
Le père de ChatGPT se confie : pourquoi ai-je réussi ?
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Le père de ChatGPT se confie : pourquoi ai-je réussi ?
La meilleure façon de générer rapidement de la valeur consiste à produire en grande quantité ce que les gens désirent. L'entrepreneuriat est l'un de ces moyens.
Édito : Après Elon Musk, qui sera le prochain leader technologique mondial ?
Si vous meniez une enquête aux États-Unis, 90 % des personnes choisiraient Sam Altman, fondateur et PDG d'OpenAI. Bill Gates a déclaré que le dernier produit de l'entreprise, ChatGPT, avait une importance « comparable à celle de l'invention d'Internet ».
À 38 ans, la carrière d'Altman ressemble à une ascension fulgurante. À 19 ans, il quitte l'université Stanford, où il étudiait l'informatique, pour se lancer dans l'entrepreneuriat. À 26 ans, lui et son associé vendent leur entreprise 43 millions de dollars, devenant ainsi financièrement indépendants. À 29 ans, il investit et prend la direction de YC, le plus grand incubateur de startups aux États-Unis, dont il multiplie l'activité par dix en cinq ans. À 30 ans, il cofonde OpenAI avec Elon Musk et entre dans le cercle très fermé des entrepreneurs mondiaux les plus influents.
Aux yeux de Paul Graham, fondateur de YC et figure emblématique du monde de la tech à Silicon Valley, Sam est un leader et pionnier d'exception. « Si on plaçait Sam Altman sur une île peuplée de cannibales, au bout de cinq ans, il en serait le roi », affirme-t-il.
Ce texte est un billet rédigé par Altman en 2019, juste avant de prendre la tête d'OpenAI. À travers ses échanges avec de nombreux entrepreneurs et talents technologiques durant son passage chez YC, Altman y partage ses clés du succès entrepreneurial. Le titre, sobre — « Comment réussir » (How to be successful) — cache un contenu d'une grande densité. Depuis sa publication, ce texte reste une référence incontournable dans les milieux de l'investissement et de la création d'entreprise à Silicon Valley.
Ce qui suit est une synthèse réalisée par Chuangyebang à partir de l'article original.
Croissance exponentielle
Sam explique que les effets de la croissance exponentielle sont magiques, et que la courbe exponentielle est essentielle pour créer de la richesse. Une entreprise moyenne dont la valeur augmente de 50 % chaque année deviendra rapidement un géant.
Dans le monde, peu d'industries bénéficient réellement d'effets de réseau ou d'une forte scalabilité. Toutefois, grâce aux progrès technologiques, il devient possible de repérer ou de créer de telles opportunités.
Il en va de même pour la carrière individuelle. La plupart des trajectoires professionnelles sont linéaires, alors que le succès exige de choisir des métiers à rendements exponentiels. Pour y parvenir, plusieurs leviers existent : le capital, la technologie, la marque, les effets de réseau ou encore la gestion.
Confiance absolue
Selon Sam, les personnes les plus réussies qu’il connaît sont extrêmement sûres d’elles-mêmes.
Pourquoi ? Parce que réussir signifie dépasser la médiocrité, ce qui nécessite une pensée contre-courant pour créer une valeur maximale. Or, ceux qui manquent de confiance en eux ont rarement cette capacité de pensée divergente.
Pour un PDG de startup, un défi majeur consiste à motiver son équipe et lui-même. Sans confiance, cette tâche est presque impossible. Plus les ambitions sont grandes, plus les revers seront fréquents. Dans ces moments-là, seule la confiance peut porter.
La confiance peut toutefois conduire à l'arrogance. Comment éviter cela ?
La méthode de Sam consiste à supposer systématiquement que les critiques formulées à son égard sont justifiées, puis à ajuster ses plans en conséquence. Un entrepreneur doit apprendre à maintenir un équilibre entre confiance en soi et lucidité, afin d’éviter que la surestimation de soi ne le coupe des autres.
Pensée indépendante
L’entrepreneuriat exige une pensée originale, difficile à enseigner à l’école : elle s’apprend par soi-même.
Sam admire particulièrement la « première loi » de Musk. Ce dernier recommande d’aborder chaque problème à partir de ses principes fondamentaux, en partant de l’essence même de la question pour générer de nouvelles idées, puis en dialoguant avec autrui pour découvrir des méthodes plus simples et rapides de résolution.
Outre cela, Sam met en avant deux enseignements. Premièrement, pour un entrepreneur, l’échec fait partie du quotidien ; c’est l’accumulation des échecs qui conduit à la réussite. Deuxièmement, lorsqu’on se pousse dans ses derniers retranchements, l’inspiration finit souvent par surgir. Autrement dit, le manque d’inspiration pourrait simplement signifier que le défi n’est pas assez grand. Sam affirme que l’inspiration vient souvent sous pression, une expérience qu’il a maintes fois vérifiée et à laquelle il croit fermement. (Voir l’article de Chuangyebang « Des prisonniers découvrent de l’or, créativité explosée par la détresse »)
Accorder de l’importance à la vente
La simple confiance ne suffit pas : un entrepreneur doit aussi savoir convaincre les autres.
Sam affirme que, quel que soit le métier, il s’agit toujours, en substance, de vendre — se vendre soi-même. En tant que dirigeant, on doit se vendre aux investisseurs, aux médias, aux partenaires. En tant qu’employé, on doit se vendre à son patron, et vendre le produit aux clients.
Un bon vendeur doit remplir quatre conditions : avoir de bonnes idées, posséder de solides compétences de communication, un peu de charisme personnel, et surtout, une forte capacité d’exécution. Mais la condition préalable à toute bonne vente est une confiance absolue en le produit que l’on propose.
Quelques conseils pratiques de Sam :
*Compétences en communication écrite : bien clarifier sa pensée, puis l’exprimer de façon concise et claire.
*La vente, comme la plupart des compétences, peut être perfectionnée. Plus on pratique, plus on devient habile.
*Le PDG d’une startup doit participer activement aux ventes. C’est crucial.
Rester concentré
La concentration décuple l’efficacité.
Sam remarque que les personnes qu’il connaît passent beaucoup de temps à définir leurs priorités, et obtiennent généralement d’excellents résultats. Cela prouve que faire les bons choix compte davantage que la durée du travail. La plupart des gens gaspillent leur temps sur des tâches secondaires.
Une fois que vous avez identifié vos priorités, agissez vite et concentrez-vous uniquement sur quelques tâches essentielles. Les personnes à succès sont celles qui passent rapidement à l’action.
Travailler dur
Si vous êtes soit intelligent, soit travailleur, vous dépassez déjà 90 % des gens. Mais pour dépasser 99 % d’entre eux, il faut être à la fois intelligent et travailleur, car vos concurrents sont souvent de ce type.
Deux points de vue de Sam : Premièrement, seul un engagement extrême permet des réalisations exceptionnelles.
Deuxièmement, l’entrepreneuriat ne permet pas de maintenir un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Toutefois, le travail acharné produit des effets cumulatifs : il apporte souvent des retours spectaculaires, source d’un profond plaisir de vivre.
Sam pense que pour que le travail dur produise des effets exponentiels, il faut commencer tôt. Plus on commence jeune, plus longue sera la période de retour et plus élevée la récompense.
Bien sûr, il ne faut pas sacrifier sa santé. Comment trouver un équilibre ? Selon Sam, chacun a sa propre méthode, mais une chose est sûre : travailler avec des personnes agréables sur des projets qui nous passionnent.
Soyez un peu entêté
Avec assez d’obstination et de persévérance, le monde peut finir par se plier à votre volonté.
La plupart des gens n’osent pas essayer, ne font pas assez d’efforts ou abandonnent trop tôt, empêchant ainsi leur plein potentiel de s’exprimer.
Sam cite Airbnb comme exemple. Quels que soient les obstacles rencontrés, le PDG Brian Chesky a persisté jusqu’au jour où la chance a tourné en sa faveur.
Comment rester obstiné et déterminé ? Sam recommande de cultiver l’optimisme. Ce trait de caractère peut s’améliorer par la pratique. Après tout, presque aucun entrepreneur ayant réussi n’est pessimiste.
Construire un réseau relationnel
Le plafond de verre d’une carrière dépend souvent du nombre de personnes talentueuses que l’on parvient à rassembler autour de soi.
Comment construire un tel réseau ? Sam donne trois conseils :
*Aidez les autres autant que possible
La majorité des réussites professionnelles et des investissements de Sam proviennent de l’aide de mentors, souvent des personnes qu’il avait aidées auparavant sans y penser.
*Préservez votre réputation
Cela implique de ne jamais trahir ceux avec qui vous travaillez, de partager généreusement les ressources, d’avoir l’œil pour repérer les talents, de savoir placer les gens là où ils peuvent pleinement s’épanouir.
*Entourez-vous de personnes positives et partageant vos aspirations
Recruter des talents est un excellent moyen de construire un réseau. Il faut donc multiplier les interactions sociales. En outre, il ne faut pas se limiter à l’expérience passée ou aux réalisations actuelles d’une personne, mais observer son potentiel et sa capacité à le mobiliser rapidement.
Chaque fois qu’il rencontre quelqu’un, Sam se demande : « Cette personne possède-t-elle une capacité hors du commun ? » Une question précieuse pour quiconque cherche activement des talents.
Pour devenir riche, il faut « posséder des choses »
Sam rappelle que le classement Forbes montre que, à l’exception de certains artistes, peu de gens deviennent riches grâce à leur salaire. Travailler pour un salaire revient à vendre son temps, et la richesse obtenue croît alors lentement, de manière linéaire, sans possibilité de croissance explosive.
Sam estime que la vraie richesse vient de la possession de « choses » capables de s’apprécier rapidement, comme une entreprise, des biens immobiliers, des ressources naturelles ou des droits de propriété intellectuelle.
La meilleure méthode pour accroître rapidement la valeur est de produire massivement ce que les gens désirent. L’entrepreneuriat est justement un tel chemin.
Avoir une motivation intrinsèque
Lorsqu’il recrute, Sam observe d’abord si la personne possède une motivation intrinsèque.
Il constate que la plupart des gens sont motivés par des facteurs externes : ils agissent principalement pour impressionner les autres.
Cette mentalité est néfaste. D’une part, elle pousse à trop se soucier de l’opinion d’autrui, entraînant conformisme et routine. D’autre part, elle fausse l’analyse de la situation, par exemple en focalisant l’attention sur les concurrents principaux plutôt que sur les clients.
Sam croit que la plupart des personnes à succès sont auto-motivées. Elles agissent pour se satisfaire elles-mêmes, considérant qu’il est de leur responsabilité de changer le monde. Une fois acquis argent et statut, l’attrait de ces derniers diminue progressivement. Seule la motivation intérieure peut pousser une personne vers des sommets toujours plus élevés.
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