissance.
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LABUBU — « descente en montagnes russes suivie d’un nouveau record » : LABUBU a été lancé le 19 mai (simultanément sur LBank et d'autres plateformes). Son prix d’ouverture était d’environ 0,0135 $. Comme la plupart des nouveaux jetons, il a connu une impulsion suivie d’un repli brutal : son pic intra-journalier aurait atteint 8,56 fois son prix initial (probablement juste après le lancement), mais il est rapidement redescendu vers 0,0135 $. Une heure plus tard, il tombait à environ 0,012 $ (soit -11 % par rapport à l’ouverture), puis terminait à J+1 autour de 0,0100 $ (–26 %). Ainsi, ceux qui ont acheté au plus haut du jour étaient déjà en perte flottante. Pourtant, quelques jours plus tard, LABUBU a rebondi : une semaine après le lancement, il remontait à 0,0281 $, soit plus du double du prix d’ouverture. En juin, il a continué sa dynamique haussière, atteignant actuellement environ 0,0589 $, soit +3,4 fois le prix initial. Ce parcours montre que vendre à court terme évite certes les replis intrajournaliers, mais fait aussi manquer une hausse ultérieure multiple. En revanche, les détenteurs à long terme, après avoir traversé la turbulence initiale, ont finalement réalisé un gain supérieur. Bien sûr, ce type de trajectoire « d’abord mal, puis bien » n’est pas généralisé, mais le cas LABUBU illustre une voie possible : « bloqué en perte le premier jour, libéré puis multiplié par la suite ».

LAUNCHCOIN — « le miracle du centuple instantané » : l’un des meme coins les plus médiatisés de mai, LAUNCHCOIN a décollé comme une fusée après son lancement le 29 avril (sur LBank, MEXC, etc.). Selon les données officielles, il a accumulé une hausse de 15 194 % (environ 152 fois) en un mois, devenant le champion du classement des plus-values de mai. Si son prix d’ouverture était d’environ 0,001 $, il a atteint rapidement 0,15 $ en quelques jours. En réalité, il a explosé dès le premier jour, puis corrigé partiellement, mais est resté nettement au-dessus de son prix initial. Début mi-juin, il fluctue encore autour de 0,20 $, conservant une valorisation supérieure à 100 fois son prix de départ. Pour ce type de cas extrême, les traders courts termes qui ont pris leurs profits tôt ont pu réaliser des gains centuples ; même les détenteurs long terme, même s’ils ont raté le sommet, conservent aujourd’hui une plus-value énorme. Néanmoins, soulignons que de tels « jetons centuples » sont rarissimes, et le succès de LAUNCHCOIN repose surtout sur l’engouement collectif pour les memes. Pour la majorité des nouveaux jetons, la tendance habituelle est une chute après une poussée initiale. Par exemple, BDXN, lancé sur Bybit, a perdu la moitié de sa valeur en moins d’une heure après l’ouverture (près de –50 %), puis a continué de baisser progressivement, ne conservant plus que 30 % de son prix initial après 7 jours, et aujourd’hui moins de 27 %. En comparaison, seuls quelques projets comme AO ont progressé régulièrement après leur lancement, grimpant de plus de 20 % en une semaine, et maintenant actuellement un gain d’environ 27 %. On voit donc clairement que dans l’investissement en nouveaux jetons, « peu réussissent, beaucoup échouent », et le choix de l’horizon d’investissement est crucial.
À partir de ces trois exemples et d’autres données, on observe que la durée de détention influence fortement le rendement :
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Court terme (T+0 ~ 1 jour) : beaucoup de nouveaux jetons connaissent une forte volatilité dans les premières heures, offrant des opportunités de multiplication rapide, mais aussi des risques de repli sévère. L’avantage du trading rapide est de sécuriser les gains ou de couper les pertes avant l’incertitude nocturne. Par exemple, seul un trader court terme peut saisir une hausse proche du centuple comme pour LAUNCHCOIN. Toutefois, cela demande une précision extrême : un léger retard dans l’achat peut entraîner une perte importante, comme pour LABUBU où les acheteurs au plus haut ont perdu plus de 20 % le jour même.
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Moyen terme (quelques jours ~ 1 semaine) : après le premier jour, de nombreux jetons connaissent un retournement ou une baisse prolongée. Le holding moyen terme permet d’éviter le bruit intrajournalier et de parier sur une valorisation fondamentale à plus grande échelle. Certains retrouvent un plancher puis rebondissent (comme LABUBU entre J+5 et J+7) ; d’autres, une fois la hype passée, continuent de chuter, aggravant les pertes (par exemple BDXN, perdant plus de 70 % en une semaine). La stratégie dépend donc fortement du projet, testant le jugement de l’investisseur sur sa pérennité.
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Long terme (plusieurs semaines ou plus) : pour les très rares projets à fort potentiel, le holding long terme peut générer des rendements inimaginables. Des cas comme B ou LAUNCHCOIN voient leurs gains atteindre des dizaines de fois en quelques semaines. Toutefois, la majorité des nouveaux jetons ne maintiennent pas leur popularité sur plusieurs mois, et finissent souvent par disparaître ou s’éteindre. Détecter un nouveau jeton comme futur « dark horse » relève donc d’un pari spéculatif. Très peu réussissent, mais le gain en cas de succès est colossal.
En résumé, la trajectoire typique d’un nouveau jeton consiste en une explosion suivie d’un effondrement, puis un retour progressif à la rationalité. La majorité atteint son sommet le premier jour, puis baisse rapidement, sans jamais retrouver son prix d’ouverture. Cela signifie que la stratégie de trading court terme permet souvent de verrouiller la prime unique de lancement, en évitant les corrections profondes ultérieures ; tandis que le holding long terme n’est pertinent que pour les rares projets soutenus par des fondamentaux ou une actualité durable, et devient une perte lente pour la plupart. C’est pourquoi le choix entre « entrer-sortir vite » et « tenir longtemps » reste un dilemme permanent pour les investisseurs en nouveaux jetons.
Différences de performance des nouveaux jetons phares selon les plateformes
Le prix et les données de trading d’un même nouveau jeton varient fortement selon les plateformes, tant sur le marché au comptant que sur les marchés à terme. Prenons l’exemple des trois actifs récents B, LABUBU et LAUNCHCOIN, comparons leurs performances sur plusieurs exchanges (LBank, Gate, Bitget, etc.) en spot et en contrats perpétuels, afin d’explorer les différences entre plateformes et leurs causes possibles.

Performance croisée de B (BUILDon) : B a été lancé en exclusivité mondiale sur LBank le 16 mai, puis a été coté progressivement sur Gate, Bitget, MEXC, etc. dans la semaine suivante. Le jour du lancement sur LBank, B a connu une poussée fulgurante — un pic maximal de +53,8x (pic intra-journalier sur LBank). Grâce à son lancement précoce et à l’afflux massif de capitaux spéculatifs initiaux, LBank a affiché une activité commerciale et une volatilité nettement supérieures à celles des autres plateformes. La profondeur du carnet d’ordres sur LBank atteignait environ 47 257 $ au lancement de B, bien plus élevée que les autres (par exemple 34 268 $ sur Gate, 14 911 $ sur Bitget). Une liquidité plus profonde signifie que LBank, malgré la poussée violente, a pu offrir suffisamment de contreparties, évitant une course unilatérale incontrôlable. En revanche, Gate, qui a listé B le 22 mai, l’a fait dans un contexte où l’enthousiasme initial était déjà dissipé, conduisant à un prix plus rationnel : le pic de B sur Gate n’a atteint que 2,5x le prix d’ouverture. Cela montre que le moment du listing impacte directement la performance — plus tôt on liste, plus on bénéficie de la prime de découverte ; plus tard, on entre sur un marché déjà informé.
Sur le plan des contrats, les plateformes divergent également. Bitget a lancé le contrat perpétuel sur B le 22 mai, attirant rapidement un fort intérêt en trading à effet de levier, dominant tous les autres en volume et positions ouvertes. Les données montrent que Bitget détenait environ 1,23 % de la part de marché mondiale en contrats sur B, contre 0,62 % pour Gate, et seulement 0,35 % pour LBank. Ce phénomène paradoxal (la plateforme initiale ayant la plus faible part en contrats) pourrait s’expliquer par : d’une part, les utilisateurs de LBank privilégient le spot et réalisent leurs profits directement ; d’autre part, les utilisateurs de Bitget ont davantage recours aux leviers pour jouer la volatilité, obtenant ainsi un avantage sur le marché dérivé. On ne peut exclure non plus que LBank ait lancé son contrat un peu plus tard (21 mai) avec des conditions de levier différentes, poussant certains traders à migrer vers d’autres plateformes. En résumé, la différence croisée de B montre que LBank a dominé la phase spot avec liquidité profonde, tandis que Bitget a rattrapé son retard sur les dérivés, attirant les capitaux spéculatifs.

Performance croisée de LABUBU : LABUBU a été coté presque simultanément fin mai sur plusieurs plateformes, mais avec des résultats très différents. MEXC a été parmi les premiers à le lister le 17 mai, avec un pic de +12,19x le jour du lancement. Deux jours plus tard, le 19 mai, LBank et BitMart ont fait leur lancement simultané : LBank, grâce à une communauté expérimentée et une bonne liquidité, a vu LABUBU grimper à +8,56x ; BitMart, avec une taille plus petite et une liquidité limitée, a enregistré un pic encore plus élevé à +11,11x — suggérant que sur des plateformes à faible liquidité, de petits capitaux peuvent provoquer de fortes variations. Bitget, lui, n’a listé LABUBU que le 30 mai, quand l’effervescence était retombée, n’atteignant qu’un pic modeste de +1,58x, avec une dynamique insignifiante. Gate, encore plus tard (11 juin), a vu une fluctuation similaire d’environ +1,58x. Là encore, le décalage temporel joue un rôle clé : plus on tarde à lister, plus les gains potentiels sont faibles.
En termes de volume spot, les contributions varient. Mi-juin, Bitget dominait avec 16,63 % du volume total, suivi par LBank à 12,76 %, puis MEXC à 4,08 %. Bien que Bitget ait listé plus tard, il a rapidement accumulé un volume substantiel, dépassant même LBank. Cela s’explique probablement par une explosion concentrée des transactions au moment du listing. En parallèle, une partie de l’activité de LBank s’est reportée sur les contrats. LBank a été l’un des premiers à proposer le contrat perpétuel sur LABUBU (dès le 19 mai), capturant 31,53 % du volume global en contrat, loin devant les autres. Cela indique que de nombreux spéculateurs ont choisi d’ouvrir des positions à effet de levier sur LBank, que ce soit pour maximiser les gains ou couvrir des positions spot. Ainsi, en lançant spot et contrat simultanément, LBank a offert des options stratégiques plus riches, attirant les traders fréquents et les besoins de couverture, renforçant ainsi sa domination sur ce jeton. En revanche, Gate et BitMart n’ont jamais lancé de contrat sur LABUBU, même après la fin de la hype.

Performance croisée de LAUNCHCOIN : le trading croisé de LAUNCHCOIN illustre un contraste extrême entre « euphorie pour les premiers arrivés, calme plat pour les retardataires ». Étoile filante des memes, LAUNCHCOIN a été lancé le 29 avril sur LBank et MEXC, déclenchant le mythe du centuple (pic de +151,94x sur LBank, +144,69x sur MEXC). Les plateformes précoces, portées par l’enthousiasme initial, ont vu les prix s’envoler. Mais ce scénario ne s’est pas reproduit ailleurs : Bitget a intégré le jeton le 13 mai, avec un pic de +35,9x — moins impressionnant que les premières, mais toujours très élevé. Le 16 mai, Gate a commencé les échanges. Grâce à la découverte préalable du prix sur d’autres plateformes, le cours sur Gate a démarré à un niveau raisonnable, n’augmentant que de 34 % (1,34x) avant de se stabiliser, sans aucune trace de spéculation. Ces différences tiennent aussi à la composition des utilisateurs et à la gestion des risques : les utilisateurs de LBank et MEXC sont réputés pour chasser les tendances, osant acheter à haut prix pour alimenter la bulle ; ceux de Gate, avec des market makers plus professionnels, favorisent une liquidité profonde (profondeur de 171 792 $ au lancement, la plus élevée parmi toutes les plateformes), freinant ainsi les envolées irrationnelles.
Sur les contrats perpétuels, le calendrier d’introduction a aussi façonné la carte des échanges. LBank et Bitget ont lancé les contrats dès le lendemain du listing (vers le 14 mai), Gate a synchronisé le contrat dès son ouverture. Dès la phase intermédiaire, la plupart des plateformes principales ont donc offert un mécanisme de vente à découvert. Avec l’entrée de traders rationnels utilisant les contrats pour couvrir, le prix de LAUNCHCOIN n’a plus connu de telles folies haussières. Les données montrent que Gate et Bitget ont occupé une part relativement élevée sur le marché des contrats (environ 7 % chacun), reflétant une participation active d’utilisateurs professionnels ; LBank, bien qu’ayant attiré la majorité des capitaux spéculatifs en spot, a vu sa part de marché en contrat grignotée par les arrivants, ne conservant que 0,25 %. Cela traduit des préférences distinctes : les utilisateurs de LBank privilégient le spot pour jouer la hausse explosive, tandis que ceux de Gate/Bitget utilisent davantage les outils dérivés. Enfin, comme les grandes places (Binance, OKX) n’avaient pas encore listé ces jetons, chaque exchange a absorbé localement les émotions du marché, créant des niches complémentaires : certains pour « chauffer au début », d’autres pour « gérer la suite ». Globalement, l’expérience croisée de LAUNCHCOIN montre que plus une plateforme est mature et stable, plus elle intervient tard, avec des fluctuations initiales faibles ; inversement, les plateformes émergentes osent être les premières, au prix de grandes volatilités et volumes. Ces différences reflètent des stratégies opposées : certaines veulent capter la tendance via de nombreux lancements pour attirer du volume ; d’autres misent sur la qualité et la sécurité, préférant la rareté. Cette divergence impacte directement le nombre d’opportunités accessibles aux utilisateurs : sur LBank, plus de cent « premières expériences » en deux mois ; sur OKX, seulement quelques nouveaux projets. Ce constat pose les bases d’analyses futures — les différences quantitatives et rythmiques entre plateformes influencent directement la performance des prix et les stratégies d’investissement.
Dans cette vague de nouveaux jetons, certaines plateformes ont brillé grâce à une stratégie agressive. Selon les données publiées, LBank a dominé mondialement en mai 2025 : le rendement moyen de ses nouveaux jetons le premier jour a dépassé celui des autres exchanges d’environ 90 %. Un rapport de CoinGecko confirme également que LBank arrive en tête pour le nombre de « centuples ». Cela prouve que la stratégie active de lancements a permis à ses utilisateurs de vivre des histoires à haut rendement, attirant ainsi les investisseurs friands de risque et de gains élevés.
En somme, les trois cas B, LABUBU et LAUNCHCOIN illustrent des écarts significatifs entre plateformes. Les facteurs explicatifs incluent :
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Timing du listing : les plateformes initiatrices profitent des plus fortes hausses et de la plus grande excitation, tandis que les suivantes, confrontées à une information plus transparente, voient des tendances plus douces.
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Composition des utilisateurs : les plateformes dominées par des spéculateurs émergents sont plus sujettes aux mouvements extrêmes ; celles avec plus d’institutionnels et de traders rationnels affichent des prix plus stables.
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Profondeur de liquidité : une meilleure profondeur amortit les chocs de prix (ex : Gate, avec une profondeur bien supérieure lors du listing de LAUNCHCOIN, a limité la hausse).
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Offre de dérivés : plus tôt les contrats sont disponibles, plus ils permettent de couvrir, réduisant ainsi les bulles (ex : LBank/MEXC n’ayant pas lancé de contrat rapidement sur LAUNCHCOIN, le prix a d’abord explosé ; Gate, avec contrat synchronisé, a eu un prix plus rationnel).
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Notoriété du projet : plus le projet devient connu, plus les nouveaux listings voient des échanges équilibrés, évitant les surenchères aveugles.
Pour les investisseurs, cela signifie que participer au trading de nouveaux jetons sur différentes plateformes implique des écosystèmes et des profils risque-rendement distincts. Choisir une plateforme initiatrice, c’est s’exposer à la fois à la plus grande opportunité et au plus grand risque ; attendre une plateforme plus grande, c’est sacrifier le gain massif mais bénéficier d’une volatilité maîtrisée.
Conclusion et recommandations stratégiques
Comme le montre cette analyse, l’« effet nouveau jeton » recèle à la fois des mythes d’enrichissement fulgurant et des dangers considérables. Dans le climat actuel, faut-il opter pour un jeu rapide et profitable ou plutôt tenir longtemps en acceptant la volatilité ? Le choix dépend de l’appétit pour le risque et de la confiance dans le projet.
Stratégie courte (T+0, entrer-sortir vite) : les données montrent que le trading court terme permet souvent de capter efficacement la prime unique des nouveaux jetons. Par exemple, les nouveaux jetons sur LBank affichent des hausses moyennes bien supérieures à la moyenne sectorielle, avec de nombreux cas de multiplications par plusieurs fois en quelques heures. Attention toutefois : ces opportunités fugaces exigent une exécution impeccable — surveillance constante, rapidité d'action, discipline stricte de prise de bénéfices et de stop-loss. En cas d’erreur, il faut couper rapidement pour éviter que de petites pertes deviennent catastrophiques. Dans le contexte actuel (tendances nombreuses mais peu durables), cette approche agile permet de limiter l’exposition prolongée aux actifs volatils et de réduire les risques de black swan. Pour les investisseurs peu familiers avec les fondamentaux, prendre ses profits rapidement est souvent sage. Comme on dit : « Peu importe la hausse, si tu ne vends pas, tu ne gagnes rien. » L’essentiel de la stratégie courte est de sécuriser les gains à temps.
Stratégie longue (HODL) : en comparaison, conserver longtemps un nouveau jeton est un pari risqué à haut rendement. Quelques projets solides ou bien positionnés (comme LAUNCHCOIN ou B) continuent de grimper après leur lancement, offrant à leurs détenteurs des rendements cumulés bien supérieurs au court terme. En outre, le HODL évite les coûts de transaction répétés et la pression de la surveillance constante. Cependant, rappelons que la majorité des nouveaux jetons ne font pas de nouveaux records, mais descendent lentement ou tendent vers zéro après la hype. Adopter une stratégie de HODL doit donc passer par un filtrage rigoureux, basé sur des fondamentaux ou des thèmes structurels (innovation technique, consensus communautaire, etc.). Il faut aussi être prêt psychologiquement à supporter de forts replis. Dans un contexte d’humeur changeante, sauf conviction profonde, le HODL aveugle n’est pas la stratégie la plus optimale.
Point d’équilibre : pour la majorité des investisseurs, une approche mixte peut être envisagée : diviser
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