
Licenciements dus à l’IA ? Une étude montre que l’IA coûte plus cher que les personnes qu’elle remplace
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Licenciements dus à l’IA ? Une étude montre que l’IA coûte plus cher que les personnes qu’elle remplace
Selon Scott Galloway, les entreprises finiront par adopter des grands modèles chinois dont le coût est 10 à 30 fois inférieur, ce qui forcera Donald Trump à intervenir pour imposer des restrictions.
Auteurs : Scott Galloway / Ed Elson / Mia Silverio
Traduction et adaptation : TechFlow
Introduction de TechFlow : Près de 50 000 personnes ont été licenciées cette année sous prétexte de l’IA, mais de plus en plus d’entreprises constatent que le coût réel d’utilisation de l’IA dépasse celui des employés qu’elle est censée remplacer. Uber a épuisé son budget annuel consacré à l’IA en seulement quatre mois ; Microsoft a supprimé les licences Claude Code dans plusieurs de ses départements ; un employé interne d’Anthropic a consommé 150 000 dollars de quota API en un seul mois. Selon Scott Galloway, les entreprises finiront par se tourner vers les grands modèles chinois, jusqu’à 30 fois moins chers que leurs homologues américains — ce qui poussera vraisemblablement Donald Trump à intervenir pour imposer des restrictions.
L’IA coûte-t-elle plus cher que les travailleurs qu’elle remplace ?
Près de 50 000 employés ont déjà été licenciés cette année au motif de l’IA — un chiffre presque équivalent à celui prévu pour toute l’année 2025. Pour les entreprises adoptant l’IA, la logique paraît simple : l’IA peut accomplir les tâches effectuées par les humains.
Cependant, ces dernières semaines, cette logique s’est heurtée à un mur. De plus en plus d’entreprises découvrent que le coût réel d’utilisation de l’IA est supérieur à celui des ressources humaines qu’elle est censée remplacer.

Graphique : Choc des coûts liés à l’IA dans les entreprises — Dépenses et retours d’expérience concernant l’IA chez Uber, Microsoft, Nvidia, Meta, etc.
Uber a épuisé en quatre mois l’intégralité de son budget IA prévu pour 2026. Son directeur des opérations (COO) affirme qu’il devient de plus en plus difficile, au sein de l’entreprise, de justifier les dépenses liées à l’IA. Microsoft supprime les licences Claude Code dans plusieurs de ses départements, pour une seule raison : leur coût excessif.
Un cadre dirigeant de Nvidia déclare que le coût de la puissance de calcul est désormais « largement supérieur à celui des salaires ». Meta, Pinterest et Spotify ont toutes cité la hausse des coûts d’inférence comme un facteur négatif affectant leurs marges dans leurs résultats du premier trimestre.
Quelle est l’ampleur des budgets IA alloués par les entreprises ? Selon une enquête menée par la société de gestion des coûts cloud CloudZero, en 2025, 45 % des entreprises dépensent chaque mois plus de 100 000 dollars pour l’IA — contre seulement 20 % l’année précédente.
Un cas encore plus frappant chez Anthropic : un employé a consommé 150 000 dollars de quota API avec Claude Code en un seul mois. Pour que ce montant soit rentabilisé, cet ingénieur devrait réaliser l’équivalent du travail de 11 ingénieurs classiques.
Dans le marché actuel, le mot « efficacité » possède une valeur essentiellement symbolique, si bien que les entreprises n’ont même pas besoin de vérifier concrètement si elles sont réellement efficaces. Parmi les entreprises du S&P 500, 79 % ont mentionné l’IA lors de leurs dernières conférences téléphoniques sur les résultats, mais seulement 8 % ont divulgué des revenus liés à l’IA.

Graphique : Comparaison entre les discours sur l’IA et les divulgations réelles de revenus liés à l’IA chez les entreprises du S&P 500
Le même rapport de CloudZero révèle également que seulement la moitié des entreprises interrogées déclarent être capables d’évaluer avec confiance le retour sur investissement (ROI) de leurs dépenses liées à l’IA. Spencer Rascoff, PDG de Match Group, indique que l’IA coûte annuellement à son entreprise entre 5 et 10 millions de dollars. Interrogé sur le ROI, il répond : « Je pense que nous en tirons bénéfice, mais cela reste difficile à mesurer concrètement. »
Les grands modèles chinois seront les principaux bénéficiaires
Scott Galloway estime que les entreprises finiront par opter pour les modèles les moins coûteux — à savoir les grands modèles chinois, dont les prix sont inférieurs de 10 à 30 fois à ceux des modèles américains.
Les données confirment déjà cette tendance : la part des grands modèles chinois dans l’utilisation par les développeurs est passée d’environ 1 % en 2024 à plus de 60 % en mai de cette année ; 80 % des startups américaines spécialisées dans l’IA utilisent actuellement des modèles open source chinois.

Graphique : Évolution de la part des grands modèles chinois dans l’utilisation par les développeurs et taux d’adoption parmi les startups américaines spécialisées dans l’IA
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