
Rapport récent de Cambridge : la structure énergétique du minage de Bitcoin a changé en silence
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Rapport récent de Cambridge : la structure énergétique du minage de Bitcoin a changé en silence
Actuellement, 52,4 % de la puissance de calcul du réseau Bitcoin provient d'énergies « à émissions nulles ».
Rédaction : DSBatten
Traduction : Dingdang (@XiaMiPP)
Note de la rédaction : Le Centre for Alternative Finance de Cambridge (CCAF) a publié son dernier rapport sur la durabilité de l'extraction du bitcoin, révélant une donnée clé : actuellement, 52,4 % de la puissance de calcul du réseau Bitcoin provient d'énergies à « émissions nulles ». Dans le précédent rapport, ce chiffre était encore de 37 %. Autrement dit, la transition « verte » du minage de bitcoin progresse bien plus vite que ce que beaucoup imaginaient.
Aujourd'hui, le réseau Bitcoin :
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est alimenté à plus de moitié par des énergies sans carbone
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a une intensité carbone inférieure à celle de nombreux secteurs traditionnels
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affiche un taux de recyclage supérieur à 86 %
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produit un impact concret sur la réduction du méthane
Ce qui suit est un résumé des points clés du rapport par @DSBatten, traduit par Odaily Planet Daily :
Pour lire le rapport complet : https://www.jbs.cam.ac.uk/wp-content/uploads/2025/04/2025-04-cambridge-digital-mining-industry-report.pdf
Note : Pour la première fois, l'équipe de recherche a mené une enquête approfondie auprès de 49 entreprises minières opérationnelles, au lieu de se baser uniquement sur des modèles obsolètes pour extrapoler les données. Cela renforce considérablement la crédibilité du rapport et nous permet d'avoir une vision bien plus complète des pratiques énergétiques dans le minage du bitcoin.
1. 26 % du minage provient d’électricité « hors réseau », souvent verte
Une découverte importante est que 26 % de la puissance de calcul mondiale du minage du bitcoin provient d’énergies « hors réseau » (c’est-à-dire non raccordées au réseau électrique principal). Ces fermes minières sont généralement situées dans des zones où l’électricité est moins chère et proches des sources d’énergie propre, comme des montagnes riches en hydroélectricité, des plateaux venteux, des régions à forte ressource géothermique, voire utilisent directement du gaz naturel résiduel pour produire de l’électricité.
Contrairement aux rapports précédents, qui supposaient généralement que le minage dépendait du réseau électrique public, on a longtemps ignoré l’existence de ces mineurs « hors réseau ». Or, en réalité, le minage hors réseau a davantage tendance à utiliser des énergies renouvelables ou à valoriser des énergies résiduelles, ayant ainsi un impact environnemental relativement moindre.

2. L’intensité carbone chute nettement, désormais inférieure à celle de nombreux secteurs traditionnels
En matière d’émissions de carbone, le rapport fournit une nouvelle estimation : le réseau Bitcoin produit 288,2 grammes de CO₂e par kWh. Ce chiffre est déjà inférieur à celui de nombreuses grandes industries traditionnelles, et très proche de l’estimation du chercheur indépendant Daniel Batten (266 grammes), ce qui confirme sa fiabilité.

Plus important encore, les émissions annuelles totales du réseau Bitcoin s’élèvent à environ 39,8 millions de tonnes de CO₂e — un niveau bien inférieur à ce qu’imaginent beaucoup, et qui n’a pratiquement pas augmenté au cours des quatre dernières années. Deux facteurs principaux expliquent ce constat :
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les équipements miniers deviennent de plus en plus efficaces, offrant davantage de puissance de calcul par unité d’énergie consommée ;
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un nombre croissant de mineurs migrent activement vers des régions utilisant des énergies propres.

3. Les mesures contre le méthane portent leurs fruits : 5,5 % des émissions compensées
Au-delà de la question « quelle électricité ? », l’industrie minière adopte désormais des méthodes de réduction carbone plus « radicales ». Par exemple, certaines entreprises exploitent directement le gaz résiduel des champs pétroliers et gaziers — normalement brûlé (« flare gas ») — pour produire de l’électricité et miner du bitcoin. Ainsi, elles extraient du bitcoin tout en évitant que du méthane ne soit rejeté directement dans l’atmosphère.
En intégrant cette forme d’énergie « à impact carbone négatif », les émissions nettes du réseau Bitcoin baissent à 37,6 millions de tonnes de CO₂e, soit une réduction supplémentaire d’environ 5,5 % par rapport au chiffre initial. Cette contribution à la réduction des émissions devient significative.

4. Taux de recyclage des équipements : 86,9 %, meilleur que dans la plupart des secteurs
Beaucoup craignent que l’obsolescence rapide des équipements miniers entraîne une production massive de déchets électroniques. Ce rapport apporte des éléments de réponse :
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86,9 % des équipements sont recyclés, revendus ou réutilisés, et ne finissent pas directement à la casse ;
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seulement 3,2 % des entreprises n’ont pas de stratégie dédiée à la gestion des déchets électroniques.
Cela montre que la sensibilité environnementale dans l’industrie minière du bitcoin est bien plus élevée que ce que l’on imagine généralement.

5. Les équipements miniers gagnent en efficacité : un progrès sous-estimé
Le groupe de Cambridge souligne également qu’un grand nombre de critiques passées sur la « forte consommation énergétique » du bitcoin ignorent un paramètre essentiel : l’amélioration continue de l’efficacité des équipements.
Des premiers CPU/GPU aux puces ASIC spécialisées, chaque génération apporte une amélioration notable de la puissance de calcul par unité d’énergie. Tout comme ceux qui jugeaient Internet « trop énergivore » autrefois ont ignoré la loi de Moore, aujourd’hui encore, beaucoup négligent la révolution d’efficacité énergétique permise par les progrès technologiques des machines minières.

6. L’utilisation illégale du bitcoin diminue, au lieu d’augmenter
Le rapport aborde aussi l’usage du bitcoin dans les activités illégales : les données montrent que la proportion d’utilisations illicites a atteint un pic en 2019, tandis que le volume absolu a culminé en 2022. Depuis, ces deux indicateurs sont en baisse.

Ce rapport constitue une correction bienvenue face à la stigmatisation dont souffre le bitcoin. Il remet en cause l’idée dépassée selon laquelle « bitcoin = énergies fossiles », et fournit aux décideurs politiques, aux régulateurs et aux médias une base factuelle actualisée.
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