
Les ordonnanceurs décentralisés ne sont-ils que le début du potentiel offert par les Rollup de couche 2 ?
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Les ordonnanceurs décentralisés ne sont-ils que le début du potentiel offert par les Rollup de couche 2 ?
Faire de la couche 2 une véritable couche d'extension apportant à la chaîne principale des utilisateurs, un écosystème et de nouvelles forces vives, et non simplement un choix subsidiaire pour les chasseurs de distributions gratuites (Airdrop Hunter).
Rédaction : Haotian
Beaucoup pensent que le séquenceur décentralisé de @MetisDAO n'est qu'une « narration technique » issue de la concurrence acharnée entre solutions Rollup. Pourtant, après avoir lu ce brillant article de son cofondateur @kevinliub, on réalise que la réalité est bien plus profonde.
En réalité, le séquenceur décentralisé n'est que le point de départ permettant aux Rollup Layer2 d'exploiter tout leur potentiel. Les visions tant attendues – une véritable DeFi native sur layer2, une explosion écologique – ne peuvent se concrétiser que si cette base est posée. Pourquoi ? Voici mon analyse.
1) La décentralisation du séquenceur a été dès l’origine un pilier central pour presque tous les rollups Layer2. Cependant, certains grands rollups généralistes comme Optimism ou zkSync ont, pour diverses raisons, ralenti voire gelé leur processus de décentralisation.
Prenons l'exemple d'OP : il domine déjà la majeure partie du marché, sa stratégie OP Stack progresse avec succès. À ce stade, imposer brutalement un séquenceur décentralisé pourrait introduire des risques et défis potentiels pour l'écosystème global du layer2 : extraction MEV, comportements malveillants des nœuds, etc. Il est donc compréhensible qu’il choisisse temporairement de maintenir un modèle centralisé au nom de la stabilité. En revanche, Metis, en tant que nouveau venu ambitieux dans l’espace layer2, n’a pas l’héritage écologique d’Optimism. Partant de zéro, il peut intégrer la décentralisation dès l’origine et en faire la fondation de son développement futur.
2) La décentralisation du séquenceur n’est qu’un apéritif. Le plat principal réside dans la construction décentralisée du modèle économique (tokenomics). En bref, il s’agit d’accorder à la token de layer2 des cas d’utilisation fondamentaux, notamment comme moyen de paiement des frais de gaz, afin que ce jeton joue un rôle actif dans l’incitation des séquenceurs décentralisés, dans le renforcement de l’écosystème et dans la construction d’une véritable DeFi native sur layer2.
Certes, l’approche initiale utilisant ETH comme jeton de gaz sur layer2 semble politiquement plus orthodoxe. Toutefois, cela réduit alors la token de layer2 à un simple rôle de gouvernance, incapable de créer de la valeur au sein de l’architecture économique réelle ni de s’auto-renforcer durablement. Un usage limité à la gouvernance et aux votes ne suffit clairement pas à répondre aux attentes quant à la valeur réelle d’un jeton layer2.
Il y a deux ans, Metis a fait le choix audacieux d’utiliser $Metis comme jeton de gaz. Ce qui semblait alors une transgression osée reflétait en réalité une vision à long terme du modèle économique layer2. Par exemple, on reproche souvent aux layer2 de manquer de DeFi native. Si une nouvelle chaîne ne circule qu’en versions « wrapped » des jetons de la chaîne principale, elle ne bénéficie que du débordement de liquidité de la couche principale, sans pouvoir libérer la puissance explosive d’une DeFi véritablement native.
3) Ne croyez pas qu’il soit simple pour un layer2 de mettre en œuvre un séquenceur décentralisé ou d’adopter son propre jeton de gaz. D’un côté, cela introduit le problème de la MEV. Lorsque le séquenceur est centralisé, l’espace d’extraction MEV est très limité. Mais une fois la base décentralisée établie, la MEV devient inévitablement un défi majeur. Trouver des solutions efficaces et positives constitue un grand enjeu — il faut développer des mécanismes incitatifs similaires à MEV-Boost sur Ethereum, avec un routeur MEV, tout en minimisant les effets négatifs de la MEV sur l’écosystème layer2.
D’un autre côté, lorsque le jeton layer2 devient un jeton utilitaire, un défi direct apparaît : celui de l’adoption par l’écosystème. Comme la DeFi sur Ethereum est passée de la phase Staking à celle de Restaking, la construction d’un édifice DeFi massif repose initialement sur le Staking. Il est donc crucial que les nœuds séquenceurs récompensés, ainsi que les projets ayant reçu des subventions, utilisent leurs jetons d’incitation non pas pour les vendre immédiatement (« miner and dump »), mais comme point de départ pour construire une nouvelle DeFi native, en participant activement à l’élargissement collectif de l’écosystème.
Si l’on observe attentivement l’écosystème Metis, on découvre des nouveaux venus comme @TheHerculesDEX, spécialisé dans les dérivés innovants, ou @ENKIProtocol, actif dans le domaine LSD. Bien qu’inconnus jusqu’alors, ces infrastructures DeFi pourraient justement être les éléments déclencheurs du développement d’une DeFi native sur un layer2 doté d’un jeton solide. Et encore, ces projets ne sont que le début : bien d’autres initiatives prometteuses émergeront certainement.
En somme, décentraliser le séquenceur et partager le pouvoir n’est qu’un premier pas. Le vrai défi réside dans la capacité à coordonner les intérêts de toutes les parties prenantes, à inciter les participants à construire activement plutôt qu’à spéculer passivement, et à bâtir, autour du jeton natif, un écosystème DeFi layer2 solide et durable.
Il s’agit de faire du layer2 une véritable couche d’extension, capable d’apporter à la chaîne principale de nouveaux utilisateurs et une vitalité écologique renouvelée, et non simplement une option secondaire pour les chasseurs d’airdrops.
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