
Cadre de conformité pour les projets Web3 transfrontaliers (expansion internationale)
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Cadre de conformité pour les projets Web3 transfrontaliers (expansion internationale)
À mesure que les projets Web3 évoluent à l'échelle mondiale, les entreprises passent d'une architecture unique à une architecture hybride afin d'isoler les risques, de faciliter la circulation des fonds, d'assurer une coordination stratégique et d'optimiser la planification fiscale.
Dans l'actuelle vague de mondialisation, les projets Web3 s'ouvrent à la scène internationale à un rythme sans précédent, et les entreprises chinoises constituent une force incontournable. Toutefois, l'incertitude quant aux politiques sectorielles en Chine, le manque de cadre juridique clair et l'ambiguïté des positions réglementaires freinent le développement des entreprises Web3. Ces facteurs combinés rendent difficile la conformité des projets Web3 dans le pays, poussant de nombreux acteurs à se tourner vers l'étranger ou à chercher des solutions innovantes dans des cadres de conformité très limités. Néanmoins, en surveillant attentivement les évolutions réglementaires et en tirant parti des politiques incitatives de différents pays, il reste possible de construire un cadre d’entreprise conforme et de trouver un modèle de développement adapté au secteur Web3.
Objectifs du déploiement international
(1) Opportunités de marché
Le marché mondial offre aux projets Web3 une base utilisateur plus large et un potentiel de croissance accru. En particulier en Asie et en Europe, où l'acceptation des technologies blockchain et des cryptomonnaies est élevée, ces projets bénéficient de nombreuses opportunités commerciales et d’un espace de développement étendu.
(2) Environnement réglementaire
Les politiques réglementaires relatives à la blockchain et aux cryptomonnaies varient fortement selon les pays. Certains pays, comme Singapour et Hong Kong, disposent d’un environnement réglementaire relativement souple et favorable, offrant ainsi plus de flexibilité et de sécurité pour le fonctionnement et le développement des projets Web3. Par comparaison, la réglementation stricte dans certains pays peut limiter leur croissance. Dans certaines juridictions, les projets Web3 peuvent rencontrer des difficultés juridiques et de conformité. Se déployer dans des pays aux cadres légaux plus favorables permet de réduire efficacement ces risques et d’assurer une exploitation stable sur le long terme.
(3) Accès aux talents
Le domaine Web3 étant intensif en technologie, attirer les meilleurs développeurs et experts est essentiel au succès d’un projet. Grâce à un déploiement international, les projets peuvent recruter à l’échelle mondiale, accélérant ainsi l’innovation technologique et le développement de produits.
(4) Financement et investissements
L’internationalisation permet aux projets Web3 d’accéder à davantage d’investisseurs potentiels et de sources de financement. Dans des régions dynamiques en matière d’investissement, comme les États-Unis ou l’Asie du Sud-Est, il est plus facile d’obtenir un soutien financier pour accélérer leur croissance.
(5) Effet de cluster industriel
Certains pays ou régions, grâce à leurs avantages technologiques ou politiques, ont vu émerger des clusters industriels spécifiques, formant des chaînes d’approvisionnement régionales qui offrent un soutien fondamental aux entreprises Web3 locales.
(6) Diversification des risques
Opérer dans plusieurs pays permet de répartir les risques, évitant qu’une variation économique, politique ou réglementaire sur un seul marché n’affecte gravement le projet, renforçant ainsi sa résilience.
Conformité et isolement des risques
Lorsqu’elles choisissent leur destination à l’étranger, les entreprises Web3 doivent prioritairement considérer le cadre réglementaire local afin d’assurer une exploitation légale et conforme.
(1) Politiques de conformité par pays ou région
Hong Kong :
Depuis 2023, Hong Kong a mis en place un système de licence pour les prestataires de services d’actifs virtuels (VASP), exigeant que toutes les plateformes d’échange d’actifs virtuels (VATP) obtiennent l’autorisation de la Commission des valeurs mobilières de Hong Kong (SFC). À janvier 2025, la SFC a délivré des licences d’exploitation à sept plateformes dont PantherTrade et YAX depuis le milieu de 2024. Depuis 2020, dix bourses ont été officiellement autorisées à Hong Kong, y compris quatre en décembre 2024, illustrant une ouverture prudente envers l’industrie des actifs virtuels. Les exigences incluent des procédures KYC strictes, des mesures de protection des actifs et de cybersécurité, visant à protéger les investisseurs et prévenir le blanchiment d’argent.
Singapour :
L'Autorité monétaire de Singapour (MAS) utilise un « bac à sable réglementaire » (Regulatory Sandbox) permettant aux entreprises fintech de tester des produits innovants dans un environnement contrôlé, avec un accompagnement réglementaire. L'exemple de Coinbase illustre cette adaptation à un cadre réglementaire favorable : approbation préliminaire (In-Principle Approval) obtenue auprès de la MAS en 2022, puis licence complète (Major Payment Institution License) en 2023. Cela fait de Singapour un hub régional pour les entreprises Web3 en Asie-Pacifique, où Coinbase a installé ses activités institutionnelles, témoignant de sa confiance dans l’environnement réglementaire local.
Autres régions : Europe, Asie-Pacifique et Amérique du Nord :
Le règlement européen sur les marchés des actifs numériques (MiCA) est entré en vigueur fin 2024, harmonisant les normes réglementaires pour les actifs numériques. MiCA exige que les prestataires de services crypto s’enregistrent et respectent des normes de transparence, de liquidité et de protection des consommateurs.
Dans la région Asie-Pacifique, le Japon exige que les prestataires d’actifs virtuels obtiennent une licence de l’Autorité des services financiers (FSA), tandis qu’en Australie, ils doivent s’enregistrer comme fournisseurs de services de change numérique, sous la supervision du Centre australien de rapport et d’analyse (AUSTRAC). En Amérique du Nord, la SEC américaine applique une réglementation stricte sur les actifs cryptos – Binance et Coinbase ayant déjà fait face à des poursuites – mais continue à dialoguer activement avec les autorités réglementaires pour obtenir un cadre clair.
(2) Isolement des risques
Le mécanisme d’isolement des risques est une composante clé du cadre de conformité pour les projets Web3 en opération transfrontalière. Son objectif principal est de concevoir judicieusement la structure organisationnelle afin que les risques liés à différents secteurs d’activité ou zones géographiques ne se propagent pas mutuellement, préservant ainsi la stabilité globale et la continuité de l’entreprise. Dans le secteur Web3 mondialisé, où les différences entre politiques réglementaires, cadres juridiques et risques de marché sont marquées, ce mécanisme est particulièrement crucial.
Par exemple, créer des filiales indépendantes dans différents pays ou régions, chaque entité juridique distincte gérant les activités sur un marché spécifique. Cela permet de contenir les risques juridiques, financiers et opérationnels au sein d'une entité donnée, évitant leur propagation à tout le groupe. Chaque entité opère indépendamment, sans interférence ; même si une zone connaît un changement réglementaire ou un défi juridique, les autres peuvent continuer normalement. Cette conception améliore non seulement la résilience de l’entreprise, mais facilite également l’ajustement stratégique selon les besoins locaux.
Placer les actifs principaux (comme les brevets, la propriété intellectuelle, la marque, etc.) dans une société holding ou une structure fiduciaire spécifique, afin de les protéger contre les risques des entités opérationnelles. Par exemple, une entreprise peut enregistrer ses actifs clés dans une holding aux îles Vierges britanniques (BVI) ou aux îles Caïmans, tandis que les activités opérationnelles à risque élevé sont situées dans des filiales ailleurs. Même si une entité opérationnelle fait face à un litige ou à des difficultés financières, les actifs clés restent protégés, assurant le développement durable de l’entreprise.
Utiliser des contrats et accords pour définir clairement les droits et obligations entre entités, garantissant un isolement juridique efficace des risques. Par exemple, via des accords de service, de licence ou de transfert de fonds, délimiter précisément les frontières opérationnelles et responsabilités entre entités. Cette méthode réduit non seulement la probabilité de transmission des risques, mais apporte aussi flexibilité et transparence à la conformité mondiale de l’entreprise.
En mettant en place un tel mécanisme d’isolement par une architecture d’entreprise bien pensée, les entreprises Web3 peuvent s’adapter avec souplesse aux exigences réglementaires variées et aux défis de risque des différents marchés, protégeant leurs activités et actifs centraux tout en maintenant une stabilité dans leurs opérations mondiales.
Principales destinations pour les entreprises chinoises à l’international
(1) Hong Kong
Centre financier international, Hong Kong dispose d’infrastructures financières matures et d’un système juridique solide, offrant un environnement stable aux entreprises Web3. Comparé à d'autres régions, sa réglementation est relativement souple, facilitant le lancement rapide d’activités par les startups. Ces dernières années, le gouvernement de Hong Kong a activement promu le développement de la technologie blockchain par des politiques incitatives et des mesures de soutien, créant ainsi des conditions favorables pour les entreprises Web3.
(2) Singapour
Singapour est un pôle fintech leader en Asie, doté d’un écosystème technologique avancé attirant de nombreuses entreprises liées au Web3. Le gouvernement singapourien adopte une position ouverte envers la blockchain et le Web3, avec des politiques réglementaires claires facilitant une croissance rapide dans un cadre conforme. Son régime fiscal avantageux réduit les coûts d’exploitation et renforce son attractivité.
(3) BVI (îles Vierges britanniques)
Connues pour leur processus de constitution d’entreprise rapide, simple et peu coûteux, les BVI conviennent parfaitement aux startups Web3 cherchant à s’établir rapidement. Elles offrent une forte protection de la vie privée, garantissant la sécurité des informations sur l’entreprise et ses actionnaires — idéal pour les projets Web3 sensibles à la confidentialité. Avec un système juridique flexible et des avantages fiscaux significatifs, elles constituent un choix privilégié pour l’enregistrement offshore.
Construction de l’architecture internationale
La logique fondamentale de la stratégie mondiale de conformité repose sur la création d’entités distinctes afin de bâtir un cadre de conformité régionalisé, exploitant pleinement les atouts uniques de chaque région via la détention d’actions ou un contrôle effectif. Ainsi, les sociétés offshore ne sont plus simplement perçues comme des moyens d’évasion réglementaire ou de paradis fiscal, mais deviennent, grâce à une planification rigoureuse, des « hubs stratégiques » pour construire un système global de conformité, optimiser l’affectation des ressources et des capitaux. Selon leurs besoins à différents stades de développement, les entreprises peuvent construire de manière flexible des architectures simples, multiples ou parallèles, formant un système stratégique multicouche et multi-écosystème adapté à divers scénarios.
(1) Applicabilité de l’architecture
Concernant l’applicabilité, différents designs d’architecture d’entreprise répondent aux objectifs variés selon les phases de développement et les besoins opérationnels.
(a) Architecture à entité unique
L’architecture à entité unique convient aux startups ou petites entreprises souhaitant rapidement valider leur modèle économique ou se concentrer sur un seul marché.
Simple dans sa structure, elle présente un faible coût de gestion et permet un démarrage rapide. Par exemple, une startup peut s’enregistrer en tant qu’entité unique à Singapour pour entrer rapidement sur le marché et bénéficier des politiques fiscales avantageuses locales, tout en évitant les charges complexes de gestion multinationale.
Toutefois, à mesure que l’entreprise grandit et que ses activités deviennent plus complexes, les limites de cette architecture apparaissent : elle peine à répondre aux exigences de conformité mondiales, notamment aux différences réglementaires entre régions, et ne permet pas une allocation efficace des ressources ni un isolement adéquat des risques. Face à plusieurs marchés simultanés, une entité unique peut rencontrer des obstacles fiscaux, juridiques ou opérationnels.
(b) Architecture multi-entités
L’architecture multi-entités convient aux entreprises aux chaînes de valeur longues, aux activités segmentées et aux structures capitalistiques complexes.
En créant des filiales ou sociétés affiliées dans différentes juridictions, cette architecture permet l’isolement des risques, l’optimisation fiscale et l’adaptation aux marchés. Par exemple, une entreprise technologique peut créer une filiale en Europe pour respecter le RGPD, tout en établissant une holding aux îles Caïmans pour optimiser sa structure fiscale mondiale. En dispersant les entités, elle limite les risques juridiques et financiers à des zones spécifiques, tout en augmentant sa flexibilité opérationnelle mondiale. Elle facilite la redistribution des ressources entre marchés et renforce la compétitivité par un cadre de conformité régionalisé.
Elle convient aux entreprises en phase d’expansion confrontées à des environnements réglementaires multinationaux et à des besoins diversifiés. Par exemple, certains grands échanges ont créé des filiales en Asie du Sud-Est, en Europe et en Amérique du Nord, lançant des versions locales d’applications adaptées aux habitudes des consommateurs et aux lois locales.
(c) Architecture parallèle
L’architecture parallèle, plus complexe, combine généralement plusieurs architectures multi-entités par lien de capital ou d’activité, particulièrement adaptée aux entreprises devant faire fonctionner indépendamment plusieurs secteurs d’activité.
Grâce à la création de plusieurs entités indépendantes, elle garantit que chaque secteur soit juridiquement et financièrement isolé. Par exemple, un groupe opérant dans l’industrie, le commerce de détail et les services financiers peut créer une entité légale distincte pour chaque secteur, évitant qu’un problème dans un domaine n’affecte les autres. Malgré leur autonomie, ces entités peuvent maintenir des liens étroits et des synergies via le contrôle actionnarial ou des collaborations opérationnelles. Une entreprise Web3 peut ainsi développer technologie et promotion commerciale indépendamment dans différentes régions, répondant aux exigences locales tout en optimisant l’allocation mondiale des ressources.
Cette conception améliore la clarté de gestion et apporte une grande flexibilité et stabilité au dispositif de conformité mondial, idéale pour les entreprises aux activités diversifiées.
(2) Analyse des avantages de l’architecture
(a) Architecture à entité unique
Caractérisée par une exploitation rapide de l’environnement réglementaire choisi, cette architecture permet une mise en conformité et une opération rapides.
Par exemple, une entreprise souhaitant lever des fonds ou profiter d’un écosystème technologique peut choisir Singapour comme lieu d’enregistrement. La réglementation financière y est relativement souple, surtout en matière de marchés des capitaux et d’innovation financière, offrant ainsi des canaux de financement flexibles utiles pour collecter rapidement des fonds. De plus, le gouvernement singapourien encourage activement les entreprises technologiques, proposant plusieurs aides et incitations financières permettant de réduire les coûts de R&D et d’accélérer l’innovation.
Si l’entreprise privilégie la fiscalité et la confidentialité des actionnaires, les BVI constituent un choix pertinent. Réputées pour leur stricte protection de la vie privée, elles conviennent particulièrement aux entreprises Web3 soucieuses de sécurité des données et de protection des actionnaires. L’enregistrement ici assure une haute confidentialité commerciale, associée à une réglementation simplifiée et à un environnement fiscal avantageux.
(b) Architecture multi-entités
Exemple : Chine → Singapour → Société locale
L’architecture multi-entités permet d’intégrer harmonieusement les avantages réglementaires de différentes régions, en créant des filiales ou sociétés affiliées à l’échelle mondiale pour optimiser conformité et opérations.
Par exemple, créer une holding BVI qui détient une société financière à Hong Kong, elle-même contrôlant une société d’exploitation en Chine continentale. La société BVI bénéficie d’un taux d’imposition bas et d’une forte confidentialité ; la holding hongkongaise tire parti des facilités financières et des avantages fiscaux de Hong Kong ; la société d’exploitation bénéficie en Chine de subventions liées à la recherche et aux avantages du secteur technologique, optimisant ainsi la structure globale et protégeant les actifs clés.
Cette architecture permet non seulement une allocation flexible des ressources entre marchés, mais aussi de contenir les risques juridiques et financiers à certaines zones, assurant une conformité mondiale.
(c) Architecture parallèle
Exemple :

Caractérisée par une grande flexibilité et une capacité d’isolement des risques élevée, cette architecture convient particulièrement aux groupes aux activités diversifiées et aux besoins actionnariaux complexes.
En créant plusieurs entités indépendantes, elle garantit que chaque secteur soit juridiquement et financièrement isolé, évitant la propagation des risques réglementaires. Une entreprise Web3 peut par exemple mener séparément développement technique et promotion commerciale dans différentes régions, répondant aux exigences locales tout en optimisant l’allocation mondiale des ressources.
Bien que fonctionnant indépendamment, ces entités peuvent coopérer étroitement via le contrôle actionnarial ou des partenariats opérationnels. Une multinationale peut avoir un centre de R&D à Singapour et une société Web3 à Hong Kong, collaborant par détention d’actions ou contrats pour stimuler innovation et expansion commerciale.
L’architecture parallèle renforce à la fois la flexibilité et la stabilité du dispositif de conformité mondial, posant les bases d’un développement durable dans un environnement réglementaire complexe.
Avantages fiscaux de l’architecture
Lors du choix du lieu d’enregistrement des entités, il est essentiel de connaître en temps réel les politiques locales, les besoins technologiques, la recherche d’efficacité, ainsi que la collaboration approfondie avec les prestataires locaux et les services de conformité, en tenant compte particulièrement des différences fiscales et des accords d’exonération.
(1) Architecture à entité unique
Une architecture à entité unique signifie qu’une entreprise exploite directement à l’étranger via une seule filiale offshore, adaptée aux entreprises à activités centralisées, de petite taille ou ciblant un seul marché.
Avantages : structure simple, facile à gérer et contrôler.
Inconvénients : risque d’imposition élevée, absence de mécanisme d’isolement des risques.

1. Hong Kong : taux d’imposition à 8,25 % sur les premiers 2 millions de profits, bénéficiant de l’exemption de double imposition avec plus de 50 pays
Avantages : impôt sur les sociétés (impôt sur les bénéfices) de 8,25 % à 16,5 % (taux réduit de moitié pour les premiers 2 millions HKD de bénéfice), pas d’impôt sur les plus-values, pas de TVA, accords fiscaux avec plus de 50 pays, libre convertibilité des devises, facilité de levée de fonds via introduction en bourse.
2. Singapour : taux d’imposition à 17 %, réseau étendu d’accords fiscaux bilatéraux
Avantages : impôt sur les sociétés à 17 %, exonération fiscale pendant les trois premières années, plus de 100 accords bilatéraux en vigueur, favorable à l’optimisation fiscale transfrontalière.
3. BVI : paradis fiscal zéro-imposition, forte confidentialité
Avantages : 0 % d’impôt sur les sociétés, 0 % de TVA, 0 % d’impôt sur les plus-values, procédure d’enregistrement extrêmement simple, forte confidentialité des actionnaires.

(2) Architecture multi-entités
L’utilisation d’une architecture multi-entités permet une meilleure planification fiscale. Une entreprise locale peut investir dans un pays cible via une ou plusieurs sociétés intermédiaires établies dans des juridictions à faible imposition (comme Hong Kong, Singapour, BVI ou les îles Caïmans). En tirant parti des avantages fiscaux et de confidentialité des sociétés offshore, elle réduit sa charge fiscale globale, protège ses informations, diversifie les risques de la maison mère, et facilite ultérieurement les restructurations, cessions ou introductions en bourse.
Avantages : possibilité d’exploiter les politiques fiscales avantageuses des différents pays, réduction des coûts d’investissement, soutien au déploiement mondial.
Inconvénients : gestion complexe, hausse des coûts de conformité fiscale.
1. Niveau supérieur : haute confidentialité + faible imposition + libre circulation des capitaux
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Lieux d’enregistrement : îles Caïmans, îles Vierges britanniques (BVI), etc., centres financiers offshore
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Fonctionnalités : informations sur les actionnaires et bénéficiaires protégées par la loi, dispersion des risques liés à un seul marché (atténuation des chocs géopolitiques).
2. Niveau opérationnel : liaison entre investisseurs du sommet et entités opérationnelles + amélioration du rendement + réserve de profits
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Choix du lieu : Hong Kong / Singapour (conformité commerciale), Irlande / Pays-Bas (marché UE), Dubaï (marché Moyen-Orient)
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Fonctionnalités : signature d’accords bilatéraux contre la double imposition (DTT) avec les pays cibles, améliorant ainsi le rendement global.
3. Sociétés d’exploitation réelles : implantation des activités + contrôle direct ou indirect
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Choix du lieu : société locale dans le marché cible
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Fonctionnalités : production locale, marketing, services personnalisés, respect des exigences d’exploitation locale, choix du lieu selon le projet.

Exemple : commerce électronique transfrontalier
Architecture :
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Niveau holding : société BVI (confidentialité) + société Hong Kong (financement et coordination logistique)
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Niveau opérationnel : société Hong Kong (exonération sur le commerce offshore) + société Dubaï (entrepôt/logistique Moyen-Orient)
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Niveau opérationnel réel : usine en Chine continentale (remboursement des taxes à l’exportation) + filiale brésilienne (vente locale)
La société BVI détient la société Hong Kong, qui investit ensuite dans les entités opérationnelles. La société holding étrangère exerce un contrôle sur les entités opérationnelles via un accord VIE (Variable Interest Entity).
La société BVI, au sommet, reçoit des dividendes de Hong Kong sans retenue à la source, et toute future cession d’actions est exonérée d’impôt sur les plus-values, protégeant ainsi la vie privée des fondateurs.
Exemple : Groupe Xiaomi
Architecture :
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Niveau holding : Xiaomi Group (Caïmans)
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Niveau opérationnel : Xiaomi Hong Kong (achats mondiaux + réserve de profits)
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Niveau opérationnel réel : Xiaomi Communications (client final), Xiaomi Technology et ses filiales
Xiaomi Group (Caïmans) détient Xiaomi Hong Kong, qui investit dans Xiaomi Communications, etc. Xiaomi Communications et Xiaomi Technology, avec leurs actionnaires inscrits, signent des documents contractuels de contrôle, permettant via un accord VIE de contrôler Xiaomi Technology et indirectement ses filiales.

Conclusion
Dans un contexte de mondialisation, le déploiement international des projets Web3 est devenu une stratégie clé pour les entreprises chinoises afin de dépasser les limites réglementaires domestiques et conquérir les marchés étrangers. Ce passage à l’international leur permet non seulement de contourner efficacement les risques de conformité, mais aussi de saisir des opportunités mondiales, d’attirer des ressources de qualité et de diversifier les risques. Des destinations comme Hong Kong, Singapour et les BVI, grâce à leur cadre réglementaire souple, leurs avantages fiscaux et leurs infrastructures solides, sont devenues des choix privilégiés pour les entreprises Web3.
En matière d’architecture, les entreprises peuvent choisir de manière flexible entre une entité unique, multi-entités ou parallèle selon leur taille et leurs objectifs, assurant ainsi conformité et isolement des risques. En outre, en exploitant les avantages locaux, elles peuvent optimiser le flux de capitaux via une architecture multi-entités, réduisant significativement leur charge fiscale.
À l’avenir, avec la montée en puissance de la dimension internationale des projets Web3, les entreprises passeront progressivement d’architectures simples à des modèles hybrides, combinant isolement des risques, fluidité financière, synergie stratégique et planification fiscale. En créant plusieurs entités dans différentes juridictions, elles pourront isoler efficacement les risques de marché, assurer la conformité, utiliser les sociétés offshore et structures holding pour optimiser les flux financiers, réduire les charges fiscales, intégrer les ressources mondiales, renforcer leur innovation et leur compétitivité, et saisir les nouvelles opportunités offertes par la technologie blockchain à l’échelle mondiale.
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