
Trump change de position : n'a jamais eu l'intention de licencier Powell, affirme qu'il est maintenant idéal de procéder à une baisse des taux
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Trump change de position : n'a jamais eu l'intention de licencier Powell, affirme qu'il est maintenant idéal de procéder à une baisse des taux
Cette déclaration vise à apaiser les tensions sur le marché et marque un changement d'attitude manifeste de la part de Trump.
Rédaction : Zhao Yuhe, Wall Street Insights
Donald Trump, qui avait auparavant critiqué le président de la Réserve fédérale Jerome Powell pour ne pas avoir baissé les taux assez rapidement, voire menacé de le licencier, a déclaré mardi qu'il n'avait aucune intention de se débarrasser de Powell, malgré son mécontentement persistant face au rythme lent des baisses de taux.
Interrogé sur le fait de confirmer qu'il ne cherchait pas à destituer Powell, Trump a répondu depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche : « Absolument pas. Jamais. »
« C’est un faux bruit relayé par les médias. Non, je n'ai aucune intention de le licencier. Je souhaite simplement qu’il soit plus proactif concernant la baisse des taux. »
« Ce serait-ce la fin du monde s’il ne le faisait pas ? Non. Mais actuellement, c'est clairement le bon moment. En tout cas, je n’ai aucune intention de le renvoyer. »
Toutefois, Trump a réitéré ses critiques envers Powell.
« Nous pensons que le moment est idéal pour une baisse des taux, et nous espérons que notre président agira en amont ou en temps voulu, plutôt que d’être en retard sur la situation. »
Depuis plusieurs jours, Trump exerçait une forte pression sur Powell pour obtenir une baisse des taux. Lundi encore, il qualifiait Powell de « parfait raté », suggérant même que les précédentes mesures de baisse des taux par la Réserve fédérale visaient à aider l'ancien président américain Joe Biden.
La semaine dernière, Trump affirmait qu’il attendait impatiemment de voir Powell « évincé », affirmant fermement que si lui-même tentait de le remplacer, Powell partirait immédiatement. Le directeur du Conseil national économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, avait indiqué vendredi dernier aux journalistes que Trump étudiait s’il disposait du pouvoir légal de licencier Powell, après avoir critiqué à plusieurs reprises la banque centrale sur les réseaux sociaux et en public.
Par ailleurs, avant que la Banque centrale européenne (BCE) n’abaisse son taux directeur de 0,25 point de pourcentage à 2,25 % la semaine dernière, Trump avait violemment attaqué Powell, se plaignant à maintes reprises que la Fed n’agisse pas assez vite sur les taux. Il avait qualifié Powell de « parfait incapable », ajoutant : « Si je voulais qu’il parte, il partirait immédiatement », tout en appelant à une baisse immédiate des taux, ce qui avait suscité des inquiétudes quant à une possible ingérence dans l’indépendance de la banque centrale.
Le changement de ton de Trump apaise les marchés, les actions américaines grimpent en après-bourse
Les analystes estiment que cette déclaration vise à calmer les tensions sur les marchés, marquant ainsi un net changement d’attitude de la part de Trump. Celui-ci avait auparavant intensifié ses critiques contre Powell, refusant même d'exclure l'idée sans précédent de le destituer, provoquant ainsi des secousses sur les marchés.
Lundi, en raison des critiques sévères et des menaces de licenciement proférées par Trump contre Powell, les actions américaines, les obligations d'État et le dollar ont tous reculé simultanément, entraînant un « triple repli » sur actions, devises et obligations. L'or et les devises considérées comme refuges, telles que le franc suisse, ont fortement progressé, portant les prix de l'or à un nouveau sommet historique.
Après la déclaration de Trump mardi indiquant qu’il n’avait aucune intention de limoger Powell, l’ETF S&P 500 a gagné 1,2 % en après-bourse, Apple a bondi de plus de 2,7 %. Le brut Brent a chuté de 1,02 dollar le baril en 5 minutes, s’établissant à 66,74 dollars le baril. Le USD/CHF a grimpé de 0,0069 en 5 minutes, atteignant 0,8198. L’EUR/USD a perdu plus de 1,0 % en séance, s’établissant à 1,1365.

Alors que la Maison Blanche annonçait des progrès dans les négociations commerciales visant à réduire les tarifs douaniers généraux annoncés plus tôt ce mois-ci, les obligations d'État américaines et le dollar ont affiché davantage de stabilité mardi. Bien que le rendement des obligations à 10 ans ait peu varié, celui des obligations à 2 ans a augmenté à 3,82 % en raison d'une faible demande lors de l'enchère.
Selon un arrêt de la Cour suprême américaine datant de 90 ans, le président n’a pas le droit de licencier Powell, sauf s’il peut prouver une faute grave ou un comportement répréhensible de sa part. Powell a répété à plusieurs reprises que le président n’avait aucun pouvoir pour le destituer, et qu’il ne quitterait pas son poste avant la fin de son mandat, prévu en 2026.
Plus tôt mardi, la Maison Blanche avait défendu les propos critiques de Trump à l’encontre de Powell, affirmant que le président « avait le droit d’exprimer son mécontentement vis-à-vis de la Fed ». Les analyses de Powell selon lesquelles les tarifs douaniers pourraient freiner la croissance économique et pousser l’inflation à la hausse, limitant ainsi la marge de manœuvre de la Fed pour de nouvelles baisses de taux, avaient vivement irrité Trump.
Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News














