
Analyse approfondie de l'économie des créateurs : quel impact les NFT et les cryptomonnaies peuvent-ils avoir sur l'économie des créateurs ?
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Analyse approfondie de l'économie des créateurs : quel impact les NFT et les cryptomonnaies peuvent-ils avoir sur l'économie des créateurs ?
Devenir créateur professionnel est un choix de carrière. Lorsqu'un créateur aime son travail et s'y investit pleinement, il devient créateur professionnel.
Texte : kadeemclarke
Traduction : Bitmain
Qu'est-ce que l'économie des créateurs ?
À quoi ressemblerait un monde où Facebook, Instagram, Twitter ou TikTok seraient possédés et gérés par leurs utilisateurs ? Et si ces utilisateurs votaient également sur des questions telles que la collecte de données ou la modération des contenus ? C’est précisément cette vision qu’incarne l’économie des créateurs dans son avenir idéalisé.
L’économie des créateurs a attiré plus d’un milliard de dollars en financements en 2021. Mais au final, qui récupère la majeure partie des revenus générés par ces plateformes ? Manifestement, ce ne sont pas les créateurs.
L’économie des créateurs regroupe plus de 50 millions de créateurs et curateurs de contenu indépendants. Elle inclut également des bâtisseurs de communautés tels que des blogueurs, des influenceurs sur les réseaux sociaux, des vidéastes, ainsi que des outils financiers et logiciels conçus pour aider ces créateurs à gagner de l’argent et à se développer.
Les créateurs peuvent gagner de l'argent de plusieurs manières :
1) Vente de contenu numérique
2) Perception de frais pour des cours
3) Collecte de dons via des plateformes dédiées auprès de leurs fans
4) Perception de frais d’abonnement
5) Participation au marketing d’affiliation
6) Perception de frais via des clubs de fans
7) Création ou partage de contenus sponsorisés
8) Partage des revenus publicitaires
9) Réception de pourboires
10) Mise en avant de produits
11) Ventes ponctuelles ou dons uniques
12) Vente d’opportunités d’interaction aux fans
Le principal problème actuel des plateformes de partage de contenu — L’absence de classe moyenne
À la fin des années 2000, nous avons assisté à l’émergence de plateformes sociales comme Facebook, Twitter, Medium, YouTube, iTunes, Instagram et TikTok. Les créateurs de contenu n’étaient plus tributaires des maisons de production et de marketing. Ils pouvaient désormais créer du contenu et le partager facilement.
Ces plateformes ont résolu le problème de diffusion pour les créateurs, qui peuvent désormais accumuler de grandes communautés de fans. Toutefois, les canaux directs de monétisation restent très limités. Par le passé, YouTube constituait une exception avec son partage de 55 % des revenus publicitaires aux créateurs.
Vine illustre parfaitement cet échec à motiver ses utilisateurs. Cette application de vidéos courtes, rachetée par Twitter en 2012, comptait plus de 200 millions d’utilisateurs mensuels actifs en 2015. Mais lorsque les créateurs ont compris que Vine ne disposait d’aucune infrastructure pour les soutenir, ils ont massivement déserté la plateforme.
Des plateformes comme Patreon et Twitch ont introduit de nouvelles fonctionnalités de monétisation permettant aux créateurs de tirer profit directement de leur contenu. Pourtant, seuls les créateurs de premier plan atteignent des revenus à six chiffres. Comme on le voit sur diverses plateformes, la « classe moyenne » peine à survivre. Sur OnlyFans, les 1 % de créateurs les plus performants captent un tiers des bénéfices, tandis que la « classe moyenne » gagne moins de 145 dollars par mois.
Les étapes de l’économie des créateurs
L’économie des créateurs a traversé plusieurs révolutions. Voici les principales phases qu’elle a connues.
Première phase : les plateformes médiatiques fondatrices
Les plateformes sociales ont jeté les bases de l’économie des créateurs actuelle. Des créateurs ont pu rassembler d’importantes communautés sur YouTube, Facebook, Instagram, Twitch ou Medium. Ces plateformes fondatrices ont aidé à la découverte des créateurs, investissant massivement dans leurs algorithmes de recommandation et de curation.
Elles ont réuni les créateurs et mis à leur disposition divers outils de développement d’audience. Elles ont aussi développé des outils d’édition multimédia pour améliorer la qualité du contenu. Toutefois, ces plateformes ne défendent pas toujours les intérêts des créateurs. Les créateurs innovants ont donc diversifié leur présence sur plusieurs plateformes, assurant ainsi une promotion croisée pour ne pas dépendre entièrement des propriétaires de plateformes. Cette stratégie garantit que les créateurs ne soient pas gravement affectés si un propriétaire change ses priorités, perd des parts de marché ou réduit certaines fonctions de monétisation.
Deuxième phase : la monétisation de l’influence des stars du web
Les plateformes fondatrices ont permis à certains créateurs d’attirer d’immenses audiences. Les entreprises ont alors compris qu’elles pouvaient exploiter ces créateurs populaires pour promouvoir leurs marques. Certaines plateformes, comme YouTube, ont commencé à partager les revenus publicitaires avec les créateurs. D’autres, comme Facebook et Twitter, ont initialement laissé aux créateurs le choix de leur modèle de monétisation. Ce dispositif a favorisé l’émergence de contenus sponsorisés et donné naissance à des intermédiaires comme Niche.
On observe aujourd’hui des centaines d’entreprises sous forme d’agences d’influenceurs, d’agents artistiques ou de marchés de sponsoring. En 2021, le marché des influenceurs valait 8 milliards de dollars et devrait atteindre 15 milliards d’ici fin 2022.
Les créateurs collaborent avec des marques alignées sur leur image personnelle, sans avoir à modifier leur contenu pour véhiculer un message commercial. Il est évident que certains créateurs ont perdu la confiance de leurs fans en publiant trop de posts sponsorisés payants. Ces créateurs doivent maintenant trouver une nouvelle voie, ce qui nous amène à la troisième phase.
Troisième phase : le créateur en tant qu’entreprise
Nous sommes désormais à une étape où les créateurs sont perçus comme des entreprises. Ils ont créé des systèmes permettant à leurs fans de les suivre en dehors des plateformes classiques. Leurs sources de revenus s’étendent bien au-delà de la publicité traditionnelle sur les réseaux sociaux.
De nouvelles entreprises sont apparues, aidant ces créateurs à générer davantage de revenus grâce à la vente de produits physiques, de contenus premium, de livres électroniques ou de newsletters. Elles proposent aussi des services comme du coaching, des conférences, du conseil ou des événements pour fans. Les créateurs peuvent ainsi se concentrer sur leurs plus fidèles supporters, plutôt que de poursuivre une audience massive dont peu se convertissent.
L’économie des créateurs vise à remettre le contrôle financier aux créateurs, leur permettant de solliciter directement leurs fans pour financer leurs activités. Elle leur offre une alternative aux méthodes traditionnelles de monétisation basées sur la publicité, les placements de produit et le sponsoring.
Pourquoi les créateurs n’ont-ils pas un contrôle total sur leur carrière ? Parce qu’ils doivent souvent représenter des marques. Ils doivent aussi agir d’une certaine manière pour maintenir leurs revenus. Même avec des millions d’abonnés et une grande influence, ils doivent plier devant les entreprises qui les financent. Ils n’ont donc pas un contrôle total sur leur marque, leur personnalité ou leur image.
Les niveaux de l’économie des créateurs
Niveau 1 : les amateurs
Les créateurs de ce niveau produisent du contenu pour le plaisir ou comme activité secondaire. Avec les progrès technologiques, de plus en plus d’amateurs rejoignent le monde de la création. Par exemple, des outils comme Anchor permettent à quiconque de lancer facilement un podcast.
Ces amateurs manquent souvent de ressources ou de temps pour investir pleinement dans leur art. Ils peuvent aussi souffrir d’un manque de canaux de marketing ou de distribution, et peinent à atteindre un niveau de qualité ou de production suffisant. Malheureusement, beaucoup d’entre eux restent des amateurs et ne vivent pas de leur création.
Niveau 2 : les créateurs à temps plein
Ces créateurs vivent de leurs œuvres créatives. On retrouve fréquemment ces profils sur des plateformes qui mettent en avant leurs histoires de réussite. Ils sont un cran au-dessus des amateurs grâce à un flux de trésorerie durable.
L’un de leurs principaux défis est de gérer les hauts et les bas de leur activité. La gestion prend souvent beaucoup de temps, ce qui nuit à leur productivité. Sans stratégie claire, les coûts de marketing peuvent largement rogner sur leurs bénéfices.
Niveau 3 : les stars
Les créateurs de ce niveau peuvent nouer des partenariats avec des marques externes telles que des maisons de disques, des sociétés médiatiques ou des éditeurs. Rester pertinent et populaire constitue l’un de leurs plus grands défis. Des crises d’image peuvent survenir, compromettant leurs partenariats. Ces créateurs font face à un défi majeur : transformer leur marque en véritable entreprise.
Niveau 4 : les magnats
Les entreprises créées par ces créateurs continuent de croître, conservent leur influence, et peuvent même survivre à leur fondateur. Beyoncé Knowles a déclaré un jour que ses arrière-petits-enfants seraient déjà riches. Son niveau de création atteint celui d’un magnat. C’est le palier le plus difficile à atteindre, et le rêve ultime de nombreux créateurs.
Les outils de création de contenu
L’évolution des plateformes et des outils a profondément transformé la création de contenu. Autrefois, la réalisation vidéo était réservée à quelques privilégiés possédant du matériel coûteux. La publication de livres était limitée aux maisons d’édition et très onéreuse. Cette situation a changé avec l’avènement d’internet à la fin des années 90, puis avec l’émergence de plateformes comme YouTube.
YouTube a permis aux vidéastes amateurs de publier librement, sans dépendre des maisons de production. Jadis, la faible vitesse d’internet limitait l’usage de ces plateformes. Aujourd’hui, cela a changé, et de meilleurs outils de création ont été développés. Voici quelques-uns des outils les plus courants qui alimentent aujourd’hui l’économie des créateurs.

1) Créateurs de contenu — Feather, Ko-fi, Beacons, Scrollstack, Stereotheque, The Mango Jelly, OnlyFans
2) Créateurs de cours — Xperiencify, CreativeLive, Kajabi, Podia, Skillshare, Teachable, Thinkific
Marchés — Gumroad
3) Streaming en direct — Onyx, Popshop Live, OnJam, Streamloots
4) Organisateurs d’événements — Eventbrite, Happily, Luma, Offsiter
5) Podcasts — Anchor, Castbox, Glow, Supercast
6) Jeux — Nexus.gg
7) Écriture — Revue, Substack, Tales, Wattpad
8) Contenu audio — Avocado, Racket, Knowable, Spoon
9) Produits numériques — ConvertKit, Ghost
10) Engagement — Jemi
11) Financement — Patreon, Buy Me a Coffee
12) Cryptomonnaies — Rally, Opensea, Mirror
Le rôle des NFT et des cryptomonnaies dans l’économie des créateurs

Les jetons non fongibles (NFT) sont des actifs cryptographiques stockés sur une blockchain, dotés d’un identifiant unique et de métadonnées. La principale différence entre les NFT et les cryptomonnaies réside dans la fongibilité (la capacité d’être remplacé par un autre élément identique). Si vous échangez un BTC contre un autre BTC, vous obtenez exactement la même chose. En revanche, en échangeant un NFT contre un autre, vous obtenez un objet complètement différent.
Les NFT existent depuis plusieurs années, mais la pandémie de Covid-19 a fortement accéléré leur essor. Jack Dorsey, cofondateur de Twitter, a vendu le NFT de son premier tweet pour 2,9 millions de dollars. Les NFT sont perçus comme l’avenir de la transaction d’actifs sur les blockchains, car ils représentent des biens uniques, impossibles à falsifier, et prouvent formellement la propriété.
Voici quelques façons dont les NFT pourraient transformer l’économie des créateurs.
Liberté créative : les créateurs ne doivent plus se conformer aux normes strictes imposées par les plateformes. Cela permet l’émergence d’œuvres artistiques authentiques. Le risque de contrefaçon, d’abus ou de piratage diminue, encourageant les artistes à exploiter pleinement leur talent.
Renforcement des communautés : les NFT démocratisent désormais le contenu des créateurs et leur permettent de construire des communautés solides. Les membres deviennent ambassadeurs de la marque et peuvent même participer à la promotion. Cette approche marginalise les grandes entreprises qui dominaient les marchés traditionnels.
Monétisation de la passion créative : les NFT séduisent grâce à leur accessibilité et simplicité. Une fois une œuvre créée, le minting d’un NFT peut être réalisé en quelques minutes, sur de nombreux marchés disponibles. De plus, les créateurs peuvent coder des redevances dans les contrats intelligents, percevant ainsi des revenus passifs récurrents à chaque revente de leur NFT.
Quelle est la prochaine étape pour les créateurs ?

Nous sommes désormais à une étape où devenir créateur professionnel est une option de carrière viable. Quand les créateurs aiment leur travail et y consacrent tous leurs efforts, ils deviennent des professionnels accomplis. À mesure qu’ils grandissent, la charge liée à la gestion de leurs activités quotidiennes devient de plus en plus lourde.
Les startups centrées sur l’autonomisation des créateurs, qui leur permettent de continuer à faire ce qu’ils aiment, domineront la prochaine phase de cette évolution. Les créateurs deviennent progressivement des fondateurs. En plus de créer, ils doivent désormais maîtriser des compétences variées : conception de produits, gestion, commerce électronique, animation de communauté, science des données ou encore divertissement.
Nous assisterons probablement à l’émergence de solutions sur mesure pour les créateurs. Bien que des milliards de dollars affluent chaque année vers l’économie des créateurs, celle-ci n’est pas saturée, car de nombreux amateurs cherchent encore des canaux de promotion. Nous avons besoin de produits adaptés à des besoins spécifiques : marketing, opérations, investissements, expertise en droits d’auteur, lancement de produits, ou encore construction de communauté. Les entreprises capables d’identifier ces besoins et de concevoir des outils pour y répondre seront les véritables gagnantes.
Lien original :
https://medium.com/momentum6/the-future-of-the-creator-economy-6611dc6a61a4
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