
Les affaires du Moyen-Orient sont instables et changeantes ; que pense Polymarket ?
TechFlow SélectionTechFlow Sélection

Les affaires du Moyen-Orient sont instables et changeantes ; que pense Polymarket ?
« La promesse des marchés prédictifs est d'utiliser la sagesse des foules pour faire des prévisions précises et impartiales sur les événements les plus importants de la société. »
Rédaction : Pzai, Foresight News
Récemment, les actualités sur le conflit entre l'Iran et Israël ont dominé les premières pages des médias. Pour les populations touchées par les troubles ainsi que pour les utilisateurs connectés au réseau mondial de l'information, disposer d'une source fiable et en temps réel revêt une valeur considérable. Avec l'émergence progressive des marchés prédictifs comme principales sources d'information ces dernières années — notamment mis en lumière lors de l'élection présidentielle américaine de 2024 — les opinions exprimées sur ces marchés acquièrent progressivement une importance croissante en tant que référence. Cet article vous propose un bref retour sur les fluctuations d'opinions liées au récent conflit.

Dès le matin du 18 juin, circulait massivement sur les réseaux sociaux l'affirmation selon laquelle « une énorme surprise allait se produire – une surprise que le monde n’oubliera pas pendant des siècles », sans toutefois préciser davantage. Par ailleurs, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a indiqué mercredi que les 409 kg (902 livres) d’uranium hautement enrichi détenus par l’Iran auraient pu être transférés, ce qui a suscité sur les marchés une inquiétude quant à une éventuelle riposte nucléaire iranienne. Toutefois, sur Polymarket, les traders n’accordent qu’une faible probabilité à l’utilisation d’une arme nucléaire par l’Iran en 2025 : bien que cette estimation ait brièvement grimpé à 20 % le 18 juin, elle est retombée à 13 % le lendemain.

Côté actualités, Israël et les États-Unis envisagent tous deux des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, tandis qu’un diplomate européen de haut rang s’apprête à entamer des négociations nucléaires avec l’Iran à Genève, ce qui atténue quelque peu ces craintes. Néanmoins, la position américaine sur les discussions nucléaires reste tiède : la probabilité de reprendre les négociations avant juillet est estimée à 42 % ; celle de parvenir à un nouvel accord nucléaire avant juillet atteint 16 %, et à 49 % pour l’année entière. En outre, la probabilité que Trump se retire des négociations nucléaires avec l’Iran avant juillet s’élève à 28 %. Dans ce contexte conflictuel combiné à des espoirs de dialogue, les traders évaluent à 32 % la probabilité que l’Iran mette fin à son enrichissement d’uranium avant août, et à environ 22-23 % celle d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran avant juillet.

Au moment où les tensions s’intensifient, les autorités maritimes recommandent aux navires d’éviter les eaux iraniennes en traversant le détroit d’Ormuz. Le 19 juin, Ehsan Khandouzi, ancien ministre iranien de l’Économie, a affirmé que « dès demain, pendant 100 jours, aucun pétrolier ni navire de gaz naturel liquéfié ne pourra traverser le détroit sans l’autorisation de l’Iran ». Bien qu’il ne s’agisse pas d’une déclaration officielle, le moment choisi et le statut élevé de l’auteur pourraient refléter un sentiment plus large au sein de l’appareil dirigeant iranien, ou servir d’avertissement anticipé. Sur les marchés, les traders estiment à 21 % la probabilité qu’Iran ferme le détroit d’Ormuz avant juillet, et à 37 % avant la fin de l’année.

Le 16 juin, Trump a publié une déclaration exigeant la « reddition inconditionnelle » de l’Iran, tout en avertissant qu’il pourrait envisager une action contre le guide suprême iranien Khamenei. Le 17 juin, les médias officiels iraniens ont révélé que Khamenei n’était pas apparu publiquement depuis cinq jours consécutifs, et qu’il avait commencé à organiser en secret le transfert de ses pouvoirs au Haut Conseil des Gardiens de la Révolution, plutôt qu’à son fils Moïtaba comme anticipé auparavant. Ce geste suggère que, face à une pression militaire inédite venant des États-Unis et d’Israël, Khamenei, âgé de 86 ans, se prépare au pire afin d’assurer la continuité du régime en cas d’événement imprévu. Toutefois, Trump a indiqué qu’il n’envisageait pas pour l’instant d’action directe contre le guide suprême iranien. Selon les prévisions des traders, la probabilité que Khamenei quitte ses fonctions en 2025 atteint 61 %, dont 23 % avant juillet.

Des responsables israéliens estiment que les États-Unis pourraient rejoindre la guerre contre l’Iran le soir du 17 juin. Pourtant, le président américain Trump, le 18 juin, a refusé de confirmer si Washington envisageait de participer à une opération militaire israélienne contre l’Iran, tout en précisant que Téhéran avait entamé des contacts avec les États-Unis concernant une possible négociation. En termes de probabilités d’intervention, les traders ont fortement parié sur une action militaire américaine, avec une estimation de 67 % pour une opération lancée avant juillet. Certains anticipent même à 42 % la probabilité que le régime iranien soit renversé en 2025. Le 17 juin, le président français Macron s’est opposé fermement à un renversement violent du régime iranien, mettant en garde contre des conséquences potentiellement désastreuses pour la stabilité de tout le Moyen-Orient.

L’une des principales installations nucléaires iraniennes, l’usine d’enrichissement de Fordo, fait désormais l’objet d’une attention stratégique accrue de la part des États-Unis et d’Israël. CNN, citant des sources anonymes, affirme que Trump penche de plus en plus vers une frappe contre les installations nucléaires iraniennes. Bloomberg rapporte que les États-Unis envisagent une attaque contre l’Iran ce week-end, ciblant principalement l’installation nucléaire de Fordo. Les traders évaluent désormais à 61 % la probabilité d’une attaque américaine contre Fordo avant juillet, et à 60 % la probabilité que cette installation soit détruite d’ici là.

La montée récente des tensions autour du conflit Iran-Israël a provoqué une série de réactions en chaîne et attiré l’attention internationale. Les marchés prédictifs et l’évolution des événements indiquent que le risque central tourne désormais autour d’une éventuelle action militaire directe des États-Unis contre des installations nucléaires clés de l’Iran — particulièrement Fordo — et que la probabilité d’un affrontement plus large à court terme augmente nettement. Parallèlement, les signes apparents de transition anticipée du pouvoir au sein du régime iranien reflètent une profonde préoccupation quant à la pérennité du régime sous pression extrême.
Bien que les craintes d’un usage direct d’armes nucléaires soient jugées peu probables à court terme par les marchés, et qu’un blocage total du détroit d’Ormuz ne semble pas imminent, l’escalade spiralaire du conflit et les menaces potentielles contre les voies énergétiques critiques ont déjà fait grimper fortement les risques sécuritaires régionaux. Dans l’ensemble, la situation évolue vers une intensification du conflit militaire direct entre les États-Unis et l’Iran, tandis que la stabilité du régime iranien est mise à l’épreuve. La communauté internationale reste en état d’alerte face à la possibilité d’une aggravation encore plus marquée du conflit.
Bienvenue dans la communauté officielle TechFlow
Groupe Telegram :https://t.me/TechFlowDaily
Compte Twitter officiel :https://x.com/TechFlowPost
Compte Twitter anglais :https://x.com/BlockFlow_News














