
La vague de fermetures des ateliers de "lancement de projets" et d'arnaques PUA dans le secteur cryptographique face à l'hiver du marché
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La vague de fermetures des ateliers de "lancement de projets" et d'arnaques PUA dans le secteur cryptographique face à l'hiver du marché
Ce ne sont pas seulement les équipes de projet qui peuvent être dépossédées, mais aussi les studios eux-mêmes.
Rédaction : TechFlow
Le 15 août, après le lancement officiel de SEI/Cyber sur Binance, la communauté des « chasseurs de récompenses » a été submergée par les lamentations. Nombreux sont ceux qui ont déclaré s'être fait manipuler ou arnaqués, et un consensus s'est rapidement établi : « Les projets chinois ne font que du PUA (manipulation psychologique), ils n'ont aucune vision stratégique. Pour faire du farming, il faut se concentrer sur les équipes étrangères et les projets bien financés ».
Des rumeurs invraisemblables se sont également propagées : selon certaines affirmations, le fondateur de SEI serait le frère cadet Colin Huang, fondateur de Pinduoduo. Cependant, les membres de l'équipe SEI ont indiqué à TechFlow qu'il s'agissait purement d'une fausse rumeur. En réalité, l'équipe fondatrice de SEI est entièrement américaine. Après vérification, cette allégation provenait en fait d'une plaisanterie dans la communauté, basée sur le fait que le développement de SEI semblait toujours bloqué à 99 %, puis elle a été déformée au fil des partages.
Les plus touchés sont sans doute les chasseurs de récompenses professionnels. De nombreux utilisateurs ont crié sur Twitter que « les fermes de farming vont connaître une vague de faillites ». La situation est effectivement critique : nous avons constaté que plusieurs petites et moyennes fermes de farming ont déjà cessé leurs activités.
Jin Lian avait accumulé sa fortune grâce aux airdrops de Dydx, Ens et Arb, puis a fondé un studio de farming dans une ville de second rang, embauchant des proches et des étudiants à plein temps. Il y a deux mois cependant, il a fermé son studio, Sui ayant été leur dernier grand coup. « Nous investissions continuellement sans voir de retour », explique Jin Lian. La plupart des petits et moyens studios fonctionnent selon le principe du « farming pour financer davantage de farming ». Leurs attentes initiales trop élevées les ont poussés à agrandir prématurément leurs équipes et adresses, dépensant d'avance leurs frais de gaz (Gas). Par ailleurs, l'absence de nouveaux gros airdrops, combinée à une manipulation accrue des équipes projet et à l'absence d'effet de richesse sur le marché, rend désormais la survie de ces studios extrêmement difficile.
Un autre motif qui dissuade Jin Lian de se relancer est que le farming devient de plus en plus compétitif, et les petits studios comme le sien ne peuvent rivaliser avec les grandes structures.
En juin dernier, une équipe a organisé à Shenzhen un événement hors ligne dédié à Zksync, auquel plus d'une centaine de personnes ont participé, possédant collectivement des dizaines de milliers d'adresses — un nombre qui continue de croître.
Selon Jin Lian, l’âge du far west du farming est révolu ; ce secteur adopte désormais des pratiques plus structurées et professionnelles. À l’avenir, seuls les grands studios auront une chance de survivre.
Un studio de farming mature doit désormais disposer :
(1) D’une infrastructure solide : navigateurs furtifs sécurisés, pool d’adresses IP, procédure KYC propre, etc. ;
(2) D’employés loyaux et obéissants, dont certains doivent être des experts techniques (« scientifiques ») ;
(3) De capitaux suffisants pour tenir deux ans, ou proposer des services de farming ou de pré-lancement afin de générer des revenus anticipés tout en transférant les risques aux petits investisseurs.
« Les équipes projet aussi deviennent plus intelligentes. Elles savent désormais que la majorité des adresses sont des bots, utilisés uniquement pour récolter puis disparaître, et elles mettent en place des contre-mesures », souligne-t-on. Dans ce jeu de bras de fer, le farming passe progressivement d’un modèle à « faible coût, haut rendement » à un modèle à « coût élevé, faible rendement », voire même à « coût élevé, rendement négatif ».
Ce ne sont pas seulement les projets qui se font farmer : les studios eux-mêmes peuvent aussi être victimes de manipulation.
Aujourd’hui, la bataille entre différentes Layer2 offre à la fois des opportunités et des dangers.
Toutes les Layer2 actuelles comportent un aspect centralisé : les transactions sont regroupées par un séquenceur avant d’être inscrites sur la blockchain. Les frais de gaz payés par les utilisateurs comprennent en réalité deux composantes : les vrais frais de gaz, et des frais additionnels, dont une grande partie revient directement aux équipes projet.
Sous l’effet du mythe des airdrops massifs d’OP et d’ARB, de nombreuses personnes et capitaux se sont rués vers le farming, cherchant frénétiquement des nouvelles blockchains publiques ou Layer2 non encore monétisées. Les Layer2 sont devenues le principal terrain d’activité : des dizaines, voire des centaines de milliers d’adresses ont été générées, et d’énormes quantités d’ETH ont été transférées pour réaliser des interactions souvent « inutiles ».
Les Layer2 s’en réjouissent : ZkSync Era, en exploitant son séquenceur centralisé, engrange des frais transactionnels colossaux, les fermes de farming étant devenues une source majeure de profit.
Par ailleurs, le farming multi-chaînes a rendu les ponts inter-chaînes indispensables. Notamment Orbiter Finance, spécialisé dans les transferts économiques entre L2, est devenu le grand gagnant, réalisant chaque mois des bénéfices passifs de plusieurs millions de dollars, dont plus de 90 % proviennent des « moutons à récompenses ».
L’apparition de OP Stack, permettant de « créer une L2 en un clic », intensifie encore davantage la guerre des L2. Que ce soient les exchanges ou les équipes projet, tous lancent leur propre Layer2 : Coinbase, Bybit, Frax, Gitcoin, DeBank… On peut s’attendre à une prolifération encore plus grande de nouvelles L2 à l’avenir.
Le premier public visé par ces nouveaux projets ? Les fermes de farming. Même si ces dernières savent pertinemment qu’elles risquent de devenir une source de profit pour les équipes projet, elles continuent à s’y engager corps et âme, pariant sur un rêve, incarnant parfaitement la véritable essence du PUA.
Quoi qu’il en soit, les équipes projet qui lancent une crypto-monnaie tout en empochant les frais de transaction sont les grands vainqueurs de ce jeu de farming.
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