TechFlow rapporte que, le 22 février, selon un article de CoinDesk, Blue Owl Capital, géant américain du crédit privé, a annoncé la vente d’actifs prêts d’une valeur d’environ 1,4 milliard de dollars afin de faire face aux demandes de rachat émanant des investisseurs de son fonds de crédit privé axé sur la clientèle de détail. Ce fonds (Blue Owl Capital Corp II) remboursera aux investisseurs qualifiés environ 30 % de sa valeur nette d’actif (VNA), les actifs étant cédés à un prix correspondant à 99,7 % de leur valeur nominale. Sous l’effet de cette annonce, le cours de l’action Blue Owl (OWL) a chuté de près de 15 % cette semaine et enregistre, sur un an, une baisse cumulée supérieure à 50 %. Les actions d’autres sociétés de capital-investissement, telles que Blackstone, Apollo Global et Ares Management, ont également fortement reculé.
Des experts comparent ce phénomène au « canari dans la mine de charbon » qui, avant la crise financière de 2007 (par exemple, l’effondrement des fonds spéculatifs de Bear Stearns), préfigure des troubles plus graves. Ils mettent en garde contre les risques systémiques, le resserrement du crédit et la contagion bancaire susceptibles de découler d’une expansion excessive du marché du crédit privé — notamment dans le domaine des investissements liés à l’intelligence artificielle. Si la pression s’intensifie au point de contraindre les banques centrales à abaisser leurs taux directeurs et à injecter de la liquidité, un scénario similaire à celui observé après la pandémie de 2020 pourrait se reproduire, redonnant ainsi un nouvel élan au bitcoin et aux marchés cryptographiques et déclenchant potentiellement le prochain marché haussier.




