
Briser les barrières linguistiques : communiquer l'importance et le potentiel du Web3
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Briser les barrières linguistiques : communiquer l'importance et le potentiel du Web3
Web3 est un espace pour tous.
Rédaction : ETHAN LYLE, ROBERT LEDNICZKY
Traduction : TechFlow
Pour nous, le Web3 est un domaine dynamique et innovant. Mais pour les personnes extérieures, il est souvent associé à des termes négatifs comme « arnaque ». Nous devons donc expliquer la technologie cryptographique sans effrayer les nouveaux venus, tout en les aidant à comprendre l'importance et le potentiel de ce secteur.

Imaginez la scène suivante : vous participez à une fête entre amis et vous vous retrouvez en conversation avec des professionnels de la finance. Ils parlent d’EBITDA, d'amortissement d'actifs ou encore de plus-values immobilières. Ou bien imaginez des médecins discutant de la voie des lectines ou des filaments d’actine. Ou encore des ingénieurs évoquant la superhétérodyne ou l'expansion adiabatique.
Comment entrer dans la conversation ?
C’est difficile.
Vous finissez probablement par hocher la tête, prétexter un besoin d’aller boire un verre, puis cherchez comment partir au plus vite.
Le langage est un outil clé pour créer des liens. Il construit des communautés et favorise le sentiment d’appartenance. Mais il peut aussi être exclusif, et donner aux autres l’impression d’être exclus.
Dans le cas du Web3, des cryptomonnaies et de la blockchain, l’absence d’un langage adapté au grand public nuit gravement aux chances de succès du secteur.
Le problème du langage
La fête du Web3, qui a commencé comme une petite réunion informelle, s’est désormais largement étendue. Pourtant, la route vers une adoption massive reste semée d’embûches.
Aujourd’hui, beaucoup de personnes du grand public s’intéressent au Web3, mais n’aiment pas ce qu’ils y voient. Selon une enquête récente de CNBC, 43 % des Américains ont une opinion négative sur les cryptomonnaies, contre seulement 8 % d’opinions positives.
Jusqu’à présent, le langage couramment utilisé autour du Web3 peine à dissiper ces réticences.
Le secteur est rempli de jargon technique qui masque les innovations remarquables et le pouvoir transformateur du Web3. Et lorsque celui-ci est exprimé en termes simples, le récit est trop souvent négatif. Le mot « fraude » est bien connu, et l’histoire de SBF ne fait que renforcer cette idée.
Qu’est-ce que le Web3 ?
En résumé, le Web3 traverse une crise de langage. Même son nom constitue un obstacle. Comprendre ce qu’est le « Web3 » suppose que l’auditeur connaisse déjà les notions de Web1 et Web2. N’est-ce pas là notre propre problème ?

Ces technologies sont nouvelles, et leur langage a été façonné par des développeurs et des adeptes passionnés. Mais désormais, le monde du Web3 doit engager un dialogue convaincant avec les nouveaux venus. Cela signifie expliquer de la manière la plus simple possible ce que la technologie permet de faire, et surtout, pourquoi cela devrait intéresser les gens.
Très bien, alors quoi maintenant ?
Un langage plus simple et plus attrayant est une première étape, mais cela ne suffit pas. Les mots qui marquent le Web3 doivent refléter une réalité authentique — pas celle de nos technologies magiques, mais celle des utilisateurs. Montrons aux gens que nous voulons vraiment résoudre leurs problèmes. Éveiller la curiosité est la clé pour accueillir le grand public.
Lorsque nous parlons aux nouveaux arrivants, posons des questions comme : Quels sont selon vous les défauts d’Internet aujourd’hui ? Ils parleront peut-être de confidentialité — Google sait tout d’eux, ou Facebook vend leurs données.
Que changeriez-vous dans le système bancaire ? Ils mentionneront peut-être la difficulté et le coût des transferts d’argent entre personnes ou comptes, ou encore leurs inquiétudes concernant la sécurité.
Que modifieriez-vous dans le commerce en ligne ? Ils se plaindront sans doute de ne pas pouvoir obtenir de billets pour Beyoncé malgré leur statut de fans fidèles, tandis que des centaines de billets sont revendus sur StubHub à cinq fois le prix initial.
Nous devons comprendre d’où viennent nos interlocuteurs, et ce qui compte pour eux. Plaçons-les au centre. Évaluons si le Web3 apporte réellement une amélioration concrète à leur vie, plutôt que de leur jeter des termes techniques à la figure. Ce n’est qu’ainsi que nous aurons une chance de percer.
Dans nos écrits sur le Web3 — marketing, descriptions de produits ou autres communications — gardons cela à l’esprit. Au lieu d’essayer d’éduquer des « ignorants » ou de vanter des prouesses technologiques impressionnantes, commençons et terminons par leurs besoins. Relier les points entre leurs préoccupations et ce que propose le Web3 : c’est ainsi que nous ferons mieux. Si le Web3 ne parvient pas à établir ces connexions, le problème vient de nous-mêmes…
Cela semble simple, mais c’est extrêmement difficile à mettre en œuvre. Il suffit d’examiner la majorité des contenus Web3 actuels pour constater que notre secteur communique mal avec le public. Le résultat est décevant.
Conclusion
Le Web3 évolue à une vitesse incroyable. Nous apprenons encore tout ce que ces technologies peuvent accomplir, sans parler de la façon dont on peut les décrire. En tant que communicants professionnels, nous croyons en la puissance du Web3, et nous pouvons nous efforcer d’être humbles, curieux et bienveillants. Le Web3 est un espace pour tout le monde.
La fête du Web3 va continuer. Il est temps de trouver de meilleurs mots, d’ouvrir la porte, et d’inviter tout le monde à participer.
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