
La stratégie tarifaire de Trump : « des droits de douane pour pousser aux négociations », un jeu de pouvoir au milieu de la volatilité des marchés
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La stratégie tarifaire de Trump : « des droits de douane pour pousser aux négociations », un jeu de pouvoir au milieu de la volatilité des marchés
Les fortes fluctuations des marchés, le retour vigoureux du dollar et la réaction du marché boursier révèlent comment Trump utilise le pouvoir et l'information pour influencer l'équilibre économique mondial.
Auteur : YBB Capital Researcher Ac-Core
1. La guerre commerciale s'intensifie, course au krach en chaîne sur 24 heures

Source de l'image : forbes
1.1 Effondrement financier mondial !
Dès le matin du 7 avril, les marchés financiers mondiaux se sont effondrés sous l'effet de la peur liée à l'escalade des tensions commerciales autour des « droits de douane réciproques ». Actions, pétrole brut, métaux précieux et même cryptomonnaies ont chuté en bloc. En Asie, tôt dans la séance, les contrats à terme sur les trois principaux indices boursiers américains ont prolongé leur déclin de la semaine précédente, avec un Nasdaq 100 en baisse de 5 %, tandis que le S&P 500 et le Dow Jones perdaient tous deux plus de 4 %. Les marchés européens étaient également sombres, avec le DAX allemand en chute d’environ 5 %, et les contrats à terme sur l’indice STOXX 50 européen et le FTSE britannique franchissant tous deux le seuil de -4 %.
Les marchés asiatiques ont ouvert sur une panique collective : le contrat à terme sur le KOSPI 200 coréen a plongé de 5 % dès l'ouverture, déclenchant un mécanisme de circuit breaker ; l'indice australien est passé d'une baisse de 2,75 % à 6 % en deux heures ; l'indice phare de Singapour a chuté de 7,29 % en une seule journée, un record. Le Moyen-Orient a connu un « dimanche noir » anticipé : l'indice saoudien Tadawul a chuté de 6,1 % en une journée, tandis que les indices boursiers du Qatar et du Koweït, pays producteurs de pétrole, ont tous deux baissé de plus de 5,5 %.
Le marché des matières premières était en déroute : le WTI est tombé sous le seuil psychologique des 60 dollars, atteignant un creux de deux ans, avec une baisse intrajournalière de 4 % ; l'or a inopinément cédé son support à 3010 dollars, tandis que l'argent accumulait une baisse hebdomadaire de 13 % ; dans le domaine des cryptomonnaies, le bitcoin a franchi à la baisse un niveau clé de soutien, l'ether a chuté de 10 % en une journée, mettant fin au mythe de la cryptomonnaie comme actif refuge.
1.2 Impact sur le marché crypto
Choc à court terme
Les politiques récentes du gouvernement Trump ont eu un effet notable de volatilité sur le marché crypto. En janvier de cette année, lorsque Trump a signé un décret exécutif demandant la création d’un cadre réglementaire pour les cryptomonnaies et l’étude d’une réserve nationale en cryptomonnaies, la réaction du marché a été positive, poussant la capitalisation totale du secteur à grimper à 3,65 billions de dollars en fin de mois, soit une hausse cumulative de 9,14 %. Toutefois, l'annonce en février d'une politique de nouveaux droits de douane a rapidement inversé cette tendance. En particulier, après l’annonce du 3 février visant à imposer des droits de douane permanents sur les importations en provenance de Chine, du Canada et du Mexique, le marché crypto a suivi nettement le mouvement baissier boursier : le bitcoin a perdu 8 % en 24 heures, l’ethereum a chuté de plus de 10 %, entraînant 900 millions de dollars de positions liquidées et la fermeture forcée des comptes de 310 000 investisseurs.
Sur le plan du mécanisme de transmission, les droits de douane affectent le marché crypto par plusieurs canaux : premièrement, l’aggravation des tensions commerciales accroît la volatilité mondiale, renforçant le dollar comme valeur refuge et incitant les capitaux à revenir vers les marchés américains ; deuxièmement, les investisseurs institutionnels peuvent être amenés à liquider leurs actifs crypto afin de compenser les pertes dans d'autres pans de leurs portefeuilles ; troisièmement, les pressions inflationnistes provoquées par les droits de douane pourraient affaiblir le pouvoir d’achat et réduire ainsi l’appétit pour le risque, notamment sur les marchés très volatils comme celui des cryptomonnaies.
Potentiels opportunités structurelles à long terme
Malgré les chocs à court terme, la politique de droits de douane pourrait créer des opportunités structurelles pour le marché crypto :
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Attentes de relance de la liquidité : le gouvernement Trump pourrait adopter une politique budgétaire expansionniste via des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Pour combler le déficit budgétaire, des mesures de monétisation de la dette pourraient augmenter la liquidité sur les marchés. L’expérience historique montre qu’entre 2020 et 2021, durant l’expansion de 3 000 milliards de dollars du bilan de la Réserve fédérale, le prix du bitcoin a grimpé de plus de 300 %, suggérant qu’une nouvelle injection de liquidités pourrait soutenir les actifs numériques.
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Renforcement de la propriété anti-inflation : selon Eugene Epstein, responsable des opérations structurées chez Moneycorp, si la guerre commerciale entraîne une dépréciation du dollar, le bitcoin pourrait devenir un outil de couverture grâce à sa quantité fixe. Les politiques de dévaluation monétaire compétitive induites par les droits de douane pourraient amener davantage d’investisseurs à considérer les cryptomonnaies comme un canal alternatif pour les flux de capitaux transfrontaliers.
2. « Marchand + dictateur = manipulation du marché »

Source de l'image : marketwatch
2.1 Une guerre tarifaire basée sur le déficit commercial
Dans la logique marchande de Trump, le « déficit commercial » n’est pas un concept économique complexe, mais ressemble davantage à une relation déséquilibrée entre acheteur et fournisseur lors d’une négociation d’achat. Comme l’a expliqué l’économiste Fu Peng : imaginez que l’acheteur convoque tous ses fournisseurs potentiels autour d’une table en disant : « Nous devons repenser les conditions de notre coopération. » Cela ne rappelle-t-il pas les appels d’offres centralisés dans l’industrie pharmaceutique ? Exactement. L’approche de Trump suit précisément une tactique classique d’appel d’offres.
Si l’on considère les droits de douane comme une « restriction de prix », alors les hauts tarifs imposés par Trump équivalent à un prix psychologique fixé à l’avance par l’acheteur — tout participant doit concourir en restant en dessous de ce seuil. Cette méthode peut sembler brutale, voire arbitraire, mais elle est courante dans de nombreuses négociations d’achat, surtout dans les grands projets d’achat centralisé menés par l’État.
Certains pensent que Trump décide cela en improvisant sur un tableau Excel. Ce n’est pas le cas. Sa stratégie est simple : en créant artificiellement un « prix seuil », il oblige les fournisseurs à venir à la table des négociations. L’effet immédiat est clair : qui refuse de négocier est automatiquement éliminé, car sans accepter ce « prix maximum », on subit les conditions les plus défavorables, ce qui revient à renoncer à l’accès au marché.
À ce stade, les pays souhaitant participer à cet « appel d’offres » n’ont d’autre choix que de s’asseoir et négocier avec les États-Unis — comment réduire les droits, répartir les quotas, modifier les règles. Apparemment une confrontation commerciale, en réalité une série de négociations stratégiques. C’est pourquoi, comme l’a bien souligné Muhammad Abbaei, responsable des stratégies de trading en Asie chez Citigroup, Trump emploie ici une tactique de négociation classique.
Pour les petits fournisseurs, l’espace de manœuvre est limité, car ils ont du mal à négocier seuls avec l’acheteur. L’acheteur (c’est-à-dire les États-Unis) exploite alors les concessions obtenues auprès des petits pour exercer une pression accrue sur les grands fournisseurs. Il s’agit d’une stratégie classique : briser les marges d’abord, puis encercler le centre. Autrement dit, utiliser les concessions périphériques pour forcer les acteurs centraux à céder.
En ce sens, la « guerre commerciale » de Trump n’a pas pour objectif premier de combattre, mais de créer une situation où « il faut absolument négocier ». Forcer l'autre à venir discuter… ou à sortir du jeu. Voilà précisément le jeu qu’il entend mener.
2.2 Le « dictateur »
Bien que les États-Unis possèdent un système constitutionnel fort et une tradition démocratique profonde, plusieurs comportements de Trump pendant sa présidence ont été largement critiqués comme ayant des tendances « dictatoriales ». Ces critiques ne sont pas infondées, mais reposent sur ses attaques répétées contre les normes institutionnelles, les mécanismes démocratiques, l’environnement médiatique et la structure du pouvoir. Bien que Trump n’ait pas réussi à briser le cadre institutionnel américain, ses actions reflètent des traits typiques du dictateur : franchir les limites institutionnelles, réprimer les dissidences, renforcer l’autorité personnelle.
Saper les contre-pouvoirs, concentrer le pouvoir en contournant le Congrès
Pendant son mandat, Trump a fréquemment utilisé des décrets présidentiels (Executive Orders) pour imposer des politiques, notamment la construction du mur à la frontière mexicaine, l’interdiction d’entrée aux ressortissants de certains pays musulmans (« Muslim ban »), ou encore la réduction de la réglementation environnementale. Lorsque le Congrès a refusé de financer le mur, il a déclaré l’état d’urgence national afin d’utiliser des fonds militaires, contournant ainsi le contrôle du pouvoir législatif. Ce type de comportement porte atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs, étendant de façon inédite le pouvoir exécutif, ce qui trahit une nette tendance à la concentration du pouvoir.
Attaquer la liberté de la presse, construire un climat médiatique de « l’ennemi »
Trump qualifie souvent les médias critiques de « fake news », allant jusqu’à traiter des institutions telles que CNN ou le New York Times de « ennemis du peuple ». Sur Twitter, il attaque régulièrement journalistes, animateurs télé et commentateurs, incitant ses partisans à adopter une posture hostile envers les médias. En communication politique, cette stratégie de « délégitimation » des médias est typique des leaders autoritaires, visant à affaiblir la confiance du public dans les sources d’information pluralistes et à instaurer un « monopole informationnel ».
Ingérence dans l’indépendance judiciaire, privilégiant la « loyauté plutôt que la compétence »
Trump a souvent critiqué publiquement le système judiciaire, en particulier lorsque les tribunaux ont invalidé certaines de ses politiques. Il est même allé jusqu’à attaquer personnellement des juges. Par exemple, il a qualifié un juge s’opposant à sa politique migratoire de « Mexicain », insinuant un parti pris. De plus, dans ses nominations, il a souvent priorisé la fidélité à la compétence technique, remplaçant fréquemment des postes-clés comme le ministre de la Justice ou le directeur du FBI, sapant gravement l’indépendance judiciaire.
Refuser le résultat électoral, briser la tradition du transfert pacifique du pouvoir
Après l’élection présidentielle de 2020, Trump a refusé catégoriquement d’accepter sa défaite, affirmant que l’élection avait été « volée », exigeant à plusieurs reprises des recomptages ou l’annulation des résultats. Plus grave encore, ses propos ont conduit à l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021, où des milliers de partisans ont tenté d’empêcher la certification de la victoire de Biden. Cet événement a été qualifié par la presse internationale de « jour noir de la démocratie américaine », illustrant clairement une tentative d’entraver la transition pacifique du pouvoir, comportement aux caractéristiques authentiquement autoritaires.
Encourager le culte de la personnalité, instaurant un récit du « leader unique »
Trump impose un style de gouvernance fortement personnalisé au sein de son parti et du gouvernement, exigeant une loyauté absolue. Il se vante constamment lors de rassemblements, se présentant comme « le plus grand président de l’histoire », suggérant que sans lui, le pays sombrerait. Ce discours politique construit un mythe messianique autour de sa personne, affaiblissant la perception du fonctionnement collectif et des normes institutionnelles, ouvrant la voie au culte de la personnalité et au populisme.
2.3 L’échiquier double de Trump : pas président, mais « gourou boursier »
Donald Trump, milliardaire issu de l’immobilier, a surpris le monde en 2016 en devenant président des États-Unis, figure atypique accédant au plus haut pouvoir mondial. En examinant son mode de gouvernance et ses comportements politiques, et en tenant compte des hypothèses ci-dessus sur son profil de « marchand » et de « dictateur », on peut avancer qu’il n’est pas vraiment un « président » au sens traditionnel, mais plutôt un « super trader » qui utilise le pouvoir, l’opinion publique et les marchés financiers comme instruments : un « gourou boursier » transformant la Maison Blanche en salle des marchés de Wall Street pour profiter de la volatilité. Vu sous l’angle du « trader », ses actions apparemment irrationnelles deviennent soudain compréhensibles.
Nature marchande : transformer la présidence en « super plateforme de trading »
Trump est un homme politique de type entrepreneur. Après des décennies dans les affaires, il maîtrise l’art de susciter l’attention, de contrôler l’opinion et de spéculer pour réaliser des profits. Il ne gouverne pas selon une logique politique, mais avec une « vision commerciale » des affaires américaines et mondiales. Son objectif n’est ni l’amélioration institutionnelle ni le leadership mondial, mais l’obtention de « résultats concrets », incarnés par le slogan « America First », qui signifie en réalité « Profit First ».
Par ailleurs, Trump manifeste de forts traits de « dictateur », notamment dans sa gestion de l’opinion publique et la concentration du pouvoir. Il contrôle le rythme de l’information, utilisant volontiers Twitter pour diffuser des déclarations choquantes qui impactent les marchés : « Nous sommes sur le point de signer un grand accord avec la Chine » ou « La Fed devrait baisser les taux ». Pour un président classique, ces phrases seraient des postures diplomatiques ; pour un dirigeant pensant en termes de « manipulation du marché », ce sont des outils de contrôle précis.
L’art oratoire dictatorial : utiliser l’information pour influencer le sentiment du marché
Si une caractéristique centrale du dictateur est le « contrôle et l’utilisation de l’information », Trump est aujourd’hui un expert moderne capable de « secouer les marchés » par l’information. Il n’a pas besoin de censure ni de fermer les médias : en créant de l’incertitude et des tensions, il devient lui-même la source d’information la plus puissante.
À l’ère de Twitter, il publie quotidiennement des déclarations « à impact marché », comme un animateur financier :
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« La Chine va signer un énorme accord commercial » ;
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« Si la Fed ne baisse pas les taux, les États-Unis perdront en compétitivité » ;
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« Le prix du pétrole est trop élevé, c’est la faute de l’OPEP » ;
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« Le mur frontalier sera construit, les marchés peuvent être rassurés ».
Ces déclarations, bien qu’informelles, provoquent fréquemment des fluctuations violentes sur le Dow Jones, le S&P 500, l’or ou le pétrole. Le rythme de diffusion, le choix des mots, voire l’heure de publication, portent tous la marque d’un opérateur expérimenté.
Plus frappant encore : ses volte-face constantes. Un jour, il loue les progrès des négociations sino-américaines ; le lendemain, il annonce de nouveaux droits de douane. Le matin, il exige que la Fed baisse les taux ; l’après-midi, il critique la faiblesse du dollar. Ce comportement n’est pas de l’hésitation politique, mais un contrôle précis des sentiments du marché, transformant la volatilité en opportunités exploitables.
Réseau familial et capital : un canal d’arbitrage fondé sur le pouvoir et l’information
Le réseau commercial de Trump n’a pas cessé à son entrée à la présidence, mais a acquis davantage de « légitimité » et d’influence. Des membres de sa famille, comme Kushner ou Ivanka, restent fortement impliqués dans les affaires politiques et économiques, exerçant une influence directe sur les politiques au Moyen-Orient, les investissements technologiques ou l’immobilier. Des informations circulent régulièrement sur des fonds fiduciaires familiaux ou des groupes d’investissement proches de Trump réalisant des arbitrages financiers grâce à une connaissance précoce des politiques :
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Avant la mise en œuvre de la politique de baisse massive des impôts, certains fonds proches de Trump avaient massivement investi en actions américaines ;
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Chaque fois que Trump suggère un retrait des réserves stratégiques de pétrole ou une action militaire, des transactions suspectes apparaissent en amont sur le marché de l’énergie ;
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Durant la guerre commerciale avec la Chine, chaque déclaration de Trump sur un « accord imminent » a provoqué des réactions extrêmement sensibles, avec des hausses rapides du marché.
Bien qu’aucune preuve directe d’insider trading n’existe, la concentration du pouvoir décisionnel et du contrôle de l’information donne à ces « canaux d’arbitrage » une valeur pratique immense. Le président n’est plus un représentant institutionnel, mais un « trader » disposant d’un accès exclusif à l’information et à la parole.
« Créer le chaos – orienter la sortie – récolter les bénéfices » : la méthode classique du manipulateur de marché
Un président traditionnel cherche la stabilité et la continuité. Trump, lui, semble spécialiste du « chaos organisé ». Il excelle à provoquer la panique, puis à ramener le calme par des déclarations rassurantes — un processus similaire à une opération de trading sur tendance :
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Menace contre l’Iran → panique des marchés → signal de négociation le lendemain → rebond ;
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Annonce de droits de douane sur la Chine → chute des valeurs technologiques → quelques jours plus tard, « attitude chinoise très positive » → rebond ;
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Pendant la pandémie, déclare que la crise est « sous contrôle » → rebond boursier temporaire → retournement ultérieur et nouvelle chute.
Derrière ces déclarations apparemment aléatoires, on observe une coordination parfaite entre gestion des émotions et timing du marché. Il comprend parfaitement les réactions attendues du public, agissant comme un super trader pilotant la psychologie collective des investisseurs mondiaux.
L’ère post-Trump : la marque continue d’influencer les marchés
Même après avoir quitté la présidence, Trump conserve une influence sur les marchés. À chaque déclaration sur une possible candidature, les actions liées à l’énergie, à la défense, aux médias sociaux ou aux technologies conservatrices connaissent des mouvements inhabituels. Prenons l’exemple de Trump Media & Technology Group (Truth Social) : sans profit réel, son action a connu une forte hausse après introduction en Bourse via fusion — le marché traite purement et simplement « Trump » comme un actif spéculatif, témoignant de la financiarisation de sa marque.
3. Le marché crypto « orchestré » par les États-Unis, complicité du capital et du pouvoir

Source de l'image : Al Jazeera
3.1 Refonte du pouvoir : ce que veut Trump, ce n’est pas le bitcoin, mais un bitcoin « domestiqué à l’américaine »
Le marché crypto n’est plus un sanctuaire pour les idéaux de décentralisation, mais une nouvelle colonie financière où capital et pouvoir américain s’associent pour manipuler les marchés. Depuis l’approbation des ETF Bitcoin au comptant, des géants de Wall Street comme BlackRock, Fidelity ou MicroStrategy se sont empressés d’acquérir massivement du BTC physique, enfermant dans les coffres de Wall Street ce qui appartenait auparavant aux communautés techniques. La financiarisation et la politisation sont désormais dominantes : le prix des actifs numériques n’est plus déterminé par la dynamique du marché, mais dépend désormais des signaux de la Fed sur les taux, des annonces de la SEC, voire d’une simple déclaration d’un candidat à la présidence affirmant « soutenir les cryptos ».
Cette « américanisation » consiste à réinsérer un actif décentralisé dans un système centralisé — celui de l’hégémonie financière américaine. Grâce aux ETF, le marché crypto évolue désormais en parallèle avec la Bourse américaine ; derrière les graphiques, on entend le battement du marché obligataire américain et des données sur l’indice des prix à la consommation (CPI). Le bitcoin, autrefois symbole de liberté, ressemble de plus en plus à une « composante alternative du Nasdaq, retardant légèrement les intentions de la Fed ».
3.2 Valeur stratégique du bitcoin : pas une réserve souveraine, mais un substitut gris à l’hégémonie du dollar
L’ère Trump a jeté les bases d’un positionnement stratégique du bitcoin au niveau national. Contrairement aux hommes politiques traditionnels, il n’a pas annoncé publiquement son soutien, mais a permis silencieusement le transfert du minage, assoupli les zones floues de la réglementation, soutenu les infrastructures minières, intégrant progressivement le bitcoin dans le pool stratégique des ressources financières américaines. Dans un contexte de fragilisation anticipée de la crédibilité du dollar, le bitcoin commence à jouer le rôle d’« actif de réserve non souverain », façonné comme une alternative refuge en période de trouble financier.
Cette stratégie est typiquement américaine : conquérir sans déclarer la guerre, absorber en silence. Les États-Unis contrôlent la majorité des infrastructures financières du bitcoin (Coinbase, CME, ETF BlackRock), et maîtrisent aussi le règlement sur chaîne via des stablecoins ancrés au dollar (USDC). Lorsque surviennent des crises mondiales, des flux de capitaux en recherche de sécurité ou des transferts de confiance, les États-Unis possèdent déjà ce « substitut au dollar dans un monde de désollarisation ».
Trump voit peut-être plus loin : la foi dans le bitcoin ne le concerne pas. Ce qu’il cherche, c’est domestiquer sa dimension financière pour en faire un autre « instrument de souveraineté monétaire américaine ». Lorsque le dollar est bloqué, que SWIFT devient inutilisable, que les monnaies fiduciaires s’effondrent, le bitcoin devient alors une solution de secours pour maintenir le pouvoir.
3.3 La vérité du maniement du marché ? Trump n’est pas seulement président, c’est aussi le « super dealer » du champ de bataille financier alimenté par le trafic
Commençons par un fait : sur tout marché financier, 90 % du temps, les cours oscillent latéralement — seul un « grand mouvement permet de gros gains ».
En résumé, Trump semble être un président, mais en réalité, il ressemble davantage à un super trader piloté par le trafic d’information. Tout cela n’a qu’un seul but : créer la volatilité du marché et la contrôler, uniquement pour en tirer profit.
Trump est un « spéculateur » habile à utiliser l’information, le trafic et l’influence pour diriger les marchés et profiter de leur volatilité. D’un côté, il soutient le bitcoin comme « réserve stratégique américaine » ; de l’autre, il lance son propre token Meme, $TRUMP, drainant la liquidité du marché — une stratégie combinée de « manipulation par l’information + vampirisation de liquidité ».
Plus cruel encore : l’évolution du marché crypto dépend de plus en plus des jeux politiques américains — déclarations de la Fed, actualités de la SEC, paroles des candidats à la présidence, ton des auditions au Congrès… Ce système censé être décentralisé est désormais profondément imbriqué dans la politique du dollar, la structure du marché boursier américain et la logique des grands capitaux. Le marché crypto est devenu un « champ de bataille étendu » du système financier américain.
Nous assistons à une réalité cruelle : les marchés semblent libres, mais sont déjà orchestrés ; les prix semblent fluctuer librement, mais derrière, ceux qui contrôlent l’information et le trafic ont déjà mis en place leur piège.
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