
Analyse complète des six points clés à surveiller lors du FOMC de mars
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Analyse complète des six points clés à surveiller lors du FOMC de mars
Les décideurs politiques doivent faire des arbitrages entre un ralentissement de la croissance et une inflation persistante, ainsi que sur la nécessité ou non d'anticiper les incertitudes liées à Trump.
Auteur : Prétendre être à Wall Street
Les signes de ralentissement sont déjà perceptibles. Dans un contexte où les marchés financiers sont extrêmement nerveux, les responsables de la Fed ont certainement pris note de cette situation. Le cœur du débat lors de la réunion FOMC de mars sera donc le dilemme auquel les décideurs doivent faire face entre « ralentissement de la croissance », « inflation persistante » et la nécessité éventuelle d’anticiper l’« incertitude Trump ».
Si la réunion envoie des signaux comprenant « une moindre tolérance à l’inflation + des baisses de taux plus tardives », tout en ignorant les perturbations budgétaires et tarifaires provoquées par Trump, cela pourrait entraîner une baisse des obligations américaines, des actions américaines et des actifs cryptos, tandis que le dollar s’apprécierait à court terme ; (bien entendu, je pense que la probabilité qu’un tel ensemble d’éléments hawkish se réalise est faible)
En revanche, si la Fed juge que l’inflation actuelle est provoquée par des facteurs temporaires (comme les droits de douane ou les chaînes d’approvisionnement), ou considère que le risque de récession dépasse celui de l’inflation, et choisit donc de tolérer temporairement une inflation supérieure à 2 %, cela pourrait raviver l’anticipation d’une baisse des taux et soutenir les actifs risqués.
Par ailleurs, si la Fed manifeste trop d’inquiétude quant à la croissance économique, même en présence d’attentes de relance monétaire, cela pourrait provoquer une panique passagère sur les marchés, entraînant une volatilité désordonnée à court terme.

Voici les points clés à surveiller en détail :
1. Décision sur les taux et orientation politique
Le taux restera-t-il inchangé ?
Tous les analystes prévoient unanimement que la Réserve fédérale maintiendra l’intervalle cible du taux directeur à 4,25 %-4,50 %, confirmant ainsi sa posture de « non-précipitation ». Aucune surprise n’est attendue ici. En cas de surprise, ce serait un signal clair pour acheter massivement.
Formulation de la déclaration politique :
Il conviendra d’observer si la déclaration modifie son évaluation concernant la croissance économique, l’inflation et l’équilibre des risques (par exemple, passer d’une « croissance solide » à un « ralentissement modéré »), et si elle conserve ou non la formulation de « patience ». Attention également à savoir si les responsables minimisent la hausse du taux de chômage tout en continuant d’affirmer que le marché du travail reste tendu.
Si la déclaration insiste sur la persistance de l’inflation, cela pèsera sur les actifs risqués ; en revanche, si elle minimise les risques liés à l’inflation et à la croissance, cela pourrait stimuler les marchés boursiers et cryptos.
2. Révisions des projections économiques (SEP)
Croissance et taux de chômage :
Wall Street anticipe que les responsables de la Fed vont légèrement abaisser leurs prévisions de croissance du PIB pour 2025 (de 2,1 % à 2,0 %), reflétant l’impact négatif des politiques commerciales et le ralentissement de la consommation, tandis que le taux de chômage devrait rester bas (4,3 %).
Trajectoire de l’inflation :
La dernière projection de l’inflation PCE sous-jacente était de 2,5 %. Si les responsables tiennent compte de la transmission des droits de douane et de la rigidité salariale, ils pourraient la réviser à la hausse — mauvais signal.
Il faudra aussi surveiller si les anticipations d’inflation à long terme « dérivent » (comme l’indique l’avertissement du dernier sondage de l’Université du Michigan, qui montre une inflation anticipée bondissant à 3,9 %).
Impact sur les marchés : si les prévisions de croissance du PIB sont abaissées et celles de l’inflation PCE sous-jacente relevées, cela renforcera les craintes de stagflation, pesant sur les actifs risqués tout en soutenant l’or.
3. Le graphique des projections (Dot Plot) et les signaux de baisse des taux
Nombre médian de baisses de taux prévues pour 2025 : le marché anticipe actuellement deux baisses (de 25 pb chacune). Il faudra observer si cette estimation est maintenue, réduite (à une seule) ou augmentée (trois).
Taux d’intérêt neutre à long terme (r*) : si la Fed estime que les politiques commerciales augmentent les coûts structurels, cela pourrait conduire à une révision à la hausse du r*, impliquant ainsi moins de marge de manœuvre pour baisser les taux.
Degré de divergence des membres : il faut analyser la dispersion des points sur le graphique. Si les prévisions pour 2025 se concentrent entre une et trois baisses, cela indiquerait une forte incertitude quant à la trajectoire politique.
Impact sur les marchés :
Des signaux de stagflation sont déjà présents. Le point central du Dot Plot consistera donc à évaluer la tolérance de la Fed face aux risques de stagflation.
Si le graphique suggère moins de baisses de taux (une seule), les rendements des titres à court terme bondiront, pénalisant les actifs risqués. S’il suggère davantage de baisses (trois), cela renforcera l’appétit pour le risque.
Si le Dot Plot indique davantage de baisses, il faudra vérifier si la projection de l’inflation PCE sous-jacente a été simultanément abaissée (la précédente étant de 2,8 %). Un signal contradictoire (plus de baisses + inflation plus élevée) plongerait les marchés dans le chaos.
4. Ajustement du programme de resserrement quantitatif (QT)
Rythme de réduction du bilan :
L’ajustement du QT pourrait inclure un ralentissement du rythme de contraction ou l’arrêt de la vente d’obligations adossées à des créances hypothécaires (MBS), actuellement limitée à 35 milliards de dollars par mois.
Stratégie de réinvestissement :
Il faudra surveiller si les remboursements de MBS sont réinvestis proportionnellement en bons du Trésor (stratégie neutre) ou orientés vers les titres à très court terme (Bills), ce qui pourrait accentuer la distorsion sur le court terme, surtout que le plafond de la dette a déjà réduit l’émission de Bills. Un réinvestissement neutre ou axé sur les obligations longues pourrait ramener à la baisse les rendements longs et atténuer la prime de durée, constituant ainsi un soutien supplémentaire.
Impact sur les marchés :
Cela pourrait représenter le principal catalyseur positif de cette réunion. Une indication claire sur la fin du QT atténuerait les craintes liées à la pression sur la liquidité et pourrait favoriser un rebond des actifs risqués.
5. Politique commerciale et risques d’inflation
Évaluation de l’impact des droits de douane :
La Fed mentionnera-t-elle, dans sa déclaration ou lors de la conférence de presse, l’incertitude liée aux politiques commerciales et ses effets ambivalents sur la croissance et l’inflation (certaines institutions estiment que les droits de douane pourraient faire grimper l’inflation PCE sous-jacente de 0,5 point de pourcentage) ?
Exprimera-t-elle des inquiétudes explicites face au risque de « stagflation » (le marché anticipe déjà une récession, mais la Fed reste centrée sur l’inflation) ?
En cas de perte de contrôle des anticipations d’inflation, émettra-t-elle un signal hawkish en affirmant être prête à relever les taux si nécessaire (scénario peu probable, mais à surveiller) ?
Impact sur les marchés :
Si la Fed souligne la persistance de l’inflation, le taux d’intérêt réel augmentera et pèsera sur l’or ; si elle reconnaît la stagflation, les actifs risqués seront vendus. Si l’inflation reste maîtrisée, le marché adoptera une attitude d’attente.
6. Plafond de la dette et risques budgétaires
Risque de fermeture partielle du gouvernement :
L’impasse sur le plafond de la dette n’est pas encore résolue. Il faudra observer si la Fed anticipe ou non des mesures de soutien à la liquidité (comme un ajustement de l’outil SRF), ce qui serait perçu comme une bonne nouvelle.
Poids budgétaire :
La Fed intègrera-t-elle dans ses prévisions SEP l’impact négatif des réductions des dépenses publiques sur la croissance (par exemple, les licenciements dans le secteur public nuisant à l’emploi) ?
Impact sur les marchés :
L’impact ici peut être quelque peu complexe. Généralement, si la Fed exprime fortement son inquiétude face à un désordre sur le marché obligataire ou à une détérioration des perspectives de croissance, les marchés peuvent d’abord paniquer et vendre massivement. Ensuite seulement, l’attention pourrait se recentrer sur l’attente d’un assouplissement monétaire. Dans ce cas, les marchés pourraient connaître une forte volatilité désordonnée à court terme, sans direction claire.
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