
Réflexion sur une transaction d'un million de dollars : Moins, c'est plus
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Réflexion sur une transaction d'un million de dollars : Moins, c'est plus
Le trading est un dialogue sans fin avec soi-même.
Auteur : b12ny
Il existe deux types de traders sur le marché : ceux qui en savent trop peu et gagnent peu, et ceux qui en savent trop et perdent d’avantage.
Quand j’ai commencé à trader, je pensais naïvement que plus j’apprendrais, plus je gagnerais d’argent. Mais avec le temps, j’ai compris que le marché n’était pas une compétition de connaissances, mais une lutte impitoyable.
Ces derniers mois, comme le marché n’est plus aussi animé qu’auparavant, et puisque mes performances ont été particulièrement mauvaises début cette année, j’ai décidé de revoir tout mon parcours de trading depuis le début.
De l’émotion au départ, puis aux données, jusqu’à aujourd’hui où je trade les émotions du marché.
Ce chemin parcouru ne m’a pas rendu plus expert du marché, mais m’a appris à m’y adapter. J’ai ainsi appris à supprimer les fardeaux cognitifs inutiles, pour trouver les éléments essentiels qui correspondent vraiment à mon style de trading.
Première étape : Le trading émotionnel
Je me souviens que quand j’ai commencé, toutes mes décisions étaient guidées par l’intuition et la chaleur aveugle du marché. Le FOMO était mon moteur. Comme tout le monde, je décidais de tout miser selon les tweets de Musk, je passais mon temps sur Twitter, j’entrais dans des groupes Telegram, craignant de rater la moindre opportunité de x100.
Je me sentais extrêmement impliqué, prêt à entrer à tout moment. La fièvre du marché et Dogecoin me faisaient croire que j’étais un génie de la blockchain. Mais après avoir tradé fréquemment, j’ai connu mon premier krach, subissant un repli maximum de près de 70 %. Mes entrées et sorties semblaient logiques sur le moment, mais en y repensant, tout cela n’était que stupidité pure.
J’ai même soupçonné qu’un manipulateur surveillait mes positions. En réalité, je ne comprenais tout simplement pas la logique de fonctionnement du marché.
Deuxième étape : Le trading basé sur les données
Réaliser les limites du trading émotionnel m’a poussé à me tourner vers l’analyse de données. Grâce à mon expérience en analyse de données, j’ai commencé à étudier les données on-chain, les flux de capitaux, les variations de liquidité, construisant des stratégies fondées sur les données afin de suivre les baleines et trouver les meilleurs points d’entrée et de sortie.
Cet avantage analytique m’a rendu plus rationnel. Je pensais avoir percé les manipulations des gros acteurs, réduisant le nombre de fois où je me faisais piéger par le marché. Mais progressivement, je suis devenu trop dépendant des indicateurs. Mes décisions se sont complexifiées, et leur exécution est devenue difficile.
Quand les données ne correspondaient pas à l’humeur du marché, je me suis retrouvé coincé dans une situation où ma théorie semblait juste, mais le marché refusait de suivre. J’ai appris à utiliser les données pour valider la logique du marché, mais le marché m’a violemment rappelé à l’ordre :
“Aucune donnée ne peut prédire parfaitement ce qui va arriver.”
Troisième étape : Trader l’émotion du marché
Vers la fin de mon apprentissage, j’ai compris que le marché ne donne jamais d’opportunités parfaites. Le vrai point d’entrée se situe à la convergence entre un facteur clé (l’incertitude) et l’émotion collective du marché.
La valeur des données réside dans l’information historique et les directions possibles, pas dans une coupe magique offrant 100 % de réussite. À la fin, le trading n’est pas une course à celui qui en sait le plus, mais à celui qui survivra le plus longtemps (en perdant moins).
J’ai donc commencé à éliminer les analyses de données inutiles, à lâcher prise sur chaque détail, et à me concentrer uniquement sur le *narrative*, les flux de capitaux, la liquidité et les points de retournement émotionnels.
Ma manière de trader est devenue de plus en plus simple. Je n’attends plus la « perfection des données », j’entre uniquement aux points critiques du marché, augmentant ainsi ma marge d’erreur, réduisant la surcharge d’informations, et me concentrant sur les variables clés que je pense influencer le marché. Cela me permet d’être plus flexible face aux changements, sans être enfermé dans une seule stratégie.
Le trading, c’est un dialogue infini avec soi-même
Aujourd’hui, j’ai enfin compris : le trading ne consiste pas à tout savoir, mais à savoir quoi ignorer.
Vous pouvez analyser les données on-chain, étudier les émotions du marché, saisir les mouvements courts, suivre les flux de capitaux. Vous pouvez lire les émotions dans les MEME coins, sentir le FOMO s’enflammer à travers un simple meme, voir un tweet propulser une crypto, ou encore sortir avant l’effondrement de la foi collective.
Mais malgré tout cela, vous pouvez continuer à perdre de l’argent. Voilà la dure réalité.
Le cœur du trading n’est pas de tout contrôler, mais de simplifier, de se concentrer sur quelques éléments essentiels, de filtrer le bruit du marché, de croire en chaque décision prise, et d’assumer ses erreurs avec courage. Ceux-là auront une chance de survivre sur ce marché.
Ce que je viens de partager est mon propre parcours : du trading émotionnel, au trading basé sur les données, puis enfin au retour au rythme du marché. Mon expérience n’a rien eu de linéaire, mais a été un processus chaotique, puis ordonné, pour finalement revenir à la simplicité.
Enfin, je veux dire une chose : vous pouvez tout perdre,
mais tant que le sourire de Super Idol n’est pas plus doux que le tien.
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