
La « rébellion financière » des jeunes américains : miser sur les MEME pour s'en sortir, les cryptomonnaies inspirées de la culture ironique font fureur
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La « rébellion financière » des jeunes américains : miser sur les MEME pour s'en sortir, les cryptomonnaies inspirées de la culture ironique font fureur
Contrairement aux outils traditionnels de gestion de patrimoine, cette génération préfère s'engager sur le marché volatil des cryptomonnaies MEME, ne misant parfois que quelques centaines de dollars dans l'espoir de devenir riche du jour au lendemain.
Auteur : Nancy, PANews
Ces derniers temps, de nouvelles cryptomonnaies mémétiques comme RFC, House et TROLL sont rapidement devenues populaires. Cette culture du mème, absurde, surréaliste voire d’un humour noir, est devenue bien plus qu’un simple outil spéculatif prisé par la génération Z : elle incarne aussi un sentiment de rébellion face au système financier traditionnel et aux règles sociales, reflétant un paysage culturel financier alternatif fortement marqué par son époque.
La « rébellion financière » de la génération Z : miser sur les MEME pour s’en sortir
Il y a quelques jours, un article du Washington Post révélait une tendance financière discrète mais croissante chez les jeunes américains : de plus en plus de membres de la génération Z considèrent les MEME coins comme une voie alternative pour réaliser le « rêve américain ». Face à la hausse des prix de l’immobilier, aux dettes étudiantes écrasantes et à la stagnation des salaires, les chemins traditionnels vers la richesse (comme acheter une maison ou épargner pour la retraite) leur semblent de plus en plus inaccessibles. Cette désillusion vis-à-vis du système financier actuel alimente une révolte populaire autour de la recherche de richesse. Comparés aux instruments financiers classiques, ces jeunes préfèrent s’engager dans le marché très volatil des MEME coins, misant même quelques centaines de dollars dans l’espoir de devenir riches du jour au lendemain.
Selon les données citées dans l’article, la participation des jeunes Américains aux activités liées aux cryptomonnaies est nettement supérieure à celle des générations plus âgées : 42 % des hommes âgés de 18 à 29 ans ont déjà participé à des activités cryptographiques (investissement, trading ou utilisation), contre 17 % des femmes ; chez les personnes de plus de 50 ans, ces chiffres tombent à 11 % pour les hommes et 5 % pour les femmes.
À travers plusieurs cas réels, le reportage illustre concrètement cette tendance. Par exemple, Yuvia Mendoza, 25 ans, rêvait de devenir le prochain « Roaring Kitty », créant un jeton lié à la chaîne de restaurants Hooters en difficulté financière. Elle a même utilisé sa cryptomonnaie pour acheter des t-shirts aux serveuses, tentant ainsi de « donner de la valeur » à son token. Malgré l’effondrement ultérieur du prix de cette monnaie, elle reste active dans la communauté des MEME coins, passant à d’autres projets dans l’espoir de saisir une opportunité de gain rapide.
Joe McCann, fondateur et PDG du hedge fund cryptographique Asymmetric, souligne que ce que certains appellent un « nihilisme financier » pousse une partie de la génération Z vers le monde crypto. Endettée par des prêts étudiants élevés, vivant souvent encore chez ses parents, cette génération pense moins à épargner dans un plan 401(k) qu’auparavant. Elle préfère investir quelques centaines de dollars dans un MEME coin, car elle se sent « sans autre choix ».
Lors du dernier événement ETHDenver, Veronica Sutton, 27 ans, portait un chapeau rouge vif avec l’inscription « Make America Great Again ». Pour elle, le « rêve américain » d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui du passé. Après avoir vu ses parents vivre sous le poids des dettes et estimé que faire ses études pendant la pandémie de Covid-19 avait été une « perte d’argent », elle a choisi de quitter l’université en dernière année. « J’ai aimé l’université, je ne regrette pas d’y être allée, mais je regrette profondément ces 20 000 dollars de prêt étudiant. »
Des situations similaires existent également en Corée du Sud. Les « Nicheokjok » (« Génération cuillère de boue »), confrontés à long terme à des logements hors de prix, à des dettes élevées et à des difficultés d’emploi, voient aussi dans les MEME coins une chance de renverser leur destin. Une récente étude menée par les institutions coréennes DeSpread et CoinNess auprès de 3108 investisseurs cryptos sud-coréens montre qu’après le redressement du marché crypto en 2024, environ 33 % des nouveaux entrants provenaient de ce segment. Bien que la majorité des investisseurs coréens ne soient pas familiers avec les DEX, plus de la moitié d’entre eux ont déjà investi dans des MEME coins, en grande partie grâce à la mise en avant proactive de ces actifs par les CEX (bourses centralisées). Par exemple, les principales plateformes coréennes comme Bithumb et Upbit ont listé des MEME coins populaires tels que DOGE, TRUMP, PENGU, PEPE et BONK.
Aujourd’hui, poussés par les réseaux sociaux et par l’assouplissement réglementaire sous l’administration Trump, ces formes d’investissement « ludifiées » continuent de gagner en popularité. Le président Trump lui-même doit d’ailleurs participer personnellement ce mois-ci à un dîner exclusivement réservé aux millionnaires détenant le jeton TRUMP.
De la satire à la rébellion : la narration financière émotionnelle des MEME coins
Dans un monde numérique ultra-rapide, les MEME coins véhiculent de manière simple et efficace des émotions complexes et des idéaux collectifs. Lors de la vague récente de mèmes, plusieurs MEME coins populaires ont rapidement touché une corde sensible chez la génération Z grâce à leurs récits percutants. Ces cryptomonnaies ne se contentent pas d’exhiber une forte puissance narrative et une forte implication communautaire : elles incarnent aussi une forme de rébellion culturelle des jeunes Américains utilisant la culture crypto pour s’opposer aux injustices systémiques et exprimer leurs opinions.
RFC

RFC, lancé par le compte satirique politique Retard Finder, est devenu viral grâce aux interactions fréquentes d’Elon Musk. Son récit s’ancre dans l’esprit rebelle de la culture internet, encourageant les utilisateurs à « signaler » les propos stupides en mentionnant @IfindRetards, exprimant ainsi de façon humoristique un questionnement face aux récits dominants. Le contenu du compte est principalement une satire politique de droite, moquant les politiques migratoires, l’écologisme et la « gauche éveillée ». En un sens, RFC dépasse le statut d’actif financier pour devenir une forme de « rébellion culturelle » numérique, opposée aux médias mainstream et au discours des élites.
Selon les données de GMGN, en moins de deux mois après son lancement, la capitalisation boursière maximale de RFC a approché les 150 millions de dollars.
House

« 1 House = 1 Housecoin » est le slogan emblématique du MEME coin House, basé sur Solana. Son récit central porte sur la crise du logement mondiale, particulièrement ressentie par les jeunes aujourd’hui. Prix immobiliers élevés, croissance stagnante des revenus et structure de classe de plus en plus figée : les jeunes ressentent massivement la pression écrasante de ne pas pouvoir « accéder à la propriété ». House utilise un récit absurde mais direct pour ironiser sur les injustices systémiques du marché immobilier, attirant ainsi un grand nombre de jeunes investisseurs déçus par le système et souhaitant exprimer leur mécontentement.
Selon les données de GMGN, au 6 mai, la capitalisation boursière de House a atteint un maximum de 120 millions de dollars en un peu plus d’un mois après son lancement.
TROLL

TROLL tire son origine de Trollface, l’un des mèmes les plus emblématiques de l’histoire d’internet, symbole de la liberté, du chaos et de l’esprit anti-autoritaire des débuts d’internet. Créé en 2008 par l’artiste Carlos Ramirez (alias « Whynne »), il est apparu initialement dans sa bande dessinée intitulée « Trolls », servant à moquer le comportement de « trolleur » en ligne, devenant ainsi un symbole classique de la blague et de l’humour numérique. TROLL capte habilement cette nostalgie rétro, attirant les jeunes utilisateurs familiers avec l’histoire des mèmes et passionnés par la sous-culture internet.
Les données de GMGN indiquent qu’au 6 mai, la capitalisation boursière maximale de TROLL a approché les 42 millions de dollars.
neet
Le nom NEET provient de l’expression anglaise « Not in Education, Employment, or Training », désignant les jeunes de 16 à 24 ans qui ne sont ni en formation, ni employés, ni en apprentissage. Au Japon, ce concept est élargi à la tranche d’âge 15-34 ans, recouvrant ceux qui ne travaillent pas, n’étudient pas et ne cherchent pas d’emploi, souvent associés à la « culture otaku » ou au phénomène de « hikikomori » (reclus sociaux). La narration de $neet repose sur une rébellion contre le travail traditionnel et les normes sociales, transformant ce phénomène social en un symbole ironique représentant une attitude de « se coucher et abandonner » ou de « dépendance parentale », trouvant un écho psychologique chez certains jeunes face aux pressions économiques modernes.
Les données de GMGN montrent que depuis son lancement fin avril, la capitalisation boursière maximale de $neet a dépassé 21 millions de dollars.
DRA

DRA constitue également une expression moqueuse des problèmes socio-économiques, centrée sur l’idée d’un compte de retraite décentralisé (Decentralized Retirement Account). Il s’agit d’une réponse satirique au système traditionnel de retraite, reflétant la méfiance de la jeune génération envers les régimes de retraite financière classiques (comme le plan 401K aux États-Unis), ainsi qu’une critique explicite envers ce qu’ils perçoivent comme une « escroquerie des pensions ».
Selon les données de GMGN, depuis son lancement le 4 mai, la capitalisation boursière maximale de DRA a dépassé 7,6 millions de dollars.
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