
Les actifs adossés à des actifs réels (RWA) sur lesquels Wall Street travaille récemment : fonds monétaires, prêts-reprêts intra-journaliers, billets commerciaux
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Les actifs adossés à des actifs réels (RWA) sur lesquels Wall Street travaille récemment : fonds monétaires, prêts-reprêts intra-journaliers, billets commerciaux
JPMorgan a indiqué que les géants de Wall Street accélèrent à un rythme sans précédent la tokenisation des actifs du monde réel (RWA) et leur intégration dans les activités financières principales.
Rédaction : Bao Yilong, Wall Street Insights
Aujourd'hui, la convergence entre finance traditionnelle et actifs numériques n'est plus une vision lointaine, mais une transformation structurelle en cours.
Selon Wind Trading Desk, une étude récente de JPMorgan publiée le 27 août montre que les géants de Wall Street transforment à un rythme sans précédent les actifs du monde réel (RWA) en jetons numériques, et les intègrent progressivement à leurs activités financières centrales.
Cela se manifeste principalement dans trois domaines d'innovation : des fonds monétaires spécialement conçus pour les stablecoins, des opérations de pension intra-journalière basées sur la blockchain, et l'émission entièrement numérique de billets commerciaux.
JPMorgan estime que ces innovations pourraient améliorer l'efficacité des transactions, réduire les coûts et offrir une meilleure gestion de la liquidité. Toutefois, l'élaboration d'un cadre réglementaire prendra encore du temps, et la loi CLARITY ne devrait pas être adoptée avant le début de l'année 2026.
Fonds de réserve pour stablecoins : la transformation numérique des fonds monétaires traditionnels
Les institutions financières traditionnelles adoptent activement le marché des stablecoins, qu'elles considèrent comme un pont essentiel entre le monde numérique et le monde réel.
Le rapport indique que BNY Mellon s'apprête à lancer un fonds monétaire axé sur les réserves de stablecoins, devenant ainsi le troisième géant de la gestion d'actifs, après BlackRock et Goldman Sachs, à s'implanter dans ce domaine.
La semaine dernière, Goldman Sachs a déposé une demande pour un fonds de réserve de stablecoins, alors que BlackRock avait déjà lancé le Circle Reserve Fund à la fin de l'année 2022. Les parts de ce fonds sont destinées à être détenues par les émetteurs de stablecoins afin d'appuyer la couverture de leurs monnaies numériques en circulation.
Selon les documents déposés auprès de la SEC américaine, ce fonds monétaire baptisé « BNY Dreyfus Stablecoin Reserves Fund » s'adresse principalement aux émetteurs de stablecoins et servira d'actif de réserve pour leurs monnaies stables.
Ce fonds est classé comme un fonds monétaire gouvernemental, dont les investissements sont strictement limités aux obligations du Trésor américain, aux prêts-repasses sur titres du Trésor et à la trésorerie.
Dans ses documents déposés auprès de la SEC, BNY Mellon précise : « Étant donné que ce fonds envisage uniquement d'investir dans certains actifs de réserve admissibles conformes à la législation sur les stablecoins, son rendement pourrait être inférieur à celui d'autres fonds monétaires autorisés à investir dans un éventail plus large d'instruments et à des durées plus longues. »
La pension intra-journalière boostée par la blockchain : des transactions 24/7 désormais possibles
La gestion de la liquidité est au cœur des marchés financiers. Le rapport met en lumière deux avancées majeures utilisant la technologie blockchain pour révolutionner le marché des pensions, visant à répondre aux besoins de liquidité en dehors des heures de marché.
Le premier cas concerne une opération standard de pension réalisée via la plateforme Tradeweb sur Canton Network, une blockchain publique, un samedi.
L'opération a consisté à tokeniser des obligations du Trésor américain détenues auprès d'une filiale de DTCC, puis à les utiliser comme garantie pour emprunter le stablecoin USDC de Circle.
Toute la transaction a été finalisée instantanément sur la chaîne, sans intermédiaire courtier, permettant un règlement immédiat impossible à atteindre avec les marchés traditionnels. Plusieurs institutions, dont Bank of America et Citadel, ont participé à cette opération, soulignant le potentiel élevé de collaboration inter-institutionnelle offert par cette technologie.
Le second exemple provient d'une collaboration entre JPMorgan, HQLAx et Ownera.
Elles ont mis au point une solution de pension inter-ledgers, permettant aux traders d'échanger entre le grand livre de liquidités de JPMorgan et le grand livre de garanties d'HQLAx, avec des dates de règlement et d'échéance précises à la minute près.
Cet outil offre aux institutions un moyen nouveau et hautement efficace d'optimiser leur liquidité intra-journalière, bien supérieur à l'efficacité des opérations de pension traditionnelles.
Révolution blockchain des billets commerciaux : digitalisation complète du cycle de vie
L'application de la blockchain s'étend désormais aux processus fondamentaux des instruments de dette traditionnels.
Le rapport révèle que la Banque OCBC a émis via le Digital Debt Service de JPMorgan des billets commerciaux américains d'une valeur de 100 millions de dollars, devenant ainsi la première banque à émettre des billets commerciaux dont tout le cycle de vie (émission, règlement, service et archivage) repose sur la blockchain.
State Street Bank a acheté l'intégralité des titres et est devenue la première institution tierce dépositaire à rejoindre la plateforme Digital Debt Service.
Grâce à la blockchain, ces processus deviennent plus efficaces et transparents, tout en apportant des bénéfices supplémentaires tels qu'un règlement accéléré.
JPMorgan souligne que la convergence entre actifs numériques et finance traditionnelle n'en est qu'à ses débuts. Bien que la réglementation progresse, une adoption généralisée prendra encore du temps.
La loi américaine CLARITY est une nouvelle législation en cours d'examen, destinée à établir un cadre réglementaire complet pour tous les actifs numériques, en clarifiant les structures de marché et les compétences entre la SEC et le CFTC.
Cette loi a été adoptée par la Chambre des représentants, mais n'a pas encore été votée au Sénat, et devrait nécessiter davantage de temps. JPMorgan prévoit que le texte n'arrivera au bureau du président américain qu'au début de l'année 2026.
Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News














