
Analyse de l'état actuel de l'industrie du restaking et des évolutions possibles à venir
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Analyse de l'état actuel de l'industrie du restaking et des évolutions possibles à venir
La sortie attendue du jeton d'Eigenlayer devrait clairement faire retomber la fièvre spéculative autour des batailles de points.
Rédaction : Haotian
Récemment, plusieurs facteurs – notamment la concrétisation des attentes autour du lancement du jeton d’@eigenlayer, les performances décevantes de @RenzoProtocol après son lancement, ainsi qu’un reflux général de l’euphorie FOMO (peur de manquer) sur le secteur du Restaking – ont indéniablement refroidi le marché du re-staking. Comment analyser l’état actuel de ce secteur et ses évolutions futures possibles ? Voici quelques réflexions rapides :
1) Le secteur du Restaking a effectivement connu une longue période de croissance irrationnelle, passant des guerres de points aux espoirs élevés placés sur ETHFI, Renzo, Puffer ou Swell. Ce domaine s’est retrouvé pris dans une course effrénée à l’immobilisation des liquidités, centrée sur l’accumulation native d’ETH et de justificatifs LST. Ce modèle, qui ressemble davantage à une vitrine statistique qu’à une création de valeur, repose sur l’idée que plus un protocole immobilise d’actifs, plus il pourra prétendre à une valorisation élevée à l’entrée sur le marché.
À mon sens, cette logique d’évaluation est complètement déraisonnable. Elle ignore un point fondamental : bloquer des justificatifs LST ne crée aucune valeur ajoutée. La véritable création de valeur commence lorsque les réseaux AVS trouvent leur marché et génèrent des revenus concrets. Or, dans cet environnement irrationnel, l’attention et les anticipations se sont détournées des applications pratiques des AVS, privilégiant à la place des stratégies superficielles de capture de flux et d’actifs, sans soutien réel.
2) Le lancement précipité du jeton par Eigenlayer, accompagné de son nouveau paradigme dit « intersubjectif », apparaît clairement, selon moi, comme une tentative de « maîtriser les flammes ». En effet, si la folie spéculative autour des points de Restaking continuait à s’emballer, la pression sur Eigenlayer deviendrait exponentielle. La moindre perturbation dans son développement pourrait alors provoquer une crise en chaîne dans tout l’écosystème du re-staking.
La matérialisation du lancement du jeton d’Eigenlayer va donc inévitablement apaiser cette frénésie autour des points, recentrant progressivement l’attention du marché sur la croissance réelle de l’effet réseau des AVS, qui constitue le véritable socle du re-staking.
3) Les AVS (Active Validation Services) consistent, en termes simples, à sélectionner parmi les dizaines de milliers de nœuds opérateurs d’Ethereum certains d’entre eux, puis à renforcer leurs capacités techniques (logicielles, matérielles et services associés). Ces validateurs peuvent ainsi, tout en participant au consensus initial d’Ethereum, étendre leurs fonctions pour assurer la sécurité d’autres systèmes, tels que des Rollups, et percevoir des revenus supplémentaires. (On peut y voir l’équivalent de passer d’une multitude de « mineurs » individuels à des « pools miniers » spécialisés dans de nouvelles activités.)
Les réseaux AVS peuvent être perçus comme des services middleware renforcés intégrés à la couche infrastructurelle d’Ethereum. En regroupant des nœuds capables d’offrir collectivement des services standardisés – tels qu’un séquenceur décentralisé ou un oracle décentralisé – ils permettent de « packager » et commercialiser ces prestations. Théoriquement, tant que les compétences des nœuds AVS restent compatibles avec le cadre de consensus d’Ethereum, les cas d’usage applicatifs sont extrêmement vastes.
Autrement dit, là où auparavant ces réseaux middleware nécessitaient un mécanisme de consensus externe pour fonctionner, on peut désormais exploiter directement l’infrastructure sous-jacente d’Ethereum, qui apporte non seulement des capacités de service mais aussi une représentation de sa sécurité consensus. Le renforcement des nœuds AVS représente donc une piste prometteuse pour étendre les fonctionnalités d’Ethereum. Mais l’essentiel réside dans l’amélioration effective des services des nœuds et la mise en œuvre concrète de ces services AVS générant des retombées économiques – et non pas dans les attentes spéculatives liées au re-staking ou aux guerres de points.
4) Ce modèle de renforcement des nœuds via les AVS n’est d’ailleurs pas limité à Ethereum. On le retrouve ailleurs : par exemple, @MarlinProtocol utilise des nœuds distribués renforcés pour fournir une puissance de calcul louable aux besoins d’entraînement de modèles d’intelligence artificielle ; ou encore @FlareNetworks, qui améliore ses nœuds Oracle hors chaîne afin qu’ils intègrent nativement les réseaux EVM et l’écosystème blockchain, ouvrant ainsi la voie au concept d’« Oracle as a Service ». (Une analyse approfondie suivra ultérieurement.)
En renforçant les opérateurs de nœuds autrefois invisibles au fond du système, on élargit considérablement les capacités commerciales et fonctionnelles des blockchains.
En définitive, Eigenlayer avait initialement développé le re-staking pour assurer la sécurité fondamentale de son premier AVS, EigenDA. Personne ne s’attendait à ce que cela ouvre la « boîte de Pandore » du re-staking. D’un côté négatif, sans encadrement ni contrôle, cette prospérité artificielle pourrait aggraver une potentielle crise de liquidité au sein du réseau Ethereum. Mais d’un point de vue positif, interprété sous l’angle du renforcement des capacités des nœuds AVS, le re-staking peut véritablement injecter une nouvelle narration et une dimension imaginative inédite dans l’écosystème blockchain.
C’est là, je crois, l’avenir du re-staking. Rien d’autre.

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