
Les casinos traditionnels font tomber Polymarket en justice : interdiction nationale en Argentine
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Les casinos traditionnels font tomber Polymarket en justice : interdiction nationale en Argentine
Polymarket a déjà fait l’objet d’ordonnances de blocage émises par des tribunaux français, roumains et d’autres pays européens.
Auteur : Tim Alper
Traduction et adaptation : TechFlow
Introduction de TechFlow : L’association argentine des casinos traditionnels et la Direction nationale des loteries ont intenté une action en justice contre Polymarket et obtenu, avec succès, une ordonnance d’interdiction nationale émise par le tribunal de la ville de Buenos Aires — au motif que la plateforme exerçait illégalement une activité de jeu sans licence.
Cette mesure ne constitue pas simplement une initiative réglementaire isolée à l’échelle nationale, mais bien un manuel opérationnel-type utilisé par les groupes d’intérêts du secteur du jeu traditionnel pour frapper les marchés prédictifs cryptographiques dans le cadre des réglementations existantes. La France et la Roumanie ont déjà ouvert la voie.
Texte intégral :
- L’ordonnance d’interdiction émise par le tribunal de la ville de Buenos Aires contre Polymarket s’applique à l’ensemble du territoire national.
- Le parquet affirme que Polymarket exploite sa plateforme sans détenir l’autorisation requise pour proposer des jeux de hasard.
- Le pouvoir législatif de Buenos Aires examine actuellement une proposition de loi visant à interdire totalement les jeux de hasard basés sur les cryptomonnaies.
Les autorités argentines chargées de la régulation du jeu ainsi que les exploitants de casinos sont parvenus à convaincre le tribunal d’interdire, à l’échelle nationale, la plateforme de marchés prédictifs reposant sur la technologie blockchain, Polymarket.
Cette interdiction nationale a été prononcée par le tribunal de la ville de Buenos Aires suite à deux plaintes officielles déposées respectivement par l’organisme municipal des loteries et par la Chambre argentine des salles de casino, de bingo et établissements affiliés (CASCBA).
L’organisme municipal des loteries est une entreprise publique chargée de réguler, d’accorder des licences et de percevoir les taxes dues par tous les opérateurs de jeux actifs sur le territoire de la ville de Buenos Aires. La CASCBA, quant à elle, est une association professionnelle représentant les exploitants de jeux terrestres en Argentine, notamment les casinos et les salles de bingo.
« Les fournisseurs d’accès à Internet se sont vu ordonner de prendre les mesures nécessaires afin d’appliquer cette interdiction. » Selon le quotidien argentin *Página 12*, c’est ce qu’a déclaré le ministère public de la ville de Buenos Aires.
Cette interdiction intervient peu après des critiques publiques formulées à l’encontre de Polymarket concernant des paris portant sur les données d’inflation argentine publiées la semaine dernière — certains observateurs estimant que certains utilisateurs auraient pu obtenir ces informations avant leur diffusion officielle.
Il s’agit là d’un nouveau revers subi par Polymarket et d’autres marchés prédictifs cryptographiques, qui font déjà face à une forte résistance de la part des tribunaux et des autorités de régulation du jeu aux États-Unis. En janvier de cette année, un tribunal du Massachusetts a interdit à Kalshi, concurrente de Polymarket, d’opérer dans cet État, au motif qu’elle « ne respectait pas » les règles applicables aux paris sportifs.
« Jeux sportifs non autorisés »
Les actions en justice engagées par l’organisme municipal des loteries et par la CASCBA reposent toutes deux sur un même argument central : Polymarket autorise les résidents de la ville de Buenos Aires à parier sur une plateforme non autorisée.
Cette plainte a reçu le soutien du parquet, qui a désigné à cette affaire des procureurs spécialisés dans les dossiers liés aux jeux de hasard.
Le parquet a informé le tribunal que la plateforme « fonctionne comme un système secret de paris en ligne », sans exiger d’identification ni de vérification de l’âge des utilisateurs.
« Cela signifie que toute personne, y compris les enfants et les adolescents, peut accéder librement à cette plateforme et y placer des paris, en l’absence de tout mécanisme de contrôle. » Tel est le constat présenté par le parquet devant le tribunal.
Controverse autour des jeux de hasard cryptographiques
Le parquet reproche également à Polymarket d’autoriser les utilisateurs argentins à parier à l’aide de cryptomonnaies et de cartes de crédit.
Dans la ville de Buenos Aires, les entreprises de jeux de hasard peuvent effectivement proposer des services de paris utilisant des cryptomonnaies ou des cartes de crédit, mais uniquement sous réserve d’une licence spécifique délivrée par l’organisme municipal des loteries.
Toutefois, le pouvoir législatif exprime une forte opposition à l’égard des entreprises autorisant leurs clients à jouer à crédit ou à l’aide de cryptomonnaies.
Actuellement, les députés de la capitale argentine examinent une proposition de loi présentée par un député, qui vise à interdire purement et simplement l’utilisation des cryptomonnaies et des cartes de crédit par les casinos en ligne et autres sites de jeux de hasard.
Polymarket a déjà fait l’objet d’ordonnances d’interdiction émises par des tribunaux français, roumains et d’autres pays européens.
La plateforme propose encore actuellement des cotes sur plusieurs marchés liés à l’Argentine, notamment sur la question de savoir si le pays adoptera le dollar américain avant la date butoir fixée par lui-même au 30 juin. Elle propose également des cotes sur la probabilité que le président Javier Milei termine effectivement son mandat avant les élections présidentielles de 2027.
Polymarket n’a pas immédiatement répondu à notre demande de commentaire.
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