
Yao Qian : Web3.0, un Internet de nouvelle génération qui approche peu à peu
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Yao Qian : Web3.0, un Internet de nouvelle génération qui approche peu à peu
Aujourd'hui, alors que l'Internet se trouve à un moment clé de transition du Web2.0 vers le Web3.0, renforcer la recherche prospective et l'analyse stratégique du Web3.0 revêt assurément une grande importance pour la construction future des infrastructures Internet de la Chine.
Auteur : Yao Qian, Directeur de l'Administration de la régulation technologique de la Commission chinoise des valeurs mobilières
Éditeur : Zhang Lin
L'internet représente une révolution majeure dans les technologies de communication, ayant exercé un impact extrêmement profond sur la société humaine. Avec l'innovation continue des diverses technologies de l'information, l'internet évolue actuellement vers une nouvelle génération. Cette évolution pourrait déclencher une nouvelle révolution de l'information, transformant davantage encore notre vie quotidienne, notre travail et tous les aspects de la société. À la veille de l'avènement du Web1.0 en 1993, le gouvernement américain sous Clinton a lancé le plan stratégique « Infrastructure nationale de l'information », construisant massivement l'autoroute de l'information pour l'ère numérique, ce qui lui a permis d'acquérir une position dominante mondiale avec le Web1.0 et le Web2.0. Après trente ans de développement, l'internet se trouve aujourd'hui à un moment clé de transition du Web2.0 au Web3.0. Renforcer la recherche prospective et l'anticipation stratégique du Web3.0 revêt donc une importance considérable pour l'avenir de la construction des infrastructures internet en Chine. Cet article analyse, à partir des pratiques de développement de l'internet en Chine et à l'étranger ainsi que des tendances technologiques, les formes potentielles du Web3.0 et y consacre certaines réflexions.
Le Web3.0 est une infrastructure internet appartenant aux utilisateurs et aux créateurs, fondée sur la confiance
L'entrepreneur et investisseur Chris Dixon décrit le Web3.0 comme un internet des créateurs et des utilisateurs, où les actifs numériques constituent le lien entre eux. Le chercheur Eshita de Messari qualifie l'évolution du Web1.0 au Web2.0 puis au Web3.0 respectivement de « lisible » (read), « lisible + modifiable » (read+write), puis « lisible + modifiable + propriété » (read+write+own).
Le Web1.0 correspond à l'internet précoce, où les utilisateurs ne pouvaient que consulter passivement du texte, des images ou des vidéos simples ; ils étaient uniquement des consommateurs de contenu, recevant exactement ce que proposaient les plateformes. Au Web2.0, les utilisateurs peuvent non seulement lire mais aussi produire du contenu, notamment grâce au développement du mobile et des plateformes comme YouTube, Facebook ou WeChat. Ils peuvent créer, diffuser leur propre contenu (texte, image, vidéo) et interagir avec d'autres utilisateurs. Toutefois, dans les deux cas, les activités en ligne dépendent fortement de plateformes spécifiques. Même si les utilisateurs deviennent producteurs au stade Web2.0, les règles restent fixées par les plateformes : l'utilisateur n’a pas d’autonomie réelle.
Premièrement, les utilisateurs manquent d'autonomie sur leur identité numérique. Un utilisateur doit ouvrir un compte sur une plateforme internet pour obtenir une identité numérique lui permettant d’agir en ligne. En fermant son compte, il perd aussitôt ses droits. À chaque inscription, il doit remplir plusieurs fois ses informations personnelles. Les grandes entreprises internet ont chacune leur propre système de comptes, aux règles différentes, obligeant les utilisateurs à gérer de nombreux identifiants et mots de passe. Ces systèmes étant indépendants, ils forment des « silos » isolés, nuisibles à l’écosystème internet, et favorisent des problèmes comme le monopole ou la concurrence déloyale. Récemment, le modèle de gestion d'identité fédérée (Federated Identity Management, FIM) s'est répandu. Bien qu’il réduise le nombre d’inscriptions nécessaires et donne une certaine impression d’autonomie, il ne remédie pas fondamentalement aux défauts du modèle centralisé. L’identité numérique reste liée au compte spécifique d'une plateforme.
Deuxièmement, les utilisateurs manquent d'autonomie sur leurs données personnelles. Face aux grandes plateformes, les individus sont en situation de faiblesse. Confrontés à la clause « accepter ou être privé du service », ils doivent consentir à la collecte, voire à la surexploitation, de leurs données personnelles. Aujourd’hui, les plateformes internet sont omniprésentes, offrant communication, réseaux sociaux, commerce en ligne, actualités, divertissements, etc. Pour bénéficier de ces services, les utilisateurs doivent sacrifier leurs droits sur leurs données. Concentrées entre les mains des plateformes, ces données exposent à des risques graves de violation de la vie privée en cas de fuite — comme cela s’est produit chez Facebook. Certaines plateformes peuvent également abuser de leur avantage technologique, manipulant les utilisateurs pour recueillir et exploiter leurs données sans leur plein consentement, tout en contournant les contraintes légales grâce à des techniques sophistiquées.
Troisièmement, les utilisateurs manquent d'autonomie face aux algorithmes. Les algorithmes sont au cœur des plateformes internet. Grâce à des profils personnalisés (« un algorithme par utilisateur »), elles obtiennent une connaissance fine de leurs clients, clé du succès économique. Mais depuis quelques années, les abus algorithmiques se multiplient. Par exemple, l'utilisation du big data pour « discriminer les anciens clients » : un même produit ou service coûte plus cher aux fidèles qu'aux nouveaux venus. Ou encore, ne recommander que des produits à fort potentiel commercial, voire de mauvaise qualité, plutôt que ceux qui conviendraient le mieux à l'utilisateur. D'autres algorithmes exploitent les faiblesses humaines pour inciter excessivement à la consommation, rendant les utilisateurs dépendants de ce qu’on leur propose. La logique interne des algorithmes n’est connue que d’un petit groupe au sein des entreprises, ce qui favorise les conflits d’intérêts. Certains vont jusqu’à utiliser les algorithmes pour propager du contenu vulgaire ou de fausses informations sensationnalistes afin d’accroître leur trafic.
Le Web3.0 place l’utilisateur au centre et insiste sur sa capacité de « possession » (own). Premièrement, gestion autonome de l’identité (Self-Sovereign Identity, SSI). L’utilisateur n’a plus besoin de créer de compte sur une plateforme. Il s’identifie via un mécanisme de signature/vérification basé sur des clés publiques/privées. Pour garantir la vérification d’identité sans dépendre d’une plateforme, le Web3.0 peut recourir à la technologie du grand livre distribué (distributed ledger), construisant une infrastructure cryptographique publique distribuée (DPKI) et un nouveau système de gestion d’identité numérique distribué et fiable. Le grand livre distribué constitue un paradigme informatique inviolable. Sur cette machine de confiance, les émetteurs, détenteurs et vérificateurs d’identité peuvent transmettre la confiance de bout en bout.
Deuxièmement, donner aux utilisateurs un véritable contrôle sur leurs données. Le Web3.0 leur permet non seulement de gérer librement leur identité, mais brise aussi le monopole naturel des contrôleurs centraux sur les données. La technologie du grand livre distribué offre une nouvelle solution de protection de la vie privée, contrôlée par l’utilisateur. Les données sont stockées sur le grand livre après chiffrement. L’utilisateur décide seul avec qui partager ses informations et dans quel but. Seules les données personnelles autorisées par signature numérique peuvent être légalement utilisées. Grâce à une reconnaissance des droits tout au long du cycle de vie des données, les droits des utilisateurs — droit à l’information, droit d’accès, droit de refus, droit à la portabilité, droit à l’effacement (droit à l’oubli), droit à la rectification, droit de contrôle continu — sont bien mieux protégés.
Troisièmement, renforcer l’autonomie face aux algorithmes. Les contrats intelligents sont des programmes complets, flexibles et contrôlables, exécutables sur un grand livre distribué. Transparents, fiables, auto-exécutables et contraignants, ils offrent des avantages majeurs. Une fois déployés, leur code est public. Les utilisateurs peuvent inspecter et vérifier à tout moment les risques d’abus, de biais ou de dysfonctionnements algorithmiques. Incorruptibles, ils s’exécutent selon une logique prédéfinie, produisant des résultats attendus. Leur exécution est enregistrée intégralement, surveillée en continu, et les algorithmes sont auditables, fournissant des preuves solides en cas de contestation ou de recours. Indépendants de tout centre, ils peuvent être lancés et déployés par n’importe quel utilisateur, leur nature ouverte et open source renforçant considérablement le contrôle des utilisateurs finaux sur les algorithmes.
Quatrièmement, instaurer de nouvelles relations de confiance et de collaboration. Aux époques Web1.0 et Web2.0, la confiance des utilisateurs envers les plateformes est limitée. Depuis 20 ans, Edelman Public Relations Worldwide mesure la confiance du public envers les institutions (y compris les grandes plateformes commerciales). Son enquête de 2020 montre que la plupart des plateformes commerciales ne semblent pas agir dans l’intérêt public, et peinent à gagner la pleine confiance des citoyens. En revanche, le Web3.0 n’est pas centralisé : aucun acteur unique ne le contrôle. Chaque service dispose de multiples fournisseurs. Les plateformes sont reliées par des protocoles distribués, permettant aux utilisateurs de changer de prestataire à très faible coût. Utilisateurs et créateurs sont sur un pied d’égalité, sans relation de domination. C’est là un avantage marquant du Web3.0 en tant qu’infrastructure distribuée.
Le Web3.0 est un internet de la valeur, sûr et fiable
Dans le monde informatique, sans mécanisme de confiance, la valeur (Value) transportée par des données électroniques peut facilement être copiée ou falsifiée, posant des problèmes de contrefaçon et de « double dépense » (Double Spending). Le Web1.0 et Web2.0 ne sont que des réseaux d'information : ils permettent de diffuser texte, images, sons, vidéos, mais manquent d'une technologie sûre pour transférer la valeur. On ne peut donc pas envoyer de la valeur (comme de l’argent numérique) directement d’un point à un autre comme un e-mail ou un SMS. On dépend alors de systèmes de comptes d’institutions fiables pour enregistrer, transférer, liquider et régler la valeur. L’apparition du grand livre distribué a créé une technologie de transfert de valeur hautement sécurisée et fiable. Basée sur la cryptographie et un mécanisme de consensus distribué, elle enregistre de façon complète et inviolable tout mouvement de valeur (transaction). Son principal avantage ? Permettre le transfert direct de valeur sans intermédiaire spécifique, faisant évoluer l’internet d’un réseau d’information (Web1.0/Web2.0) vers un internet de la valeur plus avancé, sûr et fiable : le Web3.0.
La valeur enregistrée et transférée sur le Web3.0 peut être une monnaie numérique ou un actif numérique. La technologie du grand livre distribué fournit une preuve d’authenticité unique pour les actifs numériques. L'algorithme de hachage combiné à un horodatage garantit l’unicité de l’actif, le rendant difficile à reproduire. L’algorithme de consensus distribué, où une personne enregistre et plusieurs vérifient, empêche toute falsification ou double dépense, même sans intermédiaire de confiance. Les actifs numériques peuvent aussi être indivisibles (non fongibles), comme les NFT, qui existent, sont possédés et transférés dans un état complet.
En plus des actifs natifs de la chaîne, les actifs numériques peuvent provenir d’actifs physiques hors chaîne, tels qu’un tableau ou une maison. Assurer une correspondance fiable entre l’actif numérique sur la chaîne et l’actif physique hors chaîne est crucial. On peut envisager l’utilisation de technologies comme les étiquettes RFID, les capteurs, les codes QR, ou encore le GPS, pour connecter objets entre eux, formant un Internet des objets (Internet of Things, IoT), intégré à l’internet classique et au réseau mobile, créant ainsi un réseau d’information global « Terre-Ciel-Objets-Humains ». Cela permet une collecte automatique des données, réduisant dès l’origine les risques d’entrée de fausses données sur la chaîne.
Le Web3.0 permet non seulement la gestion autonome de l’identité côté utilisateur, mais aussi la gestion autonome des adresses côté ressources réseau, réalisant vraiment un accès de bout en bout sans intermédiaire. L’internet traditionnel, réseau ouvert mondial, repose sur le système de noms de domaine (Domain Name System, DNS), géré de manière centralisée.
Le DNS, infrastructure fondamentale de l’internet, a certes été étendu et optimisé d’IPv4 à IPv6, mais reste soumis à des risques de manipulation. En tant que nouvel internet de la valeur décentralisé, le Web3.0 requiert un nouveau système de gouvernance décentralisé pour les noms de domaine racines. Techniquement, cela peut être réalisé via un grand livre distribué : les émetteurs de ressources s’enregistrent et gèrent eux-mêmes leurs noms de domaine, tandis que les utilisateurs interrogent et résolvent eux-mêmes les noms. Ce système peut non seulement prendre en charge les ressources d’information classiques, mais aussi nommer et résoudre des actifs numériques larges, des entités numériques, des blockchains, etc., permettant aux contrats intelligents d’interagir plus facilement et lisiblement avec les actifs numériques, et facilitant l’interaction entre espace numérique et monde réel dans le Web3.0.
Par exemple, le service de noms Ethereum (Ethereum Name Service, ENS) est un système de noms du Web3.0. Basé sur la blockchain Ethereum, c’est un système de noms distribué, ouvert et extensible. L’ENS convertit des noms lisibles (ex. « alice.eth ») en identifiants reconnaissables par les machines, comme une adresse Ethereum, un hachage de contenu ou des métadonnées. L’ENS prend aussi en charge la « résolution inverse », permettant d’associer des métadonnées (nom canonique ou description d’interface) à une adresse Ethereum. Comme le DNS, l’ENS est hiérarchique, les niveaux séparés par un point. Chaque domaine appartient à un propriétaire qui contrôle entièrement ses sous-domaines. Les propriétaires des noms de premier niveau (ex. « .eth » et « .test ») sont des contrats intelligents appelés « registrars », définissant les règles d’attribution des sous-domaines. Tout le monde peut, selon ces règles contractuelles, acquérir la propriété d’un nom pour l’utiliser, et configurer des sous-domaines pour soi ou pour d’autres.
Le Web3.0 est un nouveau système économique co-construit et partagé par utilisateurs et créateurs
La caractéristique typique de l’économie internet est la primauté du trafic : plus il y a d'utilisateurs, plus grande est la valeur. Le moyen le plus simple de monétiser les utilisateurs est la publicité. Encore aujourd’hui, la publicité reste une source importante de revenus pour l’industrie internet. Les plateformes peuvent aussi utiliser l’analyse de big data pour extraire des traits, habitudes, besoins et préférences des utilisateurs, afin de faire du marketing ciblé, des recommandations intelligentes, ou vendre des produits analytiques à des tiers. Aux époques Web1.0 et Web2.0, les utilisateurs bénéficient de services gratuits, voire de coupons ou de bons lors des phases initiales d’acquisition. Pourtant, bien qu’ayant généré toute la valeur, ils n’en retirent aucun bénéfice. Les données accumulées par l’écosystème appartiennent aux plateformes, privant les utilisateurs, contributeurs essentiels, de toute contrepartie.
Le Web3.0 va reconfigurer l’organisation et les modèles économiques de l’internet. Le Web1.0 et Web2.0 sont centrés sur les plateformes internet, qui organisent la production et la collecte d’informations. Grâce aux effets de réseau générés par la plateforme, elles réduisent les coûts de recherche entre producteurs et consommateurs, optimisent l’adéquation offre-demande, d’où le terme « économie de plateforme ». Le Web3.0, en revanche, utilise la technologie du grand livre distribué pour créer un environnement ouvert et incitatif, appelé organisation autonome décentralisée (Decentralized Autonomous Organization, DAO). Dans cet environnement, de nombreux individus inconnus collaborent volontairement à des tâches coordonnées de manière distribuée, investissent, gèrent et opèrent des projets comme dans une entreprise traditionnelle, et partagent ensemble les droits (stake) et les actifs. Les décisions sont prises démocratiquement par vote collectif, puis exécutées automatiquement via des contrats intelligents. La DAO est une « organisation sans forme d’organisation » : pas de conseil d’administration, pas de statuts, pas de hiérarchie rigide, pas de gestion centralisée, ni d’intermédiaires. C’est une structure horizontale, égalitaire. Les utilisateurs co-créent, co-gèrent, participent, construisent, investissent, possèdent et partagent la valeur.
À l’ère du Web3.0, les développeurs peuvent créer des applications quelconques, basées sur le consensus, extensibles, normalisées, Turing-complètes, faciles à développer et collaboratives. Toute personne peut définir librement les règles de propriété et les modalités de transaction dans un contrat intelligent, développant ainsi diverses applications commerciales décentralisées, et bâtissant une finance programmable, une économie programmable. Un contrat intelligent peut représenter un modèle économique, offrant un champ d’imagination infini. Les utilisateurs partageront conjointement les bénéfices issus de la croissance de ces projets commerciaux programmables.
Comme mentionné précédemment, le Web3.0 accorde aussi aux utilisateurs un vrai contrôle sur leurs données. Les informations personnelles deviennent un actif numérique maîtrisé par l’utilisateur. Celui-ci peut désormais tirer profit de leurs flux et transactions, transformant ses données en un bien précieux, au lieu d’un simple ressource gratuite pour les plateformes.
Le Web3.0 est un internet intelligent, tridimensionnel et holographique
Le texte hypertexte (Hyper Text) et les navigateurs web (Web Browser) sont les technologies clés du Web1.0 et Web2.0. Les serveurs WWW organisent l’information en textes enrichis (hypertextes) via le langage HTML. Navigateurs et serveurs communiquent en HTTP pour transférer pages et données hypertexte. Le navigateur affiche ces fichiers HTML de manière lisible dans une interface graphique (GUI). L’utilisateur peut alors lire ou parcourir ces documents, et suivre les liens hypertexte pour passer d’un fichier HTML sur un ordinateur à un autre sur le réseau. L’ensemble de ces sites et pages liés par hypertexte forme le World Wide Web. Ce dernier permet aux gens du monde entier de se connecter, chercher, consulter, envoyer et partager de l’information sans barrière géographique. Mais on ne s’arrête pas là. Avec le développement fulgurant des technologies, la prochaine génération d’internet sera encore plus intelligente.
L’internet actuel organise l’information en langage machine standard. Bien que présenté en langage naturel humain dans le navigateur, le fond reste du langage machine : le navigateur ne comprend pas réellement le sens du contenu. La nouvelle génération d’internet ne se contente plus d’assembler l’information, mais peut aussi la comprendre comme un humain, apprendre de manière autonome et raisonner sur les connaissances, offrant ainsi des informations plus précises et fiables, et rendant l’interaction homme-internet plus automatisée, intelligente et humaine. Tim Berners-Lee, inventeur du Web, a proposé en 1998 le concept de « Web sémantique » (Semantic Web), considéré comme une caractéristique du Web3.0. Sous l’impulsion du consortium W3C, l’architecture et les normes du Web sémantique sont en cours de développement (RDF/RDFS, OWL, SPARQL, etc.).
Le Web3.0 n’est pas seulement un internet intelligent, mais un internet holographique tridimensionnel, offrant aux utilisateurs une interactivité inédite, une forte immersion et participation : ce que l’on appelle couramment le métavers (Metaverse). On peut imaginer le métavers comme un internet physique, où l’on n’est plus spectateur, mais acteur immergé. Pour atteindre un tel réalisme et une telle immersion, plusieurs technologies avancées sont nécessaires. Premièrement, la réalité virtuelle. Pour une expérience immersive, réaliste et multisensorielle, le Web3.0 requiert des équipements comme des terminaux AR/VR immersifs, des interfaces cerveau-machine, des gants tactiles, des combinaisons sensorielles, ainsi que des avatars virtuels, le suivi des mouvements, la reconnaissance des gestes, la perception spatiale, le jumeau numérique, etc. Comme dans le film *Ready Player One*, le joueur porte un casque VR et une plateforme mobile pour entrer dans un monde virtuel. Chaque mouvement correspond précisément à celui du corps réel. Outre la vue et l’ouïe, les sensations tactiles dans le monde virtuel peuvent être transmises physiquement via des vêtements spéciaux. En comparaison, le Web1.0 et Web2.0 ne transmettaient que l’audiovisuel. Deuxièmement, les technologies 5G, calcul en périphérie (edge computing), cloud computing, IA, rendu d’images, etc. Pour reproduire une interaction similaire au réel, le Web3.0 nécessite des communications haut débit, permettant à tout terminal d’accéder au réseau en tout temps, partout, avec faible latence. Par exemple, le rendu d’image et l
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