
Baisse des taux de la Réserve fédérale : comment ajuster notre allocation d'actifs ?
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Baisse des taux de la Réserve fédérale : comment ajuster notre allocation d'actifs ?
Dans cet épisode du podcast, David et Alfonso explorent la politique monétaire de la Réserve fédérale et ses effets sur l'économie.
Préparation et traduction : TechFlow

Invité : Alfonso Peccatiello, expert macroéconomique, fondateur de The Macro Compass
Animateurs : Ryan Sean Adams, cofondateur de Bankless ; David Hoffman, cofondateur de Bankless
Source du podcast : Bankless
Titre original : Fed Rate Cut: What Will Happen to Markets?
Date de diffusion : 18 septembre 2024
Contexte
Jérôme Powell et la Réserve fédérale s'apprêtent à baisser les taux d'intérêt, mais tout le monde se pose la même question… que va-t-il se passer ensuite ?
Alfonso Peccatiello, surnommé « Macro Alf », analyste macroéconomique et stratège en investissement, rejoint cette émission pour nous aider à y répondre.
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Ces baisses de taux sont-elles opportunes ou trop tardives ?
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La Réserve fédérale optera-t-elle pour une baisse de 25 ou 50 points de base ?
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Allons-nous connaître la récession ou l’atterrissage en douceur espéré par la Fed ?
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Que va-t-il advenir des actifs cryptographiques ?
Nous avons discuté de tout cela avec Macro Alf, l’un des penseurs les plus pointus dans le domaine macroéconomique.
Le décalage de la politique de la Réserve fédérale
Dans cet épisode, David et Alfonso analysent la politique monétaire de la Réserve fédérale et son impact sur l'économie.
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Alfonso souligne que la Réserve fédérale est en retard sur la situation économique actuelle, notamment en matière de baisse des taux. Il rappelle que la mission principale de la Fed est de maintenir la stabilité économique, bien que ses objectifs officiels soient de contenir l'inflation autour de 2 % et de préserver un marché du travail sain.
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Alfonso explique que durant les deux dernières années, la Fed s'est concentrée sur la maîtrise de l'inflation, ce qui a fait grimper les taux d'intérêt réels à des niveaux positifs, affectant différemment emprunteurs et investisseurs. Pour ces derniers, des taux réels élevés rendent plus attractif le placement en liquidités, décourageant ainsi les investissements risqués. Quant aux emprunteurs, leur charge s'alourdit, car ils doivent rembourser leurs dettes à des taux plus élevés, ralentissant par là même l'activité économique.
Les risques d'une restriction excessive
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David interroge : la Fed n’a-t-elle pas été trop lente à maintenir des taux élevés, au risque de provoquer un ralentissement économique ?
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Alfonso estime que la Fed pourrait encore une fois être en retard sur la baisse des taux. Il met en garde contre les risques de ralentissement brutal si elle persiste dans l'inaction.
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Alfonso insiste sur le fait que le degré de resserrement monétaire observé ces 18 derniers mois dépasse celui des années 2006-2007, indiquant une politique extrêmement restrictive. Il rappelle qu'historiquement, les effets des politiques monétaires présentent un décalage, souvent visible après 12 à 15 mois. Ainsi, même si beaucoup pensent aujourd'hui que l'économie supporte bien les taux élevés, les effets différés pourraient bientôt se manifester négativement.
Perspectives économiques futures
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En conclusion, Alfonso aborde les perspectives économiques à venir. Bien que l'optimisme soit dominant sur les marchés, il rappelle que l'histoire montre souvent que c’est justement quand tout semble stable que les problèmes surviennent. Il alerte : même si la politique actuelle paraît efficace, les effets à long terme ne doivent pas être négligés, car de nouveaux défis économiques majeurs pourraient survenir.
Pourquoi l’économie ne s’est-elle pas encore effondrée ?
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Dans le podcast, Ryan pose une question clé : malgré la politique monétaire la plus restrictive de l’histoire, pourquoi l’économie ne s’est-elle pas encore effondrée ? Alfonso explique ce phénomène.
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Alfonso indique que les effets différés actuels sont particulièrement longs, dus à plusieurs facteurs. Habituellement, une hausse des taux incite les emprunteurs (ménages et entreprises) à réduire leurs emprunts et donc leurs dépenses. Or, la situation actuelle est différente. Plus de 90 % des prêts hypothécaires américains étant à taux fixe sur 30 ans, de nombreux ménages ne ressentent pas immédiatement l’impact de la hausse des taux. Leurs prêts à taux fixes font que même si les nouveaux crédits atteignent 7 %, les propriétaires existants ne sont pas directement affectés, leurs taux restant bas.
Stratégies d’adaptation des entreprises
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Pour les entreprises, la situation est similaire. De nombreuses grandes sociétés (comme Apple ou Microsoft) ont prolongé la durée de leur endettement avant la pandémie, contractant des dettes à long terme à faible taux. Cela signifie qu’elles n’ont pas besoin d’absorber immédiatement les coûts accrus liés à la hausse des taux. Elles disposent donc encore de trésorerie suffisante pour maintenir leurs investissements et dépenses à court terme.
L’impact de la politique budgétaire
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De plus, Alfonso mentionne que la politique budgétaire de 2023 a également soutenu l’économie. L’administration Biden a adopté un déficit budgétaire massif, injectant des fonds supplémentaires chez les ménages et les entreprises. Cette stimulation budgétaire a partiellement compensé l’effet restrictif de la politique monétaire, permettant aux ménages et aux entreprises d’accroître leur richesse nette malgré la hausse des taux.
Mauvaises nouvelles
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Dans le podcast, Ryan et Alfonso discutent de la signification des mauvaises nouvelles dans le contexte économique actuel. Ryan note que les outils de la Fed semblent ne plus fonctionner comme prévu, et que les problèmes sous-jacents de l’économie ressemblent à un tsunami lointain — invisible pour l’instant, mais en approche.
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Alfonso observe que, ces dernières années, la réaction des marchés aux mauvaises nouvelles était radicalement différente. Avant la pandémie, des données économiques faibles étaient souvent perçues comme positives, car elles annonçaient probablement des baisses de taux et des mesures de relance. Toutefois, Alfonso affirme que la donne a changé : désormais, les mauvaises nouvelles sont vraiment mauvaises.
Évolution de l’environnement économique
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Alfonso explique qu’auparavant, les marchés avaient pris l’habitude de considérer les mauvaises nouvelles comme de bonnes nouvelles, car cela signifiait généralement que la Fed interviendrait. Entre 2013 et 2019, on pensait couramment que les mauvaises données ne représentaient pas de véritables risques, puisque la Fed était toujours présente pour soutenir les marchés.
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Aujourd’hui, l’économie est proche du seuil de récession, et l’impact des mauvaises nouvelles est devenu plus tangible. Alfonso souligne qu’en période de croissance molle, la tolérance au chômage diminue, et toute donnée inférieure aux attentes peut déclencher une panique sur les marchés. Par exemple, les États-Unis ont besoin de créer environ 120 000 emplois par mois pour stabiliser le taux de chômage, alors que le secteur privé en crée seulement environ 100 000. Ce déficit implique qu’à la moindre mauvaise nouvelle, les marchés pourraient réagir brutalement, entraînant une chute boursière.
Retour en mémoire
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Ryan demande quand les investisseurs ont ressenti pour la dernière fois que « mauvaise nouvelle » voulait dire « mauvaise nouvelle ». Alfonso répond que cela remonte à la crise financière de 2008. À cette époque, les mauvaises données économiques annonçaient clairement une récession imminente, marquant un tournant psychologique majeur sur les marchés.
Les signaux du marché obligataire
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Alfonso ajoute que le marché obligataire envoie aussi des signaux. Une mauvaise donnée économique fait généralement grimper les prix des obligations et baisser les rendements, reflétant l’attente d’une politique plus accommodante de la Fed. Pourtant, les actions tendent à reculer, montrant l’inquiétude face aux perspectives économiques. Dans ce cas, la mauvaise nouvelle n’est pas seulement négative, elle amplifie l’anxiété des marchés.
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Alfonso insiste : dans le contexte actuel, l’impact des mauvaises nouvelles a changé. Les marchés ne peuvent plus facilement les ignorer. Avec le ralentissement de la croissance, leur sensibilité aux mauvaises nouvelles augmente, et les investisseurs doivent réévaluer cet environnement économique inédit.
Prévisions de baisse des taux par la Fed
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Dans le podcast, David et Alfonso discutent de la probabilité d’une baisse des taux par la Fed. David évoque les anticipations du marché, notamment concernant une baisse de 50 points de base.
La vision d’Alfonso
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Alfonso pense que la Fed optera très probablement pour une baisse de 50 points de base. Voici ses raisons :
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Une occasion manquée : Alfonso rappelle que la Fed aurait dû baisser les taux en juillet, mais n’a pas agi à temps. Face à la détérioration de la conjoncture, elle ne devrait pas s’obstiner, mais corriger son erreur passée.
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Stratégie de communication : selon lui, la Fed doit clairement expliquer sa décision, en précisant qu’il s’agit d’une correction d’erreur, et qu’elle reconnaît le ralentissement économique, se préparant à davantage d’assouplissement.
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Prochain calendrier de réunions : la prochaine réunion de la Fed aura lieu en novembre. Si elle ne baisse que de 25 points maintenant, et que l’économie se détériore davantage, elle devra attendre novembre pour agir à nouveau — une gestion des risques peu judicieuse.
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Attentes du marché : actuellement, le marché obligataire intègre déjà des baisses futures. Il anticipe 250 points de baisse sur l’année à venir. Si la Fed ne suit pas, les marchés actions pourraient s’affoler, car ils comptent sur ces anticipations.
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La nature de la baisse des taux
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David demande si une baisse de 50 points signifierait une action rapide de la Fed.
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Alfonso répond que cette mesure pourrait être vue comme une correction du retard accumulé en juillet, témoignant de la prise de conscience du ralentissement économique.
Impact économique mondial
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Alfonso mentionne aussi que la situation économique mondiale influence la décision de la Fed, notamment le ralentissement chinois. Il souligne que la Fed doit agir prudemment tout en communiquant clairement sa compréhension de la situation et ses intentions.
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Alfonso pense que la Fed devrait baisser les taux de 50 points pour faire face aux défis actuels, et rassurer les marchés par une communication transparente. Selon lui, cette baisse n’est pas seulement une réponse au ralentissement, mais aussi une assurance contre des risques futurs.
La lettre ouverte d’Elizabeth Warren
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Ryan évoque la lettre ouverte récente de la sénatrice Elizabeth Warren à la Fed, demandant une baisse de 75 points de base. Ryan demande à Alfonso son avis sur cette lettre, et si elle pourrait influencer la décision de la Fed.
Analyses d’Alfonso
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Alfonso estime que la lettre de Warren relève essentiellement d’une stratégie politique de marchandage. Voici ses observations :
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Marchandage politique : Alfonso pense que Warren, en demandant 75 points, cherche en réalité à pousser la Fed vers une baisse de 50 points. En exigeant plus, elle pousse à une décision plus audacieuse.
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Stratégie de communication de la Fed : Alfonso rappelle que pendant la « période noire » (période de silence avant une décision), la Fed ne communique pas publiquement, mais transmet tout de même des signaux via les médias. Il cite l’exemple de Nick Timiraos du Wall Street Journal, qui a souvent relayé les intentions de la Fed.
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Réaction du marché : Alfonso note qu’au début de la période noire, les anticipations de baisse de 50 points étaient à 10 %. Après les articles de Timiraos, elles sont montées à 55 %, montrant que la Fed peut influencer les marchés même en silence.
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Stabilité et instabilité : Alfonso cite l’économiste Hyman Minsky : « La stabilité artificielle conduit à l’instabilité. » Selon lui, la Fed tente de limiter la volatilité pour éviter récession et panique, mais cette démarche risque de créer une instabilité plus grande.
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Alfonso insiste : en tant qu’investisseurs, nous devons comprendre les règles du jeu et gérer nos risques en conséquence. La Fed cherche visiblement à signaler une baisse de 50 points, tandis que la lettre de Warren fait partie du jeu politique, sans nécessairement influencer la décision finale.
Réaction des marchés
Dans le podcast, David et Alfonso discutent de la réaction des marchés à la possible baisse des taux par la Fed, notamment l’impact de la demande de 75 points de base formulée par Elizabeth Warren.
Analyses d’Alfonso
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Anticipations du marché : Alfonso précise que les marchés anticipent déjà à 60 % une baisse de 50 points en septembre. Il ajoute que le marché anticipe aussi une baisse de 25 points en novembre, et une forte probabilité d’une nouvelle baisse de 50 points en décembre. Cela indique que les opérateurs s’attendent à une série de baisses dans les mois à venir.
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L’importance de la réaction économique : Alfonso souligne que l’efficacité des baisses dépend de la réaction de l’économie. Si celle-ci s’adapte rapidement, les effets pourraient être positifs. Mais les bénéfices des baisses prennent généralement un à deux ans à se manifester, d’où la nécessité pour la Fed d’agir de manière prospective plutôt que réactive.
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Performance des actifs risqués : David évoque l’intérêt des marchés pour les actifs risqués (comme les cryptomonnaies), surtout dans un contexte de baisse des taux. Alfonso rappelle que les baisses stimulent traditionnellement ces actifs, surtout si l’économie est solide — car alors, elles sont perçues comme un soutien. Mais si elles visent à combler un ralentissement, la réaction peut être différente.
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Exemple historique : Alfonso cite le Japon dans les années 1990 : après l’éclatement de la bulle, la banque centrale a vite baissé les taux, mais les marchés ne se sont pas redressés. Car les baisses n’étaient pas un soutien proactif, mais une réaction passive à la faiblesse économique.
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Alfonso conclut que l’impact de la politique de la Fed dépend de la nature de la baisse. Si elle est perçue comme un soutien, la réaction sera positive ; si elle apparaît comme une mesure correctrice face à la faiblesse, les marchés pourraient rester prudents. Les investisseurs doivent donc surveiller attentivement les orientations de la Fed et la performance économique réelle.
Comment se préparer
Comprendre l’environnement actuel
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Performance des actifs risqués : Alfonso prévient que si l’économie entre en récession, les actifs risqués (cryptomonnaies, actions) pourraient souffrir. Les cryptomonnaies étant de plus en plus perçues comme des actifs risqués, elles pourraient être vendues pour générer de la liquidité.
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Effets de la désendettement : en période de difficultés économiques, les investisseurs subissent une pression de désendettement, ce qui augmente la corrélation entre tous les actifs, entraînant des mouvements de prix similaires. Quand on a besoin de cash, on ne choisit pas forcément quel actif vendre, mais celui qui se monnaye le plus vite.
Stratégie d’ajustement du portefeuille
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Diversification et équilibre des risques : Alfonso recommande la stratégie dite de « parité de risque », consistant à équilibrer la contribution de chaque actif au risque global du portefeuille, plutôt que d’allouer des pourcentages fixes. Par exemple, veiller à ce que chaque actif contribue de façon égale au risque total.
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Référence aux données historiques : historiquement, les investisseurs sous-estiment souvent l’ampleur des baisses de taux par la Fed. En cas de récession, la Fed adopte généralement des mesures vigoureuses, ce qui favorise la performance des obligations.
Catégories d’actifs recommandées
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Obligations : en période de récession, les obligations conservent souvent leur rendement, surtout si la Fed baisse les taux. Même si leurs prix ont déjà augmenté, elles restent un placement relativement sûr en cas de ralentissement.
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Or : l’or performe bien en période d’incertitude économique. Avec les banques centrales qui continuent d’acheter de l’or, la demande pourrait persister à la hausse.
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Devises refuges : en période de crise, les investisseurs se tournent vers les devises refuges comme le yen japonais ou le franc suisse, stables en période de turbulence.
Éviter les pertes importantes
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Privilégier la gestion des risques : Alfonso insiste : mieux vaut réduire les risques que chercher des couvertures. Éviter les grosses pertes est la règle numéro un, car elles compromettent durablement la capacité de rebond.
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Revoir la composition du portefeuille : face à une éventuelle récession, il faut vérifier sa répartition d’actifs, en évitant une surconcentration dans les actifs à haut risque.
Probabilité de récession
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Concernant la probabilité de récession, Alfonso partage son avis sur les 12 prochains mois. Il estime les chances à environ 50 %. Voici les facteurs clés de son analyse :
Impact de la politique budgétaire
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Relance budgétaire rapide : Alfonso note que l’environnement politique actuel permet au gouvernement d’agir vite en cas de ralentissement, injectant des fonds pour relancer l’économie. Contrairement à 2008, où les mesures de relance prenaient 6 à 12 mois, la rapidité d’intervention aujourd’hui peut stabiliser l’économie.
Niveau d’endettement du secteur privé
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Endettement modéré : actuellement, le niveau d’endettement du secteur privé est relativement bas, allégeant la charge des ménages et entreprises. Cela limite l’ampleur des chocs en cas de récession. En 2007, un endettement excessif avait aggravé la crise.
Anticipations des marchés
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Probabilité de récession sur les marchés : les marchés anticipent actuellement une récession à 35-40 %, en dessous de l’estimation d’Alfonso à 50 %. Cela montre une certaine confiance, mais aussi un risque de sous-estimation.
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Bien que Alfonso estime à 50 % la probabilité de récession, il pense qu’en cas de survenue, son intensité serait moindre qu’auparavant, grâce à la réactivité du gouvernement et à un endettement privé contenu. Les investisseurs doivent intégrer ces éléments pour ajuster stratégies et gestion des risques.
Dépréciation monétaire
Lors de la discussion sur la dépréciation monétaire, Ryan et Alfonso abordent les variations de la masse monétaire et leurs impacts sur l’économie et les prix des actifs.
Définition de la dépréciation monétaire
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Dépréciation monétaire : elle correspond à la baisse du pouvoir d’achat de la monnaie, faisant qu’une même somme achète moins de biens et services à l’avenir. Ryan souligne que même en cas de récession, la dépréciation monétaire est presque inévitable.
Évolution de la masse monétaire
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Système de monnaie fiduciaire : Alfonso rappelle qu’après 1971, lorsque les États-Unis ont abandonné l’étalon-or, la politique monétaire a changé radicalement. Désormais, le dollar n’est plus lié à un actif physique, permettant une création illimitée de nouvelles unités.
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Impact de l’inflation : avec l’augmentation continue des dollars en circulation, le risque de dépréciation s’accroît. Alfonso explique que lorsque le gouvernement crée trop de dollars via des déficits, et que l’offre de biens/services ne suit pas, les prix augmentent — c’est l’inflation.
Rôle du gouvernement et des banques
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Déficits budgétaires : le gouvernement crée de nouveaux dollars disponibles via le déficit. Par exemple, en envoyant des chèques aux citoyens, il augmente la masse monétaire. Pratique répétée depuis 30 ans, causant la dépréciation.
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Création de crédit par les banques : les banques injectent du crédit dans l’économie via des prêts (hypothécaires, etc.). Alfonso explique qu’elles évaluent la capacité future de remboursement, créant ainsi de la monnaie. Cette expansion du crédit alimente la hausse des prix des actifs.
Impact sur les prix des actifs
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Immobilier : grâce aux taux bas et à la création continue de crédit, les prix immobiliers montent constamment. Même sans hausse significative des salaires, la capacité d’emprunt accrue permet d’acheter des biens plus chers.
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Comparaison avec l’or : Alfonso remarque que si l’on mesure les prix immobiliers en or, leur croissance réelle semble modeste. Cela montre que la hausse des prix vient surtout du système fiduciaire, non de la valeur intrinsèque des biens.
Liquidité monétaire
Concept de liquidité monétaire
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L’importance du dénominateur : Ryan souligne qu’en analysant la circulation de l’argent, le « dénominateur » est crucial. Il note que les termes utilisés par les banques centrales (QE, déficit, etc.) décrivent en réalité la création ou destruction de monnaie. Généralement, il s’agit d’une augmentation de l’offre.
Normalisation du déficit budgétaire
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Transformation du déficit : Alfonso constate que le déficit est passé d’un « défaut » à une « caractéristique » du système. Un déficit annuel de 1 000 milliards de dollars est devenu la norme, avec des effets profonds sur la liquidité et l’économie.
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Impact sur les investisseurs : cette dépense continue soutient la croissance, mais peut aussi engendrer inflation et volatilité. Les investisseurs doivent surveiller comment ces politiques affectent les réserves bancaires, l’inflation, la croissance et la performance des marchés.
Indicateurs à surveiller pour les investisseurs
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Dépenses publiques et déficits : les investisseurs doivent suivre les grands projets publics et plans de relance, notamment ceux de plusieurs dizaines de milliards, ainsi que le déficit budgétaire annuel. Ces données sont publiques ; celles du Trésor américain, publiées mensuellement, sont particulièrement utiles.
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Efficacité des dépenses : au-delà du déficit, Alfonso insiste sur l’importance de l’efficacité des dépenses. La manière dont le gouvernement utilise ces fonds, et leur destination, impactent directement la productivité et la croissance à long terme.
Accroissement des écarts de richesse
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Élargissement des inégalités : Alfonso ajoute que les politiques budgétaires creusent les inégalités. Alors que les jeunes générations (millennials, Gen Z) deviennent majoritaires électoralement, leur pression économique croissante pourrait pousser vers des politiques de redistribution.
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Problème de durabilité : selon lui, le système économique actuel n’est pas durable. Des tensions sociales et économiques croissantes pourraient forcer des changements politiques à l’avenir.
Actifs résistants à la dépréciation
Classification des actifs résistants
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Marché actions : Alfonso considère les actions comme un actif clé contre la dépréciation, car les entreprises génèrent des flux de trésorerie en dollars. Il insiste : bien qu’elles croissent à long terme, il faut acheter à des valorisations raisonnables. Il conseille d’investir dans des entreprises de qualité à des prix justes pour assurer un bon rendement sur 10 à 20 ans.
Allocation d’actifs risqués
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Actifs offensifs : dans un portefeuille, Alfonso recommande d’inclure certains actifs risqués comme les cryptomonnaies ou l’or. Sans flux de trésorerie, ils apportent des caractéristiques monétaires différentes et diversifient le portefeuille.
Choix d’actifs défensifs
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Obligations : en tant qu’actif défensif, les obligations protègent souvent le portefeuille en période de récession ou de déflation, bien qu’elles puissent mal performer dans certains cas (ex. : 2022).
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Matières premières : Alfonso ajoute que les matières premières, cotées en dollars, protègent le portefeuille en période d’inflation, et constituent donc un actif défensif pertinent.
Stratégie d’investissement macro
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Fonds spéculatif macro : Alfonso annonce le lancement prochain de son fonds spéculatif macro. Il estime que l’environnement macro actuel offre de grandes opportunités, et que des stratégies ciblées peuvent tirer parti de ces fluctuations, ajoutant une source de rendement diversifiée au portefeuille.
Conclusion
Résumé clé :
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Décision de la Fed : Alfonso pense que la Fed baissera probablement de 50 points pour faire face aux défis économiques. Il rappelle aux investisseurs de rester vigilants sur les réactions du marché selon les contextes, d’être flexibles et de ne pas s’entêter dans leurs opinions.
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Importance de l’allocation d’actifs : dans un environnement incertain, bien répartir les actifs résistants à la dépréciation (or, actions, cryptomonnaies, etc.) est essentiel pour protéger son portefeuille. Chaque investisseur doit adapter sa stratégie à son profil de risque et aux évolutions du marché.
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Apprentissage continu : les marchés évoluent vite. Les investisseurs doivent apprendre et s’adapter constamment. La plateforme éducative d’Alfonso, « Macro Compass », propose de riches ressources pour mieux comprendre la macroéconomie.
Enfin, merci à tous les auditeurs. N’oubliez pas : l’investissement comporte des risques, et chaque décision doit être prise avec prudence. L’avenir est incertain, mais nous poursuivrons ensemble cette quête de compréhension. Restez ouverts d’esprit, faites face aux défis avec courage. Merci pour votre soutien, à bientôt !
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