
Trump : ses opérations boursières du premier trimestre révélées, achats de nouvelles actions
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Trump : ses opérations boursières du premier trimestre révélées, achats de nouvelles actions
La divulgation des transactions a suscité des interrogations quant à l’avantage informationnel dont jouit le président, ainsi qu’au lien entre les politiques publiques et les intérêts privés, ce qui pourrait éroder la confiance des marchés et favoriser une tendance à la « marchandisation des politiques ».
Source : WallStreetCN
Des documents récemment rendus publics par le gouvernement américain ont placé les opérations sur les marchés financiers menées par Donald Trump au cours de son deuxième mandat présidentiel au cœur de la controverse.
Selon les déclarations financières publiées jeudi 14 mars (heure de l’Est) par le Bureau de l’éthique du gouvernement fédéral américain (OGE), Trump a effectué, au cours des trois premiers mois de 2026, un volume massif de transactions boursières, dont le montant total s’élève à au moins 220 millions de dollars américains ; selon la fourchette supérieure indiquée dans la déclaration, ce montant pourrait même atteindre 750 millions de dollars, impliquant plusieurs milliers d’achats et de ventes de titres émis par de grandes sociétés cotées aux États-Unis.
Les médias, citant ces déclarations publiées par l’OGE, précisent que ces transactions couvrent plusieurs secteurs, notamment la technologie, la finance et les télécommunications, et concernent des actifs phares du marché américain tels que Microsoft, Apple, NVIDIA, Meta, Amazon, Oracle, Broadcom, Goldman Sachs et Bank of America.
Or, le système fédéral de déclaration impose uniquement aux fonctionnaires de préciser la fourchette approximative de leurs transactions, sans exiger la divulgation des prix exacts, des dates précises ni des gains ou pertes réalisés. Par conséquent, il est impossible pour le public de déterminer avec précision le montant réel des bénéfices tirés de ces opérations.
Les avoirs de Trump sont actuellement détenus par une fiducie contrôlée par ses enfants ; certains enregistrements de transactions indiquent qu’elles ont été exécutées par des courtiers agissant en tant qu’agents. En réponse aux demandes de précisions des médias concernant ces déclarations, le Bureau de presse de la Maison-Blanche a redirigé les journalistes vers le groupe Trump, dont l’avocat mandaté n’a pas répondu aux sollicitations médiatiques.
L’an dernier, la Maison-Blanche avait souligné que ni Trump lui-même ni sa famille ne participaient directement aux décisions d’investissement concrètes, les actifs étant gérés par des institutions financières tierces et ayant déjà fait l’objet d’un examen éthique fédéral.
Toutefois, dans un contexte où l’administration Trump adopte fréquemment des mesures commerciales (droits de douane), réglementaires (dans le domaine technologique), budgétaires (stimulus fiscal) et industrielles, cette liste de transactions présidentielles publiée jeudi suscitera inévitablement, dès cette semaine, un débat intense tant sur le plan du marché que sur le plan éthique.
Vente massive de trois géants : Amazon, Meta et Microsoft fortement désengagés
Les documents révèlent que Trump a procédé, au cours du premier trimestre, à des opérations de désengagement massif portant sur trois titres technologiques clés détenus dans son portefeuille.
Les ventes d’actions d’Amazon, de Meta et de Microsoft figurent toutes dans la tranche supérieure de la fourchette déclarée — soit entre 5 et 25 millions de dollars par transaction. Cela signifie que les volumes vendus dans ces trois sociétés représentent les niveaux les plus élevés observés dans l’ensemble de ses activités de trading.
Il convient toutefois de noter que « désengagement » ne signifie pas nécessairement « liquidation totale ». Les documents indiquent également que Trump a conservé, dans chacune de ces trois entreprises, des opérations d’achat à petite échelle :
Plusieurs achats d’actions Meta ont eu lieu début 2026, chaque transaction se situant dans la fourchette de 1 001 à 500 000 dollars ;
Les achats d’actions Amazon et Microsoft s’échelonnent quant à eux entre 1 001 et 5 millions de dollars.
Ce schéma de « ventes importantes combinées à de petits achats » révèle une gestion active et ciblée de l’exposition sur ces trois actifs, plutôt qu’un simple désengagement directionnel.
Nouvelles positions massives dans le secteur des semi-conducteurs : NVIDIA et Broadcom en tête
Parallèlement à la réduction de certaines positions existantes, Trump a constitué, au cours du premier trimestre, de nouvelles positions significatives dans le secteur des semi-conducteurs — signal directionnel particulièrement remarqué par les marchés.
Les documents indiquent que NVIDIA et Broadcom ont toutes deux fait l’objet de nouveaux achats compris entre 1 et 5 millions de dollars ; Texas Instruments, Synopsys (éditeur de logiciels d’automatisation de la conception électronique) et Cadence Design Systems figurent également parmi les sociétés concernées par de nouveaux achats de cette ampleur.
Apple a également bénéficié d’un achat important, d’un montant identique, compris entre 1 et 5 millions de dollars.
Le document précise en outre qu’Apple, Microsoft et Amazon ont toutes enregistré des transactions qualifiées de « non sollicitées » (unsolicited), d’un montant compris entre 1 et 5 millions de dollars. Ces transactions ont été initiées spontanément par les courtiers, sans instruction formelle préalable du client, principalement au mois de mars.
Rachat stratégique d’actions de logiciels d’entreprise : Oracle, Adobe, ServiceNow et Workday tous intégrés
Une autre opération structurelle notable révélée par ces documents concerne l’achat concentré d’actions de sociétés spécialisées dans les logiciels d’entreprise.
Les documents font état de nouvelles positions, toutes supérieures au million de dollars, dans Oracle, ServiceNow, Adobe et Workday.
Ils précisent que ces achats interviennent dans un contexte où le secteur des logiciels d’entreprise, affecté par les inquiétudes liées à l’impact de l’intelligence artificielle et par une baisse de la visibilité sur les résultats futurs, connaît une forte dépréciation.
Cette fenêtre temporelle d’achat coïncide étroitement avec la correction globale de la valorisation du secteur au cours du premier trimestre. Le marché considère largement que la pression exercée par les grands modèles d’IA sur les éditeurs traditionnels de logiciels d’entreprise constitue l’un des facteurs fondamentaux expliquant la sous-performance de ce segment.
Deux transactions particulières attirent une attention accrue : Dell et Intel
Deux autres transactions mentionnées dans les documents retiennent particulièrement l’attention en raison de leur contexte spécifique.
L’achat d’actions de classe C de Dell Technologies est enregistré comme une prise de position comprise entre 1 et 5 millions de dollars, effectuée le 10 février 2026.
Le document note que cet achat précède de plusieurs mois l’endossement public de produits matériels Dell par Trump lors d’une manifestation à la Maison-Blanche début mai. Cette séquence chronologique relance les interrogations sur d’éventuelles connexions entre décisions politiques et opérations personnelles.
Concernant Intel, les documents indiquent que Trump a commencé, dès début mars 2026, à augmenter progressivement sa participation dans la société via une série de transactions, dont plusieurs sont marquées comme « non sollicitées ».
Cette manœuvre intervient après la décision, prise fin 2025 par le gouvernement américain, d’acquérir une participation majoritaire dans ce fabricant américain de puces.
Inquiétudes relatives à un éventuel avantage informationnel : la confiance des marchés soumise à un test plus profond
La diffusion immédiate de ces informations s’explique notamment par le fait que, depuis le début du deuxième mandat de Trump, les marchés américains ont connu à plusieurs reprises une synchronisation quasi parfaite entre l’annonce de mesures politiques et les mouvements anormaux des cours.
Début 2026, certains médias avaient déjà rapporté des cas de transactions « d’une précision temporelle suspecte », intervenant juste avant des annonces majeures de l’administration Trump — notamment sur les marchés des options, des contrats à terme sur matières premières et des marchés prédictifs — ce qui avait suscité des inquiétudes chez des juristes spécialisés quant à d’éventuelles fuites d’informations privilégiées.
Trump lui-même avait déjà été interrogé par des élus démocrates après avoir déclaré publiquement, peu avant une révision des droits de douane, que « c’était le moment idéal pour acheter », ce qui avait conduit certains congressistes à demander une enquête sur d’éventuels cas de manipulation de marché ou de transactions privilégiées.
Les analystes soulignent que le cœur de la controverse ne réside pas uniquement dans la conformité ou non de ces transactions, mais bien dans trois questions essentielles :
Le président dispose-t-il d’informations auxquelles les investisseurs ordinaires n’ont pas accès ?
Son allocation d’actifs entretient-elle une corrélation potentielle avec l’orientation des politiques publiques ?
Les dates de publication des décisions politiques peuvent-elles influencer les variations de richesse de la famille présidentielle ?
Pour les marchés financiers, le risque le plus profond réside dans l’érosion de la confiance institutionnelle.
Des juristes et régulateurs basés à Washington craignent que, si les acteurs du marché commencent à percevoir systématiquement les décideurs politiques comme des opérateurs actifs, le principe fondamental d’équité des transactions, longtemps ancré dans les marchés américains, subisse une pression substantielle.
Certains professionnels de Wall Street mettent en garde contre une tendance croissante à la « marchandisation des politiques », où la logique de décision des investisseurs se déplacerait progressivement de l’analyse des fondamentaux économiques vers une spéculation centrée sur les déclarations du président et les aléas politiques — accentuant ainsi encore davantage la volatilité politique des actions cotées aux États-Unis.
Conformément aux règles fédérales en matière d’éthique, la déclaration financière annuelle exhaustive de Trump devrait être publiée dans les prochains mois, offrant alors au public une vision plus complète de sa situation patrimoniale.
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