
De la réticence à l'acceptation : le grand virage de la politique danoise sur les cryptomonnaies
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De la réticence à l'acceptation : le grand virage de la politique danoise sur les cryptomonnaies
Cet article présente le régime fiscal et réglementaire relatif aux cryptomonnaies au Danemark, dans le but d'aider le lecteur à mieux comprendre les politiques actuelles sur les actifs numériques au Danemark ainsi que le contexte de leur transformation.
Rédaction : TaxDAO
1. Introduction
Au cours des dernières années, avec le développement rapide du marché des actifs cryptographiques et une compréhension croissante de ces actifs par la communauté internationale, les gouvernements et institutions financières ont progressivement fait évoluer leur position à leur égard. Initialement, la Banque du Danemark adoptait une position négative vis-à-vis des actifs cryptographiques, déconseillant fortement à ses clients d’investir dans les cryptomonnaies afin d’éviter de favoriser le blanchiment d’argent ou d’autres activités illégales. Cependant, au fil du temps, le Danemark a progressivement adopté une attitude plus ouverte envers les actifs numériques.
Récemment, le Conseil danois des impôts a proposé d’inclure, à compter de 2026, les gains et pertes latents (non réalisés) des cryptomonnaies dans l’assiette fiscale, dans le but d’harmoniser le régime fiscal des cryptomonnaies avec celui des autres produits d’investissement tels que les actions ou obligations. Ce document présente le système fiscal et réglementaire danois relatif aux cryptomonnaies, afin d’aider les lecteurs à mieux comprendre la politique actuelle du Danemark sur les actifs cryptographiques ainsi que son contexte de transformation.
2. Aperçu du système fiscal danois
2.1 Système fiscal danois
Le Danemark est un pays développé typique caractérisé par des prélèvements obligatoires élevés et un système de protection sociale généreux. Selon les statistiques de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le taux de prélèvements obligatoires par rapport au produit intérieur brut (PIB) est le plus élevé parmi les pays membres, atteignant environ 46,3 %. Au Danemark, le pouvoir législatif appartient au Parlement, et toutes les lois fiscales ne deviennent officielles qu’après avoir été signées par la Reine et au moins un ministre du Cabinet. L’administration fiscale est assurée par le Ministère des Finances, qui supervise plusieurs organismes fonctionnels, le Tribunal national des impôts (National Tax Tribunal) et le Centre national de gestion fiscale (SKAT). Il convient de noter que les territoires autonomes du Danemark — les îles Féroé et le Groenland — disposent de systèmes fiscaux indépendants, non soumis au cadre fiscal danois continental.
Le système fiscal danois ressemble à celui présenté précédemment pour l’Italie : les deux pays organisent leur fiscalité principalement en deux grandes catégories : impôts directs et impôts indirects. En Danois, les impôts directs désignent les taxes prélevées directement sur le revenu du contribuable, notamment l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu des personnes physiques, la taxe complémentaire pour le marché du travail, la taxe d’église, la taxe foncière et la taxe immobilière. Les impôts indirects correspondent aux taxes payées par les consommateurs lors de l’achat de biens ou services, incluant principalement la TVA, les droits de douane, la taxe carbone et les accises.
2.2 Principaux types d’impôts au Danemark
2.2.1 Impôt sur le revenu
Au Danemark, toute personne résidant plus de six mois dans le pays doit s’acquitter d’une obligation fiscale envers le gouvernement danois. Pour les individus domiciliés au Danemark, cette obligation est complète. En général, les particuliers doivent payer quatre types d’impôts : l’impôt d’État, la taxe municipale, la taxe du marché du travail et la taxe d’église. Le Danemark applique un barème progressif sur les revenus salariaux et les revenus de capitaux, dont le taux varie selon la ville de résidence, pouvant atteindre un maximum de 52,07 %.
(1) Impôt d’État : il suit un régime progressif divisé en deux tranches, basé sur le revenu individuel. La base imposable minimale se calcule à partir du revenu personnel augmenté des revenus nets positifs de capital. En 2024, ce seuil correspond à un taux minimal de 12,01 %. Pour les célibataires, la tranche supérieure repose également sur le revenu personnel additionné des revenus nets positifs de capital. Toutefois, lors du calcul de cette tranche supérieure, on déduit d’abord 8 % au titre de la taxe du marché du travail, puis on applique un taux de 15 % sur les montants excédant 588 900 couronnes danoises (DKK) (seuil 2024).
(2) Taxe municipale : il s’agit d’un impôt local sur le revenu, calculé sur la base du revenu imposable avec un taux uniforme variant selon la municipalité. En 2024, le taux moyen national s’établit à 25,067 %.
(3) Taxe du marché du travail : son taux est fixé à 8 % du revenu personnel.
(4) Taxe d’église : perçue selon un taux uniforme variable selon les municipalités, elle s’élevait en moyenne à environ 0,65 % au Danemark en 2024. Cette taxe est collectée par les autorités municipales mais concerne uniquement les membres de l’Église nationale danoise (luthérienne). Lors de l’enregistrement, chaque individu doit indiquer clairement s’il entre ou non dans le champ d’application de cette taxe.
(5) Impôt sur les dividendes : conformément aux règles danoises de 2024, si les revenus de dividendes n’excèdent pas 122 000 DKK (plafond applicable aux couples mariés), ils sont imposés à un taux de 27 %. Si ce seuil est dépassé, le taux passe à 42 % pour la partie excédentaire.
(6) Autres taxes : concernent principalement les expatriés. Par exemple, les scientifiques travaillant ou détachés au Danemark peuvent demander un taux unique de 27 % sur leur salaire total, bénéfice valable jusqu’à 84 mois maximum, sous réserve de conditions strictes. Ce taux unique de 27 % ne couvre toutefois pas l’ensemble des revenus, mais seulement le salaire en espèces, les services téléphoniques/internet fournis par l’employeur, la valeur imposable de la voiture de fonction et les assurances santé imposables payées par l’employeur. Tous les autres revenus restants sont soumis aux règles fiscales classiques. Notamment, aucune déduction n’est autorisée sur les revenus bénéficiant du taux unique. Une fois la période de 84 mois écoulée, cet avantage disparaît et les revenus sont imposés selon les taux ordinaires.
2.2.2 Impôt sur les sociétés
Conformément à la loi fiscale danoise, toute entreprise constituée sur le territoire danois est considérée comme résidente fiscale danoise, ce qui implique que tous ses revenus sont imposables. Le taux normal d’impôt sur les sociétés est fixé à 22 %. Seules les amortissements et les frais directement liés à l’exploitation peuvent être déduits du revenu imposable. Pour déterminer le revenu net imposable, il faut d’abord retrancher du chiffre d’affaires total les réductions fiscales et les amortissements spéciaux. À noter que, puisque les coûts d’exploitation et les amortissements peuvent être déduits de la base imposable, la charge fiscale effective d’une entreprise peut être inférieure au taux légal de 22 %.
Par ailleurs, selon la loi fiscale danoise, les établissements stables (PE) et les biens immobiliers situés à l’étranger suivent le principe territorial. Cela signifie que le Danemark n’impose pas les revenus mondiaux des entreprises. En effet, les revenus générés par des établissements stables situés hors du Danemark ou par des biens immobiliers à l’étranger ne sont pas inclus dans la base imposable danoise. Pour les entreprises non-résidentes, seuls les profits découlant de revenus obtenus sur le territoire danois sont imposables. Le taux d’imposition reste le taux légal de 22 %.
2.2.3 Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
Le Danemark applique la TVA sur les ventes domestiques et les importations de biens et services, avec un taux standard de 25 % du prix hors taxes. En revanche, les exportations de biens et services sont exonérées. De plus, certaines prestations spécifiques bénéficient d’une exemption de TVA, notamment dans les secteurs financiers, assurance, santé, éducation et transport de passagers.
Pour les entreprises exerçant des activités exonérées de TVA, aucune inscription ni paiement de TVA n’est requis, mais elles ne peuvent pas non plus demander de remboursement de la TVA supportée sur les achats de matières premières ou services. Pour celles dont les activités sont soumises à un taux de 0 %, l’inscription à la TVA est obligatoire, bien qu’elles ne paient effectivement aucune TVA et ne doivent pas inclure la TVA dans leurs prix. Elles ont toutefois le droit de demander le remboursement de la TVA contenue dans les biens ou services fournis par leurs fournisseurs.
2.2.4 Accises
Au Danemark, les accises ne sont dues que lorsque les marchandises sont vendues ou introduites sur le territoire. Toute entreprise introduisant des biens au Danemark ou les produisant localement doit d’abord s’enregistrer auprès de l’administration fiscale danoise afin de remplir son obligation d’acquittement des accises. Ces taxes portent sur des produits spécifiques, notamment les produits pétroliers, certains types d’emballages, boissons alcoolisées, tabac, chocolat, bonbons, café, etc.
Les taux d’accises varient selon les catégories de produits. Pour les boissons alcoolisées, deux niveaux existent : les spiritueux à plus de 22 % d’alcool sont taxés à 100 % ; ceux inférieurs à 22 %, à 50 %. Pour les produits du tabac, les taux diffèrent selon les types. À noter que les accises sur les produits du tabac sont perçues au stade de la production.
3. Politique fiscale danoise sur les cryptomonnaies
3.1 Qualification des cryptomonnaies au Danemark
En décembre 2013, l’Autorité danoise de surveillance financière a publié une déclaration affirmant que le bitcoin (et autres cryptomonnaies) n’était pas une monnaie. En mars 2014, la Banque centrale danoise a fait une déclaration similaire. Finalement, début 2018, le Conseil danois des impôts a statué que les bénéfices issus des transactions cryptographiques étaient imposables, ce qui signifie que les cryptomonnaies sont considérées comme des actifs spéculatifs. Autrement dit, au Danemark, les cryptomonnaies sont perçues comme des instruments d’investissement à haut risque. À cette époque, l’encadrement réglementaire restait flou, sans organisme officiel chargé de leur supervision, laissant les investisseurs assumer intégralement les risques liés à leurs placements.
3.2 Situation actuelle de la fiscalité des cryptomonnaies
3.2.1 Aperçu général
Le gouvernement danois traite les gains issus des cryptomonnaies comme des revenus de capital et exige que les investisseurs évaluent annuellement leur portefeuille d’actifs cryptographiques. En outre, le Danemark autorise les investisseurs à compenser leurs gains avec leurs pertes.
Par ailleurs, le gouvernement envisage d’intégrer les actifs cryptographiques dans le même cadre fiscal que les produits d’investissement traditionnels, afin d’harmoniser leur traitement fiscal avec celui des autres instruments financiers tels que les actions ou obligations. Par exemple, la règle dite « d’autofinancement insuffisant » (thin capitalization rule) vise à limiter la capacité des entreprises à réduire leur base imposable en empruntant massivement plutôt que d’émettre des fonds propres, empêchant ainsi l’érosion de la base fiscale. Concrètement, si le ratio dette/fonds propres d’une entreprise est trop élevé, les autorités fiscales peuvent ajuster le traitement fiscal pour garantir l’équité. De même, la règle des sociétés étrangères contrôlées (controlled foreign company rule) s’applique aux sociétés établies à l’étranger par des groupes ayant le contrôle depuis le Danemark. Si ces sociétés ne rapatrient pas leurs bénéfices dans certaines conditions, les autorités fiscales danoises peuvent considérer ces bénéfices non rapatriés comme des revenus imposables au Danemark. L’objectif principal de ces mesures d’harmonisation est de renforcer la supervision du secteur des cryptomonnaies et de réduire la complexité inhérente à sa taxation.
Dans le contexte de la croissance rapide du marché des cryptomonnaies, le gouvernement danois accorde une grande importance aux questions fiscales émergentes. Il mène donc des études approfondies et continues sur le système fiscal applicable à ce secteur, ce qui a conduit à la proposition novatrice de taxation des plus-values latentes des actifs cryptographiques.
3.2.2 Taxation des gains latents
Le Danemark mène une expérience innovante : son Conseil des impôts a publié une proposition législative sur la fiscalité des actifs cryptographiques. La procédure législative formelle devrait débuter au début de 2025, lorsque le ministre des Finances soumettra le projet de loi au Parlement. Cette proposition entrerait en vigueur le 1er janvier 2026, instaurant un système fiscal fondé sur la valorisation de marché, imposant les gains latents des cryptomonnaies à un taux maximal pouvant atteindre 42 %. À noter que cette proposition intervient alors que l’utilisation des cryptomonnaies augmente continuellement au Danemark, et qu’elle aurait un effet rétroactif s’appliquant aux actifs acquis depuis la création du bitcoin en 2009, tout en permettant aux investisseurs de compenser leurs gains avec leurs pertes.
Cette proposition est détaillée dans un rapport complet de 93 pages, dont l’objectif central est d’aligner le traitement fiscal des actifs cryptographiques sur celui des instruments financiers traditionnels, tout en répondant aux nombreux défis persistants dans ce secteur. Le ministre danois des Finances, Rasmus Stoklund, a souligné la nécessité de cette réforme, pointant du doigt les inégalités fiscales subies par les investisseurs en cryptomonnaies sous le cadre actuel. M. Stoklund a déclaré : « Ces dernières années, les investisseurs danois en cryptomonnaies ont souvent été lourdement imposés. Les recommandations du comité permettront une imposition plus juste et équilibrée des gains et pertes des investisseurs en cryptomonnaies. »
4. Cadre réglementaire danois pour les cryptomonnaies
4.1 Loi sur les activités financières
Conformément à la « Loi sur les activités financières » (en danois : lov om finansiel virksomhed), le Danemark impose des conditions d’accès strictes aux entreprises souhaitant opérer sur le marché des actifs cryptographiques. Celles-ci doivent obtenir une autorisation préalable et notifier l’Autorité danoise de surveillance financière au moins 40 jours ouvrés avant de commencer leurs services. En outre, selon les chapitres 9 et article 181 de cette loi, les entreprises agissant comme holding financier ou holding mixte doivent suivre une procédure d’enregistrement spécifique. En cas de modification des statuts, ces entreprises financières doivent soumettre à l’Administration danoise des entreprises une copie datée des nouveaux statuts contenant toutes les modifications. Cette copie est ensuite transmise par l’Administration à l’Autorité de surveillance financière. Ces mesures rigoureuses d’enregistrement et d’autorisation visent à prévenir les risques dès l’origine, jetant ainsi les bases solides d’un développement durable du secteur des actifs cryptographiques.
De plus, la loi précise que si une entreprise choisit intentionnellement le Danemark comme siège ou adresse d’enregistrement uniquement pour échapper à la réglementation de son pays d’origine, l’Autorité de surveillance financière peut légalement rejeter sa demande d’autorisation. Cette disposition stricte protège efficacement le développement ordonné du secteur danois des cryptomonnaies, réduit les risques juridiques potentiels liés aux entreprises étrangères et assure une protection plus solide et globale des droits des entreprises et employés concernés.
Pour répondre plus efficacement et rapidement aux besoins de gestion des risques, la loi accorde à l’Autorité de surveillance financière (ou à tout autre organisme danois habilité) un pouvoir spécial : elle peut, sans ordonnance judiciaire, accéder aux locaux des prestataires de services cryptographiques (à l’exception des tokens adossés à des actifs et des tokens de monnaie électronique) et exiger de toute personne impliquée dans des transactions cryptographiques (sauf tokens adossés à des actifs ou monnaie électronique), des émetteurs de ces tokens, ou des prestataires de services cryptographiques, la communication d’informations et la coopération à des vérifications nécessaires. Cette mesure vise à réguler plus efficacement le secteur, combattre sévèrement les comportements illégaux et protéger la sécurité des actifs des investisseurs.
4.2 Loi danoise sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs
Si la « Loi sur les activités financières » met l’accent sur la prévention et la surveillance en amont, la « Loi danoise sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs » (en danois : lov om forvaltere af alternative investeringsfonde) se concentre davantage sur la supervision des incidents déjà survenus susceptibles de porter atteinte aux droits des investisseurs en cryptomonnaies. Conformément à cette loi, l’Autorité de surveillance financière peut suspendre totalement ou partiellement la licence d’un gestionnaire de fonds d’investissement alternatif, voire interdire la commercialisation des fonds gérés. Ces sanctions sévères s’appliquent notamment en cas : d’obtention du permis par fausses déclarations ou fraude ; de violation de la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent ; ou de non-utilisation du permis dans les 12 mois suivant son obtention.
En outre, afin d’éviter les conflits d’intérêts, la loi exige que les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs mettent en place une fonction dédiée à la gestion des risques, distincte fonctionnellement et hiérarchiquement des unités opérationnelles (y compris la gestion de portefeuille), capable d’identifier, mesurer, gérer et surveiller de manière cohérente et efficace tous les risques associés aux stratégies d’investissement, objectifs et profils de risque de chaque fonds alternatif géré.
Si les dirigeants d’un gestionnaire de fonds alternatifs ne prennent pas les mesures nécessaires face à des pertes importantes ou à un risque imminent de telles pertes, ils encourent une amende ou une peine d’emprisonnement maximale de 4 mois, sauf si une sanction plus lourde est prévue par une autre loi. De même, toute personne liée à un gestionnaire qui fournit sciemment des informations fausses ou trompeuses à une institution publique, au public, à une personne morale ou aux investisseurs d’un fonds, ou qui commet une négligence grave ou répétée entraînant des pertes pour les investisseurs, peut être condamnée à une amende ou à un emprisonnement maximal de 4 mois.
On constate donc que cette loi adopte une position plus rigoureuse en matière de sanctions postérieures. Ces mesures dissuasives fortes permettent de freiner efficacement les comportements nuisibles aux investisseurs, préservent l’ordre du secteur, renforcent l’effet préventif de la loi et intensifient davantage le contrôle gouvernemental sur les cryptomonnaies.
4.3 Loi sur les mesures préventives contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme
La « Loi sur les mesures préventives contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme » (en danois : lov om forebyggende foranstaltninger mod hvidvask og finansiering af terrorisme) stipule que toute entreprise ou personne sachant, soupçonnant ou ayant des motifs raisonnables de soupçonner qu’une transaction, un fonds ou une activité est liée au blanchiment d’argent ou au financement du terrorisme doit immédiatement en informer le Secrétariat national anti-blanchiment. Cette obligation s’applique également aux suspicions nées de requêtes de clients ou de prospects souhaitant effectuer une transaction. Les transactions et investissements liés aux cryptomonnaies entrent pleinement dans le champ d’application de cette loi.
Le Secrétariat anti-blanchiment fonctionne de manière indépendante. En tant qu’unité centrale nationale, il a pour missions : de recevoir et analyser les signalements de transactions suspectes ainsi que toute information relative au blanchiment, aux délits précurseurs ou au financement du terrorisme ; de transmettre ses analyses et informations pertinentes aux autorités compétentes, institutions et groupes concernés en cas de suspicion ; de collaborer avec d’autres organismes pour élaborer et mettre à jour l’évaluation nationale des risques en matière de blanchiment, afin d’identifier, évaluer, comprendre et limiter les risques actuels.
Cette démarche illustre la détermination ferme et l’exécution efficace du Danemark dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Exiger des entreprises et des particuliers un signalement rapide des situations suspectes renforce considérablement la capacité de détection et d’alerte précoce. L’indépendance et la professionnalité du Secrétariat garantissent par ailleurs l’impartialité et la précision dans le traitement des informations. Enfin, la collaboration étroite avec d’autres institutions permet de construire un réseau anti-blanchiment plus complet et efficace, renforçant ainsi la sécurité financière nationale. Globalement, cette initiative revêt une importance capitale pour préserver l’ordre financier et la stabilité sociale.
4.4 Autres mesures réglementaires
Le gouvernement danois a officiellement annoncé qu’à partir de 2027, il entamera au niveau international un échange de données concernant les investisseurs danois en cryptomonnaies. En outre, une nouvelle loi devrait être présentée au début 2025, obligeant les prestataires de services cryptographiques à déclarer aux autorités les détails des transactions de leurs clients. Cette mesure vise à renforcer la supervision des quelque 300 000 investisseurs en cryptomonnaies au Danemark et à lutter efficacement contre d’éventuelles fraudes fiscales.
Cette décision témoigne de l’approche proactive et prospective du gouvernement danois en matière de maintien de l’ordre fiscal et de sécurité financière. Grâce à l’échange international de données, le Danemark espère disposer d’une vision plus complète des activités transactionnelles des investisseurs, offrant ainsi un soutien d’information plus précis à la supervision fiscale. Par ailleurs, l’obligation faite aux prestataires de rapporter les transactions renforce encore davantage le contrôle sur les opérations en cryptomonnaies, facilitant la détection et le traitement rapides des évasions fiscales potentielles. Ces initiatives sont cruciales pour garantir l’équité fiscale et la stabilité financière au Danemark.
5. Conclusion et perspectives
Sur le plan fiscal, le Danemark propose de manière innovante une taxation des gains latents des actifs cryptographiques, tout en permettant explicitement aux investisseurs de compenser leurs gains avec leurs pertes. Cette mesure pourrait atténuer les inégalités fiscales actuellement subies par les investisseurs en cryptomonnaies, mais risque aussi de créer des tensions sur la trésorerie des investisseurs ou de fausser leurs décisions d’investissement à long terme. Par conséquent, le gouvernement danois devra peser soigneusement ces différents facteurs lors de la mise en œuvre, afin de garantir que cette réforme corrige efficacement les injustices fiscales sans nuire inutilement aux investisseurs ni au marché. Son efficacité réelle suscite une forte attente dans la société.
Sur le plan réglementaire, le Danemark a mis en place une série de mesures précises et exhaustives afin de créer un environnement sain et ordonné pour le secteur des cryptomonnaies. Premièrement, en encadrant strictement les processus d’enregistrement et d’autorisation, le Danemark cherche à garantir que toutes les entreprises du secteur respectent les exigences légales, contrôlant ainsi la qualité du secteur dès l’origine. Ensuite, le gouvernement a délégué des pouvoirs de surveillance, permettant aux autorités compétentes de réaliser des inspections ponctuelles et flexibles pour assurer la conformité opérationnelle. En cas de manquement, un système de sanctions hiérarchisé est appliqué : les infractions mineures peuvent entraîner une suspension temporaire des services ou des amendes, servant de mise en garde ; les violations graves peuvent aboutir à la révocation de licence ou même à des peines d’emprisonnement, dissuadant fortement les comportements illégaux. Grâce à ces mesures, le Danemark limite efficacement les risques potentiels liés aux cryptomonnaies et préserve la stabilité et la sécurité de son système financier.
Nous sommes convaincus que le Danemark continuera à renforcer et à améliorer son cadre fiscal et juridique pour les actifs cryptographiques, étape essentielle vers la maturité de son industrie crypto. Il poursuivra également le perfectionnement de son architecture de supervision, renforçant continuellement l’efficacité réglementaire pour protéger la stabilité des marchés financiers et l’ordre du marché. Progressivement, le Danemark avance vers la construction d’un environnement favorable à la croissance saine des cryptomonnaies. Grâce à cette stratégie, il pourrait jouer un rôle de plus en plus actif sur la scène mondiale des cryptomonnaies, contribuant à la normalisation et à l’épanouissement du secteur.
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