TechFlow rapporte que, le 22 février, le président américain Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu’il augmentait le taux global des droits de douane à l’importation, initialement fixé à 10 % par décret exécutif signé la veille, pour le porter à 15 %, avec effet immédiat.
Cette décision intervient après qu’un arrêt de la Cour suprême des États-Unis eut jugé illégal et ultra vires l’imposition massive de « droits de douane réciproques » ainsi que certains droits ciblant le trafic de fentanyl, mesures que Trump avait fondées sur la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale (IEEPA). En conséquence, ces droits ont été annulés. Trump s’est alors tourné vers l’article 122 de la Loi de 1974 sur le commerce, qui autorise le président à imposer, en cas de déséquilibre commercial, des droits de douane temporaires allant jusqu’à 15 % sur les marchandises importées de tous les pays, pour une durée maximale de 150 jours (une prolongation nécessitant l’approbation du Congrès, mesure jamais utilisée auparavant).
Dans son message, Trump a affirmé que de nombreux pays avaient « profité indûment des États-Unis pendant des décennies » et a déclaré qu’il définirait et promulguerait, dans les prochains mois, de nouvelles mesures tarifaires « légales ». Ces droits s’appliquent aux importations mondiales (certains produits essentiels, comme l’énergie et les minéraux critiques, pourraient toutefois être exemptés) et visent à remédier au déficit commercial américain, mais risquent de déclencher des tensions commerciales mondiales, des pressions inflationnistes ainsi que des mesures de rétorsion sous forme de droits de douane.




