
Huobi Growth Academy | Rapport approfondi sur les cryptomonnaies de confidentialité : transition paradigmatique des actifs anonymes aux infrastructures de confidentialité conformes
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Huobi Growth Academy | Rapport approfondi sur les cryptomonnaies de confidentialité : transition paradigmatique des actifs anonymes aux infrastructures de confidentialité conformes
La frontière clé dans le domaine de la confidentialité n'est plus « faut-il être privé », mais « comment utiliser la confidentialité tout en respectant la conformité ».
Résumé
Avec la part croissante des capitaux institutionnels sur les marchés cryptographiques, la confidentialité cesse d'être une simple revendication marginale liée à l'anonymat pour devenir une capacité fondamentale d'infrastructure, indispensable à l'intégration des blockchains dans le système financier réel. La transparence publique des blockchains, autrefois considérée comme leur principal atout, révèle désormais ses limites structurelles à mesure que les institutions deviennent les acteurs dominants. Pour les entreprises et les établissements financiers, l'exposition complète des relations commerciales, des positions et des stratégies constitue en soi un risque commercial majeur. La confidentialité n'est donc plus un choix idéologique, mais une condition nécessaire à l'adoption à grande échelle et institutionnalisée de la blockchain. La compétition dans le secteur de la confidentialité évolue ainsi d'une course à « l’intensité d’anonymat » vers une compétition par la « capacité d’adaptation aux systèmes réglementaires ».
1. Le plafond institutionnel du modèle d’anonymat total : les forces et faiblesses du cas Monero
Le modèle de confidentialité totalement anonyme incarné par Monero représente l’une des premières et des plus « pures » voies technologiques du secteur. Son objectif central n’est pas de trouver un compromis entre transparence et confidentialité, mais de réduire au minimum absolu toute information observable sur la chaîne, rendant extrêmement difficile pour un tiers l’extraction de données sémantiques à partir du grand livre public. Pour atteindre cet objectif, Monero utilise des mécanismes tels que les signatures circulaires (ring signatures), les adresses furtives (stealth addresses) et les transactions confidentielles (RingCT), masquant simultanément l’émetteur, le destinataire et le montant des transactions. Un observateur externe peut confirmer qu’une transaction a eu lieu, mais il lui est presque impossible de reconstituer avec certitude le chemin, les contreparties ou la valeur transférée. Pour les utilisateurs individuels, cette expérience de « confidentialité par défaut, sans conditions » est particulièrement attrayante : elle transforme la confidentialité d’une fonction optionnelle en norme systémique, réduisant fortement le risque d’un suivi prolongé des comportements financiers par des outils d’analyse, et offrant aux utilisateurs une anonymat et une dissociation proches de celles du cash physique lors des paiements, transferts ou détentions d’actifs.
D’un point de vue technique, la valeur de ce type de confidentialité ne réside pas seulement dans le fait de « cacher », mais surtout dans sa conception systémique visant à contrer l’analyse en chaîne. L’externalité majeure des blockchains transparentes est la possibilité d’un « surveillance composable » : les informations publiques d’une transaction unique peuvent être progressivement assemblées, via des techniques telles que le regroupement d’adresses, la reconnaissance de motifs comportementaux ou la validation croisée avec des données hors chaîne, jusqu’à être reliées à une identité réelle, formant ainsi un « profil financier » pouvant être monnayé ou abusé. L’importance de Monero réside précisément dans son élévation du coût de ce processus à un niveau suffisamment élevé pour modifier les comportements : lorsque l’attribution massive et bon marché devient peu fiable, à la fois la dissuasion par surveillance et la faisabilité des fraudes diminuent. En d’autres termes, Monero ne sert pas uniquement ceux qui veulent « faire le mal », mais répond aussi à une réalité fondamentale : dans un environnement numérique, la confidentialité fait partie intégrante de la sécurité. Toutefois, le problème fondamental du modèle d’anonymat total réside dans son caractère irrévocable et inconditionnel. Pour les institutions financières, les informations transactionnelles ne sont pas seulement nécessaires à la gestion interne des risques et aux audits, mais constituent également une obligation légale imposée par la réglementation. Celles-ci doivent conserver, dans des cadres tels que KYC/AML, la conformité aux sanctions, la gestion des risques de contrepartie, la lutte anti-fraude, ou encore les audits fiscaux et comptables, des chaînes de preuve traçables, explicables et communicables. Les systèmes totalement anonymes verrouillent ces informations de manière permanente au niveau du protocole, rendant structurellement impossible la conformité réglementaire même si l’institution souhaite y souscrire. Lorsque les autorités exigent d’expliquer l’origine des fonds, de prouver l’identité des contreparties ou de fournir les montants et finalités des transactions, les institutions ne peuvent pas extraire ces données essentielles de la chaîne ni fournir de divulgation vérifiable à des tiers. Ce conflit n’est pas dû à une « incompréhension de la technologie par les régulateurs », mais à un affrontement direct entre objectifs institutionnels et conception technique : le socle du système financier moderne est « auditabilité quand nécessaire », tandis que celui de la confidentialité totale est « non-auditabilité en tout temps ».

Cette contradiction se manifeste extérieurement par le rejet systématique des actifs fortement anonymes par les infrastructures financières principales : suppression des cotations sur les exchanges, absence de prise en charge par les services de paiement et de custody, impossibilité pour les capitaux conformes d’entrer sur le marché. Il convient de noter que cela ne signifie pas que la demande disparaît. Au contraire, celle-ci migre souvent vers des canaux plus discrets et plus coûteux, favorisant la prolifération de « vides réglementaires » et d’intermédiaires gris. Dans le cas de Monero, certains services d’échange instantané ont absorbé une grande partie de la demande d’achat et de conversion, obligeant les utilisateurs à payer des spreads et frais plus élevés, tout en supportant des risques de gel de fonds, de contrepartie et de manque de transparence. Plus important encore, le modèle économique de ces intermédiaires peut introduire une pression vendeuse structurelle continue : lorsque les prestataires convertissent rapidement les frais perçus en Monero en stablecoins puis les réalisent, le marché subit des ventes passives constantes, indépendantes de la demande réelle, ce qui exerce une pression baissière prolongée sur la découverte des prix. Un paradoxe émerge alors : plus un actif est exclu des canaux conformes, plus la demande se concentre sur des intermédiaires coûteux ; plus ces intermédiaires sont puissants, plus les prix sont déformés ; plus les prix sont déformés, plus il est difficile pour les capitaux principaux d’évaluer et d’entrer sur le marché selon des modalités « normales », créant ainsi un cercle vicieux. Ce phénomène n’illustre pas un « rejet du marché face à la confidentialité », mais bien le résultat conjoint de la structure institutionnelle et des canaux d’accès.
Par conséquent, évaluer le modèle Monero ne doit pas se limiter à des débats moralisateurs, mais doit tenir compte des contraintes réalistes de compatibilité institutionnelle. La confidentialité totale est synonyme de « sécurité par défaut » dans l’univers individuel, mais devient « indisponibilité par défaut » dans le monde institutionnel. Plus ses avantages sont poussés à l’extrême, plus ses difficultés deviennent rigides. Même si le récit autour de la confidentialité gagne en popularité à l’avenir, les actifs totalement anonymes resteront probablement cantonnés aux besoins non institutionnels et à certaines communautés spécifiques. À l’ère institutionnelle, le système financier privilégiera davantage une « anonymat contrôlé » et une « divulgation sélective » — préservant à la fois les secrets commerciaux et la vie privée des utilisateurs, tout en permettant, sous conditions autorisées, de fournir les preuves nécessaires aux audits et à la réglementation. Autrement dit, Monero n’est pas un échec technologique, mais un projet coincé dans un scénario d’utilisation que les institutions ne peuvent intégrer : il démontre la faisabilité technique d’un anonymat fort, tout en illustrant clairement que, dans une ère financière réglementée, la compétition en matière de confidentialité va se déplacer du « peut-on tout cacher » au « peut-on tout prouver quand nécessaire ».
2. L’émergence de la confidentialité sélective
Face au plafond institutionnel atteint par la confidentialité totalement anonyme, le secteur de la confidentialité connaît un changement de cap. La « confidentialité sélective » devient une nouvelle voie de compromis technique et institutionnel, dont la logique centrale n’est pas de s’opposer à la transparence, mais d’introduire une couche de confidentialité contrôlable, autorisable et divulgable sur un grand livre par défaut vérifiable. Cette évolution repose sur une redéfinition fondamentale : la confidentialité n’est plus perçue comme un outil d’évasion réglementaire, mais comme une capacité d’infrastructure pouvant être intégrée au sein du système institutionnel. Zcash incarne la pratique précoce la plus représentative de cette approche. Grâce à la coexistence d’adresses transparentes (t-address) et d’adresses blindées (z-address), il offre aux utilisateurs la liberté de choisir entre transparence et confidentialité. Lorsqu’un utilisateur utilise une adresse blindée, l’émetteur, le destinataire et le montant de la transaction sont chiffrés et stockés sur la chaîne ; en cas de besoin de conformité ou d’audit, l’utilisateur peut utiliser une « clé de visualisation » pour divulguer l’intégralité des données transactionnelles à un tiers spécifique. Cette architecture est historique dans son principe : elle affirme pour la première fois dans un projet de confidentialité majeur que la confidentialité ne doit pas nécessairement se faire au détriment de la vérifiabilité, et que la conformité n’implique pas obligatoirement une transparence totale.

D’un point de vue évolutif des institutions, la valeur de Zcash ne réside pas tant dans son taux d’adoption que dans son rôle de « preuve de concept ». Il démontre que la confidentialité peut être une option plutôt qu’un état par défaut du système, et que des outils cryptographiques peuvent prévoir des interfaces techniques pour la divulgation réglementaire. Ce point est crucial dans le contexte réglementaire actuel : les principales juridictions mondiales ne rejettent pas la confidentialité en soi, mais refusent l’anonymat « non auditable ». La conception de Zcash répond justement à cette préoccupation centrale. Toutefois, lorsque la confidentialité sélective passe du statut d’« outil de transfert individuel » à celui d’« infrastructure transactionnelle institutionnelle », les limites structurelles de Zcash apparaissent. Son modèle de confidentialité reste fondamentalement binaire au niveau de la transaction : chaque transaction est soit entièrement publique, soit complètement masquée. Pour les scénarios financiers réels, cette dichotomie est trop grossière. Une transaction institutionnelle ne se limite pas à deux parties, mais implique plusieurs niveaux d’acteurs et de responsabilités : la contrepartie doit valider les conditions d’exécution, les institutions de compensation doivent connaître le montant et le calendrier, les auditeurs doivent vérifier l’intégralité des enregistrements, et les régulateurs peuvent ne s’intéresser qu’à l’origine des fonds ou à leurs attributs de conformité. Ces acteurs ont des besoins d’information asymétriques et non superposables.
Dans ce contexte, Zcash ne permet pas une segmentation modulaire des informations transactionnelles ni une délégation différenciée des autorisations. Les institutions ne peuvent pas divulguer uniquement les « informations nécessaires », mais doivent choisir entre « divulgation totale » et « masquage total ». Cela signifie que, dès lors qu’il s’agit de processus financiers complexes, Zcash expose soit trop d’informations sensibles, soit ne satisfait pas aux exigences minimales de conformité. Sa fonctionnalité de confidentialité peine donc à s’intégrer aux flux opérationnels réels des institutions, restant cantonnée à des usages marginaux ou expérimentaux. En contraste marqué, Canton Network incarne une autre forme de confidentialité sélective. Contrairement à Zcash, Canton ne part pas du postulat d’un « actif anonyme », mais conçoit directement à partir des contraintes opérationnelles et institutionnelles des établissements financiers. Son idée maîtresse n’est pas de « cacher la transaction », mais de « gérer les droits d’accès à l’information ». Grâce au langage de contrat intelligent Daml, Canton décompose une transaction en plusieurs composants logiques, chaque participant ne voyant que les fragments de données correspondant à ses droits, les autres informations étant isolées au niveau du protocole. Ce changement est fondamental : la confidentialité n’est plus une propriété ajoutée après coup, mais est intégrée dès la structure du contrat et du système d’autorisations, devenant ainsi une composante du processus de conformité.
De façon plus globale, la différence entre Zcash et Canton illustre la bifurcation du secteur de la confidentialité. Le premier reste ancré dans l’univers natif de la crypto, cherchant un équilibre entre vie privée individuelle et conformité ; le second s’inscrit activement dans le système financier réel, transformant la confidentialité en une discipline ingénierie, procédurale et institutionnalisée. À mesure que la part des capitaux institutionnels augmente sur les marchés cryptographiques, le champ de bataille principal du secteur migrera également. L’enjeu futur ne sera plus qui cache le mieux, mais qui peut être utilisé à grande échelle, être audité et accepté par les régulateurs, tout en préservant les informations non nécessaires. Selon ce critère, la confidentialité sélective n’est plus simplement une voie technologique, mais un passage obligé vers l’adoption par le système financier dominant.
3. Confidentialité 2.0 : de la dissimulation des transactions à l’infrastructure du calcul privé
Lorsque la confidentialité est redéfinie comme une condition nécessaire à l’entrée des institutions sur la blockchain, les frontières technologiques et la portée de valeur du secteur s’étendent naturellement. La confidentialité n’est plus seulement comprise comme « la transaction est-elle visible ? », mais évolue vers une question plus fondamentale : peut-on réaliser des calculs, des collaborations et des décisions sans exposer les données elles-mêmes ? Ce virage marque la transition du secteur de la confidentialité de la phase 1.0 — centrée sur les « actifs privés / transferts privés » — vers une phase 2.0 axée sur le calcul privé, où la confidentialité passe de fonction optionnelle à infrastructure universelle. À l’ère 1.0, l’attention technologique se concentrait sur « quoi cacher » et « comment cacher », c’est-à-dire masquer les chemins, montants et liens d’identité des transactions. À l’ère 2.0, l’accent se déplace vers « que peut-on faire tout en restant caché ? ». Cette distinction est cruciale. Les institutions n’ont pas seulement besoin de transferts privés, mais doivent pouvoir effectuer, dans un cadre de confidentialité, des opérations complexes telles que l’appariement d’ordres, le calcul des risques, le règlement-livraison, l’exécution de stratégies ou l’analyse de données. Si la confidentialité ne couvre que la couche des paiements, sans atteindre la logique métier, sa valeur pour les institutions reste limitée.
Aztec Network incarne l’une des premières manifestations de ce virage dans l’écosystème blockchain. Aztec ne conçoit pas la confidentialité comme un outil antagoniste à la transparence, mais comme une propriété programmable intégrée à l’environnement d’exécution des contrats intelligents. Grâce à une architecture Rollup basée sur les preuves de connaissance nulle (ZKP), Aztec permet aux développeurs de définir finement, au niveau du contrat, quels états doivent rester privés et quels états doivent être publics, réalisant ainsi une logique hybride « partiellement privé, partiellement transparent ». Cette capacité étend la confidentialité bien au-delà des simples transferts, permettant de couvrir des structures financières complexes comme les prêts, les échanges, la gestion de trésorerie ou encore la gouvernance DAO. Toutefois, la confidentialité 2.0 ne se limite pas au monde natif de la blockchain. Avec l’émergence de l’IA, des finances intensives en données et des besoins de collaboration inter-institutions, la simple utilisation des ZKP en chaîne ne suffit plus à couvrir tous les scénarios. Le secteur évolue donc vers une notion plus large de « réseau de calcul privé ». Des projets comme Nillion ou Arcium naissent précisément dans ce contexte. Leur caractéristique commune est de ne pas chercher à remplacer la blockchain, mais de jouer le rôle d’une couche de collaboration privée entre la blockchain et les applications réelles. En combinant le calcul multipartite sécurisé (MPC), le chiffrement homomorphe complet (FHE) et les preuves de connaissance nulle (ZKP), ils permettent de stocker, d’appeler et de calculer des données entièrement chiffrées, sans que les participants aient besoin d’accéder aux données brutes, tout en menant ensemble des inférences de modèles, des évaluations de risques ou des exécutions de stratégies. Cette capacité fait passer la confidentialité d’un attribut au niveau des transactions à une capacité au niveau du calcul, étendant son marché potentiel à des domaines tels que l’inférence IA, les dark pools institutionnels, la divulgation de données RWA ou la collaboration inter-entreprises.
Comparé aux monnaies privées traditionnelles, la logique de valeur des projets de calcul privé a profondément changé. Ils ne reposent plus sur une « prime de confidentialité » comme récit principal, mais sur une fonctionnalité irremplaçable. Lorsque certains calculs ne peuvent tout simplement pas être effectués en clair, ou entraîneraient des risques commerciaux et des problèmes de sécurité graves, le calcul privé n’est plus une question de « besoin », mais devient une condition sine qua non de fonctionnement. Cela donne pour la première fois au secteur de la confidentialité un potentiel similaire à celui d’un « fossé protecteur fondamental » : une fois que les données, modèles et processus sont ancrés dans un réseau de calcul privé, le coût de migration devient nettement supérieur à celui des protocoles DeFi classiques. Une autre caractéristique marquante de l’ère 2.0 est l’ingénierisation, la modularité et l’invisibilité croissantes de la confidentialité. Elle n’existe plus sous une forme explicite comme « monnaie privée » ou « protocole privé », mais est décomposée en modules réutilisables intégrés dans les portefeuilles, l’abstraction des comptes, les Layer2, les ponts inter-chaînes et les systèmes d’entreprise. L’utilisateur final n’a peut-être même pas conscience d’« utiliser la confidentialité », mais son solde, ses stratégies, ses liens d’identité et ses comportements sont protégés par défaut. Cette « confidentialité invisible » s’aligne mieux avec les conditions réalistes d’adoption à grande échelle.
Parallèlement, l’attention des régulateurs évolue aussi. À l’ère 1.0, la question centrale était « existe-t-il de l’anonymat ? » ; à l’ère 2.0, elle devient « peut-on vérifier la conformité sans exposer les données brutes ? ». Les preuves de connaissance nulle, le calcul vérifiable et la conformité au niveau des règles deviennent ainsi les interfaces clés entre les projets de calcul privé et l’environnement institutionnel. La confidentialité n’est plus perçue comme une source de risque, mais redéfinie comme un moyen technique d’assurer la conformité. En somme, la confidentialité 2.0 n’est pas une simple mise à niveau des monnaies privées, mais une réponse systémique à la question « comment la blockchain peut-elle s’intégrer à l’économie réelle ? ». Elle signifie que la compétition dans le secteur de la confidentialité se déplace du niveau des actifs vers celui de l’exécution, de la couche des paiements vers celle du calcul, et de l’idéologie vers la capacité d’ingénierie. À l’ère institutionnelle, les projets de confidentialité véritablement porteurs de valeur à long terme ne seront pas nécessairement les plus « mystérieux », mais assurément les plus « utilisables ». Le calcul privé incarne précisément cette logique à son niveau technologique.
4. Conclusion
En résumé, la ligne de fracture centrale du secteur de la confidentialité n’est plus « y a-t-il de la confidentialité ? », mais « comment utiliser la confidentialité dans un cadre conforme ? ». Les modèles d’anonymat total possèdent une valeur de sécurité irremplaçable au niveau individuel, mais leur non-auditabilité institutionnelle les rend incapables de supporter des activités financières à l’échelle institutionnelle. La confidentialité sélective, grâce à ses dispositifs de divulgation et d’autorisation contrôlées, fournit une interface technique viable entre confidentialité et régulation. Quant à l’émergence de la confidentialité 2.0, elle élève la confidentialité d’un attribut d’actif à une capacité d’infrastructure pour le calcul et la collaboration. À l’avenir, la confidentialité n’existera plus comme fonction explicite, mais deviendra une hypothèse par défaut intégrée dans tous les processus financiers et de données. Les projets de confidentialité véritablement porteurs de valeur à long terme ne seront pas nécessairement les plus « secrets », mais assurément les plus « utilisables, vérifiables et conformes ». C’est là le signe marquant du passage du secteur de la confidentialité d’une phase expérimentale à une phase mature.
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