
Meta revient sur le marché des stablecoins : lancement prévu au second semestre, Stripe étant le partenaire le plus probable
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Meta revient sur le marché des stablecoins : lancement prévu au second semestre, Stripe étant le partenaire le plus probable
Si ce projet se concrétise, l’infrastructure de paiement desservant 3 milliards d’utilisateurs sera entièrement repensée, un événement dont l’impact sur l’ensemble du secteur des stablecoins est comparable à celui de l’approbation de tout fonds négocié en bourse (ETF) par une institution.
Auteur : CoinDesk
Traduction et adaptation : TechFlow
Introduction de TechFlow : La dernière tentative de Meta dans le domaine des stablecoins remonte au projet Libra, lancé en 2019, qui a finalement été abandonné sous la pression réglementaire. Sept ans plus tard, alors que le cadre réglementaire américain pour les stablecoins se précise progressivement, Meta prépare discrètement son retour sur ce marché, cette fois en adoptant une approche plus prudente — en s’appuyant sur des tiers.
Si ce projet venait à se concrétiser, l’infrastructure de paiement de ses 3 milliards d’utilisateurs serait profondément transformée, un événement dont l’impact sur l’écosystème des stablecoins serait comparable à celui de l’approbation de tout ETF institutionnel.
Points clés
Des personnes bien informées révèlent que Meta a envoyé des demandes de propositions (RFP) à des entreprises tierces afin de les solliciter pour gérer des paiements basés sur des stablecoins.
Une source indique que Stripe serait le candidat le plus probable pour participer au programme pilote de stablecoin de Meta.
Meta avait lancé en 2019 le projet de stablecoin Libra (rebaptisé par la suite Diem), mais fut contrainte de l’abandonner sous la pression réglementaire.
Selon trois sources familières avec ce projet, Meta — géant technologique américain dirigé par Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook — envisage d’entrer sur le marché des stablecoins d’ici la fin de cette année. Cette initiative dépendra toutefois d’une intégration réussie avec une entreprise tierce, permettant d’exploiter la technologie des stablecoins adossés au dollar américain pour exécuter des paiements.
L’une de ces sources affirme que Meta souhaite lancer l’intégration de sa solution de stablecoin dès le début du second semestre de cette année. Comme ce projet n’a pas encore été rendu public, la source a demandé à rester anonyme. Meta compte faire appel à un fournisseur externe afin de l’aider à gérer les paiements basés sur des stablecoins et à déployer un nouveau portefeuille.
Une deuxième source ajoute que Meta a envoyé des RFP à plusieurs entreprises tierces et précise que Stripe est le candidat le plus probable pour mener le programme pilote de stablecoin de Meta.
L’an dernier, Stripe a acquis Bridge, une société spécialisée dans les stablecoins, et entretient depuis longtemps un partenariat avec Meta. Patrick Collison, PDG de Stripe, a rejoint le conseil d’administration de Meta en avril 2025.
Meta, Stripe et Bridge ont tous été sollicités pour s’exprimer, mais aucun n’a répondu avant la publication de cet article.
Le lancement d’un stablecoin propre par Meta ouvrirait à sa vaste base d’utilisateurs un canal de paiement direct, permettant de contourner les frais bancaires traditionnels souvent élevés, et pourrait positionner l’entreprise comme leader mondial dans les domaines du « commerce social » et des transferts transfrontaliers.
Cette initiative placerait également ce géant technologique en concurrence directe avec X, la plateforme de médias sociaux d’Elon Musk, ainsi qu’avec l’application de messagerie instantanée Telegram — deux acteurs qui cherchent également à intégrer nativement des fonctionnalités de paiement afin de devenir des « super-applications ». C’était d’ailleurs l’un des objectifs initiaux du projet Libra : tirer parti du vaste réseau de Meta — notamment du service de messagerie pair-à-pair WhatsApp, ainsi que des outils sociaux et commerciaux de Facebook et Instagram — pour créer un écosystème de paiement intégré.
Une évolution du paysage réglementaire
En 2019, Meta avait lancé le projet de stablecoin Libra (plus tard rebaptisé Diem), mais avait rencontré une forte opposition — le climat réglementaire était alors nettement moins favorable qu’aujourd’hui, et la réputation de l’entreprise souffrait encore des répercussions du scandale Cambridge Analytica.
Sous la pression des membres du Congrès américain, l’association Libra avait réduit ses ambitions en 2020 : elle avait renoncé à son projet initial consistant à créer une monnaie numérique mondiale adossée à un panier de devises nationales, pour se concentrer plutôt sur le développement de plusieurs stablecoins liés chacun à une devise spécifique.
En fin de compte, le stablecoin de Meta n’a jamais été officiellement lancé ; le projet a été définitivement abandonné début 2022, ses actifs ayant ensuite été vendus.
Aujourd’hui, le contexte réglementaire aux États-Unis est radicalement différent. Plusieurs cadres réglementaires encadrant les actifs numériques sont en cours d’élaboration, notamment la loi GENIUS promue par l’ancien président Donald Trump — une première loi américaine établissant une base juridique claire pour les émetteurs de stablecoins, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux acteurs du marché des tokens. Toutefois, les autorités américaines en charge de la régulation se trouvent encore à un stade préliminaire dans la rédaction des règles spécifiques applicables aux émetteurs.
Malgré cela, l’expérience vécue avec Libra/Diem a conduit Meta à privilégier cette fois-ci des prestataires tiers spécialisés dans les paiements via stablecoins, plutôt que de développer elle-même une telle infrastructure.
« Ils veulent réaliser ce projet, mais en gardant leurs distances », confie une source bien informée.
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