
Bank of America's Hartnett : vendre les actions américaines aux plus hauts, acheter l'or aux plus bas
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Bank of America's Hartnett : vendre les actions américaines aux plus hauts, acheter l'or aux plus bas
Fortement optimiste sur l'or en raison de l'anticipation d'une dépréciation continue du dollar, de l'aggravation de l'incertitude du marché et d'une demande accrue de sécurité.
Auteur : Zhang Yaqi
Le marché passe de l'"exceptionnalisme américain" à la "négation américaine", et Michael Hartnett, stratège global chez Bank of America, conseille aux investisseurs de vendre les actions américaines lors des rebonds et d'acheter en creux les actions internationales et l'or.
Dans son rapport publié le 24, Hartnett indique que les flux récents montrent une sortie de 8 milliards de dollars des actions américaines contre une entrée de 33 milliards dans l'or, signe d'une préférence croissante du marché pour l'or.
Avec le rééquilibrage de l'économie mondiale, les capitaux quittent le marché américain pour se diriger vers d'autres régions, notamment les marchés émergents et l'Europe. Cette tendance soutient les prix de l'or. Depuis le début de l'année, l'or affiche la meilleure performance (+26,2 %), suivi par les obligations publiques (+5,6 %) et les obligations investment grade (+3,9 %), tandis que les actions américaines reculent de 3,3 %. La richesse boursière des ménages américains a déjà fondu d’environ 6 000 milliards de dollars cette année.
Hartnett recommande de « Stay BIG, sell rips », c’est-à-dire miser sur les obligations (Bonds), les actions internationales (International Stocks) et l’or (Gold). Les investisseurs devraient profiter des rebonds du marché actions américain pour vendre, plutôt que de suivre aveuglément la hausse.

Hartnett : Le marché est à un tournant historique
Hartnett souligne que depuis le début de l’année, l’évolution des actifs financiers suit une tendance claire : l’or en tête (+26,2 %), les obligations performantes (obligations publiques +5,6 %, obligations investment grade +3,9 %), tandis que les actions américaines (-3,3 %) et le dollar (-8,5 %) accusent des pertes marquées.
Les flux récents montrent des entrées sur tous les marchés actions régionaux (Europe : 34 milliards de dollars, marchés émergents : 10 milliards, Japon : 10 milliards), sauf aux États-Unis où l’on observe une sortie de 8 milliards ; l’or attire quant à lui 33 milliards de dollars.
Cette dynamique indique un rééquilibrage entre Wall Street et Main Street. Selon les données de Bank of America, la richesse boursière des ménages américains a fondu d’environ 6 000 milliards de dollars cette année, et le ratio des actifs financiers du secteur privé américain par rapport au PIB est passé de plus de 6 fois à 5,4 fois.

Pour Hartnett, ce changement marque la fin d’une ère – celle de « jamais si prospères » – caractérisée par des taux bas, plus de 30 000 milliards de dollars de stimulus monétaires mondiaux, un déficit public américain à 9 % et l’essor de l’intelligence artificielle.

Trois facteurs clés de transformation
Hartnett estime que le redressement actuel du marché est déclenché par trois facteurs « 3B » :
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Obligations (Bonds) : le rendement des obligations du Trésor américain connaît la hausse la plus rapide de 50 points de base depuis mai 2009
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Bases sociales (Base) : le taux d’approbation de Trump est passé de 53 % à 46 %
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Milliardaires (Billionaires) : les géants technologiques ont perdu plus de 5 000 milliards de dollars de capitalisation boursière

Pour inverser la tendance du « sell the rip », le marché aurait besoin de trois éléments :
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Baisse des taux : anticipation de baisse des taux par la Fed (le marché anticipe à 65 % une baisse lors de la réunion FOMC du 18 juin, et à 100 % une baisse lors de celle du 30 juillet)
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Barrières tarifaires : assouplissement des politiques de droits de douane de Trump
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Consommateur : maintien de la résilience des dépenses des consommateurs américains
Réévaluation mondiale et faiblesse du dollar
Hartnett considère que la grande tendance de 2025 est le pic atteint par les valorisations boursières et de crédit. Historiquement, le PER du S&P 500 :
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Moyenne du XXe siècle : 14 fois (période des guerres mondiales, guerre froide, Grande Dépression, stagflation)
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Moyenne du XXIe siècle : 20 fois (globalisation, progrès technologique, politique monétaire accommodante)
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Première moitié des années 2020 : 20 fois comme plancher du PER
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À l’avenir : 20 fois pourrait devenir le plafond du PER
Pour Hartnett, la dépréciation continue des actifs libellés en dollars est le thème d'investissement le plus clair, et la flambée du prix de l'or en est un signal évident. Cette tendance de dépréciation du dollar bénéficiera aux matières premières, aux marchés émergents et aux actifs internationaux (technologie chinoise, banques européennes/japonaises).
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